Quel livre pour l'Office ?

Grego29
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Quel livre pour l'Office ?

Message non lu par Grego29 »

Bonjour,
Chantant le gregorien à la messe, je souhaite me former pour (potentiellement) proposer d'organiser des vêpres grégoriennes dans ma paroisse (forme ordinaire).

Je me perd un peu dans les livres. Si j'ai bien compris, le meilleurs livre est l'antiphonaire romanum II. J'ai cru comprendre que les Heures Grégoriennes (de la communauté St Martin) ont été publiées avant le dernier ordo cantus officiel. Est-ce bien cela ?

L'antiphonaire romanum II a-t-il la traduction en vis à vis ? Est-il en ligne ? Si non, quel outils en ligne permet de savoir que chanter ?

Avec tous mes remerciements
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François-Xavier
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Re: Quel livre pour l'Office ?

Message non lu par François-Xavier »

Bonjour ; essayez Societas laudis : Exemple pour les IIe Vêpres d'aujourd'hui selon l'antiphonaire romain, bilingue, avec les partitions des antiennes, de la psalmodie et les marques dans le texte latin pour les cadences de psaumes.
https://www.societaslaudis.org/fr/2026- ... -vesperas/

Il y a aussi l'app mobile qui fonctionne.
Nihil operi Dei praeponatur.

https://www.societaslaudis.org
La prière est pour l'homme le premier des biens.
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nano
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Re: Quel livre pour l'Office ?

Message non lu par nano »

Bonjour Grego29
LE livre officiel du chant des Vêpres de Dimanches et Fêtes est l'Antiphonale Romanum tome II, qui suit l'Ordo Cantus Officii 2015.
Il n'est qu'en latin, et pas en ligne. 45€ à Solesmes.

Si vous voulez une appli en latin, je vous conseille https://breviar.sk/cgi-bin/l.cgi?qt=pdnes&j=la mais les antiennes ne correspondent pas toujours, car l'OCO ne suit pas systématiquement le texte de Liturgia Horarum.

En ligne, vous trouverez l'initiative personnelle de Joerg Hudelmaier
son explication : https://forum.musicasacra.com/forum/dis ... 56/oco.pdf
le PDF lui-même : https://antiphonale.net/oco
Attention néanmoins, il explique que si la plupart des sources étaient disponibles, il a du aller chercher des sources "exotiques" pour compléter son ouvrage, voire même si j'ai bien compris ,en composer lui-même une poignée.

Si vous voulez le français en vis-à-vis, vous trouverez effectivement les Heures Grégoriennes, c'est un ouvrage d'une grande qualité.
Son énorme avantage est qu'il reprend le texte liturgique officiel francophone.
Mais, étant de 2008, il ne suit ni l'OCO 2015, ni les nouvelles traductions de la bible (2013), ni du missel (2021)

Pour l'OCO : je vous laisse étudier ce fichier dont tout ce que je sais est qu'il existe : lien
Notons quand même que la Cté St Martin a travaillé avec Solesmes (HG = 2008, ARII = 2009), et je crois que l'OCO 2015 a entériné les choix de l'ARII. Donc on ne doit pas être très loin.

Pour la traduction biblique : pour les Psaumes ce n'est pas un problème, il me semble qu'officiellement ils n'ont pas été retouchés pour ne pas désorienter les communautés religieuses qui les pratiquent quotidiennement.

Pour les éléments issus du missel (notamment l'oraison conclusive, qui le Dimanche est presque toujours celle de la messe) il faudrait aller les reprendre au missel. (idem : le Notre Père, les formules de bénédiction et de renvoi)

Évidemment, si vous voulez tout chanter en latin, et juste avoir une traduction pour suivre, vous pouvez utiliser l'appli Societas Laudis qui est très bien faite ; mais la traduction ne peut pas être utilisée pour la célébration.
Vous pouvez reprendre aussi le texte officiel francophone : https://www.aelf.org/ ou https://lh.philoux.eu/. C'est Prière du Temps Présent, scanné et ordonné : si les psaumes, les lectures, et souvent les antiennes, sont proches du texte latin ; en revanche les hymnes, répons et intercessions sont presque toujours fantaisistes.
Pour finir sur ce chapitre, une nouvelle traduction francophone de la Liturgie des Heures est en cours, mais personne pas même à l'AELF ne sait dire quand ça sortira.

Veuillez me pardonner, je rédige ce message un peu à la va-vite et de mémoire, mais j'espère vous avoir aidé à comprendre dans quoi vous avec mis le doigt ...
Grego29
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Re: Quel livre pour l'Office ?

Message non lu par Grego29 »

Merci pour vos réponses si riches... Cela correspond parfaitement à ma demande et me clarifie bien les choses. Je ne connaissais pas le site societas laudis qui est très riche.

( Oui, pour le français, c'était plus pour suivre que pour un usage liturgique)

Je présume que c'est présent dans l'antiphonale. Où puis-je trouver un descriptif des gestes, position et habits (avec prêtre, sans prêtre...) ?J'ai déjà vu un choeur chanter les offices avec chapes et bâton pour le chantre.... Et d'autres, sans rien....
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François-Xavier
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Re: Quel livre pour l'Office ?

Message non lu par François-Xavier »

Sur Societas laudis (SL), oui le Français vise principalement à mieux comprendre le Latin, pas à âtre utilisé dans un contexte liturgique. On trouve facilement les textes officiels français dans "PTP", ou sur le site AELF qui est largement diffusé, mais dont la traduction n'est pas sur le Latin mais sur le Grec. Peut être qu'un jour il y aura les psaumes et les lectures en français AELF sur SL, mais c'est un peu de travail. Ce serait en effet intéressant car on peut avoir une psalmodie modale sur le français, dont les partitions pourraient alors être fournies. L'antiphonale romanum n'a pas le français bien sûr puisque c'est un livre à l'usage de l'Eglise universelle. Mais la proposition de SL est de mettre un texte français qui permet pour une assemblée qui ne serait pas à l'aise en latin d'accéder à l'intelligibilité des textes.

Le site societas laudis permet facilement d'exporter l'ensemble des textes, des partitions, des traductions etc au format MS Word. Il suffit de cliquer sur l'icône en haut à droite et de suivre les instructions. Cela permet de gagner un temps infini non seulement pour la schola mais aussi pour l'assemblée qui voudrait (légitimement) suivre le chant. Je le mentionne car auparavant, j'ai passé des heures entières à confectionner des livrets, en souffrant sur la mis en page des traductions etc... Maintenant, tout est accessible en un seul clic, modulo les coquilles qui substent sur SL et qui sont corrigées au fil de l'eau. Je pense que par rapport à votre projet, c'est un outil précieux.

En ce qui concerne les usages de l'office divin cela peut énormément varier en fonction des maisons - malheureusement dans beaucoup d'endroits la liturgie des heures se célèbre comme s'il c'était une dévotion, une neuvaine ou le rosaire, alors même que c'est la liturgie au sens le plus plein du terme - Le clergé est très peu habitué, éduqué ou formé à faire les choses comme il faut....! J'ajoute que le niveau de cérémonial doit changer évidemment en fonction des niveaux de solennité. On ne fait pas la même chose un jour de semaine, qu'un dimanche ou le 15 août...

Voici en tout cas le petit aide mémoire / guide à l'usage du cérémoniaire qui a été mis en œuvre à l'occasion de la clôture de l'année jubilaire Dom Guéranger à la basilique - cathédrale Saint Denis en novembre dernier (Sainte Cécile et Christ Roi) ; c'est le plus haut niveau de célébration ; évidemment un office simple de semaine, on omet chapes, encens, mitre crosse et autres. Ce qui est décrit ici est le cursus monastique (Cf. place de l'hymne aux grandes heures et office nocturne beaucoup plus long) mais le principe reste identique pour le cursus séculier (remplacer "le T.R.P. Abbé" par "l'évêque" cas échéant). Par ailleurs, pas d'orgue pendant l'Avent et le Carême, sauf pour les dimanches de Gaudete et Laetare. Ce petit texte n'a pas prétention à l'exhaustivité ou à la vérité, mais il peut je pense être un bon guide s'il l'on souhaite célébrer un office divin chanté, avec tout le cérémonial nécessaire. C'est un peu long et peut être technique, mais ne soyez pas effrayé ; si vous avez des questions, j'essaierai de répondre.

Coutumier de l'office divin, cérémonial pontifical, avec adaptations et précisions nécessaires.

Généralités
Le T.R.P. Abbé est revêtu de l’aube (le cas écheant parée) est entouré à sa droite et à sa gauche de deux assistants, également en aube (le cas échéant parées). Il est suivi du porte mitre et du porte crosse, avec vimpa. Il est précédé des 4 chantres en aube (le cas échéant parée également) et chape.
Les assistants peuvent être des diacres ou des prêtres (qui peuvent alors revêtir la dalmatique, ou la chape / pluvial)
Chaque fois qu’il est nécessaire, le 1er assistant met la mitre au Père Abbé, et le 2nd la lui ôte.
De manière générale, le 1er assistant prend place à la droite du Père Abbé, et le 2nd à sa gauche, et l’accompagnent pendant les déplacements en procession.
A noter que le T.R. P. Abbé prend la mitre puis la crosse, en revanche il donne la crosse puis enlève la mitre.
Il met la mitre pour la psalmodie (mais pas pour l'hymne) uniquement.
S'il y a salut du SS, pas de bénédiction finale, et il ne remet la mitre qu'après que le SS ait été remis au tabernacle.
Positions assise ou debout pour le chœur, des chantres et des ministres.
Le Chœur demeure ou de met debout tant que le TRP Abbé et ses ministres le sont.
Le Chœur se met debout à l’asterisque du verset précédant la doxologie de la fin de chaque psaume, et s’incline profondément pendant cette dernière. Il se rassoit après l’asterisque de sicut erat in principio et nunc et semper *.

Les ministres (assistants, acolytes, thuriféraire, etc) calquent leur position sur celle du P. Abbé : debout à l’introduction de l’office, assis pour la psalmodie (y compris pour les doxologies), debout à l’hymne, debout au cantique évangélique, aux prières litaniques, à la collecte finale, au Benedicamus Domino, et à la bénédiction (le cas échéant).

Les Chantres entonnent et reprennent chacune des antiennes en position debout mais demeurent assis aux doxologies. Conséquemment : ils sont seuls debout aux reprises de chacune des antiennes. Préparer 4 tabourets à droite en haut du chœur.

Déroulement type
La procession à l’entrée (avec jeu d’orgue) : Porte croix entouré de 2 acolytes, précédé de l’encensoir. A l’arrivée face à l’autel sur 3 lignes :
- Le T.R.P. Abbé au centre, entouré des deux assistants, eux-mêmes entourés des porte mitre et porte crosse [La crosse n’est utilisée ordinairement que par l’ordinaire du lieu dans sa cathédrale. Il y a cependant un usage répandu qui veut qu’un prélat que l’on veut honorer peut être autorisé à user de la crosse, mais avec la volute de cette dernière tournée vers lui. Dans tous les cas ce qui est décrit ici peut également être accompli sans la crosse.] , et du thuriféraire.
- Les 4 chantres.
- Le porte croix et les 2 acolytes
Après génuflexion de tous (sauf le porte croix et les 2 acolytes) :
Intonation de Deus in adiutorium [On fait sur soi le signe de la croix à Deus in adiutorium et au commencement du Magnificat, et du Benedictus. Le cursus monastique de la liturgie des heures ne prévoit pas de Nunc Dimittis aux complies] (avec préintonation par l’orgue). Inclination profonde à la doxologie puis génuflexion de tous (sauf le porte croix et les acolytes).
- Le TRP abbé rejoint son siège entouré des deux assistants.
- Le porte mitre et le porte crosse s’assoient au pied du siège du T.R.P Abbé.
Deux chantres imposent la 1ère antienne au TRP Abbé qui l’entonne. Pour cela ils se présentent devant lui, et pré entonnent après inclination profonde, puis la poursuivent après une nouvelle inclination profonde avec tout le chœur en regagnant le banc du côté opposé au chœur. Les 4 chantres entonnent le premier verset puis alternent la psalmodie avec le chœur, pour les 5 (ou 4 psaumes aux vêpres) qui suivent.
Les antiennes suivantes sont entonnées par les chantres, qui se mettent alors pour cela, seuls debout. [Il faut donc veiller que le chœur ne se lève pas par mimétisme au début de chaque antienne ou bien à la fin de chaque psaume au moment où les chantres se lèvent pour entonner ou reprendre l’antienne.]
L’orgue accompagne le chant des antiennes et de la psalmodie.
La Lectio brevis est cantilée à l’ambon alors que tous sont assis, par un chantre. Après cela immédiatement, il rejoint le banc des chantres, et après quelques instants de silence (le temps de reciter lentement – secrètement – un Pater) ils entonnent le répons bref (ou le répons prolixe le cas échéant au 1e Vêpres) , tous étant debout, avec inclination profonde à la doxologie pour le chœur.
L’hymne est chantée debout (Cf. mention pour la mitre ci-dessous) avec inclination profonde à la dernière strophe.
Le verset est entonné par les 4 chantres auxquels répond le chœur.
L’antienne du cantique évangélique (Benedictus ou Magnificat) est imposée par 2 chantres au T.R.P. Abbé, de la même façon que pour la 1ère antienne de l’office. Juste après l’intonation, imposition de l’encens (cf. ci-dessous) et encensement de l’autel. En entonnant Magnificat ou Benedictus, on se signe. A l’issue, retour du T.R.P. Abbé au siège. A la reprise de l’antienne, le chœur est assis (les chantres debout, comme pour les autres psaumes).
Aux litanies, tous sont debout, tournés vers l’autel. Les invocations sont chantées par un ou deux chantres, qui restent pour cela à leur place.
Le Pater est chanté par le T.R.P Abbé seul, alors que tous s’inclinent profondément. Tous chantent les derniers mots avec lui : R/. Sed libera nos a Malo, en se relevant.
Un acolyte présente le livre au T.R.P Abbé, à hauteur des yeux, pour le chant de la collecte finale. Elle est chantée immédiatement sans « oremus », par le T.R.P Abbé, tourné vers l’autel, tous étant inclinés, avec la conclusion longue.
Immédiatement après chant du renvoi Benedicamus Domino par les quatre chantres, depuis le banc. Ensuite, bénédiction pontificale (Cf. mitre et crosse, ce dessous) : Sit nomen Domini benedictum R/. etc…
Si l’office des vêpres est suivi du salut au T.S. Sacrement, on ne donne pas la bénédiction.

Usage de l’orgue à l’office de jour (y compris complies)
Aux offices les plus solennels, une pièce peut être jouée avant l’office lorque les ministres gagnent l’autel. Il préentonne « Deus in adiutorium ». Il donne la première note de chaque nouvelle antienne avant leur intonation et accompagne la psalmodie et le répons bref, que ce soit pour les psaumes du cursus ou le cantique évangélique. Il ne se fait pas entendre pour les litanies et l’oraison finale mais se fait entendre également pour l’accompagnement du Benedicamus. L’orgue doit veiller à ne pas couvrir les voix ou gêner l’intelligibilité des textes.

L’office nocturne :
Après l’entrée habituelle, le cas échéant, et avant le début de l’office, quelques instants de silence (l’orgue s’est tu) pendant lesquels chacun récite en silence la prière « Aperi Domine ».
L’office commence par « Domine labia mea aperies » chanté trois fois selon le cursus monastique, une seule fois selon le cursus séculier (préintonation de l’orgue), en lieu et place de Deus in adiutorium
Le psaume d’attente est entonné sur le ton sine antiphona / in directum) et chanté en alternance par les chantres et le chœur, avec accompagnement de l’orgue.
L’antienne d’invitatoire est chantée une première fois par les chantres puis répétée par le chœur, tandis que les versets du psaume invitatoire sont chantés par les chantres. Prêter attention aux gestes indiqués : A genoux pour Venite adoremus et procidamus ante Deum jusqu’à la fin du verset.
L’hymne est chantée de façon alternée entre les chantres et le chœur, de la façon habituelle.

Psalmodie des 3 nocturnes.
A l’issue de l’hymne et avant la première antienne du premier nocturne, les chantres retirent les chapes et rejoignent les stalles.
Intonations des antiennes :
Elles se font dans l’ordre de dignité au chœur, toujours de la même façon : Deux préchantres se présentent devant celui qui doit entonner qui se lève pour cela (d’abord le T.R.P Abbé, puis le suivant dans l’ordre de dignité etc pour les 13 antiennes). Donc pour la première antienne, tous se tiennent debout, mais pas pour les suivantes.
Les alternances de psalmodie lors des trois nocturnes ne se font plus entre les quatre chantres et le chœur mais entre les deux côtés du chœur.
Verset et bénédiction à la fin de la psalmodie de chaque chœur.
Le verset est entonné par deux préchantres tandis que tous, debout, répondent.
La bénédiction est chantée par le T.R.P. abbé alors que tous s’inclinent profondément.

Chant des lectures puis des répons.
Le légile qui est placé au milieu du chœur (et non l’ambon), tourné vers l’autel. Le cérémoniaire conduit le lecteur au légile au moment voulu ; et prend soin de lui indiquer dans le livre la lecture qu’il doit chanter la lecture se fait tourné vers l’autel. Il chante la lecture avec les salutations d’usage, avant et après.
A l’issue de chaque lecture, les chantres qui doivent chanter le répons qui suit immédiatement se positionnent également au milieu du chœur, un peu en retrait du légile, également tournés vers l’autel, avec salutations d’usage avant et après le chant.
Point particulier au 3ème nocturne.
Le chant du début de l’évangile qui constitue la première partie de la 1ère leçon ne requiert ni ministre ordonné, ni étole.
Te Deum et fin de l’office de nuit.
A l’issue du 4ème répons du 3ème nocturne, on peu jouer une pièce d’orgue méditative, pendant que le T.R.P. abbé se revêt de l’étole, à nouveau de la chape ainsi que les 4 chantres.
Il se présente face à l’autel entouré le cas échéant des assistants et des acolytes portant les chandeliers, et du thuriféraire et suivi des 4 chantres qui se mettent en ligne derrière lui et entonne Te Deum laudamus (préintonation orgue). Le chant de cette hymne est alterné entre les 4 chantres et le chœur.
A l’issue il prend l’évangéliaire sur l’autel, puis il se rend à l’ambon, entouré des acolytes portant chandeliers et encense l’Evangéliaire comme à la messe. Il chante l’évangile précédé de Dominus vobiscum etc. alors que le thuriféraire encense. A la fin du chant, tous répondent « Amen ».
Il revient ensuite face à l’autel, et entonne Te decet Hymnus (préintonation orgue), que tous poursuivent avec lui. Puis toujours face à l’autel, il chante « oremus » et la collecte avec la conclusion longue.
A l’issue, immédiatement, et sur place, « Benedicamus Domino » par les 4 chantres etc.
Puis on se retire comme d’ordinaire (pièce d’orgue calme).

Usage de l’orgue à l’office de nuit
Il diffère assez largement de l’usage de l’orgue à l’office diurne. Pour les offices les plus solennels, on peut entendre l’orgue avant le début de l’office, pour la psalmodie du psaume d’attente (accompagnement léger sur le ton sine antiphona / in directum), l’invitatoire, et l’hymne. Par contre pour la psalmodie, les lectures et les répons, l’orgue ne se fait pas entendre. Il reprend après le dernier répons du 3ème nocturne. Une courte pièce méditative peut être jouée alors que le T.R.P. Abbé prend l’étole et la chape, et que les chantres également reprennent la chape, et accompagne jusqu’à la fin. A l’issue de l’office, une pièce peut également être jouée (tout comme aux laudes et vêpres).

PORTE-LIVRE

1/ 1e Vêpres et laudes.
A/ A la sacristie.
-Avoir soin de préparer la page du livre et de repérer l'antienne du Magnificat et du Benedictus et l'oraison de la fête.
-Se tenir à côté du porte-mitre.
- A la sortie de la sacristie, et jusqu'au chœur, marcher entre le porte-crosse (droite) et le porte-mitre (gauche), derrière le T.R.P. Abbé et ses assistants.

B/ Au chœur.
- A l'arrivée : salut à l'autel en même temps que le T. R. P. Abbé et ses assistants (à peu près à la hauteur de la place qu'on doit occuper); se placer à la gauche du porte-crosse.
- Après l'hymne, dès que le chœur répond au verset chanté par les chantres : présenter l'antienne du Magnificat au T. R. P. Abbé (de face) ; inclination profonde avant et après la présentation du livre. Regagner sa place pour le chant du Magnificat et du Pater.
- Après le Pater, dès l'inclination de l'"Oremus...", présenter le livre au T. R. P. Abbé pour l'oraison (de côté) ; inclination avant et après.
- Quand l'office est achevé, après la bénédiction du T. R. P. Abbé, salut à l'autel depuis sa place, en même temps que le T. R. P. Abbé et ses assistants, une fois que les chantres sont passés à la suite du thuriféraire.
- Puis suivre le T. R. P. Abbé entre le porte-mitre et le porte-crosse.
- De retour à la sacristie salut à la Croix et au T. R. P. abbé.

PORTE-CROSSE

1. Remarques générales
- On présente toujours la crosse au T. R. P. Abbé de telle sorte qu'il la tienne la volute vers l'avant; quand le porte-crosse marche avec, veiller à ce que la volute soit toujours orientée vers l'avant.
- Après avoir imposé la crosse au T. R. P. Abbé, le porte-crosse fait une inclination profonde et laisse toujours passer le T. R. P. Abbé avant lui.
- Quand on s'avance vers le T. R. P. Abbé pour lui reprendre la crosse, on ne fait pas d'inclination, on se présente devant lui en temps voulu, les mains sous la Vimpa.
- D'une manière générale, toujours présenter la crosse après l'imposition de la mitre. En revanche la reprendre avant qu'on ne lui ait retiré la mitre.

2. Vêpres et Laudes

- Le porte-crosse revêt la Vimpa sur l'aube, prend la crosse et se place à la sacristie sur la gauche par rapport à la croix. Au départ de la sacristie il présente la crosse lorsque le T. R. P. Abbé a reçu la mitre, il s'efface ensuite pour laisser passer les ministres.
- Il suit le T. R. P. Abbé avec le porte-livre et le porte-mitre.
- A l'arrivée au chœur : salut à l'autel en même temps que le T. R. P. Abbé et ses assistants. Lorsque le T. R. P. Abbé est à son siège prendre la crosse, la mettre ensuite dans le trou dans la marche, puis se placer à la droite du porte-livre.
- Vers la fin du répons, venir prendre la crosse. Retourner à sa place, en tenant la crosse.
- Après l'imposition de l'encens, au début du Magnificat ou du Benedictus donner la crosse au T. R. P. Abbé, suivre et reprendre la crosse en haut du sanctuaire, faire l'inclination à l'autel en même temps que le T. R. P. Abbé et ses assistants puis se placer au chœur en face du porte-mitre ; redonner la crosse quand le T. R. P. Abbé a reçu la mitre après l'encensement (autel et reliques éventuellement).
- Reprendre la crosse à la fin du cantique évangélique avant le Gloria (sauf si le Père Abbé n'est pas encore encensé).
- Vers la fin du Benedicamus Domino. - Deo gratias. Aller près du T. R. P. Abbé lorsqu'il a reçu la mitre, la tenir près de lui, face à l'autel, pendant les versets. La lui donner au mot Deus, se mettre en inclination profonde pour la bénédiction, puis retourner à sa place.
- A la fin de l'office, salut à l'autel de sa place en même temps que le T. R. P. Abbé avec le porte-mitre et le porte-livre.

PORTE-MITRE

1/ Premières Vêpres et Laudes.
-Le porte-mitre revêt la vimpa sur l'aube, prend la mitre et se place à la sacristie derrière le premier assistant auquel il donne la mitre au départ de la sacristie ; il s'efface ensuite pour laisser passer les chantres il suis le T. R. P. Abbé avec le porte-livre et le porte crosse.
- A l'arrivée au chœur: salut à l'autel en même temps que le T. R. P. Abbé et ses assistants; lorsque le T. R. P. ABBÉ a déposé la crosse, recevoir la mitre des mains du 2ème assistant, inclination après et non avant, il va se placer ensuite à la droite du cérémoniaire.
- Donner la mitre au 1er assistant pour la psalmodie lorsque le chœur s'assoit, la reprendre à la fin du répons prolixe.
-La donner à nouveau après l'intonation de l'antienne du Magnificat ou Benedictus, suivre le T.R.P. ABBÉ lorsqu'il monte à l'autel, à l'arrivée à l'autel l'Abbé cède crosse et mitre ; faire l'inclination en même temps que lui puis se placer en chœur face au porte-crosse, redonner la mitre après l'encensement (autel et relique éventuellement).
- Reprendre la mitre à la fin de la reprise de l'antienne du Magnificat ou Benedictus (à la fin de l'encensement du chœur).
- Au "Deo Gratias" redonner la mitre.
- A la fin de l'office, salut à l'autel de sa place en même temps que le T. R. P. Abbé, puis suivre le T. R. P. Abbé avec le porte- livre et le porte-crosse.

2/ 2ème Vêpres. (il y a salut au T.S.S.)
- ...Garder la mitre au Benedicamus Domino.
- Se tenir à genoux à droite du porte-livre (rester à genoux pendant l'imposition de l'encens) suivre les mouvement du chœur.
-Donner la mitre après l'inclination à l'autel.

Thuriféraire
1. Remarques générales

- Quand il n'y a pas d'encens dans l'encensoir, le thuriféraire porte l'encensoir ouvert de la main gauche : le petit doigt dans l'anneau fixe, le pouce dans l'anneau mobile donne l'ouverture qui convient ; cependant, pour l'imposition de l'encens, il est opportun de relever davantage le couvercle de l'encensoir.
- En attendant l'imposition de l'encens, le thuriféraire prend la navette de la main gauche et balance l'encensoir en prenant les chaînes de la main droite.
- Au moment de l'imposition de l'encens, le thuriféraire donne la navette, toujours de la main droite, au T. R. P. Abbé, ou au diacre, ou au cérémoniaire, ou au célébrant principal (suivant les cas), et soutient l'encensoir suffisamment ouvert à une hauteur convenable pour que celui qui impose l'encens y puisse facilement l'y mettre. L'encens ayant été mis et bénit, s'il y a lieu, le thuriféraire abaisse le couvercle, prend l'encensoir de la main droite, et reprend la navette de la main gauche ; puis faire une inclination à celui qui a imposé.
- Quand il y a de l'encens, il le porte toujours de la main droite, la navette de la main gauche.
- Quand le thuriféraire encense le célébrant ou un prélat, il tient l'encensoir par le haut des chaînes de la main gauche ainsi que la navette, le bas dans la main droite.
- Le chœur est encensé à bout de chaînes ainsi que les fidèles.
- Les encensements se font avec dignité et aisance. Celui qui encense soutient le haut des chaînes de sa main gauche sur sa poitrine; de la main droite, il tient la bas des chaînes entre le pouce et les deux premiers doigts, les deux autres étant repliés, laissant une intervalle entre la main et l'encensoir.
- Celui qui encense une personne ou un objet élève l'encensoir à la hauteur de son visage vers cette personne ou cet objet ; puis il donne à l'encensoir une légère impulsion ; il l'abaisse ensuite jusqu'à la ceinture. On répète cette cérémonie une seconde et une troisième fois ; bien distinguer les temps.

2. Vêpres

- Mettre 6 chandeliers [le dimanche et célébrations de 1er ordre. Sinon, 2 aux féries, 4 aux mémoires et fêtes] à l'autel et les allumer ; préparer et allumer les charbons.
- S'habiller et attendre à la sacristie.
- Au signal du cérémoniaire, inclination et précéder le cérémoniaire (aller lentement).
- En haut du chœur, faire une inclination profonde puis gagner directement sa place.
- Au Sicut erat du dernier psaume, faire une inclination devant le T. R. P. Abbé et gagner la crédence et agiter l'encensoir.
- Après l'intonation de l'antienne du Magnificat se présenter devant le T. R. P. Abbé en même temps que le cérémoniaire. C'est le cérémoniaire qui présente la navette.
- Monter à l'autel à la droite du T.RP. Abbé, faire une inclination profonde à la croix en même temps que le T.R.P Abbé, contourner les chandeliers par la droite, présenter l'encensoir, inclination, tour de l'autel en tenant le bord de la chape, inclination, descendre les marches avec lui, inclination ensemble devant le T. R. P. Abbé, encensement, inclination (pendant tout ce temps ne pas oublier de tenir la chape du T.R.P Abbé).
Reprendre l'encensoir, suivre le T.R.P Abbé pour l'encenser (inclination médiocre avant et après), ensuite encenser le choeur et les fidèles en commençant par le côté sud). Après avoir encensé le chœur, inclination à l'autel et aller à la crédence.
- Au Benedicamus Domino - Deo Gratias, aller devant le T. R. P. Abbé (avec le diacre) pour faire imposer l'encens. Même chose que précédemment, le T. R. P. Abbé ne bénit pas l'encens.
- Revenir à la droite du T.R.P Abbé, passer l'encensoir au diacre (ou à l’assistant – chapier) et s'agenouiller au-dessous de lui. Une fois l'encensement fait, se relever et reprendre l’encensoir ; retourner à environ 2 m derrière le T.R.P Abbé et sur la droite (rester debout si le chœur est debout et balancer légèrement l'encensoir).
- Pendant le chant du Tantum ergo après veneremur cernui, se lever et aller faire imposer l'encens par le T. R. P. Abbé; revenir près de l'hebdomadier, donner l'encensoir et faire comme précédemment ; reprendre l'encensoir après l'encensement et se remettre à genoux en retrait comme précédemment, là ne plus balancer l'encensoir mais le poser sur le sol.
- Le T. R. P. Abbé se lève pour lire l'oraison, pendant ce temps, rester à genoux. T. R. P. Abbé monte à l'autel, donner la bénédiction du Très Saint Sacrement ; s'incliner comme les autres moines.
- Lorsque le cérémoniaire enlève le voile huméral de l'hebdomadier, se relever et le suivre vers la crédence.
- Remettre à sa place l'encensoir et suivre de nouveau le cérémoniaire (sans l'encensoir).
- Au chœur se mettre derrière le T.R.P. Abbé et s'incliner à la croix en même temps que lui. Descendre le chœur, précédant ainsi l'hebdomadier et le cérémoniaire. A la sacristie, salut à la croix.
Nihil operi Dei praeponatur.

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Grego29
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Re: Quel livre pour l'Office ?

Message non lu par Grego29 »

Merci pour toutes ces réponses, si riches...
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