Les femmes au foyer : gaspillage?
Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonjour à vous,
le discours d'aujourd'hui tend à culpabiliser les femmes qui choisissent la famille plutôt que la carrière. Certaines féministes n'hésitent pas à dire qu'une femme au foyer est un gaspillage pour elle-même et pour la société. Ce message ce veut une riposte à un mensonge grossier. J'ai trouvé cette réflexion et vous la partage. Faites-en ce que bon vous semble.
Francine, 56 ans, a passé sa vie à la maison depuis son premier enfant et elle dit, sans aucune ombre au visage, qu'elle ne changerait sa vie pour rien au monde. Son mari était un homme digne de sa confiance. Elle a toujours eu tout ce qu'elle voulait et ce qu'elle avait de besoin et a toujours été très heureuse de s'assurer que comme son mari lui assurait ce qu'elle voulait et avait de besoin, elle lui assurait un lieu de repos à la maison après le travail, mais les deux se reconnaissent dans un lien de confiance et dans une complicité, pour eux, c'est comme un travail en couple, chacun à une place qui fait leur affaire aux deux. Si la femme n,est pas bien dans cette option, elle n'a pas à être forcée de la prendre. Mais la réciproque est autant vraie.
Est-ce juste de croire que les hommes sont fondamentalement manipulateurs et possessifs et certainement dépourvus de fiabilité? La confiance entre les hommes et les femmes dans des rôles différents semble vraiment difficile à concevoir à notre époque et c'est dommage.
Brigitte, qui était féministe dans sa jeunesse dit souvent aujourd'hui, à 46 ans, alors qu'elle est écoeurée de travailler pour des exploiteurs, que le féminimise n'a servit qu'à imposer la carte à poinçonner aux femmes. Elle aurait voulu qu'on lui dise, à ces 18 ans, ce que signifiait le sacrifice de la famille pour la carrière. Être à recommencer, elle choisirait la famille, car elle réalise qu'à 46 ans son travail n'a plus la même signification et qu'elle ne l'aura pas toujours ce travail, alors que ses enfants oui, mais ils sont déjà rendus dans la vingtaine et elle n'a pas eu la joie de les voir grandir.
Julie, 43 ans, a pris 10 ans sans travailler pour élever ses enfants jusqu'à ce qu'ils aillent tous à l'école. Son petit dernier à l'école, elle n'a eu aucun problème à retrouver du travail et elle est très heureuse d'avoir élevé elle-même ses enfants. c'est pour elle sa plus grande fierté et il n'y a pas une seule "maudite business"(je la cite) qui peut remplacer cette fierté.
Suzanne et Stéphanie, début trentaine, ont mis leur carrière en suspend le temps d'élever leurs enfants, selon ce que ELLES voulaient et n'ont eu aucune peine à trouver d'autre travail après.
La carrière, ça dure 40 ans dans une vie, les enfants, c'est jusqu'à la mort. Et les femmes que je cite ci haut, dans leur vieillesse, vont avoir des enfants qui les entourent et des enfants qu'elles auront la joie de dire : "Je suis fier de vous" en réalisant que leurs sacrifices pour leurs enfants en valait la peine, bien plus qu'une carrière passagère qui aurait probablement servi à un PDG égocentrique et assoifé de pouvoir qui les auraient pressées comme un vulgaire citron, elles auront connu la joie d'un mari et d'enfants qui les auront aimées et chéries à la maison.
À la vieillesse, les enfants signifient bien plus que l'ancienne carrière. De plus, le patron n'est pas lié par la filiation. Les femmes qui prennent de l'âge souffrent souvent énormément d'avoir tout misé sur une carrière qui fini par leur échapper pour laisser la place à une plus jeune. Jamais aucune femme, plus jeune, plus performante ou avec de plus gros seins, ne peut prendre la place d'une mère! Une grand-mère disait que sa fierté n'est pas sa carrière, mais dans ce qu'elle a pu faire pour sa famille avec cette carrière. La famille passait tout de même en premier et maintenant qu'elle est à la retraite, elle aime beaucoup que ses enfants aillent prendre des repas régulièrement chez elle et regarder ses petits-enfants grandir, maintenant que pour les patrons de ce monde, elle est bien trop vieille pour servir et ne vaut donc plus rien, elle a encore ses enfants et petits-enfants et pour eux, ses enfants et petit-enfants, elle sait qu'elle compte encore et qu'elle a du prix à leurs yeux!
Rien n'empêche les femmes à avoir un travail à temps partiel ou encore à n'avoir des enfants qu'après avoir mis de l'argent de côté, pour ne pas devenir dépendante de leur mari. Mais encore là, les hommes ne sont pas tous des gros méchants. Hirshman, la mère du féminisme, est une sexiste abominable qui veut imposer sa vision des femmes et des hommes et de la relations entre les deux, au monde entier. Les femmes qui choisissent le foyer, dans un choix libre et dans un acte de confiance réciproque avec leur mari en ont le droit et n'ont pas à s'y sentir coupables.
David
le discours d'aujourd'hui tend à culpabiliser les femmes qui choisissent la famille plutôt que la carrière. Certaines féministes n'hésitent pas à dire qu'une femme au foyer est un gaspillage pour elle-même et pour la société. Ce message ce veut une riposte à un mensonge grossier. J'ai trouvé cette réflexion et vous la partage. Faites-en ce que bon vous semble.
Francine, 56 ans, a passé sa vie à la maison depuis son premier enfant et elle dit, sans aucune ombre au visage, qu'elle ne changerait sa vie pour rien au monde. Son mari était un homme digne de sa confiance. Elle a toujours eu tout ce qu'elle voulait et ce qu'elle avait de besoin et a toujours été très heureuse de s'assurer que comme son mari lui assurait ce qu'elle voulait et avait de besoin, elle lui assurait un lieu de repos à la maison après le travail, mais les deux se reconnaissent dans un lien de confiance et dans une complicité, pour eux, c'est comme un travail en couple, chacun à une place qui fait leur affaire aux deux. Si la femme n,est pas bien dans cette option, elle n'a pas à être forcée de la prendre. Mais la réciproque est autant vraie.
Est-ce juste de croire que les hommes sont fondamentalement manipulateurs et possessifs et certainement dépourvus de fiabilité? La confiance entre les hommes et les femmes dans des rôles différents semble vraiment difficile à concevoir à notre époque et c'est dommage.
Brigitte, qui était féministe dans sa jeunesse dit souvent aujourd'hui, à 46 ans, alors qu'elle est écoeurée de travailler pour des exploiteurs, que le féminimise n'a servit qu'à imposer la carte à poinçonner aux femmes. Elle aurait voulu qu'on lui dise, à ces 18 ans, ce que signifiait le sacrifice de la famille pour la carrière. Être à recommencer, elle choisirait la famille, car elle réalise qu'à 46 ans son travail n'a plus la même signification et qu'elle ne l'aura pas toujours ce travail, alors que ses enfants oui, mais ils sont déjà rendus dans la vingtaine et elle n'a pas eu la joie de les voir grandir.
Julie, 43 ans, a pris 10 ans sans travailler pour élever ses enfants jusqu'à ce qu'ils aillent tous à l'école. Son petit dernier à l'école, elle n'a eu aucun problème à retrouver du travail et elle est très heureuse d'avoir élevé elle-même ses enfants. c'est pour elle sa plus grande fierté et il n'y a pas une seule "maudite business"(je la cite) qui peut remplacer cette fierté.
Suzanne et Stéphanie, début trentaine, ont mis leur carrière en suspend le temps d'élever leurs enfants, selon ce que ELLES voulaient et n'ont eu aucune peine à trouver d'autre travail après.
La carrière, ça dure 40 ans dans une vie, les enfants, c'est jusqu'à la mort. Et les femmes que je cite ci haut, dans leur vieillesse, vont avoir des enfants qui les entourent et des enfants qu'elles auront la joie de dire : "Je suis fier de vous" en réalisant que leurs sacrifices pour leurs enfants en valait la peine, bien plus qu'une carrière passagère qui aurait probablement servi à un PDG égocentrique et assoifé de pouvoir qui les auraient pressées comme un vulgaire citron, elles auront connu la joie d'un mari et d'enfants qui les auront aimées et chéries à la maison.
À la vieillesse, les enfants signifient bien plus que l'ancienne carrière. De plus, le patron n'est pas lié par la filiation. Les femmes qui prennent de l'âge souffrent souvent énormément d'avoir tout misé sur une carrière qui fini par leur échapper pour laisser la place à une plus jeune. Jamais aucune femme, plus jeune, plus performante ou avec de plus gros seins, ne peut prendre la place d'une mère! Une grand-mère disait que sa fierté n'est pas sa carrière, mais dans ce qu'elle a pu faire pour sa famille avec cette carrière. La famille passait tout de même en premier et maintenant qu'elle est à la retraite, elle aime beaucoup que ses enfants aillent prendre des repas régulièrement chez elle et regarder ses petits-enfants grandir, maintenant que pour les patrons de ce monde, elle est bien trop vieille pour servir et ne vaut donc plus rien, elle a encore ses enfants et petits-enfants et pour eux, ses enfants et petit-enfants, elle sait qu'elle compte encore et qu'elle a du prix à leurs yeux!
Rien n'empêche les femmes à avoir un travail à temps partiel ou encore à n'avoir des enfants qu'après avoir mis de l'argent de côté, pour ne pas devenir dépendante de leur mari. Mais encore là, les hommes ne sont pas tous des gros méchants. Hirshman, la mère du féminisme, est une sexiste abominable qui veut imposer sa vision des femmes et des hommes et de la relations entre les deux, au monde entier. Les femmes qui choisissent le foyer, dans un choix libre et dans un acte de confiance réciproque avec leur mari en ont le droit et n'ont pas à s'y sentir coupables.
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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errare humanum est
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Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonjour David,
Vos m'avez sincèrement agacée! Où voulez vous en venir avec ce genre de reflexion?
Vos considérez le travail des femmes comme un sacrifice. De faire un choix entre carrière et famille! N'êtes vous pas capable d'imaginer une femme qui travaille à plein temps dans un boulot qui lui plait, tout en assumant parfaitement ses enfants? Ah évidemment c'est pas simple, parce qu'on a tendance à nier une certaine part de notre féminité au travail.
Et puis cette idée de sacricice n'en est-il pas de même pour les hommes?
Vous parlez de confiance envers les hommes dans le choix d'être mère au foyer. Je ne pense pas que ce qui est le plus dur pour une femme au foyer ça soit de s'imaginer le départ son époux, je ne pense pas que cet argument pèse réellement. On nous dit souvent qu'il est important pour une femme d'être indépendante, mais pas parce qu les hommes c'est tous des salauds!
Dans votre article, vous semblez nier la capacité des femmes actives à être mère.
Le rôle de mère et d'épouse, côté logistic, c'est quand même nettement simplifié au fil des années. Et ça ne prend presque plus rien comme temps (lessive, vaisselle, cuisine), et on peut encore se faire seonder grâce à une femme de ménage et internet, ce n'est pas ça qui va faire d'une femme une bonne ou mauvaise mère! Tout du temps de gagner pour quoi faire?
Les mères au foyer ne sont pas à 100% consacrées à leurs enfants!
Avant de faire le procès des femmes qui font les choix de travailler à plein temps, avant de dire qu'elle sacrifie leur famille pour leur carrière, il faut se demander quel est le rôle de la femme, sa spécificité de femme. 7h voir 10h de travail qotidien, sur 24h ça laisse quand même pas mal de temps! Encore faut-il que l'on arrêt de nier l'importance du rôle de mère.
Bon Dimanche
Alice, un peu enervée qu'on essaie de faire rentrer les femmes dans des cases!
Vos m'avez sincèrement agacée! Où voulez vous en venir avec ce genre de reflexion?
Vos considérez le travail des femmes comme un sacrifice. De faire un choix entre carrière et famille! N'êtes vous pas capable d'imaginer une femme qui travaille à plein temps dans un boulot qui lui plait, tout en assumant parfaitement ses enfants? Ah évidemment c'est pas simple, parce qu'on a tendance à nier une certaine part de notre féminité au travail.
Et puis cette idée de sacricice n'en est-il pas de même pour les hommes?
Vous parlez de confiance envers les hommes dans le choix d'être mère au foyer. Je ne pense pas que ce qui est le plus dur pour une femme au foyer ça soit de s'imaginer le départ son époux, je ne pense pas que cet argument pèse réellement. On nous dit souvent qu'il est important pour une femme d'être indépendante, mais pas parce qu les hommes c'est tous des salauds!
Votre vision de la réussite d'une femme dans son travail est choquante. J'espère avoir mal compris, expliquez-vous s'il-vous-plait.Les femmes qui prennent de l'âge souffrent souvent énormément d'avoir tout misé sur une carrière qui fini par leur échapper pour laisser la place à une plus jeune. Jamais aucune femme, plus jeune, plus performante ou avec de plus gros seins, ne peut prendre la place d'une mère!
Dans votre article, vous semblez nier la capacité des femmes actives à être mère.
Le rôle de mère et d'épouse, côté logistic, c'est quand même nettement simplifié au fil des années. Et ça ne prend presque plus rien comme temps (lessive, vaisselle, cuisine), et on peut encore se faire seonder grâce à une femme de ménage et internet, ce n'est pas ça qui va faire d'une femme une bonne ou mauvaise mère! Tout du temps de gagner pour quoi faire?
Les mères au foyer ne sont pas à 100% consacrées à leurs enfants!
Avant de faire le procès des femmes qui font les choix de travailler à plein temps, avant de dire qu'elle sacrifie leur famille pour leur carrière, il faut se demander quel est le rôle de la femme, sa spécificité de femme. 7h voir 10h de travail qotidien, sur 24h ça laisse quand même pas mal de temps! Encore faut-il que l'on arrêt de nier l'importance du rôle de mère.
Bon Dimanche
Alice, un peu enervée qu'on essaie de faire rentrer les femmes dans des cases!
Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonjour,
La paix du christ soit sur vous,
J’espère que je ne vais pas en rajouter, si c'est le cas, je l'apprendrai bien assez tôt.
Aussi, la grand-mère dont je parle, a fait les deux. Elle affirme que sa fierté c'est ce qu'elle a fait pour sa famille avec sa carrière. Elle a apprécié les deux. Elle a trouvé fierté dans les deux, mais sa famille a passé en premier. Et il me semble que certains hommes d'affaire devraient être un tantinet moins absent de leur famille, justement, mais ça c'est une autre histoire. Le sacrifice amène quoi en bout de ligne? À la fin qu'est-ce qui reste du choix qui a été fait? C'est cela qui compte et je ne dis pas que l'un est meilleur que l'autre, ça dépend de la façon dont le choix est assumé.
Quoi de plus pathétique qu'une personne (homme ou femme) qui a tout mis sur sa carrière au point où c'est sa seule fécondité et que rendu à 70 ans, se voit presque forcée de prendre la retraite et voit la nouvelle génération tout défaire son oeuvre pour la refaire autrement. C'est terriblement triste. Sa seule fécondité se voit méprisée et l'esprit dans lequel il a bâtit son oeuvre, aussi. Il y a une dame, professeure à l'université, qui avait fondé une revue importante. Elle avait tout mis sur cette revue. Lorsqu'elle a annoncé sa retraite, on lui a dit que la revue cessait. Elle en a vraiment beaucoup souffert. Le problème est dans le "TOUT misé". Mais il s'agit là, je pense, d'exception, en général. Je ne parle par de la réussite des femmes, qui elles sont toujours appréciables, mais plutôt de ce que, les réussites en carrière, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, habituellement, ne font pas TOUTE la vie. Des hommes se font aussi tassés pour laisser place à des plus jeunes, mais ça me semble plus rare. Ici, j'attaque le "TOUT misé" et c'est triste autant pour les hommes que pour les femmes, mais comme je parlais de la culpabilisation des femmes qui choisissent le foyer, je n'ai pas pensé de le nuancer.
C'est donc de dire que la femme n'a pas à se sentir obligée d'être confinée à la maison, ni de se sentir obligée d'aller au travaille. Le milieu entre les deux est très certainement une option qui a aussi ses mérites, je n’avais pas pensé du tout le minimisé.
Merci
La paix du christ soit sur vous,
J’espère que je ne vais pas en rajouter, si c'est le cas, je l'apprendrai bien assez tôt.
DavidB a écrit :Bonjour à vous,
le discours d'aujourd'hui tend à culpabiliser les femmes qui choisissent la famille plutôt que la carrière. Certaines féministes n'hésitent pas à dire qu'une femme au foyer est un gaspillage pour elle-même et pour la société. Ce message ce veut une riposte à un mensonge grossier.
Alors, dans ce passage, je crois que je signifie plutôt bien que pour ma part, le choix pour le foyer ou pour la carrière me laisse indifférent. Ce que je veux mettre en lumière c'est que la femme n'a pas à subir de pression pour choisir un ou l'autre.DavidB a écrit :Si la femme n'est pas bien dans cette option, elle n'a pas à être forcée de la prendre. Mais la réciproque est autant vraie.
Mais oui je peux l'imaginer, je connais des femmes qui le font et très bien par dessus le marché et je le souhaite à toutes les femmes qui font ce choix, et quand ça arrive (et c'est de plus en plus accessible et ça doit le devenir toujours plus) tant mieux! Et si ça arrive toujours de plus en plus, ce n'est qu'une bonne chose. Ce dont je ne suis pas d'accord et ce à quoi je veux riposter, c'est la culpabilisation des femmes qui choisiraient de demeurer à la maison pour éduquer leurs enfants et s'occuper de la maison, etc. Je suis pour le CHOIX, pas pour la mise case des femmes. C'est contre la mise en case que je m'élève justement.errare humanum est a écrit :Vos considérez le travail des femmes comme un sacrifice. De faire un choix entre carrière et famille! N'êtes vous pas capable d'imaginer une femme qui travaille à plein temps dans un boulot qui lui plait, tout en assumant parfaitement ses enfants?
J'imagine qu'à quelque part oui, je ne suis pas père de famille, mais je connais des hommes qui souffrent de ne pas voir leurs enfants plus que ça, mais puisque ça fait parti des "modèles" véhiculés depuis des lustres, je crois que ça vient moins à l'idée des hommes de rester à la maison. Ce que je veux surtout exprimer, c'est mon désaccord à la culpabilisation de choix qui n'irait pas dans le sens d'une féminisme extrémiste.errare humanum est a écrit :Et puis cette idée de sacrifice n'en est-il pas de même pour les hommes?
Aussi, la grand-mère dont je parle, a fait les deux. Elle affirme que sa fierté c'est ce qu'elle a fait pour sa famille avec sa carrière. Elle a apprécié les deux. Elle a trouvé fierté dans les deux, mais sa famille a passé en premier. Et il me semble que certains hommes d'affaire devraient être un tantinet moins absent de leur famille, justement, mais ça c'est une autre histoire. Le sacrifice amène quoi en bout de ligne? À la fin qu'est-ce qui reste du choix qui a été fait? C'est cela qui compte et je ne dis pas que l'un est meilleur que l'autre, ça dépend de la façon dont le choix est assumé.
Voilà qui me rassure. Presque toutes les femmes de mon entourage ont été indépendantes toute leur vie et c'est une bonne chose, il me semble. C'est normal et c'est bon pour l'estime de soi aussi et en effet, il arrive que ça prévienne les rapports de domination dans certains couples. Je ne dis pas que celles qui choisissent l'indépendance ou la carrière sont mauvaises, loin de là. De plus en plus d'entre elles arrivent très bien à concilier le travail et la famille et c’est une joie! Je dis seulement que celles qui sont bien dans l'idée de rester à la maison pour quelques temps, pour se concentrer exclusivement à éduquer les enfants et autres tâches domestiques, n'ont pas à subir toutes sortes de pressions et culpabilisations de la part de celles qui choisissent autrement. Je connais une femme qui a choisi la maison pour s’occuper de ses enfants et de sa mère vieillissante et malade. Dans sa relation avec son mari, elle trouve sa fierté et son épanouissement à se consacrer aux soins de sa mère, de ses enfants et de ce qu’elle fait pour son mari. C’est dans ce choix qu’elle s’épanouit, elle! Pourquoi devrait-elle se faire dire qu’elle est « gaspillée »?errare humanum est a écrit :On nous dit souvent qu'il est important pour une femme d'être indépendante, mais pas parce qu les hommes c'est tous des salauds!
errare humanum est a écrit :DavidB a écrit : Les femmes qui prennent de l'âge souffrent souvent énormément d'avoir tout misé sur une carrière qui fini par leur échapper pour laisser la place à une plus jeune. Jamais aucune femme, plus jeune, plus performante ou avec de plus gros seins, ne peut prendre la place d'une mère!
Le problème est dans le "tout misé". Je dénonce aussi, par le fait même, un problème encore extrêmement présent aux États-UNis, celui des femmes qui se font tassées parfois de façon injuste. Je dis que dans la société, il y a encore des imbéciles qui méprisent les femmes et en tassent celle d'un certain âge pour en laisser passer de plus jeunes et de plus sexy. C'Est certainement ignoble comme comportement. Mais justement, la femme qui n'a pas "TOUT misé" sur la carrière, risque au moins de ne pas avoir "TOUT perdu", lorsque ce genre d’imbécillité se produit. Je ne suis pas d'accord du tout avec cette pratique qui tend à être de plus en plus criminalisée, mais aux États-Unis, c'est encore fort et très fréquent. Ce que je disais C'est aussi vrai pour un homme, à propos du "TOUT misé". Mais comme la mysoginie est souvent plus fréquente, il arrive moins souvent qu'on arrache injustement l'oeuvre des mains d'un homme.errare humanum est a écrit :Votre vision de la réussite d'une femme dans son travail est choquante. J'espère avoir mal compris, expliquez-vous s'il-vous-plait
Quoi de plus pathétique qu'une personne (homme ou femme) qui a tout mis sur sa carrière au point où c'est sa seule fécondité et que rendu à 70 ans, se voit presque forcée de prendre la retraite et voit la nouvelle génération tout défaire son oeuvre pour la refaire autrement. C'est terriblement triste. Sa seule fécondité se voit méprisée et l'esprit dans lequel il a bâtit son oeuvre, aussi. Il y a une dame, professeure à l'université, qui avait fondé une revue importante. Elle avait tout mis sur cette revue. Lorsqu'elle a annoncé sa retraite, on lui a dit que la revue cessait. Elle en a vraiment beaucoup souffert. Le problème est dans le "TOUT misé". Mais il s'agit là, je pense, d'exception, en général. Je ne parle par de la réussite des femmes, qui elles sont toujours appréciables, mais plutôt de ce que, les réussites en carrière, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, habituellement, ne font pas TOUTE la vie. Des hommes se font aussi tassés pour laisser place à des plus jeunes, mais ça me semble plus rare. Ici, j'attaque le "TOUT misé" et c'est triste autant pour les hommes que pour les femmes, mais comme je parlais de la culpabilisation des femmes qui choisissent le foyer, je n'ai pas pensé de le nuancer.
Non pas du tout, si vous l'avez reçu ainsi, c'est tout à fait normal que ça vous agace et merci de le dire, ça permet de le nuancer. Je ne le nie pas, je veux seulement faire la promotion du choix.errare humanum est a écrit :Dans votre article, vous semblez nier la capacité des femmes actives à être mère.
DavidB a écrit :Si la femme n'est pas bien dans cette option, elle n'a pas à être forcée de la prendre. Mais la réciproque est autant vraie.
C'est donc de dire que la femme n'a pas à se sentir obligée d'être confinée à la maison, ni de se sentir obligée d'aller au travaille. Le milieu entre les deux est très certainement une option qui a aussi ses mérites, je n’avais pas pensé du tout le minimisé.
Et c'est bien correct comme ça. Je suis 100% d'accord avec ce que vous dites, vous avez choisi de concilier travail-famille et vous l'assumer pleinement à votre façon et vous avex trouvé un équilibre qui fait en sorte que ça va pour le mieux. C'est exactement ce que j'admire et ce que je trouve génial (de faire un choix et de l'assumer de façon à ce que ça aille bien pour tout le monde). La femme qui mise "PLUS", parce qu'un parent(homme ou femme) qui mise "tout" me semble triste, sur la carrière et assume quand même son choix pour que tout roule pour le mieux, c'est excellent. Mais la femme qui préfère faire elle-même toutes les tâches de la maison, qui apprécie peut-être de faire des études chez elle entre temps ou qui s'organise autrement, c'est aussi louable. L'essentiel c'est que le choix fait soit assumé de façon à ce qu'elle puisse s'épanouir dans ce même choix qu'il soit surtout orienté vers la carrière, la famille ou dans une saine conciliation entre les deux. Mais de dire que c'est du "gaspillage" qu'une femme choisisse le foyer, c'est grossier et injuste.errare humanum est a écrit :Le rôle de mère et d'épouse, côté logistic, c'est quand même nettement simplifié au fil des années. Et ça ne prend presque plus rien comme temps (lessive, vaisselle, cuisine), et on peut encore se faire seconder grâce à une femme de ménage et internet, ce n'est pas ça qui va faire d'une femme une bonne ou mauvaise mère! Tout du temps de gagner pour quoi faire?
Les mères au foyer ne sont pas à 100% consacrées à leurs enfants!
C'est exactement ce que je cherchais à dénoncer. Je n'ai pas voulu faire le procès des femmes qui choisissent la carrière, j'ai voulu faire le procès du discours féministe injurieux qui culpabilise le choix du foyer. Celles qui choisissent la carrière et l'assument : génial! Je ne veut pas les écoeurer, je ne veux pas les juger, elles ont le choix, qu'elles aillent donc dans le sens de ce qui leur permet de s'épanouir le mieux elles et leur famille. Ceux (homme ou femme) qui misent TOUT sur la carrière risquent, à mon avis, de le regretter, je n'ai pas pensé de faire la nuance. Pour ce qui est de mettre dans une case, c'est ce que je voulais dénoncer. Je n'ai pas voulu mettre les femmes qui sont plus axées vers la carrière dans une case. Si je l'ai fait, c’était inconscient et c'était pour montrer combien c'était faisable autant du côté de la carrière que du foyer et vous, vous en avez montré le ridicule et c’est bien fait, car la mise en case est toujours ridicule. Quant à moi, les deux cases qui se dessinent dans mon message précédent peuvent bien éclater toutes les deux et disparaître, je n'en serai que content que notre société fasse un pas de plus vers l'avant.errare humanum est a écrit :Avant de faire le procès des femmes qui font les choix de travailler à plein temps, avant de dire qu'elle sacrifie leur famille pour leur carrière, il faut se demander quel est le rôle de la femme, sa spécificité de femme. 7h voir 10h de travail qotidien, sur 24h ça laisse quand même pas mal de temps! Encore faut-il que l'on arrêt de nier l'importance du rôle de mère.
Bon Dimanche
Alice, un peu enervée qu'on essaie de faire rentrer les femmes dans des cases!
Merci
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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errare humanum est
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Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonsoir,
Je comprend un peu mieux ce que vous avez voulu dire, même si je trouve votre exposé un peu trop tranché.
Alice
Je comprend un peu mieux ce que vous avez voulu dire, même si je trouve votre exposé un peu trop tranché.
Je n'ai rien dit de tel, j'ai la chance d'avoir une double vocation de mère et de médecin, et j'assume. L'essentiel n'est pas dans le choix que l'on fait, bien souvent ceux-ci sont très limités... Mais de faire face à ce que la vie nous apporte.vous avez choisi de concilier travail-famille et vous l'assumer pleinement à votre façon et vous avez trouvé un équilibre qui fait en sorte que ça va pour le mieux.
Tout à fait, homme ou femme.Ceux (homme ou femme) qui misent TOUT sur la carrière risquent, à mon avis, de le regretter,
Si elle est épanouïe, pourquoi s'occupe-t-elle de ce que les féministes peuvent dire? C'est un discours bien marginal! Et si les femmes écoutent tout ce qui se dit quand à leurs rôles, aucun de leur choix ne sera le bon!Dans sa relation avec son mari, elle trouve sa fierté et son épanouissement à se consacrer aux soins de sa mère, de ses enfants et de ce qu’elle fait pour son mari. C’est dans ce choix qu’elle s’épanouit, elle! Pourquoi devrait-elle se faire dire qu’elle est « gaspillée »?
Alice
Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Tant qu'à ça.errare humanum est a écrit : Si elle est épanouïe, pourquoi s'occupe-t-elle de ce que les féministes peuvent dire? C'est un discours bien marginal! Et si les femmes écoutent tout ce qui se dit quand à leurs rôles, aucun de leur choix ne sera le bon!
Alice
David
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Invité
- Barbarus

Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
bonjours je pense que si ont le peux il est très importent de donner son héritage culturel a ses enfants , et j admire les femmes qui sont capable de travailler et élever leurs enfants en même temps , sa n'engage que moi ,mais je ne supporterai pas que l'on puisse donner une autre éducation a mes enfants que la mienne
Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonjours, beaucoup de femmes se mettent à travailler et s'occupent de leurs enfants en même temps, ce qui ne nuit pas a leurs famille et qui (pour mon opinion) leur permettent de posséder une plus grande liberté, il est donc très interressant pour une femme de faire les deux.
Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonjour,
Les femmes au foyer : gaspillage?
Gaspillage pour qui?
La femme au foyer pourquoi pas mais alors on donne au mari un salaire qui permette de faire vivre le foyer?
La femme au foyer pourquoi pas mais alors on lui donne le libre choix , salaire ou indemnité pour éléver ses enfants ou travail.
( je signale ici que la femme fait un double travail , le prfessionel et le travail à la maison) bonjour les heures et les tours de reins.
Il serait plus judicieux de se poser la question pourquoi certaine Mère de Famille sont obligées, je dit OBLIGÈES de travailler.
Ce sont elle qui subissent ces femmes là le plus de contraites sociales.
Salaires bas, travail précaires, chômage.
En 2008 la femme est-elle libre de faire ce choix ???, en particulier si le mari est chômeur, travailleurs précaires, Rmiste,voir SMICard, .
Il faut pouvoir payer un loyer, à manger, avoir des vétements descents pour les enfants qui vont à l'école, payer la scolarité qui est soit disant gratuite mais coute cher.
Oui on est libre c'est vrai, mais sous des cntraintes sociales et économiques on pert sa liberté.
Les femmes au foyer : gaspillage?
Gaspillage pour qui?
La femme au foyer pourquoi pas mais alors on donne au mari un salaire qui permette de faire vivre le foyer?
La femme au foyer pourquoi pas mais alors on lui donne le libre choix , salaire ou indemnité pour éléver ses enfants ou travail.
( je signale ici que la femme fait un double travail , le prfessionel et le travail à la maison) bonjour les heures et les tours de reins.
Il serait plus judicieux de se poser la question pourquoi certaine Mère de Famille sont obligées, je dit OBLIGÈES de travailler.
Ce sont elle qui subissent ces femmes là le plus de contraites sociales.
Salaires bas, travail précaires, chômage.
En 2008 la femme est-elle libre de faire ce choix ???, en particulier si le mari est chômeur, travailleurs précaires, Rmiste,voir SMICard, .
Il faut pouvoir payer un loyer, à manger, avoir des vétements descents pour les enfants qui vont à l'école, payer la scolarité qui est soit disant gratuite mais coute cher.
Oui on est libre c'est vrai, mais sous des cntraintes sociales et économiques on pert sa liberté.
Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
BJLP, soyez assuré que je partage tout à fait ce que vous dites. Je déplore aussi la situation très difficile de plus en plus de femmes qui se retrouvent dans l'impossibilité de choisir vraiment. En fait, il me semble que votre argument ne fait que renforcer et compléter le miens. Pour ma part, je déplorais la culpabilisation des femmes qui choisissent le foyer. Mais dans nos postes respectifs, nous revendiquons la liberté de la femme. Merci.
Bonne journée
David
Bonne journée
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
-
Philon
- Barbarus

Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonjour David,
et merci pour ce post !
En effet, je suis en tant que mère au foyer particulièrement exposée au mépris social et à l'isolation selon la logique marchande qui n'accorde de reconnaissance qu'aux personnes "rentables" et exclut les autres : pas seulement les femmes au foyer mais aussi les chômeurs, les retraités, les handicapés, etc.
Ma situation n'est pas simple car j'ai fait de bonnes études mais c'était plus par goût que dans le but de trouver un travail ensuite.
En raison de violentes ruptures familiales j'ai dù payer moi-même mes études avec des petits boulots : je faisais la plonge ou encore le ménage et le repassage chez les femmes émancipées qui faisaient carrière ! Et ma mère est une féministe convaincue qui aurait voulu me voir en battante sûre d'elle, efficace, une executive women !
Ces années précaires, juste après une maladie grave, sont cause de certaines lacunes : je ne sais pas faire ce que d'autres ont appris depuis longtemps (par exemple je panique devant un ordinateur et je n'ai pas mon permis...OUH !
), faute d'avoir eu l'argent nécéssaire pour apprendre tout cela. Je n'intéresse pas les employeurs et ne peux m'empêcher de ressentir de la honte quand je vois une femme qui a réussi, quand un journal vante telle ou telle ministre, "forte, libre, indépendante"...je ne serai jamais comme cela.
Cette situation m'a permis de me rendre compte que l' émancipation féminine est très relative et qu'elle est possible à partir d'un certain niveau de vie....que l'on ne se fait jamais "tout seul".
Pour la grosse majorité des travailleuses, le travail a toujours été une contrainte ( aux champs à l'usine...).
Dans la classe sociale de mes parents, longtemps les femmes ont eu le privilège de pouvoir rester à la maison pour élever les enfants. Une sacrée intendance ! On avait beaucoup plus d'enfant qu'aujourd'hui, on cousait les vêtements soi-même, on faisait les conserves, les confitures, souvent le pain, fendre le bois de chauffage, bassiner les lits, laver au lavoir, ravauder, moudre le café le matin, etc.
Donc un travail à plein temps.
Si l'on reprend les textes du féminisme, on se rend compte que l'idée d'un travail qui vous sortirait du foyer pour vous libérer est une idée qui n'a pu naitre que dans un milieu privilégié où les femmes restaient de facto à la maison. Le niveau culturel était élevé. Simone de Beauvoir n'était certes pas fille d'ouvriers. Ma mère a été chercheuse en biologie.
De plus les progrès de la technique ont allégé certaines tâches mais mener une maison, et la mener bien, est tout de même un travail ardu.
Dans le discours féministe les femmes qui ne travaillent pas sont taxées de passivité, d'infantilisme, de dépendance : on les enjoint de "se responsabiliser", de "savoir ce qu'elles veulent", de s'"imposer".
Pour moi, j'avoue et cela n'engage que moi, que je suis plutôt une suiveuse, que j'aime obéir à des ordres raisonnables et que l'idée de la passivité féminine ne me choque pas. Je m'accommode sans peine d'une protection, je ne fais pas de premier pas : dans le monde actuel ce sont des défauts. Souvent des femmes me les ont reprochés. Souvent je me suis entendu dire que "les hommes ceci les hommes cela", enfin , qu'ils ne méritaient pas tant d'estime et de confiance de ma part et que j'étais une rêveuse inadaptée.
Peu importe : mon mari est quelqu'un de bien. Je remercie Dieu chaque jour d'avoir placé un tel homme sur ma route.
Les femmes qui n'ont pas de salaire sont perçues comme un fardeau. Un homme moderne, dit-on, ne saurait s'embarrasser d'une si piètre compagne, ni se charger d'un si lourd fardeau alors qu'elle pourrait travailler. Le travail des deux époux rendra la séparation plus facile si l'un des deux s'en va avec quelqu'un d'autre comme c'est fréquent aujourd'hui.
L'intérêt de présenter l'homme comme un machiste tyrannique et le mariage comme une prison rejoint une logique marchande. Si madame peu facilement claquer la porte puisqu'elle a un travail, cela fera deux foyers au lieu d'un et la consommation d'objets de base ( frigo, télé, auto...) sera doublée.
De plus la femme qui travaille a un plus fort pouvoir d'achat, ce qui permet de créer des marchés ( magazines, cosmétiques, modes, chirurgie plastique...) et d'élever par là l'idéal de beauté féminine à des niveaux que "madame tout le monde" ne peut atteindre.
Je discerne dans le discours féministe l'intéret du Marché qui est de disposer d'une main-d'oeuvre aussi nombreuse que peu exigeante : l'arrivée des femmes sur le marché du travail moderne a permis d'ajuster les salaires par le bas. Un homme va moins revendiquer d'augmentation de salaire pour nourrir sa famille s'il sait pouvoir compter sur le salaire de sa femme.
La femme qui ne travaille pas fait gratuitement les tâches qu'elle ferait faire par une employée si elle-même devenait employée : elle ne rentre pas dans les normes de rentabilité actuelles.
La famille est fragilisée du fait de ces changements sociaux dont le marché profite.
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un complot mais d'une concordance entre une évolution sociale et une forme d'économie dérégulée.
Les enfants ainsi élévés ont moins leur mère à la maison et risquent plus de manquer de père si les parents divorcent : cette logique au fond très individualiste fragilise l'institution familiale.
La double journée n'est pas seulement épuisante mais c'est aussi pour la femme qui ne voit ses enfants que le soir une frustration.
Véritable "maniaque" de la maison, je dois dire que je vois le travail d'une autre femme dans ma maison comme une intrusion : je me sentirais spoliée, exilée hors de chez moi, une métaphore qui me parle car j'ai vécu longtemps à l' étranger.
Aussi n'ai-je pas de femme de ménage, aussi préfére-je rester à la maison. Je vis cette maison comme la place solide que j'ai longtemps cherchée dans un monde qui les fragilise, les dérange, les remet en cause (un monde fluide).
Mon mari assure notre subsistance et je me charge de lui rendre la vie agréable : il me donne la solidité, le sécurité, je n'échangerais pas mon sort contre un autre.
Je peux me consacrer à d'autres activités chez moi (rédiger des articles, faire des recherches, me documenter, participer à un comité de lecture...) ou participer à la vie associative et politique. J'ai conscience d'avoir cette chance de pouvoir me protéger du monde du travail qui est devenu une jungle où l'on n'a pas de statut, pas de place fixe.
Ce choix n'est pas facile, d'une part parce que j'attire souvent l'hostilité et la condescendance des femmes qui travaillent, d'autre part parce que je me vois constamment rappeler à l'ordre par des femmes qui me disent que l'on est jamais sùre des hommes, "et que feras-tu s'il part avec une autre", etc.
Ensuite il y a la solitude sociale : à part ma famille actuelle, je ne vois pas grand-monde parce que je me rends compte que les relations humaines sont avant tout des relations d'intéret. Une femme au foyer est une véritable laissée pour compte. Je vois plus là l'effet du monde moderne que de ma situation. Autrefois une femme au foyer avait une vie sociale très riche, elle occupait la place la plus honorable pour une femme. Aujourd'hui il faut s'accomoder de cette solitude si l'on vit de cette manière qui est en décalage avec la pensée dominante. On ne peut pas tout avoir.
C'est pourquoi je cherche des lectures ou des échanges avec des personnes qui partagent mes analyses; elles sont rares mais existent.
Merci encore mille fois pour ce post qui m'a permis de me sentir moins "bizarre".
Que Dieu vous protège!
Philon
et merci pour ce post !
En effet, je suis en tant que mère au foyer particulièrement exposée au mépris social et à l'isolation selon la logique marchande qui n'accorde de reconnaissance qu'aux personnes "rentables" et exclut les autres : pas seulement les femmes au foyer mais aussi les chômeurs, les retraités, les handicapés, etc.
Ma situation n'est pas simple car j'ai fait de bonnes études mais c'était plus par goût que dans le but de trouver un travail ensuite.
En raison de violentes ruptures familiales j'ai dù payer moi-même mes études avec des petits boulots : je faisais la plonge ou encore le ménage et le repassage chez les femmes émancipées qui faisaient carrière ! Et ma mère est une féministe convaincue qui aurait voulu me voir en battante sûre d'elle, efficace, une executive women !
Ces années précaires, juste après une maladie grave, sont cause de certaines lacunes : je ne sais pas faire ce que d'autres ont appris depuis longtemps (par exemple je panique devant un ordinateur et je n'ai pas mon permis...OUH !
Cette situation m'a permis de me rendre compte que l' émancipation féminine est très relative et qu'elle est possible à partir d'un certain niveau de vie....que l'on ne se fait jamais "tout seul".
Pour la grosse majorité des travailleuses, le travail a toujours été une contrainte ( aux champs à l'usine...).
Dans la classe sociale de mes parents, longtemps les femmes ont eu le privilège de pouvoir rester à la maison pour élever les enfants. Une sacrée intendance ! On avait beaucoup plus d'enfant qu'aujourd'hui, on cousait les vêtements soi-même, on faisait les conserves, les confitures, souvent le pain, fendre le bois de chauffage, bassiner les lits, laver au lavoir, ravauder, moudre le café le matin, etc.
Donc un travail à plein temps.
Si l'on reprend les textes du féminisme, on se rend compte que l'idée d'un travail qui vous sortirait du foyer pour vous libérer est une idée qui n'a pu naitre que dans un milieu privilégié où les femmes restaient de facto à la maison. Le niveau culturel était élevé. Simone de Beauvoir n'était certes pas fille d'ouvriers. Ma mère a été chercheuse en biologie.
De plus les progrès de la technique ont allégé certaines tâches mais mener une maison, et la mener bien, est tout de même un travail ardu.
Dans le discours féministe les femmes qui ne travaillent pas sont taxées de passivité, d'infantilisme, de dépendance : on les enjoint de "se responsabiliser", de "savoir ce qu'elles veulent", de s'"imposer".
Pour moi, j'avoue et cela n'engage que moi, que je suis plutôt une suiveuse, que j'aime obéir à des ordres raisonnables et que l'idée de la passivité féminine ne me choque pas. Je m'accommode sans peine d'une protection, je ne fais pas de premier pas : dans le monde actuel ce sont des défauts. Souvent des femmes me les ont reprochés. Souvent je me suis entendu dire que "les hommes ceci les hommes cela", enfin , qu'ils ne méritaient pas tant d'estime et de confiance de ma part et que j'étais une rêveuse inadaptée.
Peu importe : mon mari est quelqu'un de bien. Je remercie Dieu chaque jour d'avoir placé un tel homme sur ma route.
Les femmes qui n'ont pas de salaire sont perçues comme un fardeau. Un homme moderne, dit-on, ne saurait s'embarrasser d'une si piètre compagne, ni se charger d'un si lourd fardeau alors qu'elle pourrait travailler. Le travail des deux époux rendra la séparation plus facile si l'un des deux s'en va avec quelqu'un d'autre comme c'est fréquent aujourd'hui.
L'intérêt de présenter l'homme comme un machiste tyrannique et le mariage comme une prison rejoint une logique marchande. Si madame peu facilement claquer la porte puisqu'elle a un travail, cela fera deux foyers au lieu d'un et la consommation d'objets de base ( frigo, télé, auto...) sera doublée.
De plus la femme qui travaille a un plus fort pouvoir d'achat, ce qui permet de créer des marchés ( magazines, cosmétiques, modes, chirurgie plastique...) et d'élever par là l'idéal de beauté féminine à des niveaux que "madame tout le monde" ne peut atteindre.
Je discerne dans le discours féministe l'intéret du Marché qui est de disposer d'une main-d'oeuvre aussi nombreuse que peu exigeante : l'arrivée des femmes sur le marché du travail moderne a permis d'ajuster les salaires par le bas. Un homme va moins revendiquer d'augmentation de salaire pour nourrir sa famille s'il sait pouvoir compter sur le salaire de sa femme.
La femme qui ne travaille pas fait gratuitement les tâches qu'elle ferait faire par une employée si elle-même devenait employée : elle ne rentre pas dans les normes de rentabilité actuelles.
La famille est fragilisée du fait de ces changements sociaux dont le marché profite.
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un complot mais d'une concordance entre une évolution sociale et une forme d'économie dérégulée.
Les enfants ainsi élévés ont moins leur mère à la maison et risquent plus de manquer de père si les parents divorcent : cette logique au fond très individualiste fragilise l'institution familiale.
La double journée n'est pas seulement épuisante mais c'est aussi pour la femme qui ne voit ses enfants que le soir une frustration.
Véritable "maniaque" de la maison, je dois dire que je vois le travail d'une autre femme dans ma maison comme une intrusion : je me sentirais spoliée, exilée hors de chez moi, une métaphore qui me parle car j'ai vécu longtemps à l' étranger.
Aussi n'ai-je pas de femme de ménage, aussi préfére-je rester à la maison. Je vis cette maison comme la place solide que j'ai longtemps cherchée dans un monde qui les fragilise, les dérange, les remet en cause (un monde fluide).
Mon mari assure notre subsistance et je me charge de lui rendre la vie agréable : il me donne la solidité, le sécurité, je n'échangerais pas mon sort contre un autre.
Je peux me consacrer à d'autres activités chez moi (rédiger des articles, faire des recherches, me documenter, participer à un comité de lecture...) ou participer à la vie associative et politique. J'ai conscience d'avoir cette chance de pouvoir me protéger du monde du travail qui est devenu une jungle où l'on n'a pas de statut, pas de place fixe.
Ce choix n'est pas facile, d'une part parce que j'attire souvent l'hostilité et la condescendance des femmes qui travaillent, d'autre part parce que je me vois constamment rappeler à l'ordre par des femmes qui me disent que l'on est jamais sùre des hommes, "et que feras-tu s'il part avec une autre", etc.
Ensuite il y a la solitude sociale : à part ma famille actuelle, je ne vois pas grand-monde parce que je me rends compte que les relations humaines sont avant tout des relations d'intéret. Une femme au foyer est une véritable laissée pour compte. Je vois plus là l'effet du monde moderne que de ma situation. Autrefois une femme au foyer avait une vie sociale très riche, elle occupait la place la plus honorable pour une femme. Aujourd'hui il faut s'accomoder de cette solitude si l'on vit de cette manière qui est en décalage avec la pensée dominante. On ne peut pas tout avoir.
C'est pourquoi je cherche des lectures ou des échanges avec des personnes qui partagent mes analyses; elles sont rares mais existent.
Merci encore mille fois pour ce post qui m'a permis de me sentir moins "bizarre".
Que Dieu vous protège!
Philon
- Christophe
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Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Chère Philon, si cela peut vous rassurer, sachez que la majorité silencieuse de ce forum partage complètement le point de vue de David, et donc le vôtre.
PaX tecum
Christophe
PaX tecum
Christophe
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christelle
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Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
bon j'ai lu juste le titre.
je dis toute suite que c'est à l'individu de faire le choix. Mais pas par conditionnement... j'ai été élevé pour d'abord etre une épouse et une "bonne mère" j'ai vu les dégats mentaux que ça pouvait faire.
elever vos enfants garçons ou filles en bonne équité, donnez à chacun la liberté d'etre lui meme et chacun fera les bon choix... ou aura les outils pour pouvoir faire un choix en tans qu'individu et non pas male et femelle.
je dis toute suite que c'est à l'individu de faire le choix. Mais pas par conditionnement... j'ai été élevé pour d'abord etre une épouse et une "bonne mère" j'ai vu les dégats mentaux que ça pouvait faire.
elever vos enfants garçons ou filles en bonne équité, donnez à chacun la liberté d'etre lui meme et chacun fera les bon choix... ou aura les outils pour pouvoir faire un choix en tans qu'individu et non pas male et femelle.
-
Philon
- Barbarus

Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Bonsoir,
je rebondis sur la question de choix individuel. Cette idée est très moderne. Pour être plus précise, ce qui est moderne, c'est la séparation entre d'un côté un individu libre qui serait autofondé, qui aurait à se libérer des conditionnements perçus comme autant d'entraves, de l'autre une société qui n'aurait pas à se mêler de ses choix privés.
Le philosophe québécois Charles Taylor ( "La liberté des modernes") voit le passage à la modernité comme un changement d'orientation de l'extérieur à l'intérieur : très schématiquement l'homme d'avant la modernité cherchait la réponse à la question de son indentité à l'extérieur de lui-même, dans ses différentes appartenances qui le fondaient et lui donnaient une place à occuper. L'homme moderne se réfère à lui-même.
Nous croyons actuellement (surtout depuis quarante années) pour reprendre une expression d'Olivier Rey (Olivier Rey, "Une folle solitude",Seuil) au mythe de l'homme autofondé. Cette idée n'est pas sans faire le jeu de la société marchande : entre tant de produits, de choix de vie, de valeurs, l'homme moderne aurait à faire un choix autonome. Il pourrait en changer s'il n'est plus satisfait. Nous redoutons les conditionnements et nous nous exhortons à "être nous mêmes" , à "nous libérer du poids du passé" (pour citer de gros titres de magazines à grand tirages). Nous croyons que laisser choisir prédispose à faire le meilleur choix : encore faudrait-il connaitre ce que nous allons choisir, encore nous faudrait-il des modèles qui ne sont pas nécessairement des conditionnements.
Dans le domaine de l'éducation, l'évolution s'est faite de façon à laisser l'élève penser par lui-même. On ne lui donne plus de bases solides car l'enseignement classique est perçu comme rébarbatif. On a tendance à considérer l'enfant comme un être doué de naissance qu'il faudrait contrarier le moins possible. L'attention dont il fait l'objet aujourd'hui va de pair avec une méfiance vis-à-vis des parents rapidement soupçonnés de ne pas savoir y faire (d'où la profusion de conseils par les experts) voire d'être des bourreaux d'enfants potentiels ! Ce qui contribue à désavouer la fonction parentale comme l'a bien saisi Aldo Naouri. Parallèlement, le marché met tout en place pour l'avènement des "enfants-rois". Ils "ne manquent de rien" sauf de repères, de bases, de références autres que celles de leur spontanéité devant laquelle les adultes s'émerveillent, oubliant que la frustration fait partie de l'éducation ( Aldo Naouri "Eduquer ses enfants", (Odile Jacob).
Je schématise, bien sûr, n'évoquant là que l'évolution générale. La difficulté actuelle quand on travaille est de se poser comme parent face à son enfant lorsqu'on ne l'a pas vu de la journée : la majorité des parents va avoir tendance à profiter de ces quelques heures précieuses et à ne surtout pas frustrer le petit : on le voit déjà si peu. On va compenser par plus d'affection et de cadeaux au lieu de l'aider à se structurer.
Nous cherchons l'origine des souffrances dans ce qui pourrait entraver un choix vraiment authentique. Tout "rôle" social est à partir de là rejeté au profit d'un hypothétique humain universel qui ne devrait rien qu' à lui-même ( celui-là sera bien adapté à l'économie mondialisée).
L'évolution des sociétés modernes, la confusion que ce spontanéisme crée, l'absence de repères, la montée de la violence, la dérégulation économique enfin et les iniquités qu'elle entraine, nous amène aujourd'hui à nous interroger sur la pertinence de cette suspicion vis-à-vis des figures d'autorité, des rôles sociaux, de l'éducation.
En effet, comme le montre le philosophe Dany-Robert Dufour ("Le Divin Marché", Denoel ), le propre de l'humain est, du fait de son inachèvement à la naissance, de ne pouvoir advenir à son humanité que grâce à ses ainés, à la société dans laquelle il nait et qui l'institue. Il a des droits mais aussi des devoirs. Devenir un humain suppose que l'on accepte des interdits fondamentaux et arbitraires, ceux-là mêmes qu'énoncent les religions. Ils n'existent pas dans la nature : il y a donc une part de "construit" dans l'humain. De ces interdits découlent des différences (dont celle entre homme et femme) qui peuvent varier dans une certaine mesure.
Des penseurs comme Dany-Robert Dufour ont montré que de s'être libéré des tutelles traditionnelles l'homme moderne n'avait fait que se soumettre à son insu ( croyant se libérer) aux diktats de l'économie dérégulée. Ceci est doublement vrai pour ce qui concerne les femmes.
On ne peut pas vraiment parler aujourd'hui de choix de travailler ou pas car la très grosse majorité d'entre elles travaille actuellement par nécessité.
En effet l'évolution de nos sociétés vers le maximum de libertés individuelles, en fragilisant la fonction paternelle et les institutions dont la famille contraint finalement chacun à ne plus compter sur les autres, à subvenir soi-même à ses besoins : les femmes travaillent parce que la dérégulation, aussi bien dans le monde professionnel que dans la vie privée, entraine une insécurité qui force à ne compter que...sur ses propres forces. Le mari peut être un jour au chômage. Un seul salaire ne suffit souvent plus pour toute une famille car l'arrivée des femmes sur le marché du travail a permis un ajustement des salaires par le bas.
On ne peut plus se dire que l'on va rester mariée pour la vie : il y a le risque de voir partir le mari avec une autre, selon une logique de la recherche du "profit maximum" qui infiltre la vie privée : en nous dégageant des obligations et des tutelles, nous tombons aussi sous la coupe pas toujours juste des désirs d'autrui.
Dans un tel contexte on ne peut plus se dire que l'on va garder son emploi. On ne peut plus "choisir" d'être au foyer si c'est le chômage qui nous y force. On est difficilement intégré socialement si l'on n'a pas d'emploi. Dans le contexte économique actuel qui déteind sur la vie privée seul compte le profit.
On pouvait choisir librement il y a quelques décennies quand il y avait du travail pour tout le monde. On pensait alors que l'abondance économique régnant, certains rôles traditionnels pouvaient sans dommage être rejetés.
Aujourd'hui tel n'est plus le cas et quelques auteurs commencent à tirer les sonnettes d'alarme (Tony Anatrella, Jean-Pierre Lebrun...). Nous commençons à réaliser que de se libérer des tutelles, des institutions et de l'autorité nous a rendus plus maléables, plus disponibles aux impératifs de l'économie de marché avec toutes les injustices qu'elle entraine.
Merci de m'avoir lue.
Merci de ne pas me tutoyer : c'est très agréable d'être sur un forum où les participants sont courtois !
Bonne soirée à mes frères et soeurs dans le Christ.
Philon
je rebondis sur la question de choix individuel. Cette idée est très moderne. Pour être plus précise, ce qui est moderne, c'est la séparation entre d'un côté un individu libre qui serait autofondé, qui aurait à se libérer des conditionnements perçus comme autant d'entraves, de l'autre une société qui n'aurait pas à se mêler de ses choix privés.
Le philosophe québécois Charles Taylor ( "La liberté des modernes") voit le passage à la modernité comme un changement d'orientation de l'extérieur à l'intérieur : très schématiquement l'homme d'avant la modernité cherchait la réponse à la question de son indentité à l'extérieur de lui-même, dans ses différentes appartenances qui le fondaient et lui donnaient une place à occuper. L'homme moderne se réfère à lui-même.
Nous croyons actuellement (surtout depuis quarante années) pour reprendre une expression d'Olivier Rey (Olivier Rey, "Une folle solitude",Seuil) au mythe de l'homme autofondé. Cette idée n'est pas sans faire le jeu de la société marchande : entre tant de produits, de choix de vie, de valeurs, l'homme moderne aurait à faire un choix autonome. Il pourrait en changer s'il n'est plus satisfait. Nous redoutons les conditionnements et nous nous exhortons à "être nous mêmes" , à "nous libérer du poids du passé" (pour citer de gros titres de magazines à grand tirages). Nous croyons que laisser choisir prédispose à faire le meilleur choix : encore faudrait-il connaitre ce que nous allons choisir, encore nous faudrait-il des modèles qui ne sont pas nécessairement des conditionnements.
Dans le domaine de l'éducation, l'évolution s'est faite de façon à laisser l'élève penser par lui-même. On ne lui donne plus de bases solides car l'enseignement classique est perçu comme rébarbatif. On a tendance à considérer l'enfant comme un être doué de naissance qu'il faudrait contrarier le moins possible. L'attention dont il fait l'objet aujourd'hui va de pair avec une méfiance vis-à-vis des parents rapidement soupçonnés de ne pas savoir y faire (d'où la profusion de conseils par les experts) voire d'être des bourreaux d'enfants potentiels ! Ce qui contribue à désavouer la fonction parentale comme l'a bien saisi Aldo Naouri. Parallèlement, le marché met tout en place pour l'avènement des "enfants-rois". Ils "ne manquent de rien" sauf de repères, de bases, de références autres que celles de leur spontanéité devant laquelle les adultes s'émerveillent, oubliant que la frustration fait partie de l'éducation ( Aldo Naouri "Eduquer ses enfants", (Odile Jacob).
Je schématise, bien sûr, n'évoquant là que l'évolution générale. La difficulté actuelle quand on travaille est de se poser comme parent face à son enfant lorsqu'on ne l'a pas vu de la journée : la majorité des parents va avoir tendance à profiter de ces quelques heures précieuses et à ne surtout pas frustrer le petit : on le voit déjà si peu. On va compenser par plus d'affection et de cadeaux au lieu de l'aider à se structurer.
Nous cherchons l'origine des souffrances dans ce qui pourrait entraver un choix vraiment authentique. Tout "rôle" social est à partir de là rejeté au profit d'un hypothétique humain universel qui ne devrait rien qu' à lui-même ( celui-là sera bien adapté à l'économie mondialisée).
L'évolution des sociétés modernes, la confusion que ce spontanéisme crée, l'absence de repères, la montée de la violence, la dérégulation économique enfin et les iniquités qu'elle entraine, nous amène aujourd'hui à nous interroger sur la pertinence de cette suspicion vis-à-vis des figures d'autorité, des rôles sociaux, de l'éducation.
En effet, comme le montre le philosophe Dany-Robert Dufour ("Le Divin Marché", Denoel ), le propre de l'humain est, du fait de son inachèvement à la naissance, de ne pouvoir advenir à son humanité que grâce à ses ainés, à la société dans laquelle il nait et qui l'institue. Il a des droits mais aussi des devoirs. Devenir un humain suppose que l'on accepte des interdits fondamentaux et arbitraires, ceux-là mêmes qu'énoncent les religions. Ils n'existent pas dans la nature : il y a donc une part de "construit" dans l'humain. De ces interdits découlent des différences (dont celle entre homme et femme) qui peuvent varier dans une certaine mesure.
Des penseurs comme Dany-Robert Dufour ont montré que de s'être libéré des tutelles traditionnelles l'homme moderne n'avait fait que se soumettre à son insu ( croyant se libérer) aux diktats de l'économie dérégulée. Ceci est doublement vrai pour ce qui concerne les femmes.
On ne peut pas vraiment parler aujourd'hui de choix de travailler ou pas car la très grosse majorité d'entre elles travaille actuellement par nécessité.
En effet l'évolution de nos sociétés vers le maximum de libertés individuelles, en fragilisant la fonction paternelle et les institutions dont la famille contraint finalement chacun à ne plus compter sur les autres, à subvenir soi-même à ses besoins : les femmes travaillent parce que la dérégulation, aussi bien dans le monde professionnel que dans la vie privée, entraine une insécurité qui force à ne compter que...sur ses propres forces. Le mari peut être un jour au chômage. Un seul salaire ne suffit souvent plus pour toute une famille car l'arrivée des femmes sur le marché du travail a permis un ajustement des salaires par le bas.
On ne peut plus se dire que l'on va rester mariée pour la vie : il y a le risque de voir partir le mari avec une autre, selon une logique de la recherche du "profit maximum" qui infiltre la vie privée : en nous dégageant des obligations et des tutelles, nous tombons aussi sous la coupe pas toujours juste des désirs d'autrui.
Dans un tel contexte on ne peut plus se dire que l'on va garder son emploi. On ne peut plus "choisir" d'être au foyer si c'est le chômage qui nous y force. On est difficilement intégré socialement si l'on n'a pas d'emploi. Dans le contexte économique actuel qui déteind sur la vie privée seul compte le profit.
On pouvait choisir librement il y a quelques décennies quand il y avait du travail pour tout le monde. On pensait alors que l'abondance économique régnant, certains rôles traditionnels pouvaient sans dommage être rejetés.
Aujourd'hui tel n'est plus le cas et quelques auteurs commencent à tirer les sonnettes d'alarme (Tony Anatrella, Jean-Pierre Lebrun...). Nous commençons à réaliser que de se libérer des tutelles, des institutions et de l'autorité nous a rendus plus maléables, plus disponibles aux impératifs de l'économie de marché avec toutes les injustices qu'elle entraine.
Merci de m'avoir lue.
Merci de ne pas me tutoyer : c'est très agréable d'être sur un forum où les participants sont courtois !
Bonne soirée à mes frères et soeurs dans le Christ.
Philon
- Boris
- Tribunus plebis

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Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
Visiblement vous n'avez pas d'enfants, vous ne vous rendez donc pas compte de tout le bien de la présence de la mère auprès d'eux :christelle a écrit :bon j'ai lu juste le titre.
je dis toute suite que c'est à l'individu de faire le choix. Mais pas par conditionnement... j'ai été élevé pour d'abord etre une épouse et une "bonne mère" j'ai vu les dégats mentaux que ça pouvait faire.
elever vos enfants garçons ou filles en bonne équité, donnez à chacun la liberté d'etre lui meme et chacun fera les bon choix... ou aura les outils pour pouvoir faire un choix en tans qu'individu et non pas male et femelle.
- soutient scolaire à domicile
- support psychologique (pas de notion d'abandon)
...
Enfin, je vous laisse éplucher les nombreuses études qui montrent chiffres à l'appuie tout le bien des mères aux foyers et la réduction des coûts sur la société.
J'ajouterai tout de même une remarque de ma femme (mère au foyer !) : Dieu nous a appelé à être des parents, pas des individus égoïstes. Cet appel à être parent passe par le fait de nous occuper le mieux possible de nos enfants, en étant père et mère (donc de manière différente).
Comment nous occuper des enfants si nous sommes tous 2 accaparés par un boulot ?
Idem pour les activités extra-familiales.
Tout cela ne dure qu'un temps.
Le Christ a donné sa Vie pour nous. Nous pouvons donner quelques années seulement de notre vie pour nos enfants afin qu'ils aient les meilleures conditions pour accéder au Royaume des Cieux !
Cessons de nous regarder le nombril.
UdP,
Boris
Boris
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christelle
- Quæstor

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- Inscription : lun. 09 juin 2008, 15:08
Re: Les femmes au foyer : gaspillage?
ben écoute philon, je pense qu'on doit se battre pour le plus d'émancipation pour la condition humaine.
Moi je suis pas pour qu'on impose à une femme de rester au foyer pour élever les enfants.
Et puis ça c'est plutot moderne d'ailleurs ou orientale, ça fait un peu gynécée, les femmes ont toujours participé au travail. Meme dans l'aliénation du travail
Meme dans le gynécée d'ailleurs. L'économie domestique hein ! 
En revanche je suis d'accord avec toi que c'est plutot moderne le choix de l'individu... mais faut il en voir que du négatif je sais pas...
et je pense que le mot moderne est mal employé, c'est toujours moderne dans l'évolution on fait toujours face au changement de moeurs et mentalité depuis la nuit des temps.
C'est vrai qu'on a l'impression d'avoir plus de choix en tans qu'individu, ou de libertés individuelles comme tu dis c'est assez récent. Mais c'est pas non plus des idées super nouvelles. Euuuh la preuve... le christianisme dans un sens a participé à cette idée, un des arguments contre les paiens, c'est dire vous etes paiens pour vos ancetres, le nouveau chrétien, c'est l'individu qui par sa volonté entre autre, choisit de croire au christ. En fait il devient libre de croire. Tu sais qu'on reprochait aux chrétiens de ne pas respecter la religion de leurs parents (paiens). Bon je sais pas si tu vois ce que je veux dire, je l'ai dis de façon un peu maladroite.
APrès oui y a des excès dans la façon de comprendre libertés individuelles et de les vivre aussi.
EN tout cas pour en revenir au problème je pense qu'il y a des libertés individuelles très bien. Qui sont des fondamentaux et des choix de société. Je pense que c'est important que la femme n'a pas besoin de l'autorisation du mari pour travailler non ?
C'est une liberté qui est de bon sens, quant à dire que les femmes ont baissé les salaires c'est un très mauvais argument
elles ont plutot augmenté la production, la création etc etc
par contre effectivement en moyenne selon des études parait il elles sont moins bien payées, pour des causes qui varient.
Moi je suis pas pour qu'on impose à une femme de rester au foyer pour élever les enfants.
Et puis ça c'est plutot moderne d'ailleurs ou orientale, ça fait un peu gynécée, les femmes ont toujours participé au travail. Meme dans l'aliénation du travail
En revanche je suis d'accord avec toi que c'est plutot moderne le choix de l'individu... mais faut il en voir que du négatif je sais pas...
et je pense que le mot moderne est mal employé, c'est toujours moderne dans l'évolution on fait toujours face au changement de moeurs et mentalité depuis la nuit des temps.
C'est vrai qu'on a l'impression d'avoir plus de choix en tans qu'individu, ou de libertés individuelles comme tu dis c'est assez récent. Mais c'est pas non plus des idées super nouvelles. Euuuh la preuve... le christianisme dans un sens a participé à cette idée, un des arguments contre les paiens, c'est dire vous etes paiens pour vos ancetres, le nouveau chrétien, c'est l'individu qui par sa volonté entre autre, choisit de croire au christ. En fait il devient libre de croire. Tu sais qu'on reprochait aux chrétiens de ne pas respecter la religion de leurs parents (paiens). Bon je sais pas si tu vois ce que je veux dire, je l'ai dis de façon un peu maladroite.
APrès oui y a des excès dans la façon de comprendre libertés individuelles et de les vivre aussi.
EN tout cas pour en revenir au problème je pense qu'il y a des libertés individuelles très bien. Qui sont des fondamentaux et des choix de société. Je pense que c'est important que la femme n'a pas besoin de l'autorisation du mari pour travailler non ?
C'est une liberté qui est de bon sens, quant à dire que les femmes ont baissé les salaires c'est un très mauvais argument
elles ont plutot augmenté la production, la création etc etc
par contre effectivement en moyenne selon des études parait il elles sont moins bien payées, pour des causes qui varient.
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