La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

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prodigal
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par prodigal »

patatedouce a écrit : ven. 17 juil. 2026, 23:33
prodigal a écrit : Mais comme l'a montré Platon, nul n'est méchant volontairement.
Dire cela, c'est refuser le principe de l'autonomie de la volonté
Ah non, pas du tout!
Nul ne veut le mal pour le mal, mais il arrive fréquemment que le mal soit néanmoins voulu, en vue d'autre chose : l'intérêt par exemple, ou bien une satisfaction d'amour-propre, ou encore le pouvoir, ou si vous préférez une satisfaction d'ordre sensuel, nous avons toujours mille raisons de vouloir le mal, mais pas pour le mal lui-même, mais bien pour ce qu'il prétend apporter. Et c'est bien la volonté autonome qui choisit, et qui pèche.
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

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lintrus a écrit :J’ajouterai que au moment du péché l’EGO refuse de prendre en compte ses conséquences pour réaliser son désir qui est aussi une volonté – car sa volonté pourrait s’y opposer mais elle se met parfois en retrait. Connaitre le bien et le mal et les conséquences n’est donc pas suffisant. Je partage aussi la présentation du sieur Didyme sur le libre arbitre, le refuser c’est simplement refuser l’idée d’une responsabilité humaine.
Tout à fait. Car s'il n'y a pas une histoire de volonté alors il n'y a pas prise de conscience de cette responsabilité et il n'y a pas non plus prise de conscience du besoin de Dieu et de sa place. Et l'histoire humaine avec ses méandres est totalement vaine.


D'ailleurs, la doctrine de Christus Victor citée précédemment, associée à une négation d'un libre-arbitre + négation d'un diable personnel (si je me rappel bien ces éléments de la discussion) me renvoie l'impression d'une responsabilité du mal qui incomberait exclusivement à Dieu, dont l'œuvre serait alors défectueuse ( :?: )

lintrus a écrit :Mais à quoi bon poursuivre. En 2015, le même homme s’est présenté sur ce forum et sur un fil fort ressemblant a déjà mené, en juillet également (il s’y ennui de perdre ses élèves...) la même démarche. C’est intéressant de comparer et de suivre son évolution humaine. En ce qui me concerne, j’attendrai encore 10 ans pour voir si cela mérite de débattre.

La doctrine des tourments éternels est une fable diabolique
https://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=38117
Je suis agréablement surpris de voir que j'ai réussi à l'époque à résister à intervenir sur un sujet aussi appâtant pour moi. 💪 :-D ✌️
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

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prodigal a écrit : sam. 18 juil. 2026, 8:29
patatedouce a écrit : ven. 17 juil. 2026, 23:33
Dire cela, c'est refuser le principe de l'autonomie de la volonté
Ah non, pas du tout!
Nul ne veut le mal pour le mal, mais il arrive fréquemment que le mal soit néanmoins voulu, en vue d'autre chose : l'intérêt par exemple, ou bien une satisfaction d'amour-propre, ou encore le pouvoir, ou si vous préférez une satisfaction d'ordre sensuel, nous avons toujours mille raisons de vouloir le mal, mais pas pour le mal lui-même, mais bien pour ce qu'il prétend apporter. Et c'est bien la volonté autonome qui choisit, et qui pèche.
Il me semble avoir déjà lu que derrière chaque péché il y a à l'origine une bonne disposition. Ou quelque chose comme ça.

En effet, si l'on considère que Dieu nous fait don par l'entendement, en notre volonté supérieure de vouloir le bien alors le mal résulte de cette perte de bien initial, de sa défiguration par notre volonté inférieure, la chair.
Il n'y a donc pas de volonté du mal pour le mal, telle que le mal ayant une réalité propre, indépendante du bien mais le mal est un bien initial qui nous est donné et que l'on perverti.

D'ailleurs, on a souvent tendance à vouloir justifier le mal que l'on fait, tel que celui-ci serait un bien.


J'ai parfois tendance à me rendre compte qu'il peut m'être difficile de lutter contre certains péchés car ils n'ont pas les traits d'un mal absolu justement mais j'y perçois quelque chose d'une impulsion positive à l'origine mais qui est désorientée, déviée. L'impression que si je parvenais à percevoir le désir originellement bon et ce qui l'a fait dévier, il serait plus facile de désamorcer ce péché. Mais ce n'est certainement qu'une impression.
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par ThéophileduSegala »

lintrus a écrit : sam. 18 juil. 2026, 6:51

Mais à quoi bon poursuivre. En 2015, le même homme s’est présenté sur ce forum et sur un fil fort ressemblant a déjà mené, en juillet également (il s’y ennui de perdre ses élèves...) la même démarche. C’est intéressant de comparer et de suivre son évolution humaine. En ce qui me concerne, j’attendrai encore 10 ans pour voir si cela mérite de débattre.

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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par Gaudens »

En disant cela, Jésus prophétise que l’Église connaîtra les affres de l’apostasie jusqu’à mourir pleinement, mais qu’elle ressuscitera, car les portes de la tombe ne pourront pas la retenir. Ce scénario, me semble-t-il, s’est déjà produit de nombreuses fois au cours de l’histoire. L’Église est ainsi morte lorsque Tertullien a introduit en son sein la pernicieuse doctrine des tourments éternels ; mais les portes de la mort n’ont pas pu la retenir, si bien qu’elle est revenue à la vie lorsque les pères cappadociens ont rectifié l’erreur en promulguant la lumineuse doctrine de l’apocatastase. Et ce type de résurrection s’est déroulé à maintes reprises au cours de l’histoire. L’Église a souffert le martyre, mais elle demeure en vie. Car les portes de la mort n’ont jamais prévalu contre elle, et elles ne prévaudront jamais. Et pour cause, Jésus a déclaré : « je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts » (Apocalypse 1:18). L’Église peut donc bien goûter à la mort (et elle y a déjà goûté de nombreuses fois), elle dispose en la personne de Jésus d’un portier bienveillant. Et comme ce portier possède les clefs du séjour des morts, elle peut être assurée de sa résurrection. Il est d’ailleurs intéressant de constater que le destin de l’Église – l’épouse du Christ – est intimement lié à celui de son mari. Car de même que Jésus est mort et est ressuscité, l’Église aussi est morte et ressuscitée à maintes reprises au cours de l’histoire.
Bonjour Colas,
Je ne pensais pas revenir vers vous sur ce fil mais votre post de jeudi à 21h01 m'y pousse.
Plus je vous lis (et je n'avais pas remarqué que vous étiez déjà venu vers nous il y a onze ans sur le même thème), plus vous m'apparaissez totalement submergé par une obsession théologique - l'apocatastase - qui dérive vraisemblablement d'un amour du prochain et d'une compassion démesurée , sans limites ( magnifiques en elles mêmes) , au point d'égarer votre compréhension de la Révélation, obsession guère fondée malgré votre considérable culture éxégétique et patristique.
Non, l'Eglise n'est pas morte plusieurs fois et ce ne sont pas les idées d'un Tertullien ou d'un autre Père sur ce sujet , qui auraient ou la tuer..Elle bénéficie de la promesse indéfectible du Seigneur qui sera avec elle jusqu'à la fin des temps.Toute la Révélation et toute l'histoire de l'Eglise ne sauraient se réduire à l'impact d'un seul dogme, celui que vous professez à rebours de l'Eglise. Une partie de ce qui nous semble un regrattable égarement vient sans doute d'une perception parfaitement protestante de ce qu'est l'Eglise; une perception quasi fonctionnelle et non sacramentelle.D'où votre acceptation de la théorie des trois branches, contraire à un oecuménisme véritable (Rome se réclamant de Pierre, Byzance de Jean -non, c 'est d'André qu'ils se réclament comme apôtre supposé de la Mer Noire- et la Réforme de Paul ... Que Saint Paul ait beaucoup intéressé (voire obsédé) la Réforme, ce n'est pas niable mais il n'y a là nulle succession apostolique comme celle dérivant de Pierre, Marc, Jean ou tout autre Apôtre.On aimerait vraiment que votre amour du prochain et votre compassion se traduisent plutôt par une prière fervente pour le salut des âmes plutôt qu'à la répétition dévorante d'une certitude comme la vôtre.
Fraternellement,
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

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Bonjour Lintrus,


cher Colas,
Vous êtes ( étiez?) devenu un hôte sympathique de ce forum grâce à votre courtoisie et à la clarté de votre expression (l'une et l'autre supérieures, je dois dire, à celles de votre interlocuteur le plus fréquent récemment) , et ce malgré la formulation un peu trop agressive que vous aviez choisie pour ce fil.

L’interlocuteur en question vous fait savoir qu’il ne publie pas des posts sur un forum catholique pour faire un devoir de français ou offrir un plaisir littéraire, mais pour contribuer au même titre que chacun à l’effusion du Saint-Esprit dans les coeurs et les esprits. Et que regardant ses interlocuteurs dans les yeux, il aimerait qu’ils en fassent de même. Rien ne vous oblige à me lire, mais si vous le faites et y trouvez de l’intérêt, ne soyez pas hypocrite mais exemplaire, à plus forte raison si vous critiquez les autres sur la forme.
Il pourrait sans quoi vous faire observer qu’il s ‘est gardé de critiquer votre catholicisme mou, qui ressemble à celui de quelqu’un qui se faisant violer, s’en plaindrait mais devant l’insistance et plutôt que de se battre, bec et ongles, choisirait d’ y contribuer en réclamant que ce ne soit pas comme ci mais comme cela. Etes-vous réellement dupe de sa courtoisie ? Alors quand je parlais de naiveté, n’en envisageant que le bon côté, je me suis trompé. La Naïveté suppose du courage, pas de la lâcheté. Inutile que je tourne mieux mes phrases, vous m’aurez compris et cela seul m’importe. Pour votre pénitence, je vous invite à méditer ce passage de saint Jean (5 : 39-44) :
« Vous scrutez les écritures et vous pensez qu’en elles, vous avez la vie qui est éternelle ; elles qui témoignent à mon sujet ! Ne voulez-vous pas venir à moi, pour avoir la vie éternelle ? Or de l’éloge qui vient des fils d’hommes, je ne reçois rien…
Mais je vous connais, je sais qu’il n’y a pas en vous d’amour de Dieu. Je suis venu au nom de mon Père et vous ne m’avez pas reçu. Pourtant si un autre venait en son nom propre, lui, vous le recevriez. Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez les louanges les uns des autres, cependant que l’éloge qui vient du seul Dieu, vous ne le recherchez pas ! »
Et pour contribuer à votre rétablissement, de vous souvenir qu’il ne suffit pas de dire haro au relativisme, si vous ne corrigez pas une personne qui au nom de l’oecuménisme, exige que vous en avaliez une dose considérable comme s’il s’agissait d’une prescription médicale et de simple bon sens.[/quote][/quote][/quote]


Je ne compte pas répondre à des propos si pitoyables,du moins sur ce fil car vos très abondants et parfois bien discutables propos me donneraient envie d'y répondre sur un autre fil (mais je n'en aurai sans doute pas le temps).Un MP vous avait été adresssé la semaine passée ou la précédente mis vous ne l'avez sans doute pas vu.
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

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Didyme a écrit : ven. 17 juil. 2026, 22:39 Je pense aussi à ce passage de la Genèse : "mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal" (Genèse 3 : 5)
"Vous serez comme des dieux", vous posant en principe, étant la propre cause de votre vouloir, quelque chose comme la naissance d'un libre-arbitre.
"Connaissant le bien et le mal", ou décidant (comme le connaissant) par vous-même le bien et le mal. Ce qui est bien l'objet du libre-arbitre.
Cher Didyme,

L’idée selon laquelle le libre-arbitre puiserait son origine dans la chute est intéressante et originale. En imputant ainsi la création du libre-arbitre à l’égo, vous prenez clairement vos distances avec le cliché éculé selon lequel le libre-arbitre serait un don de Dieu. Cela est tout à votre honneur, et je ne peux que saluer une telle initiative. Cela étant dit, quelque belle et lumineuse que soit votre théorie, j’estime qu’elle n’est pas biblique.
Dans le Livre de la Genèse, le serpent dit à Adam et Ève : « mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux » (Gen 3:5). Par l’expression « vous serez comme des dieux », il faudrait selon vous entendre : « vous acquerrez une certaine forme de libre-arbitre ». Vous supposez donc que Dieu est doté d’une certaine forme de libre-arbitre. Mais une telle hypothèse est-elle bien biblique ? Je ne le crois pas. Car selon l’Écriture, le Seigneur ne dispose pas de la capacité de faire le mal. Non seulement cela, mais la seule idée de faire le mal ne peut pas même venir lui effleurer l’esprit. Car « Dieu ne peut être tenté par le mal » (Jacques 1:13).
Croyez-vous vraiment que Dieu ait la latitude de mentir ? Bien sûr que non ! L’épître à Tite commence d’ailleurs par ces mots : « Paul, serviteur de Dieu, et apôtre de Jésus-Christ pour la foi des élus de Dieu et la connaissance de la vérité qui est selon la piété, lesquelles reposent sur l'espérance de la vie éternelle, promise dès les plus anciens temps par le Dieu qui ne peut mentir » (Tite1:1-2). Dans l’Ancien Testament, Jéhovah a ainsi fait un certain nombre de promesses relative à la vie éternelle et au salut universel. En Ésaïe 45:23, par exemple, on lit : « je le jure par moi-même, la vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée : tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi ». Jéhovah a ainsi juré que toute langue rendrait gloire à Dieu et chanterait ses louanges, que ce soit dans les cieux, sur la terre ou sous la terre (voir également Romains 14:11 et Philippiens 2:10). Croyez-vous vraiment que le Seigneur puisse se parjurer en violant son serment ? Croyez-vous vraiment qu’il puisse abroger son irrévocable décret ? Bien sûr que non ! Contrairement à la thèse de Von Balthasar, l’idée selon laquelle l’homme possèderait la latitude de persister indéfiniment dans la désobéissance n’est pas scripturaire ; cette idée ne dénote pas même une possibilité théorique, car elle s’inscrit en porte-à-faux avec les promesses vétérotestamentaires.
Dieu ne dispose d’aucun libre arbitre. Quant aux enfants de Dieu, eux non plus ne « jouissent » d’aucun libre-arbitre. Et cela est logique, puisque ceux-ci procèdent de la semence divine et portent les caractéristiques de leur Père (voir 1 Jean 3:9). Les enfants de Dieu sont ainsi des « esclaves de Dieu », selon l’expression employée par Paul en Romains 6:22. Et s’ils sont bien libres à l’égard du péché, ils ne « jouissent » d’aucune liberté à l’égard de la justice. Dieu non plus n’est pas libre, car le Seigneur est contraint par son propre amour.
Il existe cependant une grande différence entre Jéhovah et ses enfants. Le premier n’est l’esclave de personne, si ce n’est de lui-même ; tandis que les seconds sont les esclaves de Dieu.

Mais permettez-moi de revenir au persiflage du serpent : « mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gen 3 : 5). À la différence des hommes, Dieu connaît véritablement le bien et le mal. Et dans la mesure où cette connaissance est pleine et entière, il n’est pas libre à l’égard de la justice. Son amour le contraint à choisir ce qu’il y a de meilleur pour sa création tout entière, sachant bien que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8 :28). En goûtant au fruit défendu, Adam et Ève ont quant à eux acquis une connaissance imparfaite ; et cette connaissance partielle, de par sa nature même, les contraint à pécher. Or dans la mesure où tous les hommes descendent d’Adam, tous sont pécheurs. Tous les non-croyants sont donc esclaves du péché selon qu’il est écrit : « en vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché » (Jean 8:34). Il n’y a ici aucun libre-arbitre. La seule liberté dont les hommes jouissent est celle qui survient lorsqu’ils rencontrent le Christ. Car l’Écriture dit : « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32). Notez bien que l’homme n’est pas affranchi par l’assentiment qu’il donne à la vérité, mais par la vérité elle-même. Libre à l’égard du péché, il devient alors esclave de la justice à l’image de son Père.
Car le fait est que si l'on connaît en Vérité le bien et le mal alors nous ne pouvons refuser Dieu.
"Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira" (Jean 8 : 32)
Vous avez parfaitement raison, et je ne peux que saluer cette saine formule.
Mais cette critique du libre-arbitre ne conduit pas pour autant à prendre l'être humain pour une marionnette. Nous sommes des personnes et en tant que telles nous sommes dotés d'une volonté. Seulement cette volonté n'est pas vraiment libre
Ce n’est pas que notre volonté ne soit « pas vraiment libre », comme vous le dites ; c’est qu’elle n’est pas libre du tout ! Cher Didyme, n’oubliez pas que « c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Philippiens 2:13). La volonté des enfants de Dieu n’est pas leur œuvre mais celle de leur Père, de sorte qu’ils n’en sont pas les auteurs. Semblablement, la volonté des enfants du diable n’est pas leur œuvre, mais celle de leur père (Satan). Quant à la volonté divine, elle est contrainte par sa propre nature, étant bonne par définition. Cependant, vous avez bien raison de souligner que l’homme n’est pas une marionnette. Car les marionnettes ne disposent d’aucune volonté. Or l’homme possède bel et bien d’une volonté ; non pas une volonté propre, bien sûr, mais une volonté extrinsèque (que celle-ci procède de Dieu ou de Satan). De plus, à la différence des marionnettes, l’homme pense, rêve, aime, ressent de la miséricorde et du chagrin, s’interroge sur sa destinée ; les automates ne font aucune de ces choses. Notre humanité ne réside donc pas dans l’existence d’une volonté propre, mais dans celle d’une âme qui éprouve des émotions.

Vous m’objecterez sans doute que ma vision des choses fait de Dieu le créateur du mal. Mais cela n’est pas vrai. Car que dit l’Écriture ? « Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous » (Romains 11:32). C’est donc contraint par son amour et afin que toute la création fût à jamais délivré du malin que Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance. De plus, Dieu n’a pas péché en soumettant toute sa création à Satan. Car Paul nous explique la façon dont le Seigneur s’y est pris pour faire abonder le péché sans pécher lui-même. Selon l’apôtre, en effet, « la Loi est intervenue pour que l'offense abondât » (Romains 5:20). C’est donc par le don de la Loi sur le Mont Sinaï que Dieu a emprisonné tout le peuple hébreux dans le péché. Or la loi est sainte. D’où cette réflexion de Paul : « que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : tu ne convoiteras point » (Romains 7:7). Dieu n’est donc pas l’auteur du mal, bien qu’il régisse souverainement toute la création selon son bon plaisir.

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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par Colas »

ThéophileduSegala a écrit : sam. 18 juil. 2026, 11:47
lintrus a écrit : sam. 18 juil. 2026, 6:51

Mais à quoi bon poursuivre. En 2015, le même homme s’est présenté sur ce forum et sur un fil fort ressemblant a déjà mené, en juillet également (il s’y ennui de perdre ses élèves...) la même démarche. C’est intéressant de comparer et de suivre son évolution humaine. En ce qui me concerne, j’attendrai encore 10 ans pour voir si cela mérite de débattre.

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Merci 🙏
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Cher Théophile,

Je m’étonne de ce que vous apportiez votre caution morale à un post aussi hargneux et vindicatif. Cela ne vous ressemble pas. Avez-vous noté que dans l’extrait que vous avez cité, Lintrus parle de moi à la troisième personne ? Croyez-vous que ce genre de procédés littéraires reflète la douceur du Christ ? Et je ne parle même pas des propos adressés à l’intention de Gaudens, dont j’espère qu’ils feront l’objet d’une sanction par les modérateurs.
Cher Théophile, je vous ai connu plus inspiré. Avez-vous tant changé en l’espace d’une nuit ? Quoi qu’il en soit, cela n’enlève rien à toute l’appréciation que je vous porte.

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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par ThéophileduSegala »

Colas a écrit : sam. 18 juil. 2026, 14:56 Croyez-vous que ce genre de procédés littéraires reflète la douceur du Christ ?
Cher Colas,

Lintrus est quelqu’un de franc, et j’apprécie cette qualité chez lui.

Je dois vous avouer que l’ensemble de ce débat m’a profondément éprouvé. La franchise de Lintrus, même lorsqu’elle est parfois rude, a eu pour moi un effet salutaire : elle m’a permis de retrouver une certaine paix et de prendre du recul.

Je ne vois pas dans ses propos une volonté de nuire, mais plutôt le souci de défendre ce qu’il estime être vrai, avec ses mots et son tempérament.

Bien à vous, cher frère.
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par Colas »

Gaudens a écrit : sam. 18 juil. 2026, 12:22 Bonjour Colas,
Je ne pensais pas revenir vers vous sur ce fil mais votre post de jeudi à 21h01 m'y pousse.
Plus je vous lis (et je n'avais pas remarqué que vous étiez déjà venu vers nous il y a onze ans sur le même thème), plus vous m'apparaissez totalement submergé par une obsession théologique - l'apocatastase - qui dérive vraisemblablement d'un amour du prochain et d'une compassion démesurée , sans limites ( magnifiques en elles mêmes) , au point d'égarer votre compréhension de la Révélation, obsession guère fondée malgré votre considérable culture éxégétique et patristique.
Cher Gaudens,

Je comprends et respecte votre position, même si je ne la partage pas. Dieu nous a confié, à chacun d’entre nous, un ministère différent. En ce qui me concerne, il me tient à cœur d’annoncer à mes frères chrétiens la véritable Bonne Nouvelle en rectifiant certaines erreurs de l’Église. Ne pensez pas que je considère l’Église comme morte. Je la crois bien vivante, au contraire. Je la trouve même très belle, rayonnante, dans toute sa pluralité et sa diversité. Mais je ne crois pas qu’elle soit parfaite ; et j’estime qu’elle a commis des erreurs dans le passé. En témoignent les croisades, la condamnation de Galilée, le massacre de la Saint Barthelemy, l’Inquisition, l’antisémitisme, la complaisance à l’égard du nazisme, la non-dénonciation des prêtres pédophiles, et bien d’autres choses encore. Au nombre de ces erreurs figure en bonne place la condamnation de l’apocatastase par le second concile de Constantinople.

L’Église n’a pas été fondée sur Pierre sans raison. Car l’apôtre, après qu’il eut trahi le Christ par trois fois, s’est profondément repenti. Cette repentance de Pierre préfigure la repentance à laquelle l’Église est appelée aujourd’hui. Et dans une grande mesure, l’Église s’est déjà repentie. Elle a ainsi demandé pardon aux victimes d’abus sexuels et aux juifs ; et elle a présenté ses excuses sur bien d’autres choses encore. Cela va dans le bon sens, mais il reste encore du chemin à parcourir.

Il y a onze ans, j’étais déjà intervenu sur ce forum pour présenter la vue universaliste. Cela peut laisser penser que je suis obsédé par l’apocatastase. Mais je puis vous assurer qu’il s’agit d’une fausse impression. Je suis passionné par la flûte traversière, la musique baroque, la littérature, la poésie, la langue anglaise, l’histoire, les mathématiques, la science, sans oublier bien sûr la vie monastique et la prière silencieuse. La spiritualité chrétienne ne se limite pas à l’apocatastase, fort heureusement ! Cependant, Dieu nous a tous confié un ministère différent. Et le mien consiste à annoncer la Bonne Nouvelle dans toute sa plénitude, sans rien en retrancher. Mais rassurez-vous, je ne passe pas mon temps à débattre sur les forums. La preuve, mon dernier débat remonte à 2015. J’ai une vie de famille et un métier dans lequel je m’investis. En somme, je suis un chrétien ordinaire comme tous les autres : j’essaie d’apporter ma modeste contribution à la réforme de l’Église.

Amicalement et fraternellement,
Colas.
Dernière modification par Colas le sam. 18 juil. 2026, 20:18, modifié 2 fois.
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par Colas »

ThéophileduSegala a écrit : sam. 18 juil. 2026, 15:05 Je dois vous avouer que l’ensemble de ce débat m’a profondément éprouvé.
Cher Théophile,

Je vous remercie pour votre réponse. Et si mes propos vous ont éprouvé durant ce débat, je vous prie de bien vouloir m’en excuser. Je puis vous assurer que ce n’était pas mon intention. Comme je vous l’ai dit hier, la Bible a été écrite pour notre bonheur et non pour nous affliger. Elle est là pour nous apporter du réconfort et de l’espérance.

Prenez soin de vous, cher Théophile.

Amicalement et fraternellement,
Colas.
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par Trinité »

C'est curieux cela ;
Je remarque une chose c'est que , les intervenants de 2015 sur le fil de Colas , étaient beaucoup plus agressifs que maintenant... ;)
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par lintrus »

Colas a écrit : sam. 18 juil. 2026, 14:56 Je m’étonne de ce que vous apportiez votre caution morale à un post aussi hargneux et vindicatif. Cela ne vous ressemble pas. Avez-vous noté que dans l’extrait que vous avez cité, Lintrus parle de moi à la troisième personne ? Croyez-vous que ce genre de procédés littéraires reflète la douceur du Christ ? Et je ne parle même pas des propos adressés à l’intention de Gaudens, dont j’espère qu’ils feront l’objet d’une sanction par les modérateurs.
Cher Monsieur,
curieusement, vous n'avez pas observé (ni été choqué quand...) que ce que vous me reprochez est exactement le procédé dont usa Monsieur Gaudens à mon égard, avec l'intention évidente de me viser collatéralement dans un hors sujet manifeste.
Tandis que je n'avais pas d'autre moyen de m'adresser aux autres interlocuteurs que vous - que j'ai tenu pour assez cultivé et intelligent pour le "comprendre".
Si cela vous a choqué, je suis prêt à m'en excuser, mais j'attirerai votre attention que le procédé lui-même m'avait été déjà inspiré par vos réactions, quand vous répétiez vos excuses pour ne pas répondre à mes arguments. Car la logique aurait été qu'alors, je cesse d 'aller plus loin mais les reprenne un par un pour décortiquer vos affirmations et mes réponses, qui nécessitaient une autre réponse ne serait-ce que par courtoisie à l'égard non pas de ma personne, mais de la vérité qui est une personne : Jésus.
Comme l'a si bien compris Théophile, je ne suis intervenu sur ce fil que pour éviter que vos propos ne déstabilisent la foi d'un certain nombre de lecteurs présents ou futurs n'intervenant pas. Autant que Didyme, je savais que le mieux était sinon de m'abstenir, car la conversation était humainement impossible dès le départ.
Pourquoi ? Parce que votre désir évident est de parvenir à ce résultat, - tout en ne provoquant pas de ces sentiments négatifs et désagréables, mais c’es là une illusion que je ne vous reproche pas, car je ne doute pas de votre bonne foi.

Pourtant mise à rude épreuve par tous ces propos (pas que les miens) à quoi vous n’avez pas consenti à répondre, or convenez que réponde « c’est votre avis mais pas le mien » (et autres manières de ne pas répondre) est pour le moins insatisfaisant dans la mesure où votre démarche, outre le désir que je viens de décrire, était aussi de mettre à l’épreuve vos arguments et de les confronter aux nôtres pour vous enrichir.
Par conséquent il n’était pas normal que vous évitiez d’y répondre autant de fois, et ne pouviez ignorer que « qui ne dit mot consent », or vous ne consentiez pas mais aviez à rechercher une « parade ».
De fait votre « for interne » n’avait pas été affecté – d’où votre bonne foi.
Il n’y a pas d’autre solution face à un cas pareil que de le « bousculer », ce qui s’est fait plutôt trop gentiment (sauf peut-être par moi) pour obtenir un résultat – car accordez-nous d’être autant sincères que vous.
La seule manière acceptable aurait donc été que j’adopte cette attitude dont nous parlions, or même en m’adressant à vous directement cela aurait « alourdi la conversation » et vous auriez pu en être blessé. Mais la continuer en suivant vos « attaques » qui changeaient d’angle (en accumulant sans vergogne les hérésies formelles) pour encore une fois la même raison, je le savais ne parviendrait à rien qu’à une impasse.
Il aurait fallu reprendre chaque argument un par un, mais cela aurait été vous offenser vu votre attitude.... que je qualifierai de défense.

J’ai essayé de vous ouvrir l’esprit en faisant preuve d’originalité ( par exemple et pour finalement dire que les 2 tribus n’étaient pas celles de Juda et Benjamin (la prophétie d’ailleurs ne parle que d’une), ce qui n’est pas l’avis autorisé mais peut être recevable) et j’ai noté que votre non réponse cette fois était une forme de délicatesse.
Car vos erreurs proviennent malgré tout de l'absence d'un parcours académique, où le rôle d'un maître est de les détecter et de vous les signaler.

Alors si vous voulez bien comprendre que je n’ai fait, autant que vous et par charité (au passage, aucune Eglise ne vous appelé à cette mission que vous vous donnez, votre doctrine est un patchwork trop solitaire pour contribuer à l’oecuménisme), qu’essayer de vous convaincre de votre erreur, je vais vous donner mon propre diagnosticque : votre faiblesse se tient dans la philosophie, qui est à la base de la théologie, et une erreur infime dans ce domaine a de grandes conséquences, comme je vais vous le montrer par un exemple « neutre » car issu de l’ancien fil, où vous avez écrit :
Colas D a écrit : dim. 05 juil. 2015, 15:08 La liberté humaine... Voilà donc le fondement de l'enfer... Un fondement particulièrement branlant car il défie toute logique !
Imaginez la situation suivante : Un père envoie son enfant traverser la rue tout seul en lui ordonnant d'être vigilant. Imaginez que ce père soit omniscient. Imaginez que ce père sache à l'avance que son fils ne regardera ni à droite, ni à gauche, et qu'il se fera écraser. Imaginez que malgré cela, ce père décide d'envoyer son fils traverser la rue par amour pour la liberté de son enfant.
Votre erreur elle se tient dans une mauvaise compréhension de l’omniscience de Dieu.
Car si Dieu sait ce qui va arriver, chronologiquement c’est parce que c’est arrivé, et il en va ainsi de tout ce qui relève aussi de nos liberté humaines. Il le sait dans son être qui par nature est éternel (mais qui a bien instauré une chronologie et évidemment, cela ne se mord pas la queue : au moment de l‘instaurer il n’en connaissait les suites que virtuellement, comme des possibilités et « toutes ») et par conséquent, peut mais seulement ensuite, le savoir d’avant !
Or il est alors trop tard pour intervenir et l’empêcher.
Ce qui rend possible la liberté qu'il nous a octroyée dans son amour (quel intérêt y aurait-il eu pour lui de nous programmer comme des robots ?), c’est qu’il peut et lui seul, transformer un mal en bien, et bien au-delà de nos capacités et des obstacles que nous connaissons, dont la mort. C’est en cela qu’il est le tout-Puissant, et qu’il permet que se passent des choses qui lui répugnent. Son amour se situe bien au-delà des frontières que nous lui mettons.
Ainsi ne sommes-nous pas « programmés » par lui, et votre théorie sur le libre arbitre, qui s‘explique très bien par votre refus exprimé juste après, y trouve sa justification :
Colas D a écrit : dim. 05 juil. 2015, 15:08 Ce père a-t-il fait preuve de bon sens ? A-t-il fait preuve d'amour en envoyant son fils au carnage ? Appelez-vous cela de l'amour ? En ce qui me concerne, j'appelle de la haine, purement et simplement ! Quel père terrestre autoriserait son enfant à traverser la rue en sachant à l'avance que celui-ci se fera écrasé ? Et notre Père céleste commettrait une horreur bien pire en laissant des hommes se damner éternellement ? Croyez-vous que notre Père Céleste ait créé des âmes en sachant à l'avance que celles-ci brûleraient éternellement dans les flammes de l'enfer ?
Mais votre véritable erreur ici, n’est pas tant celle de l’esprit, car nous avons tous nos faiblesses, elle est de n’avoir pas fait un acte de foi en vous disant que c’était impossible et donc faux ! - Et non que nous irions donc tous au paradis...
Et vous en avez donc conclu cette aberration qui a tous les aspects d’une vérité sur la base philosophique erronée que je viens d’indiquer :
Colas D a écrit : dim. 05 juil. 2015, 15:08 Cela étant dit, le libre-arbitre de l'homme n'exclue pas la prédestination divine; Ces deux vérités sont au contraire les deux faces d'une même médailles. Et la volonté de Dieu reste absolument souveraine en définitive. Salomon dit ainsi : « Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit » (Proverbes 19:21).
Vous pouvez continuer à dire que je ne suis qu’un méchant qui cherche la querelle, car oui il y a querelle puisque nous pensons 2 choses opposées. Mais en ce qui me concerne, comme je remercie Théophile de l’avoir compris, il n’y a qu’une démarche de charité car si de telles erreurs ne conduisent pas directement à l’enfer (or j’y crois) elles accentuent des tentations qui pour être d’abord intellectuelles n’en viennent pas moins galvauder la vie et le coeur, et il y a un phénomène d’escalade qui se met en place.
Oui, je crois en votre bonne foi, mais c’est pourquoi je suis obligé de me faire et de vous faire violence pour que vous compreniez de quoi vous souffrez et pourquoi vous le compensez et ne le ressentez plus. Ce qui devient de plus en plus ardu au fur et à mesure que vous aurez étoffé votre pensée pour compenser ces micros erreurs de départ –car il n’y en aura pas qu’une et inévitablement elles se multiplieront et vous écarteront de plus en plus de la vérité avec un air de vous en rapprocher de mieux en mieux.
Réfléchissez, relisez plus tard ces échanges, et revenez-nous quand vous serez prêt à reconnaître non pas votre défaite, toute la difficulté est d’éviter que vous le preniez mal, mais si vous refusez l’échange « intellectuel » qui vous permettrait d’en faire une libération à chaque fos que vous vous sentez en danger, si vous refusez non pas la voix de votre conscience qui n’interviendra qu’ensuite, mais celle de l’intelligence, de votre intelligence, à quoi bon continuer d’échanger ?
La hargne et le vindicatif vous appartiennent à mes yeux, elles se tiennent dans une mauvaise image de Dieu. Mais je vous en excuse, et j’en cherche la cause pour vous remettre en face de la lumière pleine et entière (qui pour le moment vous est désagréable et vous aveugle), et non de ses reflets.
Ce que vous ou d'autres penseront de moi, je m'en f... sauf en ce que c'est aussi se tromper et donc un nouveau mal qui vous affecte.
Ombiace
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par Ombiace »

Bonjour à tous
J'ai un peu forcé mon penchant paresseux cette nuit pour lire presque toutes vos interventions
Je voulais juste dire que mon interprétation initiale des évènements autour de la vente de Joseph le patriarche par ses frères allait dans le sens que lui donne notre ami lintrus.
Je pense que c'est dû au verset suivant, de Gn 37 :
27 Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent.
qui ne prouve rien, mais viendrait peut-être quand même plutôt conforter cette interprétation, puisque Juda y développe un argument à la connotation solidaire.
Mais je n'ai pas vu ce verset mentionné dans vos échanges, c'est pourquoi j'écris ce message

J'édite le message pour poser une question à Colas :
SVP, Colas, dans votre interprétation de la parabole sur le bon grain et l'ivraie, comment comprenez vous le verset 29 de Mt 13 :
28 Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”

29 Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps.
En effet, je me dis que selon votre interprétation, "enlever l'ivraie" ne constitue pas seulement un risque pour le blé, mais carrément la certitude d'être arraché.
Et, à moins que ma remarque soit naïve, ça me semblerait rendre absurde cette réplique du verset 29.
Dernière modification par Ombiace le dim. 19 juil. 2026, 8:53, modifié 1 fois.
ThéophileduSegala
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Re: La doctrine de l'enfer est-elle une invention diabolique ?

Message non lu par ThéophileduSegala »

Colas a écrit : sam. 18 juil. 2026, 15:57
ThéophileduSegala a écrit : sam. 18 juil. 2026, 15:05 Je dois vous avouer que l’ensemble de ce débat m’a profondément éprouvé.
Cher Théophile,

Je vous remercie pour votre réponse. Et si mes propos vous ont éprouvé durant ce débat, je vous prie de bien vouloir m’en excuser. Je puis vous assurer que ce n’était pas mon intention. Comme je vous l’ai dit hier, la Bible a été écrite pour notre bonheur et non pour nous affliger. Elle est là pour nous apporter du réconfort et de l’espérance.

Prenez soin de vous, cher Théophile.

Amicalement et fraternellement,
Colas.
Je n’en doute pas, cher Colas.

L’Adversaire est rusé.

Si je suis affecté par tout cela, n’oubliez pas que certains sont plus fragiles que moi et pourraient en souffrir davantage.

Cela dit, cette épreuve sera peut-être pour nous l’occasion d’affermir notre foi et notre attachement à l’Église catholique.

Je vous souhaite un bon dimanche. Il est maintenant l’heure, pour nous tous, d’aller rendre grâce à notre Créateur.

Gloire à Dieu.

Bien fraternellement,
Prenez soin de vous également.
✝︎
Par amour pour nous.
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