Je viens d'écrire un petit article à la suite d'une série de lectures faites sur le web à propos du Textus Receptus.
L'article s'intitule "la grande foutaise du Textus Receptus", et est un brin provocateur, je vous l'accorde. Il est disponible ici :
http://enarkeenologos.blogspot.com/2008 ... eptus.html
Si je vous le soumet à votre jugement c'est parce que je suis persuadé qu'il contient un certain nombre d'erreurs. Comme il est dit à la fin de l'article, je l'ai écris à mesure que je découvrais ces histoires de manuscrits byzantins, pré-byzantins, de Textus Receptus etc.
Malgré son ton très assuré, cet article ne se veut pas "définitif".
Au sujet du Textus Receptus
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jeanbaptiste
- Pater civitatis

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- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Au sujet du Textus Receptus
Bonjour Jean-Baptiste,
j'ai parcouru votre article et je salue votre travail.
Cependant, je ne crois pas qu'il soit pertinent de se battre sur le terrain vers lequel les protestants veulent nous entraîner. Car ce terrain est un fausse question, un faux problème.
Le vrai problème c'est que le texte du Nouveau Testament renvoie lui-même à l'Eglise vivante, des fidèles, des apôtres, des évêques, de saint Pierre et des papes...
"Alors les apôtres et les anciens, d'accord avec l'Église tout entière, décidèrent de choisir quelques-uns d'entre eux et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabé. Ce furent Jude, surnommé Barsabbas, et Silas, hommes considérés parmi les frères.
Ils leur remirent la lettre suivante : « Les apôtres et les anciens, vos frères, aux frères de la gentilité qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Ayant appris que, sans mandat de notre part, certaines gens venus de chez nous ont, par leurs propos, jeté le trouble parmi vous et bouleversé vos esprits,
nous avons décidé d'un commun accord de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabé et Paul,
ces hommes qui ont voué leur vie au nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous transmettront de vive voix le même message." (Actes 15, 22-27)
"Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien aurions-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous ou de vous ?
Notre lettre, c'est vous, une lettre écrite en nos cœurs, connue et lue par tous les hommes.
Vous êtes manifestement une lettre du Christ remise à nos soins, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.
Telle est la conviction que nous avons par le Christ auprès de Dieu.
Ce n'est pas que de nous-mêmes nous soyons capables de revendiquer quoi que ce soit comme venant de nous ; non, notre capacité vient de Dieu,
qui nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, l'Esprit vivifie." (2 Co 3, 1-6)
"Nous devons, quant à nous, rendre grâces à Dieu à tout moment à votre sujet, frères aimés du Seigneur, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour être sauvés par l'Esprit qui sanctifie et la foi en la vérité :
c'est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous entriez en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre .
Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même, ainsi que Dieu notre Père, qui nous a aimés et nous a donné, par grâce, consolation éternelle et heureuse espérance,
consolent vos cœurs et les affermissent en toute bonne œuvre et parole." (2 Th 2, 13-17)
"L'Ange du Seigneur s'adressa à Philippe et lui dit : « Pars et va-t'en, à l'heure de midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Il partit donc et s'y rendit. Justement un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, qui était venu en pèlerinage à Jérusalem, s'en retournait, assis sur son char, en lisant le prophète Isaïe.
L'Esprit dit à Philippe : « Avance et rattrape ce char. »
Philippe y courut, et il entendit que l'eunuque lisait le prophète Isaïe. Il lui demanda : « Comprends-tu donc ce que tu lis ? » -
« Et comment le pourrais-je, dit-il, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir près de lui.
Le passage de l'Écriture qu'il lisait était le suivant : Comme une brebis il a été conduit à la boucherie ; comme un agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n'ouvre pas la bouche.
Dans son abaissement la justice lui a été déniée. Sa postérité, qui la racontera ? Car sa vie est retranchée de la terre.
S'adressant à Philippe, l'eunuque lui dit : « Je t'en prie, de qui le prophète dit-il cela ? De lui-même ou de quelqu'un d'autre ? »
Philippe prit alors la parole et, partant de ce texte de l'Écriture, lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Chemin faisant, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau. Qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
Et il fit arrêter le char. Ils descendirent tous deux dans l'eau, Philippe avec l'eunuque, et il le baptisa." (Actes 8, 26-38)
Voilà, j'ai repéré ces quatre textes qui définissent le texte lui-même comme insuffisant, comme dépassé de loin par la parole et la relation humaine. L'Evangile est ainsi premièrement une parole transmise, et ce sont plus les hommes qui sont envoyés qui comptent, que les lettres qu'ils peuvent lire ou porter.
Le problème des protestants est qu'ils sont incapables de fournir le texte original des Evangiles. Mais nous, catholiques, avons conservé la parole originale, dont le texte évangélique n'est qu'un aide-mémoire. Chacun des schismes du protestantisme, et il y en a des centaines, est une négation du document vivant, de la parole évangélique. Et ce problème est aussi qu'il ne peuvent même pas lire cet écrit qui les condamne, cet écrit qui s'annonce lui-même comme insuffisant et dit que l'essentiel est ailleurs... "Vous êtes manifestement une lettre du Christ remise à nos soins, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs."
j'ai parcouru votre article et je salue votre travail.
Cependant, je ne crois pas qu'il soit pertinent de se battre sur le terrain vers lequel les protestants veulent nous entraîner. Car ce terrain est un fausse question, un faux problème.
Le vrai problème c'est que le texte du Nouveau Testament renvoie lui-même à l'Eglise vivante, des fidèles, des apôtres, des évêques, de saint Pierre et des papes...
"Alors les apôtres et les anciens, d'accord avec l'Église tout entière, décidèrent de choisir quelques-uns d'entre eux et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabé. Ce furent Jude, surnommé Barsabbas, et Silas, hommes considérés parmi les frères.
Ils leur remirent la lettre suivante : « Les apôtres et les anciens, vos frères, aux frères de la gentilité qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Ayant appris que, sans mandat de notre part, certaines gens venus de chez nous ont, par leurs propos, jeté le trouble parmi vous et bouleversé vos esprits,
nous avons décidé d'un commun accord de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabé et Paul,
ces hommes qui ont voué leur vie au nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous transmettront de vive voix le même message." (Actes 15, 22-27)
"Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien aurions-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous ou de vous ?
Notre lettre, c'est vous, une lettre écrite en nos cœurs, connue et lue par tous les hommes.
Vous êtes manifestement une lettre du Christ remise à nos soins, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.
Telle est la conviction que nous avons par le Christ auprès de Dieu.
Ce n'est pas que de nous-mêmes nous soyons capables de revendiquer quoi que ce soit comme venant de nous ; non, notre capacité vient de Dieu,
qui nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, l'Esprit vivifie." (2 Co 3, 1-6)
"Nous devons, quant à nous, rendre grâces à Dieu à tout moment à votre sujet, frères aimés du Seigneur, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour être sauvés par l'Esprit qui sanctifie et la foi en la vérité :
c'est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous entriez en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre .
Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même, ainsi que Dieu notre Père, qui nous a aimés et nous a donné, par grâce, consolation éternelle et heureuse espérance,
consolent vos cœurs et les affermissent en toute bonne œuvre et parole." (2 Th 2, 13-17)
"L'Ange du Seigneur s'adressa à Philippe et lui dit : « Pars et va-t'en, à l'heure de midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Il partit donc et s'y rendit. Justement un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, qui était venu en pèlerinage à Jérusalem, s'en retournait, assis sur son char, en lisant le prophète Isaïe.
L'Esprit dit à Philippe : « Avance et rattrape ce char. »
Philippe y courut, et il entendit que l'eunuque lisait le prophète Isaïe. Il lui demanda : « Comprends-tu donc ce que tu lis ? » -
« Et comment le pourrais-je, dit-il, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir près de lui.
Le passage de l'Écriture qu'il lisait était le suivant : Comme une brebis il a été conduit à la boucherie ; comme un agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n'ouvre pas la bouche.
Dans son abaissement la justice lui a été déniée. Sa postérité, qui la racontera ? Car sa vie est retranchée de la terre.
S'adressant à Philippe, l'eunuque lui dit : « Je t'en prie, de qui le prophète dit-il cela ? De lui-même ou de quelqu'un d'autre ? »
Philippe prit alors la parole et, partant de ce texte de l'Écriture, lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Chemin faisant, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau. Qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
Et il fit arrêter le char. Ils descendirent tous deux dans l'eau, Philippe avec l'eunuque, et il le baptisa." (Actes 8, 26-38)
Voilà, j'ai repéré ces quatre textes qui définissent le texte lui-même comme insuffisant, comme dépassé de loin par la parole et la relation humaine. L'Evangile est ainsi premièrement une parole transmise, et ce sont plus les hommes qui sont envoyés qui comptent, que les lettres qu'ils peuvent lire ou porter.
Le problème des protestants est qu'ils sont incapables de fournir le texte original des Evangiles. Mais nous, catholiques, avons conservé la parole originale, dont le texte évangélique n'est qu'un aide-mémoire. Chacun des schismes du protestantisme, et il y en a des centaines, est une négation du document vivant, de la parole évangélique. Et ce problème est aussi qu'il ne peuvent même pas lire cet écrit qui les condamne, cet écrit qui s'annonce lui-même comme insuffisant et dit que l'essentiel est ailleurs... "Vous êtes manifestement une lettre du Christ remise à nos soins, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs."
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jeanbaptiste
- Pater civitatis

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- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Au sujet du Textus Receptus
Votre réponse est bien belle, et je suis d'accord avec elle.
La raison pour laquelle cet article fut écrit est accidentelle. Je trainais sur Internet et suis tombé sur un certain nombre de textes protestants "radicaux", et ai découvert cette histoire de "Textus Receptus", voyant la supercherie poindre sur certains sites j'ai voulu présenter un argumentaire dénonçant les erreurs présentes dans ces documents.
Mais dans le fond je suis entièrement d'accord avec vous.
La raison pour laquelle cet article fut écrit est accidentelle. Je trainais sur Internet et suis tombé sur un certain nombre de textes protestants "radicaux", et ai découvert cette histoire de "Textus Receptus", voyant la supercherie poindre sur certains sites j'ai voulu présenter un argumentaire dénonçant les erreurs présentes dans ces documents.
Mais dans le fond je suis entièrement d'accord avec vous.
- franc_lazur
- Quæstor

- Messages : 270
- Inscription : ven. 12 oct. 2007, 17:05
- Conviction : catholique
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Re: Au sujet du Textus Receptus
jeanbaptiste a écrit : La raison pour laquelle cet article fut écrit est accidentelle. Je trainais sur Internet et suis tombé sur un certain nombre de textes protestants "radicaux", et ai découvert cette histoire de "Textus Receptus", voyant la supercherie poindre sur certains sites j'ai voulu présenter un argumentaire dénonçant les erreurs présentes dans ces documents.
MERCI, cher Jean Baptiste. Votre article, que je viens de lire sur votre blog m'a fort intéressé.
Fraternellement.
-
jeanbaptiste
- Pater civitatis

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- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Au sujet du Textus Receptus
Merci beaucoup de vous êtres ainsi intéressé à ce petit travail.
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