Questions sur la mort...

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patatedouce
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par patatedouce »

Je vous remercie pour ces précisions doctrinales. Votre lecture est rigoureuse, mais elle nous place devant un dilemme : quel sens concret donner aujourd'hui au mot 'hérésie' ?

Si l’on définit l’hérésie comme toute forme d'altérité par rapport au dogme catholique, on finit par inclure le monde entier sous cette étiquette. À force de vouloir tout désigner par un seul mot, celui-ci risque de perdre de sa substance. C’est un peu comme si l’on décrétait que tout animal qui n’est pas un chat est un 'chat défectueux'. Cela ne nous aide pas à comprendre la nature propre du chien ou de l'oiseau.

Pour être précis, l'hérésie suppose une prétention à l'orthodoxie : c'est l'attitude de celui qui, tout en restant à l'intérieur de l'Église, prétend en corriger la foi selon son propre jugement. C'est, au sens étymologique, celui qui fait un "choix" arbitraire dans le dépôt de la foi. (C'est la définition même que vous avez donnée)

Pour reprendre une image simple :

- L'hérétique, c'est celui qui est sur votre court de tennis, qui prétend jouer au tennis, mais qui s'obstine à vouloir utiliser ses mains malgré les rappels de l'arbitre.

- Le membre d'une autre confession, c'est celui qui est sur le terrain d'à côté pour jouer au football. Il n'est pas un 'hérétique du tennis' ; il joue simplement à un autre sport, avec d'autres règles et un autre arbitre.

Les protestants ne se considèrent plus comme des catholiques en quête de réforme interne (des joueurs de tennis rebelles), mais comme les membres d'une confession différente (des joueurs de foot), avec leur propre référentiel (le Sola Scriptura).

Il me semble que reconnaître cette altérité n'est pas une acceptation de l'erreur, mais un acte de respect mutuel et de clarté intellectuelle. Traiter l'autre d'hérétique peut être une tentation pour clore le débat, alors que le reconnaître comme membre d'une autre confession nous oblige à une réflexion plus profonde.

Avec le plaisir de poursuivre cette recherche de vérité à vos côtés, en toute charité.
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prodigal
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par prodigal »

Toto2 a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 11:48 Ce n'est pas nous (Toto, Dupont ou Durand) qui jugeons mais le Magistère.
Cher Toto,
cela dépend!
Personnellement j'aime bien les tautologies. Permettez-moi de vous en servir deux pour le prix d'une.
Quand c'est le magistère qui juge, c'est le magistère qui juge, et qui nous enseigne ainsi à mieux comprendre l'Ecriture et la Tradition. Loué soit-il.
Mais quand c'est un quidam qui juge , ce n'est pas le magistère qui juge, mais ce quidam. S'il juge que telle personne doit être redressée, corrigée, voire empêchée de nuire, c'est lui qui juge ainsi. Cela arrive, que certains en jugent d'autres, vous en conviendrez.
Plus loin vous vous demandez ce qu'un protestant pourrait vous apprendre en matière de foi. Vous ne le saurez jamais tant que vous postulerez à l'avance qu'il ne peut rien vous apprendre!
Donc, il me semble qu'il faut dialoguer, afin non seulement de comprendre ce que l'autre veut dire, mais aussi pour approfondir l'enseignement du magistère, qu'il ne faut pas, bien entendu, condamner au silence.
Par ailleurs, il est évident que vous avez raison sur le point suivant : une hérésie suffit pour être hérétique.
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Toto2 »

Bonjour

Je vous concède que l'appellation d'"hérétique" nécessite parfois d'être affiné et que l'on pourrait distinguer différents degrés.

Pour le reste, si votre point est intéressant, mais je ne suis pas d'accord avec vous.

Vous écrivez :
Si l’on définit l’hérésie comme toute forme d'altérité par rapport au dogme catholique, on finit par inclure le monde entier sous cette étiquette.
Il me semble que vous avez oublié quelques mots de la définition, qui répondent parfaitement à votre objection :
On appelle hérésie la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité ; apostasie, le rejet total de la foi chrétienne ; schisme, le refus de soumission au Pontife suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis.
Ainsi, ce n'est pas le monde entier qui est hérétique ; ce sont donc uniquement les baptisés qui refusent au moins une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, et non les musulmans, juifs, hindous, animistes, athées.
C'est d'ailleurs pour cela que les prières du Vendredi saint (missel de 1962) mentionnent distinctement la prière pour les schismatiques et hérétiques, puis la prière pour les juifs, puis la prière pour les païens (https://www.bibliotheque-monastique.ch/ ... on/019.htm)

Vous écrivez aussi :
Pour être précis, l'hérésie suppose une prétention à l'orthodoxie : c'est l'attitude de celui qui, tout en restant à l'intérieur de l'Église, prétend en corriger la foi selon son propre jugement.
Mais comment un hérétique peut-il faire partie de l'Eglise ?
Can. 205 – Sont pleinement dans la communion de l’Église catholique sur cette terre les baptisés qui sont unis au Christ dans l’ensemble visible de cette Église, par les liens de la profession de foi, des sacrements et du gouvernement ecclésiastique.
Can. 1364 – § 1. L’apostat de la foi, l’hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latae sententiae, restant sauves les dispositions du can. 194, § 1, n. 2 ; le clerc peut de plus être puni des peines dont il s’agit au can. 1336, § 1, nn. 1, 2 et 3.
Et l'hérétique ne peut recevoir régulièrement les ordres (can. 1041) ni recevoir des funérailles ecclésiastiques (can. 1184).

Saint Pie X l'écrivait d'ailleurs très clairement dans son catéchisme : http://salve-regina.com/index.php?title ... e_St_Pie_X ; on en retient que :
-Les hérétiques sont parmi les baptisés, donc un musulman n'est pas hérétique.
-Et que par ailleurs les hérétiques sont en dehors de la véritable Eglise
-Et que les partisans des diverses "sectes du protestantisme" sont bien hérétiques.
Qui sont ceux qui se trouvent hors de la véritable Église ?

Ceux qui se trouvent hors de la véritable Église sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés.

Qu’est-ce que les infidèles ?

Les infidèles sont ceux qui ne sont pas baptisés et qui ne croient pas en Jésus-Christ ; soit qu’ils croient à de fausses divinités et les adorent, comme les idolâtres ; soit que tout en admettant le seul vrai Dieu ils ne croient pas au Christ Messie, venu en la personne de Jésus-Christ ou encore à venir : tels sont les mahométans et autres semblables.

Qu’est-ce que les juifs ?

Les juifs sont ceux qui professent la loi de Moise : ils n’ont pas reçu le Baptême et ne croient pas en Jésus-Christ.

Qu’est-ce que les hérétiques ?

Les hérétiques sont les baptisés qui refusent avec obstination de croire quelque vérité révélée de Dieu et enseignée comme de foi par l’Église catholique : par exemple, les ariens, les nestoriens et les diverses sectes du protestantisme.

Qu’est-ce que les apostats ?

Les apostats sont ceux qui abjurent ou renient par un acte extérieur la foi catholique qu’ils professaient auparavant.

Qu’est-ce que les schismatiques ?

Les schismatiques sont les chrétiens qui, ne niant explicitement aucun dogme, se séparent volontairement de l’Église de Jésus-Christ ou des légitimes pasteurs.

Qu’est-ce que les excommuniés ?

Les excommuniés sont ceux qui, pour des fautes graves, sont frappés d’excommunication par le Pape ou l’Évêque, et sont par suite, comme des indignes, séparés du corps de l’Église, qui attend et désire leur conversion.

Vous reprochez à ma théorie de considérer tout le monde comme hérétique, mais je vois que votre théorie aboutit à ce que personne ne le soit, puisqu'un hérétique s'est retranché lui-même de la sainte Eglise, et donc que cantonner l'appellation d'hérésie à celui qui serait à l'intérieur de l'Eglise, c'est aussi fréquent que des triangles carrés.
Dernière modification par Toto2 le jeu. 12 févr. 2026, 13:50, modifié 1 fois.
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.

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Message non lu par Toto2 »

prodigal a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 13:22
Cher Toto,
cela dépend!
Personnellement j'aime bien les tautologies. Permettez-moi de vous en servir deux pour le prix d'une.
Quand c'est le magistère qui juge, c'est le magistère qui juge, et qui nous enseigne ainsi à mieux comprendre l'Ecriture et la Tradition. Loué soit-il.
Mais quand c'est un quidam qui juge , ce n'est pas le magistère qui juge, mais ce quidam. S'il juge que telle personne doit être redressée, corrigée, voire empêchée de nuire, c'est lui qui juge ainsi. Cela arrive, que certains en jugent d'autres, vous en conviendrez.
Oui, mais je mettrais une exception : s'il se borne à reproduire le jugement du magistère.
Par exemple, la proposition 66 du synode de Pistoïe a été condamné par la bulle Auctorem fidei du pape Pie VI. Si je dis que cette proposition est erronée, je ne fais que reproduire le jugement de l'Eglise.
Si je prends telle bulle contre Luther, et que je ne fais que répéter ce qu'il y a dedans, on ne peut m'accuser de juger personnellement, je ne fais que reproduire.
Plus loin vous vous demandez ce qu'un protestant pourrait vous apprendre en matière de foi. Vous ne le saurez jamais tant que vous postulerez à l'avance qu'il ne peut rien vous apprendre!
Il y a plus de un milliard de catholiques dans le monde, je vis dans un pays de tradition catholique (qui a le titre de Fille aînée de l'Eglise), les protestations sont très minoritaires par rapport à la population en général et par rapport aux catholiques en particulier, on a des tas de livres écrits par des saints et des docteurs, on a des conférences données par des prêtres, mais il faudrait que j'aille discuter avec des protestants en matière de foi ! :sonne: Mais dans ce cas là, tant qu'à faire, pourquoi ne pas discuter avec un Raélien ou un polythéiste adorateur de Ctuhlu ? ils ont peut être aussi des choses à nous apprendre en matière de foi, non ?
Et vous, qu'est-ce qu'un protestant vous a appris en matière de foi ? Faites-moi rêver...
Donc, il me semble qu'il faut dialoguer, afin non seulement de comprendre ce que l'autre veut dire, mais aussi pour approfondir l'enseignement du magistère, qu'il ne faut pas, bien entendu, condamner au silence.
Le point que je veux bien vous concéder est que les hérésies ont permis d'affiner et de préciser la foi catholique, là c'est vrai. Mais il ne s'agit pas d'aller apprendre des hérétiques en matière de foi, mais d'apprendre auprès du Magistère la réponse apportée aux hérésies.
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Marie2964 »

patatedouce a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 12:27 Je vous remercie pour ces précisions doctrinales. Votre lecture est rigoureuse, mais elle nous place devant un dilemme : quel sens concret donner aujourd'hui au mot 'hérésie' ?

Si l’on définit l’hérésie comme toute forme d'altérité par rapport au dogme catholique, on finit par inclure le monde entier sous cette étiquette. À force de vouloir tout désigner par un seul mot, celui-ci risque de perdre de sa substance. C’est un peu comme si l’on décrétait que tout animal qui n’est pas un chat est un 'chat défectueux'. Cela ne nous aide pas à comprendre la nature propre du chien ou de l'oiseau.

Pour être précis, l'hérésie suppose une prétention à l'orthodoxie : c'est l'attitude de celui qui, tout en restant à l'intérieur de l'Église, prétend en corriger la foi selon son propre jugement. C'est, au sens étymologique, celui qui fait un "choix" arbitraire dans le dépôt de la foi. (C'est la définition même que vous avez donnée)

Pour reprendre une image simple :

- L'hérétique, c'est celui qui est sur votre court de tennis, qui prétend jouer au tennis, mais qui s'obstine à vouloir utiliser ses mains malgré les rappels de l'arbitre.

- Le membre d'une autre confession, c'est celui qui est sur le terrain d'à côté pour jouer au football. Il n'est pas un 'hérétique du tennis' ; il joue simplement à un autre sport, avec d'autres règles et un autre arbitre.

Les protestants ne se considèrent plus comme des catholiques en quête de réforme interne (des joueurs de tennis rebelles), mais comme les membres d'une confession différente (des joueurs de foot), avec leur propre référentiel (le Sola Scriptura).

Il me semble que reconnaître cette altérité n'est pas une acceptation de l'erreur, mais un acte de respect mutuel et de clarté intellectuelle. Traiter l'autre d'hérétique peut être une tentation pour clore le débat, alors que le reconnaître comme membre d'une autre confession nous oblige à une réflexion plus profonde.

Avec le plaisir de poursuivre cette recherche de vérité à vos côtés, en toute charité.
Bonjour Patatedouce,

Merci pour votre retour intéressant vous rappelant néanmoins que le protestantisme tire malgré tout ses racines du catholicisme, Luther (et d'autres) se distanciant par des interprétations de certaines vérités de foi (notamment concernant les Saints, le Purgatoire et le rôle de la Très Sainte Vierge). Il a voulu rejeter certaines partie de l'enseignement de la vérité révélée : que dire de plus ?

Je ne prétends pas détenir la vérité loin s'en faut mais à vous lire, c'est comme si vous reconnaissiez qu'il y a d'autres vérités alternatives à celle de l'Eglise catholique et au Magistère. Rendant ainsi l'enseignement relatif : tout se vaut donc il n'y a plus de vérité.

Je suis par ailleurs étonnée que le terme "hérétique" provoque ce genre de réaction car il ne s'agit aucunement d'une insulte ou de chose de ce genre mais simplement de rappeler que la personne s'est exclue d'elle-même de l'enseignement de la vraie foi (et donc de son salut !) de par son appartenance à une croyance fausse.

Je pense que penser en terme " d'altérité" est une sorte d'erreur fondamentale car elle relativise la véracité de la Révélation et conforte l'autre dans l'erreur.

A l'école une maîtresse corrige un élève lorsqu'il se trompe alors pourquoi ce ne serait pas vrai en matière de théologie ? Je ne comprends pas ce malaise qui existe chez les Catholiques à ce sujet !

Mes remarques n'ont rien de personnelles à votre endroit Patatedouce mais je trouve terrible la tiédeur des catholiques à professer la vraie foi.

Marie.
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Gaudens »

Hérésie, pas hérésie...
Objectivement, les communautés protestantes fondées au XVIè siècle ont cumulé plusieurs hérésies, ce que Prodigal ne conteste pas.Depuis lors elles ont largement évolué de façon pas toujours claire ni discernable, mais sans jamais répudier ce qui avait été dénoncé comme hérésies par l'Eglise.Elles se sont de plus tellement diversifiées et multipliées qu'on ne sait plus toujours à quoi on a à faire (cf Bossuet et son Histoire des Variations des Eglises Protestantes...déjà au XVIIè siècle, que dirait-il aujourd'hui ?). Mais aucune apparemment n'a renié ce que l'Eglise dénonçait comme hérétique dans leurs professions de foi initiales. Bref, dans les protestantismes, pas mal d'hérésies circulent.
Mais le temps a passé et depuis plusieurs décennies nous tentons de mettre en avant ce qui nous unit dans la foi de Jésus Christ plutôt que d'insister sur ce qui nous sépare (surtout les hérésies, en effet)et cela dans une double perspective: celle de la charité (d'où le terme "frères séparés" qui irrite tant certains) et celle de l'espérance de voir un jour les yeux s'ouvrir, entre autres ceux des "Protestants" devenus capables de retrouver les fermes fondements de la foi tout en nous apportant le meilleur de ce qu'ils portent en eux.
Dans nos rapports interpersonnels (voir la question de Marie) il nous faut tenir compte des deux aspects et ne pas succomber ni à un raidissement pharisien (tu es hérétique, va voir ailleurs !) ni à l'angélisme qui refuserait un discours de vérité.Pas facile .
Pour ce qui concerne l'incinération des défunts,il me semble qu'il ne faut pas manquer , avec toute la douceur nécessaire, de faire comprendre ce que cette pratique charrie de paganisme retrouvé et de manifestation d'une croyance plus ou moins assumée dans un définitif néant post-mortem. Et en tous cas qu'il s'agit d'une pratique culturellement opposée à celles des chrétiens depuis l'origine.
.
Toto2
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Toto2 »

Bonjour Marie2964,

Je partage tout à fait votre constat, et le déplore pareillement.
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Toto2 »

Gaudens a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 14:03
Mais le temps a passé et depuis plusieurs décennies nous tentons de mettre en avant ce qui nous unit dans la foi de Jésus Christ plutôt que d'insister sur ce qui nous sépare (surtout les hérésies, en effet)et cela dans une double perspective: celle de la charité (d'où le terme "frères séparés" qui irrite tant certains) et celle de l'espérance de voir un jour les yeux s'ouvrir, entre autres ceux des "Protestants" devenus capables de retrouver les fermes fondements de la foi tout en nous apportant le meilleur de ce qu'ils portent en eux.
Dans nos rapports interpersonnels (voir la question de Marie) il nous faut tenir compte des deux aspects et ne pas succomber ni à un raidissement pharisien (tu es hérétique, va voir ailleurs !) ni à l'angélisme qui refuserait un discours de vérité.Pas facile .

.
Le problème de cette attitude ("mettre en avant ce qui nous unit dans la foi de Jésus Christ") effectivement largement répandue de nos jours pose plusieurs problèmes :
1. Comment espérer voir un jour les yeux des Protestants s'ouvrir si on se refuse nous-même à discuter et aborder le sujet des différences ? Sauf à refiler plus ou moins lâchement le travail à l'Esprit-Saint en se disant "il fera le boulot à notre place", il faut reconnaître que ce sera moins probable si nous n'en parlons jamais. On le voit en outre dans la vie de nombreux saints, il s'agissait d'aller évangéliser et convertir. Quand saint Augustin est allé discuter avec des manichéens, le but du discours était d'aborder les différences de foi, et non de s'envoyer des grandes claques dans le dos en disant "top, on croit tous les deux en Jésus-Christ, allons boire un verre!" Idem, pour les Dominicains et les Cathares, idem pour les Jésuites et les protestants, etc.
2. Vous opposez la charité à la vérité. Je pense que, sauf votre respect, votre conception de la charité est erronée. Ce que vous appelez charité est surtout de ne pas froisser l'autre, et de ne rien faire qui puisse l'offenser en lui rappelant des différences théologiques. Je suis à l'opposé.
a. Sortir le frère de son erreur en lui exposant avec bonté et douceur ses erreurs et en lui présentant la foi catholique est charitable. On lui donne plus que le pain, on lui donne une nourriture intellectuelle qui rassasie l'âme.
b. Croire que le protestant est trop stupide pour comprendre, ou trop emporté et colérique pour nous écouter, n'est pas charitable. Alors oui bien sûr, et le nombre de martyrs pour la foi en témoigne, toutes les conversions ne se passent pas forcément bien, et certains ont payé de leur vie l'annonce de l'Evangile. Mais il y en a qui seraient peut-être prêts à écouter et à se convertir.
3. Cette attitude comporte de nombreux autres risques :àA force de ne plus proclamer l'intégralité de notre foi, par peur de choquer, on en vient à minimiser les différences comme si c'était complètement négligeable, ou à oublier des pans de notre foi, ou à en douter nous-même. On atrophie notre foi, en sombrant dans un syncrétisme "PGCD" de la foi chrétienne, ou dans le relativisme.
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.

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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Marie2964 »

Bonjour Toto2,

Je vous remercie infiniment pour votre intervention car elle résume ce que je trouve "dommageable" dans la manière actuelle de penser le catholicisme et de l'évangélisation.

Je suis toujours interloquée voire choquée par cette fausse "prudence" avec laquelle on ne veut surtout pas blesser l'autre au risque d'édulcorer le message du Christ. Je ne peux m'empêcher d'y voir une sorte d'égalitarisme laïcard mortifère... En attendant le protestantisme et l'islam prolifèrent...

J'ai une question : pourquoi le catholicisme n'est-il plus prosélyte ?

Marie.
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par patatedouce »

Marie2964 a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 13:57

Bonjour Patatedouce,

Merci pour votre retour intéressant vous rappelant néanmoins que le protestantisme tire malgré tout ses racines du catholicisme, Luther (et d'autres) se distanciant par des interprétations de certaines vérités de foi (notamment concernant les Saints, le Purgatoire et le rôle de la Très Sainte Vierge). Il a voulu rejeter certaines partie de l'enseignement de la vérité révélée : que dire de plus ?

Je ne prétends pas détenir la vérité loin s'en faut mais à vous lire, c'est comme si vous reconnaissiez qu'il y a d'autres vérités alternatives à celle de l'Eglise catholique et au Magistère. Rendant ainsi l'enseignement relatif : tout se vaut donc il n'y a plus de vérité.

Je suis par ailleurs étonnée que le terme "hérétique" provoque ce genre de réaction car il ne s'agit aucunement d'une insulte ou de chose de ce genre mais simplement de rappeler que la personne s'est exclue d'elle-même de l'enseignement de la vraie foi (et donc de son salut !) de par son appartenance à une croyance fausse.

Je pense que penser en terme " d'altérité" est une sorte d'erreur fondamentale car elle relativise la véracité de la Révélation et conforte l'autre dans l'erreur.

A l'école une maîtresse corrige un élève lorsqu'il se trompe alors pourquoi ce ne serait pas vrai en matière de théologie ? Je ne comprends pas ce malaise qui existe chez les Catholiques à ce sujet !

Mes remarques n'ont rien de personnelles à votre endroit Patatedouce mais je trouve terrible la tiédeur des catholiques à professer la vraie foi.

Marie.
Bonjour Marie,

Je vous rejoins sur un point essentiel : il n'y a qu'une seule Vérité. Personne ne cherche ici à dire que "tout se vaut" ou à verser dans le relativisme. Cependant, l'Église, dans sa sagesse et son Magistère actuel (notamment le décret Unitatis Redintegratio), nous enseigne une distinction fondamentale pour ne pas tomber dans un jugement qui blesserait la charité.

Le Magistère nous apprend que ceux qui naissent aujourd'hui dans des communautés séparées « ne peuvent être accusés de péché de division » (§3). L'Église ne les regarde plus comme des rebelles, mais comme des frères. C'est un changement de regard profond, un peu comme l'Église a cessé de qualifier les Juifs de "peuple déicide" : on ne punit pas les enfants pour les erreurs des pères. Votre maman n'est pas responsable de la rupture de Luther.

Face à l'erreur, nous avons deux chemins :

- Le fer rouge (la contrainte) : On condamne, on étiquette, on exclut. C'est l'approche qui braque et qui éloigne.
- Le respect et la charité : On reconnaît ce qu'il y a de bon chez l'autre (son baptême, son amour de la Bible) pour l'amener doucement vers la plénitude de la foi.

Vous parliez de la "maîtresse d'école", mais Dieu n'agit pas comme un instituteur qui met des bonnets d'âne. Dans l'Évangile, Jésus refuse les trois tentations : celle du pain (le besoin), celle du miracle (la preuve forcée) et celle du pouvoir (la domination).

En refusant de s'imposer par la force ou l'éclat, Dieu nous a donné la responsabilité de croire ou de ne pas croire. Il respecte notre liberté. Si Dieu lui-même ne force pas l'entrée des cœurs par le pouvoir, comment pourrions-nous le faire en utilisant des termes comme "hérétique" pour désigner nos propres parents ?

Professer la vraie foi, ce n'est pas être "tiède", c'est au contraire avoir une foi assez solide pour ne pas avoir peur du dialogue et pour aimer l'autre dans sa différence, comme le Christ nous l'a demandé.

Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de la vérité : si la vérité est protestantiste, alors je suis protestant. Mais je ne dis pas cela pour juger par moi-même : je m'en remets avec confiance au Magistère de l'Église catholique, et c'est précisément ce Magistère qui nous enseigne aujourd'hui que la charité et le respect des frères séparés sont un chemin vers la pleine Vérité.
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Marie2964 »

Re-bonjour Patatedouce,

Ma question : où avez-vous lu dans mon message qu'il fallait user de force ?

Honnêtement je comprends ce que vous essayez de me dire cependant je ne vois pas de jugement ni de méchanceté en utilisant le terme d'hérétique. En aucun cas je ne cherche à jeter la pierre à qui que ce soit (je suis née protestante) en revanche j'estime qu'il est du devoir du catholique de chercher à ramener au bercail les brebis égarée : est-ce mal ? Certes maman n'est pas responsable de la tradition qu'elle a reçu de ses parents mais cela ne l'empêche pas de persévérer dans l'erreur : que fait-on alors ? L'idée que maman meurt hors de l'Eglise me terrifie.

Je vous rejoins sur le fait que le dialogue est important et nécessaire et c'est ce que je comptais mettre en place avec ma mère. Mon message initial n'en demandait pas plus ! ;)

Marie.
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par patatedouce »

Je tenais à vous préciser que je ne vous juge absolument pas. Mes remarques précédentes étaient d'abord une réponse à Toto2 sur un point de vue doctrinal précis.

Pour avoir une maman moi aussi, je sais par expérience que ce n'est pas nous qui leur ferons changer d'avis. Nos parents restent nos parents, avec leur histoire propre et leur liberté face à Dieu.

Mon conseil, si vous me permettez de vous en donner un, est de laisser de côté les débats sur "l'hérésie" ou les divergences doctrinales. Contentez-vous d'être une fille aimante, rayonnante et heureuse d'être catholique. C'est votre joie profonde qui l'interpellera, bien plus que vos arguments.

On ne convainc pas sa mère avec le catéchisme ; on la touche en lui montrant que notre foi nous rend meilleurs et, surtout, plus proches d'elle.
Toto2
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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par Toto2 »

Marie2964 a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 14:35

Bonjour Toto2,

Je vous remercie infiniment pour votre intervention car elle résume ce que je trouve "dommageable" dans la manière actuelle de penser le catholicisme et de l'évangélisation.

Je suis toujours interloquée voire choquée par cette fausse "prudence" avec laquelle on ne veut surtout pas blesser l'autre au risque d'édulcorer le message du Christ. Je ne peux m'empêcher d'y voir une sorte d'égalitarisme laïcarde mortifère... En attendant le protestantisme et l'islam prolifère...

J'ai une question : pourquoi le catholicisme n'est-il plus prosélyte ?

Marie.
Je vous en prie !
Il est clair qu'il y a un constat envers les saints du passé qui ne s'embarrassaient pas de circonlocutions et prêchaient aussi bien par la parole que par les actes. Quand saint Benoît tombe sur un temple d'Apollon, il le fait détruire par ses religieux.
Mais notre Seigneur lui-même n'a-t-il pas prêché en donnant sa vie ? Combien de fois on le voit, face à ses coreligionnaires, les indisposer par ses paroles fortes ?

Il est étonnant que le prosélytisme ait aussi mauvaise presse de nos jours. La Note doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation, en sa note 49, explique https://www.vatican.va/roman_curia/cong ... tml#_ftn49
"Originairement, le terme « prosélytisme », né dans le milieu juif où le « prosélyte », indiquait celui qui provenant des « nations », était passé à faire partie du « peuple élu ». Ainsi dans le milieu chrétien, le terme prosélytisme a été souvent employé comme synonyme de l’activité missionnaire. Récemment le terme a pris une connotation négative comme une publicité pour sa propre religion avec des moyens et des motifs contraires à l’esprit de l’Évangile, qui ne respectent pas la liberté et la dignité de la personne. C’est dans ce sens récent que le terme «prosélytisme» est compris au sein du mouvement oecuménique. Cf. The Joint Working Group between he Catholic Church and the World Council of Churches, «The Challenge of Proselytism and the Calling to Common Witness » (1995)."
Du coup, c'est bien commode : on charge d'une connotation négative un terme qui n'en a jamais eu, et hop ! on se débarrasse du prosélytisme au risque de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Pourquoi ? Peur du qu'en dira-t-on, faiblesse de ses convictions, volonté de ne pas être critiqué, doutes personnels sur la question, pas envie de faire de vagues, considérer que tous ces points sont mineurs, indifférence...
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.

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Re: Questions sur la mort...

Message non lu par patatedouce »

Marie2964 a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 15:27

Re-bonjour Patatedouce,

Ma question : où avez-vous lu dans mon message qu'il fallait user de force ?

Honnêtement je comprends ce que vous essayez de me dire cependant je ne vois pas de jugement ni de méchanceté en utilisant le terme d'hérétique. En aucun cas je ne cherche à jeter la pierre à qui que ce soit (je suis née protestante) en revanche j'estime qu'il est du devoir du catholique de chercher à ramener au bercail les brebis égarée : est-ce mal ? Certes maman n'est pas responsable de la tradition qu'elle a reçu de ses parents mais cela ne l'empêche pas de persévérer dans l'erreur : que fait-on alors ? L'idée que maman meurt hors de l'Eglise me terrifie.

Je vous rejoins sur le fait que le dialogue est important et nécessaire et c'est ce que je comptais mettre en place avec ma mère. Mon message initial n'en demandait pas plus ! ;)

Marie.
Je voudrais vous suggérer une démarche très concrète : confiez votre peine à votre maman.

N'ayez pas peur d'être vraie. Vous pouvez lui dire, très simplement et sans esprit de polémique : "Maman, je t'aime et c'est pour cela que je voulais te dire que cela me cause une vraie peine que nous ne partagions pas la même foi catholique, surtout aujourd'hui."

Vous ne resterez pas avec ça sur le coeur.
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patatedouce a écrit : jeu. 12 févr. 2026, 14:42

Le Magistère nous apprend que ceux qui naissent aujourd'hui dans des communautés séparées « ne peuvent être accusés de péché de division » (§3). L'Église ne les regarde plus comme des rebelles, mais comme des frères.
Je concède qu'un luthérien éduqué par des parents luthériens n'est pas forcément rebelle au sens où il a été endoctriné par ses parents et que sa séparation d'avec l'Eglise catholique est plus due, sans doute, à son éducation qu'à sa volonté propre. Néanmoins, à partir d'un certain âge, il est de sa responsabilité de réfléchir aux questions qui peuvent se poser. Moi même, tout en restant bien sûr dans l'Eglise catholique, je suis bien passé de mon propre mouvement des ordinaires aux extraordinaires.
Je prends le cas le plus fort : un Anglican, à un moment de sa vie, devrait réfléchir à l'histoire de son fondateur - un Roi qui voulait divorcer de son épouse pour se marier avec une autre, avant de la faire tuer - et se demander si oui ou non les valeurs anglicanes sont compatibles avec une telle vie, et comment un tel fondateur a pu fonder quelque chose de bon.

Pour le reste...
"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde". On ne peut pas et on n'a pas à dissimuler la vérité.
Si à un malade qui prétend qu'il va très bien, on lui indique qu'il va très bien, comment va-t-il prendre conscience de sa maladie et guérir ?
C'est pourtant un cas purement factuel ; les protestants n'ont pas les mêmes croyances que nous sur pas mal de point, ils nient donc des vérités de foi, la définition d'hérétiques s'applique donc à eux. Vous dites ne pas avoir peur de la vérité ? Très bien, mais alors pourquoi cherchez vous à la dissimuler alors ?
- Le respect et la charité : On reconnaît ce qu'il y a de bon chez l'autre (son baptême, son amour de la Bible) pour l'amener doucement vers la plénitude de la foi.
Sincèrement : vous pensez réellement qu'en répétant à quelqu'un "c'est génial, tu es baptisé, tu aimes la bible", cela va l'amener à la plénitude de la foi ? Vous pensez sincèrement cela ? Alors même que vous ne lui expliquez pas qu'il est dans l'erreur, ni ce qu'est être la plénitude de la foi ? Et si vous rencontrez un hindou, vous allez lui dire "cool, tu croies en dieu et tu vas prier", et, pouf ! il va devenir catholique ? Sincèrement ???
Professer la vraie foi, ce n'est pas être "tiède", c'est au contraire avoir une foi assez solide pour ne pas avoir peur du dialogue et pour aimer l'autre dans sa différence, comme le Christ nous l'a demandé.
Ah, le dialogue. Le fameux sacro saint dialogue. Encore faut-il savoir de quoi on parle et dans quel but. Si c'est pour s'autocongratuler en disant "super, on croit tous les deux au Christ", ce dialogue ne sert absolument à rien, et il est stérile.
Aimer l'autre dans sa différence, l'expression est ambiguë, on pourrait qu'on aime l'autre parce que différent, alors qu'il s'agit d'aimer l'autre malgré sa différence ; en effet, il faut avoir horreur de sa différence, parce que cette différence est un défaut, le pire des défauts d'ailleurs, puisque cela revient à rejeter / ne pas adhérer à la foi catholique et ne pas être membre de l'Eglise. Le médecin aime le malade, et c'est justement parce qu'il aime le malade qu'il va tenter de le guérir en luttant contre la maladie, quand bien même le traitement serait dur à supporter. Le médecin qui se débarrasse du malade en lui disant "mais regardez, peu importe que vous ayez une jambe en moins, vous avez tout le reste fonctionnel, deux bras, deux mains, deux yeux, c'est génial, circulez", n'aime pas le malade.
En refusant de s'imposer par la force ou l'éclat,
Pourquoi parler de "force" ? Qui vous parle de force ? Sous prétexte qu'il y a eu des conversions de force, on voudrait se débarrasser des conversions ? La ficelle est trop grosse, passera pas.
Il respecte notre liberté.
Mais comment la liberté peut-elle s'exprimer si la personne n'est pas au courant des choix possibles ? Si on ne l'a pas informé de ses choix ? Si vous prenez un protestant à qui personne n'a jamais parlé du catholicisme, comment pourrait-il être libre d'adhérer au catholicisme ? C'est justement en enseignant à ce protestant la foi catholique que vous le rendez libre de poser un choix ; soit s'enferrer dans le protestantisme, soit se convertir.
Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de la vérité : si la vérité est protestantiste, alors je suis protestant. Mais je ne dis pas cela pour juger par moi-même : je m'en remets avec confiance au Magistère de l'Église catholique, et c'est précisément ce Magistère qui nous enseigne aujourd'hui que la charité et le respect des frères séparés sont un chemin vers la pleine Vérité.
Et c'est bien parce que je respecte les "frères séparés" en tant qu'êtres humains, doués de raison, aptes et appelés à rejoindre l'unique Eglise et la vraie religion que je pense qu'il faut chercher charitablement à les convertir.
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.

Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.

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