Sur la forme de la liturgie

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veilleur44
Ædilis
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Sur la forme de la liturgie

Message non lu par veilleur44 »

La liturgie du missel de 1962, qui était un « toilettage » du rite
Saint Pie V, n’a pratiquement jamais été appliqué par le clergé.

Pourraient-ils m’indiquer dans le concile Vatican II, où est-il question de retourner les autels face à l’assemblée ?

Où il est question d’abandonner l’habit ecclesiastique ?
Où il est conseillé de réécrire toute la liturgie ?
Où il est autorisé à faire appel à des filles comme enfants de cœur ?

Que veut dire temps ordinaire?
Y a t-il un temps où il ne se passe rien, un temps banal, sans importance?

Toutes ces initiatives ont été prises SANS AUTORISATION.

Quand j’assiste à une messe progressiste, qui est pourtant valide, et que j’entends les chants, cela me fait fuir.
J’ai l’impression d’entendre des contines pour enfant en plus niais.
Ne vous étonnez pas que les églises soient vides !

Les modernistes considèrent que la messe est une commémoration nostalgique de la Saint Scène.

La messe est avant tout Le Sacrifice propiciatoire du Dieu Unique fait Homme qui s’offre à son Père pour apaiser Sa Justice en notre faveur.

Le Saint Sacrifice de la messe réactualise l’immolation du Christ sur la croix. Il rend présent ce qui a eu lieu un temps dans l’histoire. Pour Dieu, il n’y a ni passé, ni futur mais seulement le présent éternel.

Le Christ est à la fois le prêtre, l’autel et la victime.

Quel serait mon souhait ?
Cela n’engage que moi.

L’invitation à prier ne peut se faire qu’avec une belle liturgie qui élève l’âme. Le grégorien est pour moi la plus belle manière de chanter.

Je souhaiterai que l’acte de confession à Dieu (confiteor), se fasse à genoux, dans la langue maternelle pour que chacun se sente impliqué dans ce qu’il dit et que les fidèles se frappent la poitrine, non pour imiter les autres, mais pour prendre conscience de ses fautes.
Le pardon des pêchers véniels au début de la messe est accordé aux fidèles par l'absolution du prêtre, à condition que les fidèles confessent dans leur coeur, avec foi et de manière personnelle leur pêchers.

La formule : "prends ce monde en pitié" n'a aucune valeur d'absolution, car elle n'est pas personnelle.


Je souhaiterait que les prêtres aient une réelle vie de prière, qu’ils invoquent le Saint Esprit avant de rédiger un sermon et qu'ils parlent en chair au nom du Père du Fils et du Saint Esprit.
Certains sermons se limitent à un cours d’histoire, certains contiennent de la politique, certains sont si superficiels qu’ils ne nous apprennent rien.

Je souhaiterais que la messe du début de l’offertoire à la fin du canon soit en latin (précaution par rapport aux traductions hasardeuses).

Je souhaiterais que la communion se prenne à genoux et sur la langue. Pourquoi dirait-on « je ne suis pas digne…) et qu’on communie comme faisant un geste machinal ?

Je souhaiterais que la communion ne soit donné que par un prêtre ou un diacre et que tous les prêtres et diacres donnant la communion participe au lavabo et aux ablutions (à savoir de quelle manière).

C’est en étant exigent qu’on progresse.

Je souhaiterais que les prêtres refusent de baptiser des enfants dont les parents ne sont pas pratiquants, ou qu’ils les mettent à l’épreuve.

Je souhaiterai que les prêtres refuses de marier à l’église des fiancés non pratiquants ou divorcés et qu’ils fassent une réelle préparation au mariage avec mise à l’épreuve.

Certains supérieurs de la fraternité Saint Pie X qui voudraient chercher chez le Pape de mauvaises intentions concernant le nouveau Motu Proprio devraient au contraire le remercier. Ils ont priés pour que cela arrive et ils regretteraient que cela aboutisse ?

Arrivera un moment où ils devront cesser de se considérer en victimes. Qu’ils appliquent plutôt ce motu proprio qui leur donnera une réelle légitimité.

Sinon, ils pourront être comparés aux ouvriers de la première heure qui sont jaloux de la bonté de leur maître.


Jésus : "je vomis les tièdes"

Cependant, Il est faux de dire que la messe dite de Paul VI ne porte pas de fruits, car de grands saint modernes ont suivi cette messe, et se sont sanctifiés par Elle.

Le fond du problème de la liturgie n’est pas la valeur de la messe qui reste dans tous les cas le sacrifice UNIQUE de Jésus-Christ se faisant autel prêtre et victime et s’offrant LUI-MÊME à son Père pour renouer l’alliance de Dieu avec l’humanité rompue par la faute originelle et pour apaiser la justice de Dieu en notre faveur.

La validité de la consécration dépend de trois conditions :
Matière
Forme
Intention

La validité de la messe dépend de deux conditions :
Consécration des deux espèces
Consommation des deux espèces

La validité de la messe ne dépend donc, ni de liturgie en dehors du canon, ni même de la foi du prêtre qui ne peut l’affecter. Nous pouvons dire que le prêtre n’est que le « déclencheur » du sacrement.

Le problème de la liturgie se situe dans la manière de trouver le meilleur moyen pour la disposition des âmes au recueillement et je reconnaît qu’il n’existe pas un seul moyen puisque la sensibilité des âmes est diverse et non uniforme.

Le pape Benoît XVi considère qu'il n'existe qu'un seul rite de la messe sous deux formes, la forme ordinaire et la forme extraordinaire. Le pape, dont le soucis est l'unité de l'église, ne souhaite pas que les deux sensibilités s'affrontent mais s'enrichissent. Je reconnaît que la messe tridentine peut paraître austère voir triste, et pauvre au niveau du nombre des lectures bibliques, et que les chants de la communauté de l'Emmanuel ont une grande capacité au recueillement et à la louange.
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Boris
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Re: Sur la forme de la liturgie

Message non lu par Boris »

En fait, vous paraphrasez le Concile !

J'adhère.
UdP,
Boris
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Olivier JC
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Re: Sur la forme de la liturgie

Message non lu par Olivier JC »

Le problème de la liturgie se situe dans la manière de trouver le meilleur moyen pour la disposition des âmes au recueillement et je reconnaît qu’il n’existe pas un seul moyen puisque la sensibilité des âmes est diverse et non uniforme.
Certes, c'est l'enjeu du rite. Mais il ne faudrait pas oublier également qu'il appartient aux fidèles se s'approprier le rite. il est particulièrement immature d'attendre de la liturgie qu'elle nous prenne par la main et ne nous demande aucun effort. Ce qu'elle propose comme rites ou gestes, elle les propose avant tout parce qu'il ont fait la preuve de leur pertinence (à tel point que bien souvent, on les retrouve dans de nombreuses religions non chrétiennes ou presque : l'agenouillement, la prière orientée, l'encens, le silence...).

Le symbole parle de lui-même, encore faut-il l'écouter. Et tant que les fidèles ne feront pas l'effort d'entrer dans ce langage symbolique (et les prêtres l'effort de respecter ces symboles en appliquant les normes liturgiques), la messe restera ce qu'elle est objectivement pour quelqu'un qui n'y connaît rien et est imperméable à son symbolisme : un spectacle particulièrement ch....

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MOTUS IN FINE VELOCITOR
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