La violence des extrémistes musulmans
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Serge BS
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Quelques précisions de vocabulaire qui ne doivent pas être interprétées autrement !
Dommage collatéral n'est pas exactement synonyme de bavure, ne serait-ce que (et c'est terrible ce que je vais écrire) parce que la bavure est toujours involontaire, alors que le dommage collatéral peut être prévu ! "Ceux qui réparent ou décident d'une attaque doivent : ... s'abstenir de lancer une attaque dont on peut attendre qu'elle cause incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes ou dommages, qui seraient excessifs par rapport à l'avantage militaire concret et direct attendu." (art. 57, § 2-a-iii du Protocole I de 1977, additionnel aux Conventions de Genève de 1949). L'existence de dommages collatéraux oblige à prendre en amont des précautions quant aux choix des moyens et des méthodes d'attaque. Question : que faire lorsque des mouvements se moquant ouvertement des conventions internationales et de l'humanitaire se servent de femmes et d'enfants pour se protéger ? Je pense que tout le monde convient que cet usage de populations innocentes pour échapper à des menaces existe et est contraire à toute morale ! Que faire lorsque des pièces de mortier sont installées en pleine ville ou dans des écoles ? Que faire lorsque des mosquées sont utilisées comme dépôts d'armes, et qu'on y enferme des civils ? Bref, il y a un immense dilemme entre le principe de précaution et les principes d'humanité et de préservation de l'innocent, lorsque l'innocent sert d'ôtage à servir à la presse mondiale dès lors que l'on a subi un échec militaire ! C'est le dilemme du chef (et je l'écrivais dès 2001, donc avant le discours de Sarkozy...) !
Frappe chirurgicale est un terme récent, il est vrai totalement ridicule, car il vaudrait mieux dire frappe la plus précise techniquement possible. Ce terme ne concerne pas que les seuls bombardements !
La guerre préventive est, elle, effectivement toujours offensive, et à ce titre interdite par les articles 49 à 51 (notamment) de la Charte des Nations Unies (cf. S. Bonnefoi, L'environnement juridique de la riposte américaine, in : Defense, Paris, n° 95, octobre 2001, pp. 49-52). Le débat reste moralement posé uniquement lorsque l'on sait que des innocents vont être immédiatement massacrés, la doctrine catholique restant partagée dans ce seul cas, condamnant tous les autres... Pourtant, l'idée de prévention n'est pas négative, très loin de là ! En effets, les réponses militaires actuelles ne sont plus applicables à toutes les menaces, la diplomatie préventive devant prendre le pas, mais il est très difficile de vendre aux politiques des conflits qui n’existent pas encore. La diplomatie préventive reste très difficile à faire admettre car on ne peut souvent prouver que l’on avait raison que lorsque l’on a échoué; mais elle a pourtant déjà porté ses fruits, notamment dans les Pays baltes, en Macédoine, et avec le Pacte de Stabilité. Pourquoi donc ne parler que de ses échecs à son sujet ? Car, une question : s’est-on donné les moyens de répondre aux crises contemporaines de manière préventive ?
Enfin, le terrorisme existe bien, n'est-ce pas ? Ou alors c'est que j'ai loupé une étape ! Alors, ne nous laissons pas enfermer dans un cas particulier pour ne pas systématiquement assimiler guerre contre le terrorisme et guerre pour le pétrole ! Qu'il y ait eu dans certains cas confusion volontaire (et pas que dans l'histoire immédiate), Oui ! Mais que ceci s'applique dans tous les cas, Non ! Affirmer que la lutte contre le terrorisme est une lutte pour le pétrole fait le jeu des terroristes, rien d'autre ! Alors, un "chouïa" de modération, ou alors, citons clairement les conflits considérés ! Ce genre de confusion est identique à l'identification Islam/islamisme, Islam/terrorisme ! Or, ce n'est pas la réalité ! Mais nous sommes aujourd'hui dans la politique internationale au point d'achèvement complet de la pensée nietzschéenne : Hélas ! Voici que nous devons embrasser le contraire de la vérité, ce n’est qu’à présent que l’erreur devient mensonge !
Dans tous les cas, démonstration est faite que si les étasuniens savent finir les guerres que les autres ont commencé, ils sont totalement incapables de finir celles qu'ils engagent ! Il est vrai que les notions de rétablissement de la paix, de sortie de crise, etc... étaient totalement inconnues dans leur doctrine voici encore très peu de temps !
Et ceci n'est pas du politiquement correct, d'autant plus que vous savez pertinemment tous ici que je suis le premier à condamner la mort d'innocents et la guerre elle-même, car, comme l'écrivait déjà Pindare bien avant Végèce ou Erasme : Douce chose, la guerre aux inexperts, mais qui l’a éprouvée frémit à son approche en son cœur au plus haut point (Hyporchèmes aux Théliens) !
Dommage collatéral n'est pas exactement synonyme de bavure, ne serait-ce que (et c'est terrible ce que je vais écrire) parce que la bavure est toujours involontaire, alors que le dommage collatéral peut être prévu ! "Ceux qui réparent ou décident d'une attaque doivent : ... s'abstenir de lancer une attaque dont on peut attendre qu'elle cause incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes ou dommages, qui seraient excessifs par rapport à l'avantage militaire concret et direct attendu." (art. 57, § 2-a-iii du Protocole I de 1977, additionnel aux Conventions de Genève de 1949). L'existence de dommages collatéraux oblige à prendre en amont des précautions quant aux choix des moyens et des méthodes d'attaque. Question : que faire lorsque des mouvements se moquant ouvertement des conventions internationales et de l'humanitaire se servent de femmes et d'enfants pour se protéger ? Je pense que tout le monde convient que cet usage de populations innocentes pour échapper à des menaces existe et est contraire à toute morale ! Que faire lorsque des pièces de mortier sont installées en pleine ville ou dans des écoles ? Que faire lorsque des mosquées sont utilisées comme dépôts d'armes, et qu'on y enferme des civils ? Bref, il y a un immense dilemme entre le principe de précaution et les principes d'humanité et de préservation de l'innocent, lorsque l'innocent sert d'ôtage à servir à la presse mondiale dès lors que l'on a subi un échec militaire ! C'est le dilemme du chef (et je l'écrivais dès 2001, donc avant le discours de Sarkozy...) !
Frappe chirurgicale est un terme récent, il est vrai totalement ridicule, car il vaudrait mieux dire frappe la plus précise techniquement possible. Ce terme ne concerne pas que les seuls bombardements !
La guerre préventive est, elle, effectivement toujours offensive, et à ce titre interdite par les articles 49 à 51 (notamment) de la Charte des Nations Unies (cf. S. Bonnefoi, L'environnement juridique de la riposte américaine, in : Defense, Paris, n° 95, octobre 2001, pp. 49-52). Le débat reste moralement posé uniquement lorsque l'on sait que des innocents vont être immédiatement massacrés, la doctrine catholique restant partagée dans ce seul cas, condamnant tous les autres... Pourtant, l'idée de prévention n'est pas négative, très loin de là ! En effets, les réponses militaires actuelles ne sont plus applicables à toutes les menaces, la diplomatie préventive devant prendre le pas, mais il est très difficile de vendre aux politiques des conflits qui n’existent pas encore. La diplomatie préventive reste très difficile à faire admettre car on ne peut souvent prouver que l’on avait raison que lorsque l’on a échoué; mais elle a pourtant déjà porté ses fruits, notamment dans les Pays baltes, en Macédoine, et avec le Pacte de Stabilité. Pourquoi donc ne parler que de ses échecs à son sujet ? Car, une question : s’est-on donné les moyens de répondre aux crises contemporaines de manière préventive ?
Enfin, le terrorisme existe bien, n'est-ce pas ? Ou alors c'est que j'ai loupé une étape ! Alors, ne nous laissons pas enfermer dans un cas particulier pour ne pas systématiquement assimiler guerre contre le terrorisme et guerre pour le pétrole ! Qu'il y ait eu dans certains cas confusion volontaire (et pas que dans l'histoire immédiate), Oui ! Mais que ceci s'applique dans tous les cas, Non ! Affirmer que la lutte contre le terrorisme est une lutte pour le pétrole fait le jeu des terroristes, rien d'autre ! Alors, un "chouïa" de modération, ou alors, citons clairement les conflits considérés ! Ce genre de confusion est identique à l'identification Islam/islamisme, Islam/terrorisme ! Or, ce n'est pas la réalité ! Mais nous sommes aujourd'hui dans la politique internationale au point d'achèvement complet de la pensée nietzschéenne : Hélas ! Voici que nous devons embrasser le contraire de la vérité, ce n’est qu’à présent que l’erreur devient mensonge !
Dans tous les cas, démonstration est faite que si les étasuniens savent finir les guerres que les autres ont commencé, ils sont totalement incapables de finir celles qu'ils engagent ! Il est vrai que les notions de rétablissement de la paix, de sortie de crise, etc... étaient totalement inconnues dans leur doctrine voici encore très peu de temps !
Et ceci n'est pas du politiquement correct, d'autant plus que vous savez pertinemment tous ici que je suis le premier à condamner la mort d'innocents et la guerre elle-même, car, comme l'écrivait déjà Pindare bien avant Végèce ou Erasme : Douce chose, la guerre aux inexperts, mais qui l’a éprouvée frémit à son approche en son cœur au plus haut point (Hyporchèmes aux Théliens) !
Re: La violence des extrémistes musulmans
Merci Christophe.Christophe a écrit :Les "dommages collatéraux" est l'expression de propagande militariste pour désigner une "bavure".doris a écrit :Collatéraux, dans le sens propagation ?
Autrement dit, ce sont les victimes "insurgées" (comprendre des civils, des femmes et des enfants) lors des "frappes chirurgicales" (comprendre les bombardements) pendant les "guerres préventives" (comprendre une guerre offensive) ayant soit disant pour objectif (comprendre prétexte) de "lutter contre le terrorisme" (comprendre prendre position dans un pays producteur de pétrole) !
http://christanims.xooit.fr/portal.php
Je suis le chemin, la vérité et la vie. Jésus
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Bien entendu, cher Christophe, les ‘dommages collatéraux’ peuvent se produire à l’occasion d’opérations militaires de toutes sortes, ‘préventives’ ou défensives, et quel que soit l’objectif poursuivi, lutte contre le terrorisme ou contrôle de réserves d’hydrocarbures.Les "dommages collatéraux" est l'expression de propagande militariste pour désigner une "bavure".
Autrement dit,ce sont les victimes "insurgées" (comprendre des civils, des femmes et des enfants) lors des "frappes chirurgicales" (comprendre les bombardements) pendant les "guerres préventives" (comprendre une guerre offensive) ayant soit disant pour objectif (comprendre prétexte) de "lutter contre le terrorisme" (comprendre prendre position dans un pays producteur de pétrole) !
A ce propos, je ne pense pas que l’occupation de l’Irak à laquelle vous faites allusion ait été dictée par le seul pétrole. Toutes les graves décisions humaines ont rarement une motivation unique. Lorsqu’une famille achète une habitation (pour la plupart d’entre elles, l’engagement financier le plus important qu’elles auront à faire), le choix s’appuie sur de multiples considérations : le prix, l’emplacement, le voisinage, la disposition des pièces, la proximité des transports, de l’école, du lieu de travail..., et la pondération de ces éléments sera différente pour l’épouse, le mari, les enfants, le banquier, etc.
Il en va de même, je pense, pour l’entrée en guerre. Les différentes parties appelées à se prononcer sur la décision avancent des arguments différents. Le pétrole a joué dans le cas de l’Irak, mais pas uniquement, et pas forcément parce que les Américains avaient besoin, eux, de ce pétrole. Ils voulaient aussi que d’autres ne puissent pas s’en emparer, y compris Saddam lui-même (un dictateur qui exporte 3mio de barils/jour est bien plus dangereux qu’un autre qui règne sur qqs champs de cannes à sucre).
Outre le pétrole, bien d’autres éléments ont joué : le soutien inconditionnel à Israël ; l’aversion, nouvelle, mais bien réelle, pour les dictatures ; l’aversion pour l’Islam ; et surtout, la nécessité pour le gouvernement américain de montrer à son opinion publique qu’il ne restait pas passif après le 11 septembre.
Ces motivations n’avaient pas le même poids pour chacun des membres du gouvernement et des acteurs politiques. Bush n’était pas sur la même ligne que Colin Powell.
Par ailleurs, je suis d’accord avec SBS : “Affirmer que la lutte contre le terrorisme est une lutte pour le pétrole fait le jeu des terroristes” Certes. Cela dit, toutes les autres motivations: l’appui à Israël, la croisade évangélique, etc., sont aussi des provocations dans le monde musulman, et les terroristes savent en tirer parti.
Bien à vous
Christian
Toute action politique est la matrice dans laquelle une guerre est engendrée
General Karl von Clausewitz
General Karl von Clausewitz
Re: La violence des extrémistes musulmans
Que la paix soit avec vous .
L'extremisme touche toutes institution politique ou autres ... L'islam n'est pas la seul toucher .
Les FARC sont des extremistes et je peut vous assurez ( non n'en doutez pas ) qu'ils sont pas musulmans .
Et dire qu'il faut assumer le meurtre d'innocent reste intolerable combien meme on peut expliquer une situation .
Vous expliquez les situations certes mais, rien n'excuses la mort d'innocent .
Un pere de famille ne se melant pas aux conflit, vois sa famille morte et bruler vifs sous les bombes ...Pensez-vous qu'il devient un extremistes ou un terroriste s'il combat et tuent la famille de ceux qui parle d'assumer la mort de sa famille a lui ? Ou alors dira-t-on encore que cette homme est un terroriste ou un extremiste ...
Ne pas faire le jeu des terroriste, c'est ne pas remplir leur rang ....Quand on utilise des methode qui remplissent leur rang, c'est qu'on a echouer et le conflit n'est pas pres de s'arreter .
Non expliquer un conflit ne donne aucune excuses au meurtrier d'innocent quelque soit son camps . Surtout que ce qui fait le jeu des terroriste aujourd'hui, c'est par exemple soutenir l'arabie saoudite par interet alors que tout le monde sais qu'ils sont les financiers numero 1 des groupe terroristes extremiste islamistes ...
Quand je vois ce soutiens envers l'arabie saoudite, on me fera pas avaler que les americains sont en irak pour proteger le monde ....Sachant qu'ils protegent et soutiennent le premier etat qui soutiens les terroristes du proche orient ...
Pour savoir ou une politique veut en venir, il faut pas ecouter l'homme politique mais, voir ce qu'il fait dans la realité . Et c'est seulement la que l'on comprends la politique qui est mener .
Et serieusement cette guerre pour le bien dans le monde ou la liberté et la plus grosses foutaise qu'on a essayer de nous faire croire en ce nouveau millenaire .
Beaucoup dans le monde parle d'egalité mais, combien serais pret a abandonné ses previlege pour autant .
Que la paix soit avec vous .
Amicalement
Abderrazaq
L'extremisme touche toutes institution politique ou autres ... L'islam n'est pas la seul toucher .
Les FARC sont des extremistes et je peut vous assurez ( non n'en doutez pas ) qu'ils sont pas musulmans .
Et dire qu'il faut assumer le meurtre d'innocent reste intolerable combien meme on peut expliquer une situation .
Vous expliquez les situations certes mais, rien n'excuses la mort d'innocent .
Un pere de famille ne se melant pas aux conflit, vois sa famille morte et bruler vifs sous les bombes ...Pensez-vous qu'il devient un extremistes ou un terroriste s'il combat et tuent la famille de ceux qui parle d'assumer la mort de sa famille a lui ? Ou alors dira-t-on encore que cette homme est un terroriste ou un extremiste ...
Ne pas faire le jeu des terroriste, c'est ne pas remplir leur rang ....Quand on utilise des methode qui remplissent leur rang, c'est qu'on a echouer et le conflit n'est pas pres de s'arreter .
Non expliquer un conflit ne donne aucune excuses au meurtrier d'innocent quelque soit son camps . Surtout que ce qui fait le jeu des terroriste aujourd'hui, c'est par exemple soutenir l'arabie saoudite par interet alors que tout le monde sais qu'ils sont les financiers numero 1 des groupe terroristes extremiste islamistes ...
Quand je vois ce soutiens envers l'arabie saoudite, on me fera pas avaler que les americains sont en irak pour proteger le monde ....Sachant qu'ils protegent et soutiennent le premier etat qui soutiens les terroristes du proche orient ...
Pour savoir ou une politique veut en venir, il faut pas ecouter l'homme politique mais, voir ce qu'il fait dans la realité . Et c'est seulement la que l'on comprends la politique qui est mener .
Et serieusement cette guerre pour le bien dans le monde ou la liberté et la plus grosses foutaise qu'on a essayer de nous faire croire en ce nouveau millenaire .
Beaucoup dans le monde parle d'egalité mais, combien serais pret a abandonné ses previlege pour autant .
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Soutenez le camp de la paix .
- http://www.ujfp.org/ Union juive francaise pour la Paix .
- Le coeur dirigé vers Dieu et les yeux sur la palestine .
- « Ce que les médias ne mettent jamais en question, c’est la conception israélienne de la trêve. C’est très simple : sous une trêve à la mode israélienne, les Palestiniens ont le droit de se taire pendant qu’Israël les affame, les assassine et continue de coloniser leur terre par la violence. » Ali Abunimah
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Bonjour Melki,
Les hommes sont violents. La guerre en est le sommet.
Au niveau individuel, nous voulons la paix et dans le monde et
autour de nous.
Toute paix est un jour où l'autre déstabilisée
et c'est rarement au nom d'une vérité.
C'est toujours pour asservir une nation, surtout si cette nation
a des biens naturels. Et le pétrole est un bien naturel.
Dans les pays où il n'y a rien à prendre, et où la guerre fait rage,
on ne vient pas secourir la population.
Les hommes sont violents. La guerre en est le sommet.
Au niveau individuel, nous voulons la paix et dans le monde et
autour de nous.
Toute paix est un jour où l'autre déstabilisée
et c'est rarement au nom d'une vérité.
C'est toujours pour asservir une nation, surtout si cette nation
a des biens naturels. Et le pétrole est un bien naturel.
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Cher SBS, cher Christian
Merci pour vos compléments. Vous aviez bien sûr saisi que mon intervention précédente était plus à visée pamphlétaire qu'académique...
Globalement d'accord avec vos interventions, à ceci près que je doute très fortement de l'efficacité d'une guerre inter-nationale "contre le terrorisme", sauf les cas où le pouvoir politique d'un pays soutient de façon objective le terrorisme...
In Christo
Christophe
Merci pour vos compléments. Vous aviez bien sûr saisi que mon intervention précédente était plus à visée pamphlétaire qu'académique...
Globalement d'accord avec vos interventions, à ceci près que je doute très fortement de l'efficacité d'une guerre inter-nationale "contre le terrorisme", sauf les cas où le pouvoir politique d'un pays soutient de façon objective le terrorisme...
In Christo
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Serge BS
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Christophe,
D'accord. Par contre une coopération policière et judiciaire internationale en la matière est indispensable, ainsi que la mise en place d'actions plurinationales, y compris au travers d'ONG, en matière de prévention par l'éducation. Les dirigeants religieux du monde entier doivent s'impliquer dans ce processus ! Des réponses uniquement militaires ne sont en rien satisfaisantes...
Le terrorisme, c'est-à-dire les violences commises par un ou plusieurs individus contre des victimes arbitrairement choisies, uniquement pour affirmer un pouvoir, une volonté de puissance, par la peur, la terreur vite devenue contagieuse, sur toute une population, - même si le mot est apparu pour la première fois en 1794 - et les attentats ont toujours été l'une des constantes de l'histoire européenne. Néanmoins, ce sera l'apparition des théories nihilistes et anarchistes - le terrorisme situationnel ne se révélant que plus tard - qui allaient développer ce phénomène, et surtout le faire évoluer d'actions en direction des responsables politiques ou économiques, ou encore des agents de l'ordre public, vers des actions aveugles où la cible privilégiée n'est plus le responsable mais la société elle-même, donc ses constituants que sont les citoyens, cette évolution se complétant d'une tendance à l'internationalisation des actions. La volonté des États à lutter contre ce phénomène est donc ancienne, et il est d'ailleurs intéressant de se rappeler que c'est la lutte contre les attentats anarchistes qui aura été à l'origine des premières formes de coopération policières structurées en Europe occidentale, ainsi que de la coopération Interpol.
Maintenant, le terrorisme religieux doit se détailler entre terrorisme d'inspiration religieuse et terrorisme cherchant sa justification dans la religion, ce qui n'est pas du tout la même chose (pour en savoir plus sur le terrorisme au nom de la religion, lire les pages 13 à 114 de la revue Stratégique, n° 66-67, février-mars 1997). Certaines formes islamiques de ce terrorisme en sont les plus caractéristiques, même si d'autres religions sont concernées par ces déviances, nulle religion n'étant véritablement à l'abri de ces extrémismes qui souvent la contredise. Par exemple :
- au nom du judaïsme, l'attentat perpétré le 25 février 1994 par un extrémiste sioniste contre des musulmans à Hébron (29 morts et 150 blessés) ;
- au nom du bouddhisme (!!!), les attentats de la secte Aum (au moins 27 morts et près de 6.000 blessés entre 1989 et mai 1995) ;
- au nom du christianisme, l'attentat d'Oklahoma City mené le 19 avril 1995 par deux suprémacistes blancs américains (168 morts et 2 disparus).
Néanmoins, malgré les contradictions avec les religions elles-mêmes, certains évoquent la religion pour chercher à excuser leurs actes, y compris à leurs propres yeux. Par exemple, l'article 8 du manifeste du Hamas justifie la djihad en affirmant que la mort au nom d'Allah est son plus sublime voeu. De même, certains extrémistes juifs détournent la loi dite Din Rodef, établie au XIIème siècle par Maïmonide, loi selon laquelle le témoin d'une tentative de meurtre est autorisé à tuer l'assassin potentiel (cette loi a été invoquée par Yigal Amir, l'assassin d'Yitzhak Rabin). Dernier exemple, l'invocation par Jean-Marie Bastien-Thiry de la théorie thomiste du tyrannicide pour justifier l'attentat contre de Gaulle en 1962 (Déclaration du colonel Bastien-Thiry 2 février 1963, Éd. du Fuseau, Paris, 1963, pp. 41-42).
Ce terrorisme peut être très ancien (un roman peut donner quelques idées sur ce point : Bartol (V.), Alamut, Phébus, Paris, 1988), substitut à la guérilla (premières formes du terrorisme palestinien) ou politico-religieux par nature (terrorisme découlant de la révolution iranienne, par exemple le Hezbollah libanais). Sa pire forme est peut-être l'attentat suicide, car détournant de leur sens les notions de martyre, de don de soi et de Rédemption (rappelons que ces attentats suicides sont souvent très meurtriers, les deux commis par le Hezbollah à Beyrouth en 1983 contre la caserne des Marines américains et le Quartier général français de la FINUL ayant entraîné la mort de 270 soldats de la Paix.).
Le problème majeur reste que le terrorisme d'inspiration islamique est très souvent lié à d'autres nouveaux risques, la drogue étant par exemple considérée par certains mouvements comme une arme de guerre. En fait, tous les pays occidentaux devraient mieux se rendre compte du danger que représentent certaines (des) activités terroristes : menaces de trafic de substances nucléaires, immigration illicite, participation au trafic de drogue (extrait de la déclaration du délégué de la Turquie à la 65ème session de l'Assemblée générale de l'OIPC/Interpol (23/29 octobre 1996), in : Revue internationale de Police criminelle, Lyon, 1996/1997, n° 460/461, page 29).
À propos de l'assimilation faite entre Islam et terrorisme, on peu constater, à la lecture du rapport 2001 (je prends volontairement des dates un peu anciennes, … mais pour des données toujours actuelles)du département d'État américain, qu'il existerait dans le monde 27 groupes terroristes internationaux majeurs. Sur ces 27, seuls 14 sont peu ou prou "musulmans", 8 autres étant à vocation anti-occidentale et marxiste par exemple, cette dernière "inspiration marxiste" se retrouvant d'ailleurs chez au moins 3 des groupes d'inspiration islamiste. Sur ces 14 groupes, 12 sont directement liés à des questions géopolitiques et non a priori religieuses, et 7 rien que pour le Proche-Orient ! Seuls 2 mouvements ont clairement une "vocation" anti-occidentale et seuls 5 veulent véritablement établir un régime "islamique" ! On ne peut donc pas généraliser, même si le risque est réel (nous l'avons vécu en France au début des années 70, après 1986, puis à nouveau à la fin des années quatre-vingt dix).
En fait ce terrorisme est avant tout situationnel, lié à une situation territoriale - et non a priori religieuse - ponctuelle, et est de plus souvent revendicatif car cherchant à se justifier par la prétention de corriger une injustice, de rétablir un droit ou de supprimer une oppression. Certes, il y a beaucoup de terrorisme de manipulation là dedans, c'est-à-dire de recherche d'un impact sur une décision politique extérieure, ce qui explique le terrorisme sur notre sol ! De plus, il faut se souvenir que, comme elle l'avait été tout au long des années soixante-dix, l'Europe occidentale a été frappée dans les années quatre-vingt par plusieurs grandes vagues de terrorisme, toutes plus ou moins liées à un idéal de "Grande Révolution mondiale" réapparu vers 1967 avec l'intensification de la "lutte anti-impérialiste", les revendications palestiniennes étant elles aussi un fait générateur -non forcément étranger à l'idée d'anti-impérialisme, loin de là - du terrorisme international contemporain. Il y a aussi manipulation de ces mouvements par certains régimes politiques qui y trouvent là leur raison d'exister, de se justifier, de lutter contre l'Occident - et pas forcément pour l'Islam -, mais aussi il est vrai pour certains de diffuser une certaine vision de l'Islam pour le moins fondamentaliste… Le fait déclencheur est géopolitique, le religieux n'étant que l'argument permettant de se justifier et surtout d'embrigader !
Par ailleurs, et à propos de l'attentat suicide, là encore, ce n'est pas une spécificité islamiste. Il suffit de relire quelques passages du Catéchisme révolutionnaire, attribué à Serge Netchaïev, tels que traduits par Jean Barrué (Barrué (J.), Bakounine et Netchaïev, in : Spartacus, nov.-déc. 1971, n° 43 B) : « Le révolutionnaire est un homme qui a fait le sacrifice de sa vie.... Il a rompu tout lien avec l'ordre bourgeois et l'ensemble du monde civilisé, ainsi qu'avec les lois, les traditions, la morale et les coutumes qui ont cours dans cette société, et, s'il continue d'y vivre, c'est uniquement pour mieux la détruire.... Il ne connaît qu'une seule science : celle de la destruction.... Le but est toujours le même : détruire le plus rapidement et le plus sûrement possible cette ignominie qu'est l'ordre universel... »
Le lien avec le nihilisme est ici évident. Comment donc négliger lorsque l'on parle de terrorisme, y compris islamiste, le développement du nihilisme, affirmation individualiste condamnant tous les enseignements scientifiques, éthiques et politiques, au XIXème siècle, nihilisme né de la pensée de Vissarion Bélinski, Nicolas Tchenychewski et Ivan Tourgueniev ? Comment surtout ne pas faire le parallèle entre ce nihilisme et certaines formes actuelles de terrorisme, y compris religieux, tant ce nihilisme a d'aspects que l'on pourrait qualifier de mystiques : « Le révolutionnaire est un homme qui a fait le sacrifice de sa vie, et qui, par suite, ne s'appartient plus » (point V du Catéchisme révolutionnaire) ?
À rapprocher du sacrifice demandé aux personnes impliquées dans les attentats suicides.... En prônant un "idéal", en promettant le paradis, qu'il est facile d'embrigader des enfants et des jeunes, d'en faire des "fanatiques", alors même que la finalité n'est pas la foi mais un enjeu de pouvoir ! Mais ce n'est pas nouveau d'embrigader des jeunes pleins d'enthousiasme mais désoeuvrés, pensons ne serait-ce qu'à certaines croisades...
Le terrorisme se justifiant par la religion (même si ce n'est pas sa finalité réelle) n'est pas nouveau ni monoforme... Il peut être très ancien, substitut à la guérilla (premières formes du terrorisme palestinien) ou politico-religieux par nature - comme le terrorisme découlant de la révolution iranienne, par exemple le Hezbollah libanais -. Sa pire forme est peut-être l'attentat suicide, car détournant de leur sens les notions de martyre, de don de soi et de “Rédemption”; on parlera alors de terrorisme d'inspiration messianique.
Les amalgames entre Islam et terrorisme sont donc "faciles", mais sont-ils si réels ? J'en doute, même si cette tendance existe, mais de manière minoritaire. Le terrorisme purement religieux existe, mais il n'est pas exclusif de l'Islam (voir le terrorisme millénariste par exemple) : si tous n'en meurent pas, nous sommes tous touchés... On en revient à la question du choc des cultures, des enjeux géopolitiques et géostratégiques et de la "trahison" des élites locales, de l'absence de modèle répondant à une culture séculaire...
Rappelons que, comme elle l'avait été tout au long des années soixante-dix, l'Europe occidentale devait être frappée dans les années quatre-vingt par plusieurs grandes vagues de terrorisme, toutes plus ou moins liées à un idéal de "Grande Révolution mondiale" réapparu vers 1967 avec l'intensification de la "lutte anti-impérialiste", en aucun cas par l'Islam en tant que tel (par contre la présence de conséquences des conflits moyen-orientaux a été réelle). Ainsi, le début des années quatre-vingt fut surtout marqué par le terrorisme arménien; il s'agissait là d'attentats commis par les commandos terroristes de l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie (ASALA) qui multiplièrent à cette époque les prises d'otages, les assassinats et les attentats à la bombe, avec comme «point d'orgue» l'attentat commis le 15 juillet 1983 à l'aéroport d'Orly, attentat qui devait faire huit morts et une cinquantaine de blessés. Les années 1984 et 1985 devaient, pour leur part, être marquées par la recrudescence de l'Euroterrorisme , avec en particulier la Fraction Armée Rouge (Bande à Baader) en Allemagne fédérale, les Brigades Rouges en Italie, les Cellules Communistes Révolutionnaires en Belgique, Action Directe en France et d'autres groupuscules qui leurs étaient liés, les cibles préférées de ces groupes étaient les administrations, les banques -attentat contre la Banque Leumi à Paris le 24 août 1984-, les bases militaires, les grands magasins -attentats boulevard Haussman à Paris le 7 décembre 1985 : 35 blessés- et les industriels. Il faut cependant exclure de cet Euroterrorisme, des mouvements de type E.T.A., U.V.F. ou I.R.A. qui restent aujourd'hui encore très actifs, alors que ne doit pas être classées dans cette mouvance de l'Euroterrorisme certaines formes très violentes de terrorisme d'extrême-droite, en particulier en Italie. Enfin, l'année 1986 a connu une nouvelle flambée du terrorisme d'inspiration proche- et moyen-orientale, vague touchant principalement la France avec des attentats à Paris en février, juin et septembre, l'attentat le plus meurtrier étant celui de la rue de Rennes du 17 septembre, avec sept morts et cinquante-et-un blessés. Aujourd'hui encore, la menace terroriste est loin d'être écartée en Europe occidentale comme l'ont par exemple démontré les attentats anti-israéliens de Londres des 26 et 27 juillet 1994 ou de l'E.T.A. à Madrid les 2 juin et 29 juillet de la même année, ou encore les très récents attentats islamistes en France. Cependant, la volonté des États d'avoir une réponse commune aux défis du terrorisme n'est pas nouvelle, la première véritable tentative d'établissement d'une coopération policière européenne datant de 1898 avec la réunion de la Conférence de Rome sur les mouvements anarchistes.
C'est pour lutter contre ce terrorisme - qu'il soit inversion (terrorisme de la terreur, terrorisme révolutionnaire), de revendication (surtout sous sa forme nationalitaire) ou de manipulation (recherche d'un impact sur une décision politique) - que se sont développées diverses structures de coopération sur lesquelles je ne reviendrai pas ici. Je citerai néanmoins à titre de démonstration trois décisions récentes importantes en la matière (cf. JOUE L 210, 6 août 2008) :
D'accord. Par contre une coopération policière et judiciaire internationale en la matière est indispensable, ainsi que la mise en place d'actions plurinationales, y compris au travers d'ONG, en matière de prévention par l'éducation. Les dirigeants religieux du monde entier doivent s'impliquer dans ce processus ! Des réponses uniquement militaires ne sont en rien satisfaisantes...
Le terrorisme, c'est-à-dire les violences commises par un ou plusieurs individus contre des victimes arbitrairement choisies, uniquement pour affirmer un pouvoir, une volonté de puissance, par la peur, la terreur vite devenue contagieuse, sur toute une population, - même si le mot est apparu pour la première fois en 1794 - et les attentats ont toujours été l'une des constantes de l'histoire européenne. Néanmoins, ce sera l'apparition des théories nihilistes et anarchistes - le terrorisme situationnel ne se révélant que plus tard - qui allaient développer ce phénomène, et surtout le faire évoluer d'actions en direction des responsables politiques ou économiques, ou encore des agents de l'ordre public, vers des actions aveugles où la cible privilégiée n'est plus le responsable mais la société elle-même, donc ses constituants que sont les citoyens, cette évolution se complétant d'une tendance à l'internationalisation des actions. La volonté des États à lutter contre ce phénomène est donc ancienne, et il est d'ailleurs intéressant de se rappeler que c'est la lutte contre les attentats anarchistes qui aura été à l'origine des premières formes de coopération policières structurées en Europe occidentale, ainsi que de la coopération Interpol.
Maintenant, le terrorisme religieux doit se détailler entre terrorisme d'inspiration religieuse et terrorisme cherchant sa justification dans la religion, ce qui n'est pas du tout la même chose (pour en savoir plus sur le terrorisme au nom de la religion, lire les pages 13 à 114 de la revue Stratégique, n° 66-67, février-mars 1997). Certaines formes islamiques de ce terrorisme en sont les plus caractéristiques, même si d'autres religions sont concernées par ces déviances, nulle religion n'étant véritablement à l'abri de ces extrémismes qui souvent la contredise. Par exemple :
- au nom du judaïsme, l'attentat perpétré le 25 février 1994 par un extrémiste sioniste contre des musulmans à Hébron (29 morts et 150 blessés) ;
- au nom du bouddhisme (!!!), les attentats de la secte Aum (au moins 27 morts et près de 6.000 blessés entre 1989 et mai 1995) ;
- au nom du christianisme, l'attentat d'Oklahoma City mené le 19 avril 1995 par deux suprémacistes blancs américains (168 morts et 2 disparus).
Néanmoins, malgré les contradictions avec les religions elles-mêmes, certains évoquent la religion pour chercher à excuser leurs actes, y compris à leurs propres yeux. Par exemple, l'article 8 du manifeste du Hamas justifie la djihad en affirmant que la mort au nom d'Allah est son plus sublime voeu. De même, certains extrémistes juifs détournent la loi dite Din Rodef, établie au XIIème siècle par Maïmonide, loi selon laquelle le témoin d'une tentative de meurtre est autorisé à tuer l'assassin potentiel (cette loi a été invoquée par Yigal Amir, l'assassin d'Yitzhak Rabin). Dernier exemple, l'invocation par Jean-Marie Bastien-Thiry de la théorie thomiste du tyrannicide pour justifier l'attentat contre de Gaulle en 1962 (Déclaration du colonel Bastien-Thiry 2 février 1963, Éd. du Fuseau, Paris, 1963, pp. 41-42).
Ce terrorisme peut être très ancien (un roman peut donner quelques idées sur ce point : Bartol (V.), Alamut, Phébus, Paris, 1988), substitut à la guérilla (premières formes du terrorisme palestinien) ou politico-religieux par nature (terrorisme découlant de la révolution iranienne, par exemple le Hezbollah libanais). Sa pire forme est peut-être l'attentat suicide, car détournant de leur sens les notions de martyre, de don de soi et de Rédemption (rappelons que ces attentats suicides sont souvent très meurtriers, les deux commis par le Hezbollah à Beyrouth en 1983 contre la caserne des Marines américains et le Quartier général français de la FINUL ayant entraîné la mort de 270 soldats de la Paix.).
Le problème majeur reste que le terrorisme d'inspiration islamique est très souvent lié à d'autres nouveaux risques, la drogue étant par exemple considérée par certains mouvements comme une arme de guerre. En fait, tous les pays occidentaux devraient mieux se rendre compte du danger que représentent certaines (des) activités terroristes : menaces de trafic de substances nucléaires, immigration illicite, participation au trafic de drogue (extrait de la déclaration du délégué de la Turquie à la 65ème session de l'Assemblée générale de l'OIPC/Interpol (23/29 octobre 1996), in : Revue internationale de Police criminelle, Lyon, 1996/1997, n° 460/461, page 29).
À propos de l'assimilation faite entre Islam et terrorisme, on peu constater, à la lecture du rapport 2001 (je prends volontairement des dates un peu anciennes, … mais pour des données toujours actuelles)du département d'État américain, qu'il existerait dans le monde 27 groupes terroristes internationaux majeurs. Sur ces 27, seuls 14 sont peu ou prou "musulmans", 8 autres étant à vocation anti-occidentale et marxiste par exemple, cette dernière "inspiration marxiste" se retrouvant d'ailleurs chez au moins 3 des groupes d'inspiration islamiste. Sur ces 14 groupes, 12 sont directement liés à des questions géopolitiques et non a priori religieuses, et 7 rien que pour le Proche-Orient ! Seuls 2 mouvements ont clairement une "vocation" anti-occidentale et seuls 5 veulent véritablement établir un régime "islamique" ! On ne peut donc pas généraliser, même si le risque est réel (nous l'avons vécu en France au début des années 70, après 1986, puis à nouveau à la fin des années quatre-vingt dix).
En fait ce terrorisme est avant tout situationnel, lié à une situation territoriale - et non a priori religieuse - ponctuelle, et est de plus souvent revendicatif car cherchant à se justifier par la prétention de corriger une injustice, de rétablir un droit ou de supprimer une oppression. Certes, il y a beaucoup de terrorisme de manipulation là dedans, c'est-à-dire de recherche d'un impact sur une décision politique extérieure, ce qui explique le terrorisme sur notre sol ! De plus, il faut se souvenir que, comme elle l'avait été tout au long des années soixante-dix, l'Europe occidentale a été frappée dans les années quatre-vingt par plusieurs grandes vagues de terrorisme, toutes plus ou moins liées à un idéal de "Grande Révolution mondiale" réapparu vers 1967 avec l'intensification de la "lutte anti-impérialiste", les revendications palestiniennes étant elles aussi un fait générateur -non forcément étranger à l'idée d'anti-impérialisme, loin de là - du terrorisme international contemporain. Il y a aussi manipulation de ces mouvements par certains régimes politiques qui y trouvent là leur raison d'exister, de se justifier, de lutter contre l'Occident - et pas forcément pour l'Islam -, mais aussi il est vrai pour certains de diffuser une certaine vision de l'Islam pour le moins fondamentaliste… Le fait déclencheur est géopolitique, le religieux n'étant que l'argument permettant de se justifier et surtout d'embrigader !
Par ailleurs, et à propos de l'attentat suicide, là encore, ce n'est pas une spécificité islamiste. Il suffit de relire quelques passages du Catéchisme révolutionnaire, attribué à Serge Netchaïev, tels que traduits par Jean Barrué (Barrué (J.), Bakounine et Netchaïev, in : Spartacus, nov.-déc. 1971, n° 43 B) : « Le révolutionnaire est un homme qui a fait le sacrifice de sa vie.... Il a rompu tout lien avec l'ordre bourgeois et l'ensemble du monde civilisé, ainsi qu'avec les lois, les traditions, la morale et les coutumes qui ont cours dans cette société, et, s'il continue d'y vivre, c'est uniquement pour mieux la détruire.... Il ne connaît qu'une seule science : celle de la destruction.... Le but est toujours le même : détruire le plus rapidement et le plus sûrement possible cette ignominie qu'est l'ordre universel... »
Le lien avec le nihilisme est ici évident. Comment donc négliger lorsque l'on parle de terrorisme, y compris islamiste, le développement du nihilisme, affirmation individualiste condamnant tous les enseignements scientifiques, éthiques et politiques, au XIXème siècle, nihilisme né de la pensée de Vissarion Bélinski, Nicolas Tchenychewski et Ivan Tourgueniev ? Comment surtout ne pas faire le parallèle entre ce nihilisme et certaines formes actuelles de terrorisme, y compris religieux, tant ce nihilisme a d'aspects que l'on pourrait qualifier de mystiques : « Le révolutionnaire est un homme qui a fait le sacrifice de sa vie, et qui, par suite, ne s'appartient plus » (point V du Catéchisme révolutionnaire) ?
À rapprocher du sacrifice demandé aux personnes impliquées dans les attentats suicides.... En prônant un "idéal", en promettant le paradis, qu'il est facile d'embrigader des enfants et des jeunes, d'en faire des "fanatiques", alors même que la finalité n'est pas la foi mais un enjeu de pouvoir ! Mais ce n'est pas nouveau d'embrigader des jeunes pleins d'enthousiasme mais désoeuvrés, pensons ne serait-ce qu'à certaines croisades...
Le terrorisme se justifiant par la religion (même si ce n'est pas sa finalité réelle) n'est pas nouveau ni monoforme... Il peut être très ancien, substitut à la guérilla (premières formes du terrorisme palestinien) ou politico-religieux par nature - comme le terrorisme découlant de la révolution iranienne, par exemple le Hezbollah libanais -. Sa pire forme est peut-être l'attentat suicide, car détournant de leur sens les notions de martyre, de don de soi et de “Rédemption”; on parlera alors de terrorisme d'inspiration messianique.
Les amalgames entre Islam et terrorisme sont donc "faciles", mais sont-ils si réels ? J'en doute, même si cette tendance existe, mais de manière minoritaire. Le terrorisme purement religieux existe, mais il n'est pas exclusif de l'Islam (voir le terrorisme millénariste par exemple) : si tous n'en meurent pas, nous sommes tous touchés... On en revient à la question du choc des cultures, des enjeux géopolitiques et géostratégiques et de la "trahison" des élites locales, de l'absence de modèle répondant à une culture séculaire...
Rappelons que, comme elle l'avait été tout au long des années soixante-dix, l'Europe occidentale devait être frappée dans les années quatre-vingt par plusieurs grandes vagues de terrorisme, toutes plus ou moins liées à un idéal de "Grande Révolution mondiale" réapparu vers 1967 avec l'intensification de la "lutte anti-impérialiste", en aucun cas par l'Islam en tant que tel (par contre la présence de conséquences des conflits moyen-orientaux a été réelle). Ainsi, le début des années quatre-vingt fut surtout marqué par le terrorisme arménien; il s'agissait là d'attentats commis par les commandos terroristes de l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie (ASALA) qui multiplièrent à cette époque les prises d'otages, les assassinats et les attentats à la bombe, avec comme «point d'orgue» l'attentat commis le 15 juillet 1983 à l'aéroport d'Orly, attentat qui devait faire huit morts et une cinquantaine de blessés. Les années 1984 et 1985 devaient, pour leur part, être marquées par la recrudescence de l'Euroterrorisme , avec en particulier la Fraction Armée Rouge (Bande à Baader) en Allemagne fédérale, les Brigades Rouges en Italie, les Cellules Communistes Révolutionnaires en Belgique, Action Directe en France et d'autres groupuscules qui leurs étaient liés, les cibles préférées de ces groupes étaient les administrations, les banques -attentat contre la Banque Leumi à Paris le 24 août 1984-, les bases militaires, les grands magasins -attentats boulevard Haussman à Paris le 7 décembre 1985 : 35 blessés- et les industriels. Il faut cependant exclure de cet Euroterrorisme, des mouvements de type E.T.A., U.V.F. ou I.R.A. qui restent aujourd'hui encore très actifs, alors que ne doit pas être classées dans cette mouvance de l'Euroterrorisme certaines formes très violentes de terrorisme d'extrême-droite, en particulier en Italie. Enfin, l'année 1986 a connu une nouvelle flambée du terrorisme d'inspiration proche- et moyen-orientale, vague touchant principalement la France avec des attentats à Paris en février, juin et septembre, l'attentat le plus meurtrier étant celui de la rue de Rennes du 17 septembre, avec sept morts et cinquante-et-un blessés. Aujourd'hui encore, la menace terroriste est loin d'être écartée en Europe occidentale comme l'ont par exemple démontré les attentats anti-israéliens de Londres des 26 et 27 juillet 1994 ou de l'E.T.A. à Madrid les 2 juin et 29 juillet de la même année, ou encore les très récents attentats islamistes en France. Cependant, la volonté des États d'avoir une réponse commune aux défis du terrorisme n'est pas nouvelle, la première véritable tentative d'établissement d'une coopération policière européenne datant de 1898 avec la réunion de la Conférence de Rome sur les mouvements anarchistes.
C'est pour lutter contre ce terrorisme - qu'il soit inversion (terrorisme de la terreur, terrorisme révolutionnaire), de revendication (surtout sous sa forme nationalitaire) ou de manipulation (recherche d'un impact sur une décision politique) - que se sont développées diverses structures de coopération sur lesquelles je ne reviendrai pas ici. Je citerai néanmoins à titre de démonstration trois décisions récentes importantes en la matière (cf. JOUE L 210, 6 août 2008) :
- - Décision 2008/615/JAI du Conseil du 23 juin 2008 relative à l'approfondissement de la coopération transfrontalière, notamment en vue de lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière ;
- Décision 2008/616/JAI du Conseil du 23 juin 2008 concernant la mise en oeuvre de la dcision 2008/615/JAI relative à l'approfondissemen de la coopération transfrontalière, notamment en vue de lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière ;
- Décision 2008/217/JAI du Conseil du 23 juin 2008 relative à l'amélioration de la coopération entre les units spéciales d'intervention des Etats membres de l'Union européenne dans les situations de crise.
- Souricette
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Oui. Baptisée et confirmée.doris a écrit : Bonjour Souricette,
Es-tu catholique ?
En croyant à des fleurs, parfois on les fait naître.
(Edmond Rostand)
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Re: La violence des extrémistes musulmans
re bonjour Souricette.
J'ai vu dans l'autre fil que tu appelais à ce nous prions pour tes petits (futurs petits).
Merci de ta réponse.
J'ai vu dans l'autre fil que tu appelais à ce nous prions pour tes petits (futurs petits).
Merci de ta réponse.
http://christanims.xooit.fr/portal.php
Je suis le chemin, la vérité et la vie. Jésus
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jean_droit
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Ce matin j'écoutais sur RFI le récit de la capture d'un groupe "islamiste" au Maroc qui recrutait parmi les informaticiens.
On voit que les extrémistes musulmans peuvent s'attaquer aux chrétiens, aux chinois .... mais, aussi et surtout, aux musulmans eux même.
Ils voudraient bien voir tomber bien des régimes musulmans et ils essayent d'en déstatiliser bien d'autres.
Ils rejettent la société telle qu'elle est et rêvent d'une société musulmane qui n'a dû jamais exister sauf dans les rêves.
N'est-ce pas une des caractéristiques des anarchistes ?
N'est-ce pas là leur véritable définition ?
On voit que les extrémistes musulmans peuvent s'attaquer aux chrétiens, aux chinois .... mais, aussi et surtout, aux musulmans eux même.
Ils voudraient bien voir tomber bien des régimes musulmans et ils essayent d'en déstatiliser bien d'autres.
Ils rejettent la société telle qu'elle est et rêvent d'une société musulmane qui n'a dû jamais exister sauf dans les rêves.
N'est-ce pas une des caractéristiques des anarchistes ?
N'est-ce pas là leur véritable définition ?
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Serge BS
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Re: La violence des extrémistes musulmans
Pour bien comprendre le problème, ses extensions, mais aussi ses limites, pour avoir un panorama complet de la question, je me permets de vous conseiller la lecture du livre suivant :
- Raufer (X.) éd. et al., Atlas de l'islam radical, CNRS éditions, Paris, 2007, 400 pages
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