Bonjour à tous,
je recherche auprès de vous, conseils et expériences personnelles ... j'ai une famille où la différence fait loi , mon fils de 26 ans est autiste mais vit parmi nous , il est une source d'apprentissage sur soi même , et une fille de bientôt 17 ans ... Nous avons suivi les même principes dans l'éducation, politesse, respect, entre aide et participation obligatoire à la vie de la maison ... bien sur les ordinateurs et portables sont proscrits jusqu'à 16/17 ans et sous conditions bien évidemment . Ma fille a toujours été une enfant ayant des relations avec les autres compliquées j'entends par là conflictuelle , elle était souvent victime ... Bien évidemment j'intervenais mais au fil du temps je me suis retrouvée convoquée par les instituteurs face à des propos à double interprétation , des accusations parfois graves ... Comme elle était scolarisée dans des établissements catholiques sous contrat, et que nous étions des parents présents, la communication entre nous et l'établissement désamorçait ce que je pensais être un comportement déviant, un caractère compliqué et dans l'opposition systématique . Arrivée au collège , les choses sont allées crescendo : propos plus graves, de plus en plus fréquents , des accusations à notre encontre qui auraient pu aller très loin ... de nouveau , avec le directeur nous communiquions beaucoup , je ne cessais de présenter mes excuses et systématiquement lorsque nous évoquions à la maison ces problèmes, elle était dans le déni, ce n'était jamais de sa faute ou alors toujours une bonne excuse ... la situation était sauve car nous suivions de très près sa scolarité donc les résultats étaient par conséquence bons , cependant depuis 2 ans elle est dans un lycée publique par rapport à son orientation , les choses se sont encore accélérées, aggravées et là par contre on ne nous a pas fait de cadeau , ni de discussion par ailleurs .Sous pressions de l'éducation nationale nous avons dû doter ma fille d'un ordinateur , 3 mois après sous avions les services intérieurs car j'ai découvert que ma fille était sous le joug d'un recruteur djihadiste , donc bien évidemment on a alerté les services compétents , il y a eu enquête ( je vous passe le côté humaniste de ces services là) finalement selon eux plus de peur que de mal ( oui effectivement hormis que cet homme avait recommandé à ma fille de tuer son frère car les " débiles" sont impurs chez eux. Quant à nous étant des mécréants ils se seraient chargés de nous) ... suppression de l'ordinateur et début de la bataille avec l'éducation nationale qui nous accusait de saper les chances de réussite de notre fille... Derrière cet événement notre fille a tenté de fuguer , mais s'est fait une double fracture ouverte à la jambe en voulant sauter du 1 er étage , aux urgences elle a déclaré avoir voulu se suicider ce qui a enclenché bien évidemment suspicion sur les parents et notre mode de vie, 6 mois après elle a reconnu sur le bout des lèvres qu'effectivement s'était une tentatives de fugue ratée et non une TS, quand on lui a posé la question " mais pourquoi avoir dit cela , cela t'apporte quoi de mentir?" la pédopsychiatre nous a répondu " mais ça fait bien sur un CV "..... Cette année nous avons mis notre fille à l'internat , du coup on a estimé qu'avoir un portable serait sécurisant pour elle ... Il y a quelque mois ma fille m'a dit calmement , avec le sourire " ne t'inquiète pas maman il n'y a rien de grave mais les gendarmes vont arriver" ,devant son attitude dubitative je me suis dit intérieurement " oui c'est ça ... et la marmotte ..." sauf que 50 mn après, j'avais une dizaine de gendarmes à la maison ... nous étions tous sous le choc , on ne comprenait pas pourquoi ce qu'il se passait , on nous ordonne de l'emmener au service médico légale pour des prélèvements, saisie de son portable et ordinateur, audition de toute la famille, avec petite séance intensive d'humiliation ( " mais madame il est où votre bon Dieu là ? il brille par son absence " ou " madame , franchement entre nous votre fille ,elle a la lumière à tous les étages?") elle aurait rencontré volontairement un pédophile , apparemment il y aurait eu agression... je dis apparemment car ces propos sont contradictoires et qu'hélas son passif de mythomane l'a rattrapé ...le procès va se dérouler dans... quelques années... bien évidemment on a débriéfé à la maison , comme d'habitude dans le déni , victimisation , on s'est fortement remis en question, était on trop sévères , nos convictions trop "débordantes" ... la douleur était là, l'arrière goût de trahison aussi .... mais il faut avancer dans la vie, notre foi nous soutenant ... même pas 1 mois après elle a été se plaindre, déclenchant ainsi une information pour situation préoccupante au niveau du lycée ( public) car selon elle, elle ne serait pas aimée comme son frère, pas intégrée à la famille bref la victimisation ... mais comme on approchait de Noêl , elle a voulu fêter cela à sa manière, partie sans autorisation du lycée, elle est montée dans la voiture d'inconnu pour faire le tour de la ville histoire de s'amuser , elle a loupé son car de retour, nous de 19h à 21h on l'a cherchée dans la ville s'imaginant le pire ( on habite à 50km du lycée) elle a appelé son père vers 21h " le priant de venir la chercher chez une copine car elle avait loupé son car" ... je peux vous dire que j'ai imploré la Sainte Vierge que mon mari ne fasse rien contre elle sachant qu'elle nous avait lancé un signalement ... Vous pensiez que nous avions touché le fond ...que nenni ... elle a appelé le 3114 pour dire qu'elle voulait se suicider à cause de sa famille, les urgences ont demandé à parler aux parents , j'étais en train de travailler dans le jardin quand j'ai récupéré le téléphone .. je ne savais pas si c'était une blague, si je devait rire ou pleurer ... bref je l'ai descendue aux urgences à 50km donc 1h de route où elle a été internée ... on a eu une convocation par les services sociaux de l'hôpital qui nous ont informés qu'ils déclenchaient un second signalement ( dès fois qu'un seul ne soit pas suffisant) on ne sait pas, comme pour le premier, ce qu'on nous reproche mais visiblement notre fille s'est encore plaint de nous ... Nous avons vu la psychiatre qui suit mon fils pour son autisme et ma fille pour ses troubles du comportement ( visiblement elle serait bordeline) qui partage nos convictions religieuses , et qui nous a surpris en nous annonçant hier qu'il nous fallait nous protéger d'elle , que les services sociaux, là dans leur démarche, allaient nous enlever notre fils autiste de 26 ans pour le placer de force dans un institut et que pour notre fille nous allions avoir une mesure éducative sur long terme alors qu'il lui faudrait des soins, pas une autre éducation. Selon elle, avec la lenteur administrative le temps qu'ils arrivent à la même conclusion qu'elle, il se sera passé plusieurs années et des dégâts considérable sur notre famille ( on vient de diagnostiquer un cancer métastasé à mon mari) qu'il fallait qu'on saisisse nous même le juge pour enfant afin de demander un placement dans un établissement spécialisé avec des soins adapté et qui la suive toute sa vie ... selon elle, notre vie est en danger ( découverte d'écrit macabre expliquant comment elle voulait nous tuer dans notre sommeil et torturer le chien) , que mon mari n'allait plus pouvoir supporter ce stress extrême .... On se doit d'aimer et accompagner nos enfants tout au long de leur vie quelque soit le chemin qu'ils empruntent ... là je vous avoue que je suis perdue ,je ne sais pas quoi faire ... que feriez vous? si vous étiez dans ce cas de figure qu'avez vous fait .... en vous remerciant d'avance
combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
Règles du forum
Besoin d'écoute ou de conseil ? Vous pouvez, dans ce forum, partager votre fardeau avec nos lecteurs...
NB : les messages de ce forum sont modérés a priori ; les interventions jugées inopportunes ne seront pas publiées
Besoin d'écoute ou de conseil ? Vous pouvez, dans ce forum, partager votre fardeau avec nos lecteurs...
NB : les messages de ce forum sont modérés a priori ; les interventions jugées inopportunes ne seront pas publiées
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 12934
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
Chère Gwen, bienvenue sur le forum !
Je ne sais pas quoi vous dire
, j'espère que d'autres membres du forum pourront vous éclairer... 
Je ne sais pas quoi vous dire
Re: combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
Merci Violine !!
-
patatedouce
- Prætor

- Messages : 133
- Inscription : lun. 26 juin 2023, 20:37
- Conviction : Catholique (Homme)
Re: combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
J’ai l’impression que votre fille est une surdouée qui s’ennuie. En vous lisant, j’ai le sentiment qu'elle possède une intelligence exceptionnelle ; pour orchestrer de telles situations, il faut une maîtrise avancée du fonctionnement social. Tous ses coups semblent maîtrisés à la perfection. Même si cela ne débouche jamais sur rien de concret, elle sait exactement ce qu’elle fait à chaque étape.
Se faire une double fracture en sautant du 1er étage, selon mon expérience, ce n’est pas possible dans un cadre accidentel classique (c’est ce qu’on m’a appris). Tout est trop calculé, trop "parfait". Sa conversion et ses échanges avec un recruteur djihadiste ne sont pas une quête de foi, mais une recherche d'adrénaline pure. Pour un esprit de ce niveau, c’est comme jouer avec un lion en cage : elle teste sa capacité à manipuler le « grand méchant » tout en observant, avec un calme olympien, la panique que cela déclenche chez vous.
À chaque fois, elle maîtrise la situation avec une froideur déconcertante. Je ne suis pas médecin, c’est seulement une impression de terrain en vous lisant.
Se faire une double fracture en sautant du 1er étage, selon mon expérience, ce n’est pas possible dans un cadre accidentel classique (c’est ce qu’on m’a appris). Tout est trop calculé, trop "parfait". Sa conversion et ses échanges avec un recruteur djihadiste ne sont pas une quête de foi, mais une recherche d'adrénaline pure. Pour un esprit de ce niveau, c’est comme jouer avec un lion en cage : elle teste sa capacité à manipuler le « grand méchant » tout en observant, avec un calme olympien, la panique que cela déclenche chez vous.
À chaque fois, elle maîtrise la situation avec une froideur déconcertante. Je ne suis pas médecin, c’est seulement une impression de terrain en vous lisant.
Re: combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
Bonjour Patate Douce,
Merci de cet avis éclairé ... effectivement elle maîtrise les rouages des institutions mais pas les conséquences que cela emmènent ... Avec le temps et les alertes constantes qu'elle déclenche soit par des propos ou des comportements , sous sommes en permanence sous la surveillance et le jugement hâtif de ceux qui travaillent pour ces institutions ( mais je reconnais leur grande utilité quand on voit ce certains parents font subir à leurs enfants ) et la récurrence leur fait penser que notre fils ( autiste asperger) n'est pas en sécurité à notre domicile et que nous ne savons pas nous en occuper , d'où cette menace de placement de force c'est à dire contre le gré de notre fils ... pensez vous que pour la sécurité de tous il faut aller vers une procédure de placement comme semble le vouloir sa psychiatre ? comment gérer toute cette joyeuse tribut infernale sans que personne n'y laisse des plumes ? Nos convictions ( pas ostensiblement évoquées ou affichées) nous rendent plus coupable ou potentiel coupable ? je suis dépassée, choquée de voir l'ampleur que cela prend ... que feriez vous à ma place ?
Merci de cet avis éclairé ... effectivement elle maîtrise les rouages des institutions mais pas les conséquences que cela emmènent ... Avec le temps et les alertes constantes qu'elle déclenche soit par des propos ou des comportements , sous sommes en permanence sous la surveillance et le jugement hâtif de ceux qui travaillent pour ces institutions ( mais je reconnais leur grande utilité quand on voit ce certains parents font subir à leurs enfants ) et la récurrence leur fait penser que notre fils ( autiste asperger) n'est pas en sécurité à notre domicile et que nous ne savons pas nous en occuper , d'où cette menace de placement de force c'est à dire contre le gré de notre fils ... pensez vous que pour la sécurité de tous il faut aller vers une procédure de placement comme semble le vouloir sa psychiatre ? comment gérer toute cette joyeuse tribut infernale sans que personne n'y laisse des plumes ? Nos convictions ( pas ostensiblement évoquées ou affichées) nous rendent plus coupable ou potentiel coupable ? je suis dépassée, choquée de voir l'ampleur que cela prend ... que feriez vous à ma place ?
Re: combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
Bonjour Gwen,
Avez-vous pensé à vous faire aider pour traverser tout cela ?
Vous pouvez contacter l’UNAFAM de votre département.
Votre situation est compliquée, votre fille est manifestement en souffrance et vous avez besoin d être épaulée.
Je n’ai malheureusement pas d’autre idée pour vous aider.
Fraternellement
Avez-vous pensé à vous faire aider pour traverser tout cela ?
Vous pouvez contacter l’UNAFAM de votre département.
Votre situation est compliquée, votre fille est manifestement en souffrance et vous avez besoin d être épaulée.
Je n’ai malheureusement pas d’autre idée pour vous aider.
Fraternellement
-
patatedouce
- Prætor

- Messages : 133
- Inscription : lun. 26 juin 2023, 20:37
- Conviction : Catholique (Homme)
Re: combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
Je la ferai tester (en étant sûre qu'elle ne fausse pas les tests).
Si les tests sont positifs, il faudra voir avec des professionnels, mais à mon avis, il faut changer de discours : lui donner un environnement qui stimule mieux son intelligence et orienter celle-ci vers un objectif plus noble. Il faudrait lui parler d'inférieur à supérieur (ne pas lui parler comme une enfant).
Je ne sais pas si les pro ont testé cette hypothèse...
Si les tests sont positifs, il faudra voir avec des professionnels, mais à mon avis, il faut changer de discours : lui donner un environnement qui stimule mieux son intelligence et orienter celle-ci vers un objectif plus noble. Il faudrait lui parler d'inférieur à supérieur (ne pas lui parler comme une enfant).
Je ne sais pas si les pro ont testé cette hypothèse...
-
la samaritaine
- Censor

- Messages : 87
- Inscription : jeu. 14 oct. 2021, 16:16
- Conviction : catholique
Re: combat entre conviction et institutions sur une ado borderline
Bonsoir chère Gwen,
Je viens de découvrir votre post.
Tout d'abord, de tout cœur avec vous concernant la maladie de votre mari. Ça fait lourd pour vous avec en plus la situation de votre fils et de votre fille.
Pour vous, l'appel du Chist " Donnez moi votre fardeau et je le ferai légé" prends tout son sens.
Concernant votre fille. Je vous conjure d'écouter votre psychiatre et de faire ce qu'elle vous dit de faire. Votre fille possède des symptômes paranoïaques propres à certaines schizophrénies, troubles borderline ou troubles de la psychose paranoïde.
Je me suis un peu intéressée au sujet car j'ai eu une voisine paranoïaque dont le mensonge, la victimisation et le relationnel conflictuel systematique m' a beaucoup compliqué l'existence. Exemple de mensonges : nous habitions toutes deux dans le même immeuble qu' un oncle. Elle a été trouver le mari de la femme de menage de mon oncle pour lui dire que celui ci couchait avec sa femme, elle a raconté à tout l'immeuble que j'étais possédée par Satan, elle a porté plainte à la police contre moi pour violences... Heureusement, les policiers connaissent par cœur ce genre de maladie et je me suis bien expliquée avec eux. Ne payant pas son loyer, elle a mis 3 ans à être expulsée après avoir vécu des conflits monstrueux avec tout l'immeuble dont certains avaient porté plainte contre elle pour calomnies ou harcèlement car elle allait auprès de certains se plaindre pendant des heures de ce que les autres lui faisaient subir...
Deux autres femmes dans mon entourage ont des filles psychotiques. L'une est scyzophrene et est âgée maintenant de 25 ans et refuse tout traitement. Sa mère lui a interdit de venir au domicile familial car lors de crises, elle cassait tout et commençait à frapper ses sœurs et les animaux. Elle partait alors aux urgences psychiatriques, elle y passait quelques semaines et ressortait nantie d'un traitement qu'elle ne prenait pas. Elle est aujourd'hui SDF. Sa mère a tout fait pour l'aider mais devant sa fermeture et son refus de se soigner, elle a décidé de protéger sa famille. Elle lui téléphone de temps en temps.
L'autre dame que je connais a sa sœur paranoïaque. Même topo, victimisation, mensonges graves, crises, refus de traitement, déni de sa maladie. Elle est aussi devenue SDF et vit d'expedients avec des potes, jamais les mêmes...sa famille très pratiquante veille sur elle, tous se relaient pour la retrouver, aller la voir, ne la perdent pas de vue et prient pour elle.
Faites attention Gwen, ce type de malade est dangereux. Dans le même temps, ils ont souvent une forme d'intelligence redoutable qui leur donne la faculté de sentir le point faible d' autrui et de frapper la ou ca fait mal,de mentir avec une sincérité invraisemblable et de convaincre l'interlocuteur que c'est vous qui allez mal et qui êtes dangereux.
Oui, elle est tout à fait capable de vous envoyer en tôle, de faire enfermer votre fils, et je ne parle pas des risques de violence physique dont parle votre psy !
Vous avez le devoir de vous protéger d'autant plus que votre mari a besoin de calme et de soutien. Il a besoin de vous. Votre fils a besoin de vous. Cette psychiatre vous propose une démarche, elle partage vos convictions religieuses, vous la sentez bien, suivez là.
Vous dites qu'il y aura un jour proces, le diagnostic de cette dame sera capital.
Pour elle, vous ne pouvez que prier et faire prier. Il y a quelque chose de diabolique dans ce type de trouble...ou le diabolique s'engouffre dans la faille psychique pour envenimer le terrain.
Je vous déconseille de parler de votre foi et de votre religion quand vous avez affaire aux professionnels de la police, de la santé, de l'éducation Nationale et autres...vous risquez de passer pour une illuminée, voir pour une membre d'une secte et susciter ou aggraver la suspicion déjà enclenchée par votre fille.
Tenez nous au courant Gwen. Vous faites preuve d'un si grand courage. Je vous souhaite d'etre bien entouree d'amis et de proches solides et bienveillants à qui vous videz votre sac. Que la Vierge Marie vous couvre de son manteau maternel, que le Christ Sauveur vous sert contre son saint cœur.
Nous prions pour vous.
Samaritaine
Je viens de découvrir votre post.
Tout d'abord, de tout cœur avec vous concernant la maladie de votre mari. Ça fait lourd pour vous avec en plus la situation de votre fils et de votre fille.
Pour vous, l'appel du Chist " Donnez moi votre fardeau et je le ferai légé" prends tout son sens.
Concernant votre fille. Je vous conjure d'écouter votre psychiatre et de faire ce qu'elle vous dit de faire. Votre fille possède des symptômes paranoïaques propres à certaines schizophrénies, troubles borderline ou troubles de la psychose paranoïde.
Je me suis un peu intéressée au sujet car j'ai eu une voisine paranoïaque dont le mensonge, la victimisation et le relationnel conflictuel systematique m' a beaucoup compliqué l'existence. Exemple de mensonges : nous habitions toutes deux dans le même immeuble qu' un oncle. Elle a été trouver le mari de la femme de menage de mon oncle pour lui dire que celui ci couchait avec sa femme, elle a raconté à tout l'immeuble que j'étais possédée par Satan, elle a porté plainte à la police contre moi pour violences... Heureusement, les policiers connaissent par cœur ce genre de maladie et je me suis bien expliquée avec eux. Ne payant pas son loyer, elle a mis 3 ans à être expulsée après avoir vécu des conflits monstrueux avec tout l'immeuble dont certains avaient porté plainte contre elle pour calomnies ou harcèlement car elle allait auprès de certains se plaindre pendant des heures de ce que les autres lui faisaient subir...
Deux autres femmes dans mon entourage ont des filles psychotiques. L'une est scyzophrene et est âgée maintenant de 25 ans et refuse tout traitement. Sa mère lui a interdit de venir au domicile familial car lors de crises, elle cassait tout et commençait à frapper ses sœurs et les animaux. Elle partait alors aux urgences psychiatriques, elle y passait quelques semaines et ressortait nantie d'un traitement qu'elle ne prenait pas. Elle est aujourd'hui SDF. Sa mère a tout fait pour l'aider mais devant sa fermeture et son refus de se soigner, elle a décidé de protéger sa famille. Elle lui téléphone de temps en temps.
L'autre dame que je connais a sa sœur paranoïaque. Même topo, victimisation, mensonges graves, crises, refus de traitement, déni de sa maladie. Elle est aussi devenue SDF et vit d'expedients avec des potes, jamais les mêmes...sa famille très pratiquante veille sur elle, tous se relaient pour la retrouver, aller la voir, ne la perdent pas de vue et prient pour elle.
Faites attention Gwen, ce type de malade est dangereux. Dans le même temps, ils ont souvent une forme d'intelligence redoutable qui leur donne la faculté de sentir le point faible d' autrui et de frapper la ou ca fait mal,de mentir avec une sincérité invraisemblable et de convaincre l'interlocuteur que c'est vous qui allez mal et qui êtes dangereux.
Oui, elle est tout à fait capable de vous envoyer en tôle, de faire enfermer votre fils, et je ne parle pas des risques de violence physique dont parle votre psy !
Vous avez le devoir de vous protéger d'autant plus que votre mari a besoin de calme et de soutien. Il a besoin de vous. Votre fils a besoin de vous. Cette psychiatre vous propose une démarche, elle partage vos convictions religieuses, vous la sentez bien, suivez là.
Vous dites qu'il y aura un jour proces, le diagnostic de cette dame sera capital.
Pour elle, vous ne pouvez que prier et faire prier. Il y a quelque chose de diabolique dans ce type de trouble...ou le diabolique s'engouffre dans la faille psychique pour envenimer le terrain.
Je vous déconseille de parler de votre foi et de votre religion quand vous avez affaire aux professionnels de la police, de la santé, de l'éducation Nationale et autres...vous risquez de passer pour une illuminée, voir pour une membre d'une secte et susciter ou aggraver la suspicion déjà enclenchée par votre fille.
Tenez nous au courant Gwen. Vous faites preuve d'un si grand courage. Je vous souhaite d'etre bien entouree d'amis et de proches solides et bienveillants à qui vous videz votre sac. Que la Vierge Marie vous couvre de son manteau maternel, que le Christ Sauveur vous sert contre son saint cœur.
Nous prions pour vous.
Samaritaine
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 25 invités
