Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,12-14.
Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Lorsque c'est Dieu qui invite à un banquet, Il ne consulte pas le "Who's who", Il ne prend pas le bottin mondain. Mais tous sont les bienvenus, tous sont aimés, tous sont espérés. Et le vêtement qui correspond pas à notre position sociale, à notre rang, mais de l'humilité dans la reconnaissance de la précarité de notre nature. Dès lors, dès ce monde, pratiquer généreusement la miséricorde envers les faibles, les pauvres, les malades qui nous entourent, c'est comme capitaliser les grâces à la banque du Ciel afin d'y être reçu dans une très grande consolation. D'ores-et-déjà, j'en atteste par l'expérience: dans le monde extrêmement individualiste qui est le nôtre, pratiquer des actes de miséricorde, par le geste, c'est souvent considéré comme intervenir dans des situations qui ne nous regardent pas... mais si nous y parvenons tout de même, le Seigneur nous fête déjà, nous recevons déjà de la joie et nous sentons justifiés dans notre fois.
Pour tout dire, je dois ajouter, hélas, que tout ce que prône saint Paul dans l'épître de ce jour "Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres", c'est au sein de ma propre communauté eucharistique, durant quinze ans jour après jour... que je l'ai vu pratiqué le moins. Un matin d'hiver pourtant, à cause du verglas, j'ai chargé le mini-vélo de Bernadette dans le coffre de la voiture et je l'ai déposée à proximité de chez elle: c'était loin, et je me suis dit quelle foi il faut pour se lever dans le noir et le froid, enfourcher un tel engin pour venir jusqu'à la ville ! Mais, pour le reste, lorsque le monastère a fermé, nous nous sommes tous retrouvés dispersés, à peine deux ou trois d'entre nous avaient échangé leur carte de visite. Et quand nous nous croisons encore les uns les autres, à une messe ou l'autre, il n'y a plus aucune familiarité. Cela me cause de la peine plus que je peux dire, et quelle peine cela doit causer au Christ que nous venions adorer et prier ensemble il y a deux mois encore !
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etienne lorant
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: L'attention aux proches
Et le vêtement qui correspond pas à notre position sociale, à notre rang, mais de l'humilité dans la reconnaissance de la précarité de notre nature.
Il fallait tout de même que je corrige cette phrase:
"Et le vêtement qui convient au banquet céleste, n'est pas celui qui correspondait dans le monde, à notre position sociale, à notre rang, mais celui de l'humilité dans la reconnaissance de la précarité de notre nature."
Quand j'écris, çà fuse si vite entre l'inspiration et les doigts, que cette-fois ci, les doigts n'ont pas suivi !
Il fallait tout de même que je corrige cette phrase:
"Et le vêtement qui convient au banquet céleste, n'est pas celui qui correspondait dans le monde, à notre position sociale, à notre rang, mais celui de l'humilité dans la reconnaissance de la précarité de notre nature."
Quand j'écris, çà fuse si vite entre l'inspiration et les doigts, que cette-fois ci, les doigts n'ont pas suivi !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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