Bonjour Ombiace,
Je ne suis pas certain de suivre votre argumentation, j'ai plus la sensation de quelqu'un qui essaye de retomber sur ses pieds après une maladresse. Partons de vos propres exemples :
Ombiace a écrit : ↑jeu. 03 juil. 2025, 4:52
Les publicités pédagogiques gouvernementales et autres n'utilisent elles pas ce procédé à foison ?
Ex : Le jeune homme ou la jeune femme qui dit : "Je suis une personne âgée, je pense à boire" (en période de canicule). Ce jeune n'est pas la personne âgée, mais on comprends bien le message, non ?
(...)
Autre exemple, pour de jeunes, à l'adresse des capitaines de soirée : "Je l'aime, je le raccompagne", s'agissant d'un fêtard qui a trop bu. Celui qui énonce cette publicité n'est pas le capitaine de soirée, mais il s'adresse à lui (le capitaine de soirée) en parlant à la première personne.
Pour parler de manière directe, la publicité devrait être conjuguée à l'impératif : "Si vous l'aimez, empêchez le de repartir", ou "raccompagnez le".
J'ai conscience de pouvoir être obtus sur certains sujets, mais j'ai beau essayer d'être souple sur la lecture de vos exemples je ne trouve pas le lien avec un mal volontaire qui occasionnerait un plaisir. Le seul mal objectif que je vois est conséquence de la canicule ou de l'alcool, aucunement par les intervenants.
Et je ne suis pas d'accord avec votre approche utilisant le "si", l'invitation a bien agir se doit d'être injonctive, péremptoire.
"Je l'aime" (ou "Aime" à l'impératif) me parait plus ajusté que "si vous l'aimez", qui conditionne l'agir : j'agis si je l'aime, sinon je n'agis pas, entre les deux on verra.
Avez vous déjà eu le sentiment qu'on cherchait à vous faire plaisir en commettant le mal autour de vous, de manière à souligner vos bons cotés, et, en vous laissant procéder par comparaison, à vous sentir "meilleur" que celui qui joue ce "mauvais" rôle ?
Donc, vous voyez que ma maladresse ne consistait pas dans ce que vous aurez compris, mais dans ma manière "projective" de présenter le sujet, .., au second degré, donc.
Non je ne vois rien car c'est une rhétorique subjectiviste. Vous me prêtez une situation que je n'accepterai pas, et qui ne me ferait pas plaisir du tout. J'ai mille fois plus de respect pour une correction fraternelle, même sèche, en vue de mon bien que quelqu'un qui voudrait me flatter ou pratiquer l'égolaterie. Je préfère qu'un ami reste sur le chemin de la sainteté, qu'il n'en sorte pas au prétexte de me faire plaisir; ce ne sera pas le cas. Alors j'appellerai "ami" le premier, et "courtisan" le second.
Je vois plutôt, dans ce que vous proposez, la défense d'une mésestime volontaire de soi ou d'un manque d'humilité.
Humilité qui ne consiste pas à se rabaisser ou se diminuer (même pour faire plaisir), mais d'être conscient de sa juste valeur devant Dieu, devant soi et devant les autres ... sans en enlever, sans en ajouter.
Et si je veux faire plaisir, j'use d'autres moyens que de savonner la planche du côté où elle risquerait de pencher.
Je veux bien reconnaitre avoir mal interprété mais pas avec de tels exemples, car s'ils servent vos concepts ... ils ne me correspondent pas.
J'extrapole différemment : est ce que pour faire plaisir à mon copain célibataire qui rêve d'emmener ce canon dans sa chambre je tricherai avec elle (en le faisant briller ou en m'amoindrissant) ? Non, car je tromperai cette personne même si elle m'est moins proche. S'effacer en pensant "bonne chance" me paraitrait plus juste. Faire place à la providence, sans connivence avec le mal à quelque degré que ce soit, ou mésestime, ou manquement à l'humilité.
Vous viendrait il à l'idée de dire au Confiteor ou lors d'une confession : "Oui, j'ai vraiment péché, mais c'était pour faire plaisir à un copain" ? je suis persuadé que la réponse en vérité s'impose d'elle-même.
Le mal reste le mal, et il suffit de regarder les conditions du péché mortel pour savoir comment se positionner par rapport à vos cas pratiques.
Le reste n'est que prétexte, ou enrobage, pour le présenter comme possiblement vertueux ou en amoindrir les conséquences.
Ne vous étonnez pas de nos incompréhensions, ce raisonnement ne sonne pas juste depuis le début.