Résister à l'euthanasie

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Trinité
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Re: Résister à l'euthanasie

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Que pensez vous de la sédation?

Pour moi, ce n'est pas de l'euthanasie car la personne s'endort, et on lui épargne la souffrance, ce qui est primordial.
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Trinité »

En l'occurrence, dans l'article de KOZ TOUJOURS , je lisais cela :

Car la loi autorise déjà un patient à demander l’arrêt des traitements qui le maintiennent en vie. C’est possible, à tout moment de la maladie. C’est ce qu’elle a fait, le service a mis en place les soins nécessaires pour qu’elle ne souffre pas, et elle est morte paisiblement en 48h. C’est une abstention, pas une action, c’est bien différent d’une euthanasie, mais la société respecte la volonté du patient, aussi douloureuse soit-elle.
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Léon
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Re: Résister à l'euthanasie

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Trinité a écrit : sam. 24 mai 2025, 0:26 Que pensez vous de la sédation?

Pour moi, ce n'est pas de l'euthanasie car la personne s'endort, et on lui épargne la souffrance, ce qui est primordial.
A mon avis, la sédation profonde n'est pas euthanasie, ça fait partie des soins palliatifs, déjà existants, n'est-ce pas ?
Refuser la sédation à une personne à l'extrémité clinique de son existence, reviendrait à faire de "l'acharnement thérapeutique" assez cruel en fait.
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nicolas-p
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par nicolas-p »

Trinité a écrit : sam. 24 mai 2025, 0:26 Que pensez vous de la sédation?

Pour moi, ce n'est pas de l'euthanasie car la personne s'endort, et on lui épargne la souffrance, ce qui est primordial.
Tout est dans l'intention l'intentionalité ,les doses et l'iminence de la mort:

Patient avec souffrance extrême qui va mourir de manière rapide: doses pour le soulager quitte à limiter sa conscience et on laisse faire la nature = soins palliatifs et sédation acceptable.

Patient qui ne va pas mourir ou dans un délai long et doses élevées pour endormir et provoquer un arrêt cardio respiratoire = euthanasie.

Avec les mêmes médicaments on peut faire ce que l'on veut. Tout est question de dose , d'intention.
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Foxy
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Foxy »

Erwan Le Morhedec
Un mot d'une expérience difficile. J'ai été invité à me joindre à une conférence donnée par François Clavrairoly, pasteur, ancien président de la Fédération Protestante de France, membre du Groupe des Dombes.
Il m'a toujours donné le sentiment d'avoir le courage d'appeler solennellement à suivre le sens du vent, le tout mâtiné d'une prétention à s'élever au-dessus de la réflexion des autres religions.
En 2h30 de conférence (que j'ai quittée avant la fin, pour éviter d'exploser en fin de conf), j'ai entendu que :
Le midazolam est "une molécule qui tue". Le midazolam n'est en aucun cas un produit létal. Nombre de patients sont sous midazolam de façon régulière en fin de vie. Il s'agit d'un médicament très utilisé pour sa rapidité d'effet comme de cessation d'effet, qui permet d'induire une sédation plus ou moins profonde. Il est utilisé pour soulager l'anxiété, produire un effet de relâchement des muscles, éviter les détresses respiratoires.
Le texte de loi est "très bien cadré". J'aurais aimé discuté de ce point en particulier. Rien que le critère d'éligibilité d'une affection grave et incurable "en phase avancée" suppose une éligibilité pour des centaines de milliers de personnes : s'il n'y a pas confusion, toutefois, une très grande part des Affections Longue Durée sont des affections grave et incurables, qui affectent la qualité de vie - conformément au texte de la loi. Les ALD concernent 14 millions de Français.
"Nous ne sommes pas du tout sur le modèle belge" : je connais les deux lois, et le texte français est à ce point un décalque du texte belge qu'il crée une commission dont le nom ne diffère que par l'absence de l'adjectif "royal", et que celle-ci saisir le "Procureur de la République" et non le "Procureur du Roi". Sur certains points en outre, le texte français est plus permissif que le texte belge.
"Le nombre de cas a atteint un palier dans tous les pays" : c'est peut-être à peu près exact pour certains pays connaissant le seul suicide assisté, mais c'est radicalement faux et parfaitement vérifiable pour la Belgique, les Pays-Bas, le Canada où les cas sont en constante augmentation, année après année. C'est au point que les autorités ont appelé à la vigilance, aux Pays-Bas.
Une confusion entre les affaires Vincent Humbert et Vincent Lambert est compréhensible du fait de la proximité des noms, mais elle suscite une erreur d'analyse. Et quand une femme déclare que "on parle beaucoup d'amour, il faut dire qu'une femme qui *tue* son enfant, c'est aussi un geste d'amour", cela n'entraîne chez lui l'expression d'aucune réserve.
l'évocation d'un "champ des possibles" ouvert par la loi, comme pour l'IVG. Passons sur le rapprochement entre les deux sujets. Le fait que l'acte soit réalisé de façon croissante et pénètre dans l'univers familial ne peut pas être perçu comme une validation de l'acte lui-même. Pour ma part, j'y vois simplement une banalisation de l'acte.
la mention d'un "chemin" constant depuis la loi Kouchner, celui d'un patient devenu "sujet de ses soins". Il n'est pas possible de négliger la différence de nature fondamentale entre les actes concernés. Passer à la réalisation d'un acte provoquant directement la mort de la personne n'est pas une simple évolution sur un chemin cohérent. C'est une rupture grave. Le serment d'Hippocrate a 2500 ans : 2500 ans pendant lesquels nous ne savions pas lutter contre la douleur comme aujourd'hui, alors que provoquer la mort du patient a toujours été à portée de main. Pourtant, 25 siècles d'éthique médicale ont considéré que ce geste ne pouvait pas être dans la vocation du médecin.
"les directives anticipées ne serviront plus à rien maintenant qu'il y aura l'aide à mourir". Les directives anticipées conduisent notamment à expliquer un refus de trachéotomie, de gastrostomie, de réanimation etc. Leur utilité est discutable mais affirmer que la légalisation de l'euthanasie en change l'approche n'a aucun sens.

Alors je n'ai jamais eu de grande attente à l'égard de François Clavairoly. Je regrette toutefois qu'il soit encore le pasteur, le théologien, que la Fédération Protestante de France envoie à l'Elysée pour parler d'éthique, mais je peux dire maintenant que son approche éthique s'appuie sur une grave méconnaissance du sujet et une conformation déterminée à l'air du temps (interrogé sur sa confiance dans une mise en oeuvre éthique de la loi, il n'a pas répondu et a manifestement considéré que le vrai problème de ce débat était que "ce ne sont pas les religions qui font la loi en France" - si c'était le cas, on le saurait - et qu'il "ne faudrait surtout pas qu'elles retournent à leurs vieux démons (sic)".

En revanche il a parlé d'un aumônier protestant en Suisse qui évoquait avec lui cinq suicides assistés qu'il a accompagnés. Deux ont été une horreur, avec des personnes qui, au lieu de mourir dans les minutes qui suivent, rentrent dans une agonie terrible, et un aumônier était soignant complètement paniqués : que faire ? Faut-il le sauver de cette agonie, alors qu'il veut mourir ? Sa réponse semblait être qu'il faudrait former les médecins. Je crains que ce ne soit les former à achever le travail.
Les protestants que le sujet interpelle pourront se rapporter avec profit à la position de la Fédération Protestante de France, qui a le bonheur de n'être plus dirigée par lui.
https://www.protestants.org/.../PPL_droit-a-laide-a...
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Olivier JC
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Olivier JC »

C'est le principe qui se trouve à la racine du protestantisme que chacun, fut-il pasteur, ne parle que pour lui-même, à telle enseigne d'ailleurs que la seule existence de communautés ecclésiales, selon le vocabulaire idoine, est une contradiction dans les termes...

+
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Lithopédion
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Lithopédion »

Comme nous le craignons, la loi à été votée.

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/2107

Tout n'est pas terminé, la loi doit d'abord passer par le Sénat.

Continuons à espérer.
nad
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Aide active à mourir/suicide assisté

Message non lu par nad »

Que devient l'Homme dans tout ça ?

Je ne peux m'empêcher d'être très étonnée que tout se passe comme une lettre à la poste. Le monde médical large n'est pas écouté et personne ne bouge : pas de grève, pas d'action coup de poing pour faire réfléchir. N'y en a-t-il vraiment pas eu ou cela n'a pas été médiatisé ?
Et beaucoup de questionnements, sans réponse, beaucoup de risques d'élargissements....

Je ne comprends pas certaines personnes, notamment des personnalités du showbiz, qui réclament ce "droit à mourir" dans la dignité mais de leur côté s'accrochent à la vie depuis presque un siècle....

Et quelle absurdité dans le choix des mots "droit à mourir" mais la mort n'est ni un droit, ni un devoir, c'est un fait, l'aboutissement d'une vie. Dès qu'une personne nait, elle commence à mourir.

Dans la dignité ? Dans notre monde occidental, ce mot est tellement à géométrie variable.

Et un délit d'entrave ? Messieurs et Mesdames les psychiatres, changez de profession, si vous ne souhaitez pas vous retrouver en prison d'ici peu....

Déjà euthanasier un chien c'est compliqué psychologiquement, pour les maitres et le vétérinaire qui le fait. Mais un être humain ?

Qui peut se réjouir d'avoir donné la mort ? Qui peut vivre avec cela ?

De quel droit imposer cela à une tierce personne. Quel individualisme, égocentrique capricieux ! L'homme n'a de référence que lui-même. Ma liberté ne s'arrête-telle pas, là où commence celle de l'autre ? Celui qui ne veut pas tuer n'a-t-il que le droit de se taire ?

Il ne reste plus qu'une solution. Qu'aucun médecin, aucune personne médicale n'émette d'ordonnance. Qu'il n'y ait aucune personne qui accepte de travailler dans ces services de mort. Même si les salaires sont mirobolants car on peut se douter que ce genre de métier de mort saura bien payer son personnel. Comme si la compensation financière efface l'acte fait.

En fait, nos députés ont légalisé le "métier" de sicaire. Quelle décadence !

Oyé, Oyé braves gens ! Les budgets hospitaliers et autres de la France devraient s'améliorer dans les années à venir. Les mutuelles pourront continuer à engranger beaucoup de sous, pour faire de grands complexes, sans avoir à trop payer, les pauvres. Il faut les comprendre aussi, une mutuelle doit faire de l'argent sinon elle en perd, et elle a beaucoup de frais...

Au XXe siècle, un certain Adolf avait déjà autorisé l'utilisation de l'aide active à mourir pour faire de la place dans les hôpitaux pour les soldats, pour soulager les familles qui le demandaient pour leur enfant ou parent handicapé, vieux, malade, coûteux. C'était aussi une façon de bien gérer son budget national, ce qui était économisé sur le budget soin pouvait servir à d'autres choses plus essentielles pour le pays ...

Pourvu que de nouveaux petits adolphe ne viennent pas au pouvoir dans les années à venir. Ils ne feront qu'appliquer une loi par peur du délit d'entrave.....

Je suis une femme une mère une fille et une amie en colère. En colère contre cette ignominie. Qui de ceux qui ont voté cette loi s'est occupé 24h/24 7j/7 toute l'année, pendant des années de personnes malades sans guérison possible ? Qui parmi ces gens, a fait rire ces personnes malades, leur a tenu la main, préparé des petites douceurs, petits plaisirs gustatifs qui faisaient briller de bonheur leur yeux, organisé des petites sorties après avoir entendu 'j'aimerais avant de partir revoir la mer ou un autre lieu..." Qui parmi ces personnes bien-pensantes a réorganisé une vie familiale pour que la personne malade et souffrante soit au centre de la vie et non pas mis dans les oubliettes des EPHAD et autres centres gériatriques ....

Savent-ils seulement ce que c'est que de parler à l'oreille de celui qui part, pour lui dire combien il est aimé, combien il va manquer à ceux qui l'aiment et combien il va être encore aimé bien plus qu'il ne peut l'imaginer..... lui fredonner un chant pour l'apaiser, prier avec lui pour qu'il soit prêt à se laisser accueillir, entendre le dernier souffle ou le son de la machine qui signale l'arrêt et voir le visage éclairé et apaisé parce que la personne qui est partie a été jusqu'au bout dans la vie ?

Pourquoi ceux qui ne savent pas ce qu'est la mort et l'accompagnement d'une personne, la maladie ou le handicap sont-ils plus écoutés que ceux qui l'ont expérimenté ?
Seigneur ayez pitié d'eux ! Ils ne peuvent pas savoir ce qu'ils ouvert comme porte !
"Reste avec nous, car le soir vient et déjà le jour baisse". Et Il resta avec eux. Luc 24, 29
« La parole de Dieu est première dans la mission, non seulement elle est antérieure au sacrement, mais il nous faut croire qu'elle est antérieure à l'annonce proprement dite faite par le disciple qui lui-même est d'ordre sacramentel. » p Christian de Chergé
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Re: aide active à mourir/suicide assisté

Message non lu par Lithopédion »

Bonjour nad.

Que dire de plus à part le fait que j'abonde dans votre sens. C'est le monde à l'envers. On considère l'handicapé, les personnes âgées, l'enfant à naitre, voir la femme enceinte dans certains cas comme des boulets. Une honte.

Mais ne soyons pas fataliste, la loi doit passer devant le Sénat. Rien n'est perdu.
Jeanne
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Jeanne »

Rien n’est perdu mais les pro euthanasie reviendront à la charge, encore et encore.

Le consensus médiatique sur le sujet est sidérant.

Je suis atterrée du message que la société fait passer en soutenant ce projet, atterrée par l’individualisme de mes contemporains pour qui tout acte individuel n’aurait aucune conséquence sur le collectif.

Ce n’est pas ma façon d’être au monde.
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Lithopédion »

D'abord l'euthanasie sera autorisée uniquement pour "certaines catégorie de personnes", pour ensuite être étendue à tout le monde.

Il suffit de prendre l'exemple de l'avortement depuis sa légalisation en 1975. La boite de pandore à été ouverte et tout le reste en a découlé ;

1983 : Remboursement de l'avortement par la Sécurité Sociale ;

1993 : Création du délit d'entrave à l'avortement ;

2001 : Délai du délai légal pour avorter à 12 semaines ;

2016 : Suppression du délai de réflexion pour la femme.

2021 : Allongement du délai d'avortement jusqu'au terme pour "détresse psychosocial". La bonne blague.

2024 : Inscription de la licité de l'avortement dans la Constitution.

Et aujourd'hui on se retrouve avec en moyenne 250.000 enfants tués par an.

Pour en revenir à l'euthanasie. Comment les gens, croyants ou non, peuvent encore se faire berner encore une fois. A ce niveau là ce n'est une question de "déchristianisation", c'est du nihilisme. Un délire pur.
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Fée Violine
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Fée Violine »

Je suis arrivée à Lourdes depuis quelques heures avec mon diocèse, en tant qu'hospitalière. Nous restons jusqu'à dimanche.

Lourdes, c'est l'antidote à l'euthanasie.
Ici, les malades, les handicapés, les moches, les inutiles, les pauvres, les vieux, sont à la place d'honneur, ont priorité. C'est un honneur de les servir et de les aider. :coeur:
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Ombiace »

A tous :
Bonjour, je partage vos déceptions
Fée Violine a écrit : mer. 28 mai 2025, 22:18 Je suis arrivée à Lourdes depuis quelques heures avec mon diocèse, en tant qu'hospitalière. Nous restons jusqu'à dimanche.

Lourdes, c'est l'antidote à l'euthanasie.
Ici, les malades, les handicapés, les moches, les inutiles, les pauvres, les vieux, sont à la place d'honneur, ont priorité. C'est un honneur de les servir et de les aider. :coeur:
Bien dit, chère Fée Violine.
Et félicitations pour votre engagement hospitalier.


Il me semble pour ma part qu "accompagner la vie" (dire : "porter la vie" serait sans doute présomptueux) est devenu odieux à bon nombre de nos compatriotes, qui ont peut-être plus de goût pour "se laisser vivre", expression par laquelle j'entends qu'on aime la vie aux seules conditions que ce soit elle qui porte tous les fardeaux (physiques, psychologiques, etc..), et peut-être, condition plus exigeante, qu'elle ne soit pas ordinaire.

Mais,
ces conditions n'équivaudraient elles pas au contraire d' :"aimer la vie" ? , finalement



Je plains tellement plus les "Vincent Humbert" pour l'instrumentalisation que l'on a fait de leurs souffrances d'ici-bas que pour ces souffrances elles-mêmes.
En même temps, je suppose que si on ne craint pas que ce type d' instrumentalisation puisse le poursuivre dans l'éternité, faute de croire à une vie après la mort, la forme de "dignité" qu'une euthanasie permet est compréhensible.

Il n'est, il est vrai, peut-être pas nécessaire d'être chrétien pour trouver bien mondaine cette forme de dignité.
Tout se jouerait donc, si j'ai raison en cela, en fonction de la proportion de sénateurs acquis à la mondanité
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par Lithopédion »

Fée Violine a écrit : mer. 28 mai 2025, 22:18 Je suis arrivée à Lourdes depuis quelques heures avec mon diocèse, en tant qu'hospitalière. Nous restons jusqu'à dimanche.

Lourdes, c'est l'antidote à l'euthanasie.
Ici, les malades, les handicapés, les moches, les inutiles, les pauvres, les vieux, sont à la place d'honneur, ont priorité. C'est un honneur de les servir et de les aider. :coeur:
Que Dieu vous bénisse chère Fée Violine, et toutes les personnes qui vous accompagne, ainsi que les personnes malades, les pauvres, les handicapés etc...

Ça fait plaisir de voir qu'il y a encore des personnes dévouées comme vous :coeur:
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Re: Résister à l'euthanasie

Message non lu par nicolas-p »

Fée Violine a écrit : mer. 28 mai 2025, 22:18 Je suis arrivée à Lourdes depuis quelques heures avec mon diocèse, en tant qu'hospitalière. Nous restons jusqu'à dimanche.

Lourdes, c'est l'antidote à l'euthanasie.
Ici, les malades, les handicapés, les moches, les inutiles, les pauvres, les vieux, sont à la place d'honneur, ont priorité. C'est un honneur de les servir et de les aider. :coeur:
Tout est dit!
C'est tellement vrai.
Merci
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