Appel des chrétiens vivant en pays musulman

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jean_droit
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Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par jean_droit »

Du Salon Beige :

Appel des chrétiens vivant en pays musulman

À l'occasion de la rencontre de Rome, des chrétiens des pays musulmans lancent un appel :

"Venant de différents pays où la religion musulmane régit tous les aspects de la vie en société, quand ce n’est pas la « charia » qui fait force de loi, nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle prise de conscience. De sorte que nous posons cette question, simple et légitime : le temps n’est-il pas enfin venu de prendre en considération les chrétiens vivant minoritairement en pays musulman ? Car leurs conditions de vie, déjà marquée par l’insupportable état de « dhimmis », et ceci depuis des siècles, se trouvent aggravées avec la montée de l’islamisme militant apparu ces derniers temps dans leurs pays respectifs. Quant aux néo-chrétiens, ou convertis, ils n’ont tout simplement aucun droit d’exprimer leur nouveau choix religieux, sous peine d’être condamnés comme apostats, à tel point qu’ils sont contraints de s’exiler, quand ils le peuvent. [...] Voilà donc trois sujets urgents, et préalables, à ce dialogue de vérité que nous appelons, nous aussi, de tous nos vœux :

la loi islamique ne saurait s’appliquer à des non musulmans.
la dhimmitude, qui fait des chrétiens des exclus et des parias, n’est plus acceptable et doit être abolie, car elle porte atteinte à la dignité humaine, tout comme l’esclavage.
la liberté de changer de religion doit être partout reconnue comme un droit fondamental, un droit qui vient de Dieu lequel ne force personne à L’adorer. [...]
Notre appel se veut respectueux mais pressant [...] Nous espérons, enfin, qu’il est devenu évident, pour tous, que ce dialogue islamo-chrétien souhaité et nécessaire, doit tenir compte des chrétiens qui vivent dans le monde dit « musulman », ou qui en viennent."

Michel Janva
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Anne
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par Anne »

Leur situation m'interpelle grandement.

Mais je me demande ce que nous pouvons faire pour les aider, concrètement...

Quelqu'un saurait-il ce qu'il est possible de faire pour eux, à part prier?! :(
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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jean_droit
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par jean_droit »

Voici le texte complet provenant du site Notre Dame de Kabylie :

http://www.notredamedekabylie.net/Autre ... ULMAN.aspx

À l'occasion de la rencontre de ROME:
Appel pressant des chrétiens venus des pays musulmans ou y vivant :


- À la délégation représentant les Cent trente huit (138) signataires, Guides Religieux et Personnalités Musulmanes, de la lettre du 13 octobre 2007, adressée à tous les guides des Eglises chrétiennes.

- Aux experts de l’Eglise Catholique choisis par les autorités du Vatican à cette rencontre du 4 au 6 novembre 2008.
Pour la gloire de Dieu, Paix et Salut sur vous.

Nous avons découvert, il y a un an, dans la presse, la lettre appelant au dialogue, dont vous êtes conjointement signataires. Elle était adressée, c’est une première selon beaucoup de commentateurs, à tous les responsables chrétiens, dont le Pape, qui a décidé d’y répondre en initiant cette rencontre.
Nous nous sentons d’autant plus concernés que certains médias lui ont donné pour titre :
« L’Islam n’est pas contre les chrétiens ».


Venant de différents pays où la religion musulmane régit tous les aspects de la vie en société, quand ce n’est pas la « charia » qui fait force de loi, nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle prise de conscience.

De sorte que nous posons cette question, simple et légitime : le temps n’est-il pas enfin venu de prendre en considération les chrétiens vivant minoritairement en pays musulman ? Car leurs conditions de vie, déjà marquée par l’insupportable état de « dhimmis », et ceci depuis des siècles, se trouvent aggravées avec la montée de l’islamisme militant apparu ces derniers temps dans leurs pays respectifs.
Quant aux néo-chrétiens, ou convertis, ils n’ont tout simplement aucun droit d’exprimer leur nouveau choix religieux, sous peine d’être condamnés comme apostats, à tel point qu’ils sont contraints de s’exiler, quand ils le peuvent.
Le cas le plus célèbre ayant défrayé les chroniques étant celui de Abdul Rahman, de l’Afghanistan, qui n’échappa à la pendaison que par suite des interventions des plus hautes autorités mondiales. D’autres, hélas, n’ont pas eu cette chance, tel Rami Khader Ayyad de Gaza, et ce n'est pas le dernier…
Voilà donc trois sujets urgents, et préalables, à ce dialogue de vérité que nous appelons, nous aussi, de tous nos vœux :
- la loi islamique ne saurait s’appliquer à des non musulmans.
- la dhimmitude, qui fait des chrétiens des exclus et des parias, n’est plus acceptable et doit être abolie, car elle porte atteinte à la dignité humaine, tout comme l’esclavage.
- la liberté de changer de religion doit être partout reconnue comme un droit fondamental, un droit qui vient de Dieu lequel ne force personne à L’adorer.
Le Coran le reconnaît du reste : en religion pas de contrainte (sourate 2, verset 256). Toutefois le Hadith connu contredit cette belle affirmation :
«Mais sans aucun doute je les aurais tués puisque le Prophète a dit : si quelqu’un (un musulman) s’écarte de sa religion, tuez-le. » (Récit d’Ikrima, Bukhari LII 260).
Hélas certains états ont inscrit dans leur constitution (Mauritanie) cette sentence qu’ils appliquent, malgré la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Notre appel se veut respectueux mais pressant, et nous l’adressons bien sûr à vous, les honorables délégués des Cent trente huit signataires, qui avez eu cette heureuse initiative, bien que nous n’ignorons pas le problème de légitimité qui se pose en Islam, puisqu’il n’y a pas d’autorité religieuse décisionnaire reconnue par tous.
Nous l’adressons également aux frères chrétiens, désignés en tant que spécialistes par les autorités du Saint Siège. Mais également à tous les autres, et notamment à ceux qui oeuvrent depuis des années dans ce qui est appelé, généralement, le dialogue interreligieux et, précisément pour le dialogue islamo-chrétien. En leur posant fraternellement cette question : comment se fait-il que des personnalités musulmanes en vue souhaitent susciter aujourd’hui un dialogue, alors que cela fait plus de 30 ans qu’on nous dit qu’il existe ?

Nous espérons, enfin, qu’il est devenu évident, pour tous, que ce dialogue islamo-chrétien souhaité et nécessaire, doit tenir compte des chrétiens qui vivent dans le monde dit « musulman », ou qui en viennent. Nous écarter, ou nous oublier, relèverait soit d’une ignorance feinte, soit d’une volonté manifeste de ne pas aborder les questions qui fâchent.
L’actualité, hélas, ne cesse de le démontrer : les chrétiens en monde musulman sont en sursis et en péril.
Nous mettons les croyants au Dieu unique face à leur responsabilité : Il leur sera demandé compte, à tous, de leurs actes.
Dieu, dés le commencement de l’humanité, nous donne dans la Bible cette indication forte, qui est un avertissement :« Mais je demanderai compte du sang de chacun de vous. » Gn 9,5
Cela renvoie à cet autre interrogation divine, au lendemain du premier crime :« Yahvé dit à Caïn : « qu’as-tu fait ! Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! » Gn 4,10
Et, dans la Nouvelle Alliance, en écho, l’avertissement est on ne peut plus clair :
« En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Mt 25,40
Pour nous l’enseignement qui nous est donné par Jésus se passe de commentaire : ce que nous faisons de bien ou de mal à notre frère humain, c’est à Dieu que nous le faisons.

Le dialogue de vérité auquel nous appelons, pour qu’il aboutisse à l’amour du prochain, l’idéal à atteindre admis par tous, comme vous le proclamez justement dans votre lettre, doit avoir pour objet la relation de l’homme à son frère quel qu’il soit. Du reste notre prochain n’est-il pas d’abord celui qui nous est géographiquement proche ?
Quant à Dieu, qui nous demande de L’aimer et de L’adorer pour notre bien et notre salut éternel, chaque croyant doit s’efforcer d’établir avec Lui une relation de foi toute personnelle, dans laquelle nul n’a le droit de s’immiscer, puisqu’en vérité personne ne peut sonder son cœur sinon le Créateur de toute chose, à la fois invisible et omniscient, juge et plein de miséricorde.
Venons en donc, par nos actes de paix et de pardon, à Sa louange quotidienne : Gloire à Lui qui nous a aimés le premier pour les siècles des siècles !

Les signataires de cet appel, au nombre de 144, catholiques, protestants et orthodoxes, sont pour moitié des convertis néo-chrétiens, et des chrétiens du Proche-Orient, soit 77 ; l’autre moitié se compose de chrétiens européens, conscients des problèmes rencontrés par leurs frères.
En leur nom, le pasteur aumônier évangélique Saïd, du Maroc, baptisé en 1989, et Mohammed-Christophe, laïc catholique baptisé en 1970, auteur d’un Algérien pas très catholique.
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Raistlin
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par Raistlin »

Bonjour Anne,
AnneT a écrit :Leur situation m'interpelle grandement.

Mais je me demande ce que nous pouvons faire pour les aider, concrètement...

Quelqu'un saurait-il ce qu'il est possible de faire pour eux, à part prier?!
Pour ma part, je n'ai trouvé qu'une autre solution : soutenir l'AED (l'Aide à l'Eglise en Détresse) dans la mesure du possible.

Fraternellement,
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

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AnneT a écrit :Leur situation m'interpelle grandement.

Mais je me demande ce que nous pouvons faire pour les aider, concrètement...

Quelqu'un saurait-il ce qu'il est possible de faire pour eux, à part prier?! :(

Mettre ces messages sur les sites musulmans jusqu'à saturation.

Je crois savoir que la rencontre de Rome est basée sur le droit à la parole et qu'un théme de discution est la démocratie et le droit des reliogions.
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par jeanbaptiste »

Mettre ces messages sur les sites musulmans jusqu'à saturation.
Jusqu'à saturation on risque l'inverse du résultat souhaité ;)
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Anne
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par Anne »

Raistlin a écrit : Pour ma part, je n'ai trouvé qu'une autre solution : soutenir l'AED (l'Aide à l'Eglise en Détresse) dans la mesure du possible.
Fraternellement,
Merci Raistlin! :)
Je viens d'y aller et de faire un don. Je vais essayer de le faire régulièrement.

S'il y a d'autres intéressés:

http://www.acn-aed-ca.org/2-francais/findex2.htm
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par Raistlin »

Bonjour à tous,

Ci-dessous un témoignage paru dans Pélerin. Il est un peu long mais vaut la peine d'être lu en entier.
"Je ne vous donnerai ni mon nom ni de renseignement sur le pays d'où je viens, car je dois être prudent. Pour moi et pour mes amis. Je suis prêtre et j'habite en terre d'islam depuis un demi-siècle. Dans mon pays, alors que la communauté était florissante avant l'arrivée de l'islam, il reste très peu de chrétiens. Là où je vis, comme dans la plupart des pays musulmans, les chrétiens sont tolérés, mais à des conditions inacceptables. Ainsi nous est-il interdit de témoigner de notre foi dans la langue du pays. Nous n'avons ni séminaire ni monastère. Nous ne pouvons pas non plus construire d'église. Quant aux conversions, elles sont passibles de la peine de mort. Pour l'islam, tout musulman qui veut le baptême est un traître à reconvertir ou à tuer.

Or, je m'occupe d'accompagner les convertis, de les former jusqu'au baptême. J'en connais un grand nombre, que je ne suis pas allé chercher avec une épuisette, mais qui ont frappé un jour à ma porte, en me demandant que je leur parle de Jésus-Christ. Des personnes qui, après avoir étudié le Coran, ont choisi librement l'Evangile pour rencontrer Dieu. J'ai accepté de témoigner pour que les chrétiens de France sachent la détresse dans laquelle vivent ces convertis. Et pour que les responsables réunis à Rome pour dialoguer avec des musulmans n'oublient pas les difficultés qui frappent les minorités chrétiennes en pays d'islam.

J'aimerais vous raconter l'histoire d'Ahmed*, étudiant de 25 ans. Pour lui, tout a débuté par un songe. Un homme en blanc lui mettait la main sur l'épaule. Chez nous, sur cette terre d'Orient où Dieu s'est révélé aux hommes, les rêves jouent un rôle capital. A partir du moment où Ahmed a eu ce songe, il n'a eu de cesse d'en chercher la signification. Grâce à Internet, il a découvert un Evangile dans sa langue et l'a lu. Puis il m'a rendu visite après des heures de voyage. « J'ai plein de questions sur l'Evangile », m'a-t-il lancé. Il n'avait pas d'Evangile. Trop dangereux. « Mais j'ai un téléphone portable. » Et là, stupéfait, j'ai découvert tout l'Evangile, enregistré dans son téléphone. Durant des heures, il m'a posé des questions sur Jésus et sur la prière.

Ahmed n'est pas une exception. Rachid est arrivé chez moi, saisi lui aussi par Jésus grâce à un songe. Il devait, selon ses mots, « poursuivre son chemin jusqu'au bout ». Il m'a demandé le baptême. Je l'ai freiné, car je ne baptise qu'après trois ans de formation. « Il faut savoir si l'appel de Jésus est vraiment solide, ai-je rétorqué. Si ton rêve vient vraiment de Dieu. » C'est toujours ainsi que je procède.

Je dis aussi à ces personnes les difficultés qui les attendent. « Une fois baptisé, vous devrez vivre votre foi dans la clandestinité, vous cacher de vos voisins, voire de votre famille. Vous aurez du mal à vous marier. Si les autorités découvrent que vous êtes convertis, vos enfants seront placés chez des musulmans pour être rééduqués. » L'histoire de Fatima illustre ces problèmes. Cette jeune femme issue d'une famille de notables musulmans, s'est vue, en songe, crucifiée sur la croix. Ce rêve la hantait. Elle finit par découvrir Jésus, trouve un Evangile dans sa langue, le lit, le médite. Elle se fait baptiser, mais elle est dénoncée. Son mari l'enferme dans sa chambre sans nourriture, jusqu'à ce qu'elle perde l'enfant qu'elle attendait. Comme elle refuse de renier le Christ, il la jette dehors. Ses parents la battent. Son père menace de la tuer. Elle parvient à s'enfuir. Depuis, elle vit cachée, dans une extrême pauvreté mais heureuse. Elle veut devenir religieuse.

Chaque année, j'accompagne une cinquantaine de convertis. Nous organisons des réunions, en étant très méfiants. Dans nos groupes, personne ne sait comment s'appelle son voisin. Ainsi, si l'un de nous est arrêté, il ne peut rien révéler. Une fille nous aide aussi. Elle prend l'Eucharistie et la met sous son voile pour aller donner la communion. L'on se demande souvent pourquoi ces musulmans deviennent chrétiens. Il n'y a pas d'explication rationnelle. C'est une rencontre d'amour foudroyante. La plupart sont jeunes et insatisfaits avec l'islam, imposé ici par la force. Et puis, ils se posent des questions. Les contradictions du Coran les travaillent.

On me fait souvent le reproche d'évangéliser. « Vous nuisez au dialogue. » Cela m'a été dit par des autorités dans l'Eglise, qui m'accusent de mettre des gens en danger, de provoquer des divisions dans les familles. Un jour, le nonce apostolique m'a reproché mon prosélytisme. « Ce ne serait pas l'Esprit saint qui ferait du prosélytisme ? ai-je répondu. Qui mène l'Eglise, sinon Lui ? Si je ne porte pas la bonne nouvelle, ma mission de prêtre est inutile. Et si je refuse la confrontation avec les autorités musulmanes, en restant dans les limites qu'elles me fixent, que vaut le dialogue ? » Je demande aux responsables chrétiens qui, à Rome, dialoguent avec des dignitaires musulmans, de ne pas tenir des propos tièdes. Le dialogue interreligieux est indispensable, mais il se doit d'être chrétien, solidaire avec les Eglises persécutées. Il faut affirmer haut et fort les valeurs des Eglises d'Orient. Elles sont en dialogue depuis des siècles, mais persécutées depuis l'arrivée de l'islam sur leurs terres. Il les a réduites à l'état de petit reste silencieux et stérile. Ces Eglises ne peuvent accueillir aucun converti ! Que nos amis musulmans d'Occident qui réclament des droits exigent de leurs coreligionnaires, en pays d'islam, les mêmes droits à l'égard des minorités chrétiennes. C'est cette réciprocité, nécessaire pour un franc dialogue, que rappelle souvent Benoît XVI. »

* Tous les prénoms ont été changés.
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

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Raistlin a écrit :Bonjour à tous,

Ci-dessous un témoignage paru dans Pélerin. Il est un peu long mais vaut la peine d'être lu en entier.
"Je ne vous donnerai ni mon nom ni de renseignement sur le pays d'où je viens, car je dois être prudent. Pour moi et pour mes amis. Je suis prêtre et j'habite en terre d'islam depuis un demi-siècle. Dans mon pays, alors que la communauté était florissante avant l'arrivée de l'islam, il reste très peu de chrétiens. Là où je vis, comme dans la plupart des pays musulmans, les chrétiens sont tolérés, mais à des conditions inacceptables. Ainsi nous est-il interdit de témoigner de notre foi dans la langue du pays. Nous n'avons ni séminaire ni monastère. Nous ne pouvons pas non plus construire d'église. Quant aux conversions, elles sont passibles de la peine de mort. Pour l'islam, tout musulman qui veut le baptême est un traître à reconvertir ou à tuer.

Or, je m'occupe d'accompagner les convertis, de les former jusqu'au baptême. J'en connais un grand nombre, que je ne suis pas allé chercher avec une épuisette, mais qui ont frappé un jour à ma porte, en me demandant que je leur parle de Jésus-Christ. Des personnes qui, après avoir étudié le Coran, ont choisi librement l'Evangile pour rencontrer Dieu. J'ai accepté de témoigner pour que les chrétiens de France sachent la détresse dans laquelle vivent ces convertis. Et pour que les responsables réunis à Rome pour dialoguer avec des musulmans n'oublient pas les difficultés qui frappent les minorités chrétiennes en pays d'islam.

J'aimerais vous raconter l'histoire d'Ahmed*, étudiant de 25 ans. Pour lui, tout a débuté par un songe. Un homme en blanc lui mettait la main sur l'épaule. Chez nous, sur cette terre d'Orient où Dieu s'est révélé aux hommes, les rêves jouent un rôle capital. A partir du moment où Ahmed a eu ce songe, il n'a eu de cesse d'en chercher la signification. Grâce à Internet, il a découvert un Evangile dans sa langue et l'a lu. Puis il m'a rendu visite après des heures de voyage. « J'ai plein de questions sur l'Evangile », m'a-t-il lancé. Il n'avait pas d'Evangile. Trop dangereux. « Mais j'ai un téléphone portable. » Et là, stupéfait, j'ai découvert tout l'Evangile, enregistré dans son téléphone. Durant des heures, il m'a posé des questions sur Jésus et sur la prière.

Ahmed n'est pas une exception. Rachid est arrivé chez moi, saisi lui aussi par Jésus grâce à un songe. Il devait, selon ses mots, « poursuivre son chemin jusqu'au bout ». Il m'a demandé le baptême. Je l'ai freiné, car je ne baptise qu'après trois ans de formation. « Il faut savoir si l'appel de Jésus est vraiment solide, ai-je rétorqué. Si ton rêve vient vraiment de Dieu. » C'est toujours ainsi que je procède.

Je dis aussi à ces personnes les difficultés qui les attendent. « Une fois baptisé, vous devrez vivre votre foi dans la clandestinité, vous cacher de vos voisins, voire de votre famille. Vous aurez du mal à vous marier. Si les autorités découvrent que vous êtes convertis, vos enfants seront placés chez des musulmans pour être rééduqués. » L'histoire de Fatima illustre ces problèmes. Cette jeune femme issue d'une famille de notables musulmans, s'est vue, en songe, crucifiée sur la croix. Ce rêve la hantait. Elle finit par découvrir Jésus, trouve un Evangile dans sa langue, le lit, le médite. Elle se fait baptiser, mais elle est dénoncée. Son mari l'enferme dans sa chambre sans nourriture, jusqu'à ce qu'elle perde l'enfant qu'elle attendait. Comme elle refuse de renier le Christ, il la jette dehors. Ses parents la battent. Son père menace de la tuer. Elle parvient à s'enfuir. Depuis, elle vit cachée, dans une extrême pauvreté mais heureuse. Elle veut devenir religieuse.

Chaque année, j'accompagne une cinquantaine de convertis. Nous organisons des réunions, en étant très méfiants. Dans nos groupes, personne ne sait comment s'appelle son voisin. Ainsi, si l'un de nous est arrêté, il ne peut rien révéler. Une fille nous aide aussi. Elle prend l'Eucharistie et la met sous son voile pour aller donner la communion. L'on se demande souvent pourquoi ces musulmans deviennent chrétiens. Il n'y a pas d'explication rationnelle. C'est une rencontre d'amour foudroyante. La plupart sont jeunes et insatisfaits avec l'islam, imposé ici par la force. Et puis, ils se posent des questions. Les contradictions du Coran les travaillent.

On me fait souvent le reproche d'évangéliser. « Vous nuisez au dialogue. » Cela m'a été dit par des autorités dans l'Eglise, qui m'accusent de mettre des gens en danger, de provoquer des divisions dans les familles. Un jour, le nonce apostolique m'a reproché mon prosélytisme. « Ce ne serait pas l'Esprit saint qui ferait du prosélytisme ? ai-je répondu. Qui mène l'Eglise, sinon Lui ? Si je ne porte pas la bonne nouvelle, ma mission de prêtre est inutile. Et si je refuse la confrontation avec les autorités musulmanes, en restant dans les limites qu'elles me fixent, que vaut le dialogue ? » Je demande aux responsables chrétiens qui, à Rome, dialoguent avec des dignitaires musulmans, de ne pas tenir des propos tièdes. Le dialogue interreligieux est indispensable, mais il se doit d'être chrétien, solidaire avec les Eglises persécutées. Il faut affirmer haut et fort les valeurs des Eglises d'Orient. Elles sont en dialogue depuis des siècles, mais persécutées depuis l'arrivée de l'islam sur leurs terres. Il les a réduites à l'état de petit reste silencieux et stérile. Ces Eglises ne peuvent accueillir aucun converti ! Que nos amis musulmans d'Occident qui réclament des droits exigent de leurs coreligionnaires, en pays d'islam, les mêmes droits à l'égard des minorités chrétiennes. C'est cette réciprocité, nécessaire pour un franc dialogue, que rappelle souvent Benoît XVI. »

* Tous les prénoms ont été changés.
Les musulmans veulent que l'on soit tolérant envers eux mais ils refuse de pratiquer la tolérance quant-ils sont majoritaire.
Quant-on leur pause la question il la détourne toujours ou ne répondent jamais directement.
Rare sont les musulmans qui accepte un réel dialogue.

Tout ce qui n'est pas islam est mauvais à leur yeux et ils le rejettent avec une certaine force pouvant aller jusqu'au meurtre encouragé par des religieux ce qui est un comble pour une religion qui se dit une religion de pais et de tolérance , la est la contracdiction chez eux.
Mais il arrive des fois comme nous l'avons fait dans notre parroisse que le dialogue avec les musulmans puisse avoir lieu.
Le dernier auquel j'ai assité c'est fait dans la franchise et dans le respect et tout c'est trés bien passé.
Mais c'était en France.

Nous avions invité un imam officiel ( formé ) mais nous avons constaté que les musulmans qui avaient été invités , seul sont venu ceux qui reconnaissaient cet imam.
Car il faut savoir qu'un musulman Algérien n'ira pas dans une mosquée ou il y a un imam marocain et qu'un turc n'ira pas dans une mosquée tenu par un algérien et ainsi de suite.


Dans le dialogue inter religieux avec les musulmans il y a cette situation qu'il ne faut pas négliger .

Quant l'église dialogue avec des juifs , elle a devant elle Un juif
Quant l'église dialogue avec des des chrétiens d'autres confessions elle à en priorité ( pour ne pas les siter tous) Un protestant, et un orthodoxe.
Quant elle discute ave les musulmans l'Eglise à devant elle une miriade de musulmans qui ne s'entendent pas entre eux.
Croiyer vous que le dialogue soit sur et positif?
Il peut-être sur et positif mais cela est trés difficile de la pârt des musulmans.

A Rome l'eglise doit aborder le sujet des minorités religieuses , elle va avoir du mal à se faire écouter.
Du moin on l'écoutera poliment .
Mais dans les pays musulmans et en particulier les régimes islamiques , il est sur que les instances musulmanes passeront outre toutes les bonnes intentions.

Les musulmans refusent le prosélistime qu'il veulent pour eux même.

Chez eux le spirituel et le temporel sont totalement imbriqué et inséparable.
Il va y avoir du mal !
C'est la raison pour laquelle l(islam est si difficilement intégrable dans le pays européens en particulier en france qui à un état laïc.
La laïcité cela ne passe pas chez un musulman ( temporel + spirituel ) = UN

Dans le dernier journal La VIE il y a un article ou on montre que les anglais vont assimiléer certaines lois de la charia aux lois anglaises .On joue avec le feu.
On accepte le petit doigt attention que le corp tout entier passe?
Il sera trop tard pour revenir en arrière.

On va voir dans certains quartiers de Londre fortement musulmans l'interdiction à l'église qui reste de pouvoir sonner les cloches le dimanche comme cela se fait dans des pays musulmans.

Il faut - être trés vigilant dans le dialogue est ne pas faire de failles car ces faillent vont permettre de casser les chrétien ou de s'infiltrer pour imposer le jour venu la Charia parce que on est devenu minoritaire.

Dialogue, Ecoute, Oui ! Mais avec nos convictions de Chrétien reconnues et respectées partout dans le monde mussulman .
Avec l'Arabie, Le Soudan, L'Iran, Les Talibans, etc.. c'est pas sur que cela marche.
Car pour eux dialoguer avec les chrétiens c'est un peu dialoguer avec le diable.

Pour qu'un dialogue soit vrai , il faut dans tous les camps faire table rase de tout ce qui est intégriste ou intégrisme religieux.
Il y a du pain sur la planche et tout est dans une volonté d'aller au fond des choses.
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

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Les chrétiens, nouveaux martyrs d'Orient

Les chrétiens, nouveaux martyrs d'Orient

Eglise. Les persécutions antireligieuses ne cessent de s'aggraver dans l'indifférence générale.

AnnieLaurent, le 06-11-2008


L’Irak et l’Inde avaient reçu l’Évangile par saint Thomas. Leurs communautés chrétiennes communient aujourd’hui dans le martyre.

La liberté religieuse dans le monde est menacée et les chrétiens sont parmi les premières victimes. La situation empire même d’année en année.C’est le constant alarmant dressé dans le dernier “Rapport 2008 sur la liberté religieuse dans le monde”établi par l’Aide à l’Église en détresse (AED), dirigée, en France, par Marc Fromager.Effectuée selon une approche non confessionnelle,cette enquête réalisée dans 191 pays par une équipe internationale démontre que les chrétiens sont les principales victimes du déni de droits ou des persécutions, des injustices qui les visent directement en raison de leur foi.


Qu’elles soient d’ordre religieux ou idéologique, les menaces contre leur existence s’accroissent. L’Irak et l’Inde sont les pays les plus préoccupants. Ils ont été cités le 26 octobre par Benoît XVI, à la fin du synode des évêques catholiques réuni à Rome. Le pape s’est associé à l’appel solennel des patriarches et des évêques d’Orient en faveur du respect de la liberté religieuse pour les membres de leurs Églises.

En Irak, la vie quotidienne des chrétiens est devenue si intenable depuis la chute du régime de Saddam Hussein, en 2003, que leur nombre a diminué de moitié,passant en cinq ans de 800 000à 400 000 âmes. Mossoul, la deuxième ville du pays (deux millions d’habitants) est l’épicentre des persécutions. C’est là que les baptisés souffrent le plus.Une dizaine d’entre eux ont été assassinés en septembre, pendant le mois du ramadan. Douze autres ont subi le même sort depuis le début d’octobre.


Les tueurs n’hésitent pas à agir à visage découvert et en plein jour. En même temps, des voitures munies de hautparleurs sillonnent la ville pour enjoindre les chrétiens de « quitter la terre de l’Islam ».Des “ordres” semblables leur sont adressés par courrier accompagné de cartouches.La panique a été telle que quelque 2 000 familles chrétiennes,sur les 4 500 résidant à Mossoul, se sont enfuies vers les localités chrétiennes de la plaine de Ninive,dans l’arrière-pays.

« Les derniers événements de Mossoul nous ont vraiment ébranlés », confie Mgr Georges Casmoussa,l’archevêque syrien-catholique de ce diocèse, invité à Paris par l’AED. Les chrétiens de sa ville ont déjà été durement éprouvés.Il y a trois ans,Mgr Casmoussa fut capturé et libéré contre le paiement d’une rançon.En mars dernier,son homologue chaldéen, Mgr Paul Rahho, a été retrouvé mort deux semaines après son enlèvement.

Quatre évêchés, vingt-six églises, dix couvents…

À ces deux dignitaires ecclésiastiques s’ajoutent bien d’autres victimes anonymes, sans oublier les pressions qui s’exercent sur les chrétiens pour qu’ils adoptent des moeurs islamiques (port obligatoire du voile pour les femmes, interdiction de la vente d’alcool, etc.). Dans le monde entier,le cycle des persécutions commence toujours de la même façon : une sourde pression sociale, des petites vexations administratives, suivies de menaces verbales, puis d’agressions physiques jusqu’aux attentats meurtriers. Le “nettoyage religieux” qui s’opère à Mossoul est drama dramatique pour les chrétiens d’Irak, parce que cette ville du Nord est un symbole fort. Voisine du site de l’antique Ninive biblique, Mossoul est, avec toute sa région, l’un des principaux points d’ancrage du christianisme mésopotamien. Selon la Tradition, l’apôtre saint Thomas y a instauré les prémisses de l’Église avant de partir pour l’Inde.

Siège de quatre évêchés (deux catholiques et deux orthodoxes), la cité compte aussi en son sein vingt-six églises, dix couvents et plusieurs centres de catéchèse, ainsi que des écoles tenues par des religieuses. Il y a encore peu de temps, on faisait ici des projets d’avenir. À l’automne 2000, dans le cadre du grand jubilé de la naissance du Christ, les catholiques de Mossoul commémoraient l’arrivée des premiers dominicains venus d’Europe, deux cent cinquante ans auparavant.

Dans son couvent Notre-Dame-de-l’Heure, magnifiquement restauré, le prieur, Nagib Mikhaël, un Irakien, annonçait alors l’ouverture d’un noviciat sur place.De nombreux amis musulmans et yézidis participèrent aux journées festives organisées pour l’occasion. Je fus témoin de l’hommage qu’ils adressaient tous aux fils de saint Dominique et à l’Église en général pour les progrès apportés à la population locale. Aujourd’hui, il ne reste qu’un gardien dans le bâtiment déserté par les religieux, contraints de se replier dans les villages des alentours.

Mgr Casmoussa ne regrette pas le régime de Saddam Hussein. « Mais, observe-t-il,la malheureuse arrivée des Américains a entraîné une détérioration générale de l’État et de la société : on a prétendu nous apporter la démocratie, nous avons le désordre. » L’archevêque fonde malgré tout son espérance sur les gestes d’humanité de certains musulmans envers leurs voisins assiégés, même si tout semble indiquer l’existence d’un « plan pour vider l’Irak et tout le Proche-Orient de ses chrétiens ». Les autorités irakiennes, malgré leurs promesses, ne s’opposent que mollement à cette entreprise. Il a fallu dix jours avant que des renforts militaires arrivent à Mossoul, explique Mgr Casmoussa, qui dénonce « l’irresponsabilité » de l’État face au fondamentalisme islamique.

À qui imputer cette vague de violences antichrétiennes ? Le 14 octobre, le cardinal Emmanuel III Delly, patriarche des Chaldéens siégeant à Bagdad, y voyait l’action de « forces obscures venues de l’extérieur qui veulent briser l’unité nationale ».On pense à Al-Qaïda qui a fait de Mossoul, ville à majorité arabe sunnite, une sorte de camp retranché après avoir été chassée d’autres régions, sous les coups des forces irako-américaines.

Le facteur kurde doit aussi être pris en considération. Des rescapés racontent que des Kurdes seraient impliqués dans les récentes tueries. Dans cette plaine de Ninive majoritairement chrétienne où se réfugient les familles menacées, le Kurdistan voisin suscite la création de “comités de défense chrétiens”. Les Kurdes chercheraient à regrouper les chrétiens pour les agréger à leur territoire autonome, en vue de l’agrandir. Cette aide intéressée s’inscrirait dans le cadre d’un projet tendant à la partition du pays.

Le 29 octobre,l’assemblée des évêques catholiques d’Irak a vivement protesté contre un tel plan. Dénonçant le déplacement forcé des chrétiens de Mossoul comme « un acte programmé et très dangereux »,susceptible de pousser à la division et à la partition, les prélats ont exigé de l’État qu’il assure le retour des déplacés, les indemnise du préjudice subi et assure leur sécurité. Ils ont aussi affirmé l’allégeance des chrétiens à l’Irak, refusant catégoriquement d’être séparés de leurs compatriotes, « sous quelque forme que ce soit ».

En Inde, assure Marc Fromager, « la tension, très forte, se répand tellement que l’on craint un embrasement général contre les chrétiens ». Ils ne représentent que 2,4 % de la population mais sont périodiquement la cible de violences inouïes. Lors de la fête de Noël 2007,des extrémistes hindous ont attaqué des maisons de chrétiens dans l’État de l’Orissa (nord-est de l’Inde). Bilan : 9 tués,des dizaines de blessés,70 églises et institutions chrétiennes dévastées. « Certaines zones ont été réduites en tapis de cendre », note le rapport de l’AED.

Un nouveau déchaînement antichrétien s’est produit le 23août dans le même État. Prenant prétexte de l’assassinat d’un responsable local du Conseil mondial hindou, Laxmanananda Saraswati, connu pour son opposition à la conversion d’hindous au christianisme – meurtre revendiqué par des rebelles maoïstes, ce que la police a confirmé –, ses partisans ont déclenché une offensive contre les chrétiens. Plus de 4 500 maisons chrétiennes ont été incendiées, au moins 80 baptisés ont été tués, des milliers d’autres ont dû fuir dans la forêt.

Toujours dans l’Orissa, les 7 et 8 octobre, des groupes armés ont attaqué trois villages et brûlé 30 maisons de chrétiens. La majorité des dernières agressions ont été commises à l’instigation du Bajrang Dal, la branche jeunesse du Rashtriya Swayamsevak Sangh, une mouvance extrémiste du Bharatiya Janata Party (BJP) qui gouverne sept des vingt-huit États de l’Union indienne. Le 22 octobre encore,une église catholique dédiée à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a été incendiée dans le Madhya Pradesh,régi par le BJP.

Selon le père Anand Muttungal, porte-parole de l’Église catholique de cet État, plus de 171 attaques d’églises et institutions chrétiennes se sont produites depuis l’arrivée du BJP au pouvoir, il y a cinq ans.Ici comme ailleurs,les autorités fédérales et locales restent passives, ce qui encourage les agresseurs. Les fondations des missionnaires de la Charité, la congrégation de mère Teresa, ne sont même pas épargnées, comme cela s’est vu en 2006 dans l’Andhra Pradesh et à Noël 2007 dans l’Orissa.

« L’Église ne menace pas l’hindouisme, mais elle dérange par son rayonnement, à travers ses 25 000 établissements d’enseignement,et par son action en faveur du respect de la dignité des personnes », explique Marc Fromager. Il s’agit notamment de l’insertion des intouchables qui remet en question le système injuste des castes et amène parfois les victimes au christianisme. Pour ceux qui considèrent l’hindouisme comme la religion obligatoire des habitants de l’Inde,cette émancipation est insupportable.

Bien que se définissant officiellement comme une démocratie laïque et doté d’une Constitution qui garantit le droit de professer la religion de son choix et celui d’en changer, l’État fédéral laisse l’hindouisme s’affirmer avec de plus en plus de force,au détriment de tout autre culte. De nombreux États ont adopté des lois anticonversion qui interdisent aux hindouistes, sanctions pénales à l’appui, de choisir une autre religion. Par ailleurs,des programmes de “reconversion” visant les chrétiens intouchables sont mis en oeuvre à l’aide de menaces et d’intimidations.

Dans un tel climat d’intolérance, on comprend le réconfort qu’a constitué pour les Indiens catholiques la canonisation, le 12 octobre,de la première sainte indienne,Anna Muttathupadathu (1910-1946), entrée chez les clarisses sous le nom de soeur Alphonsa de l’Immaculée Conception
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par jean_droit »

Le site internet du père Pagès :

http://islam-et-verite.com/home/

Très intéressant.
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par BJLP »

Quant-on lit les témoignages on constate ceci:
Que face au christianisme il y a une levée de bouclier .
Oui le chrstianisme dérange.
Chez les indoux il dérange car l'Eglise ne fait pas de différence entre les gens.
Précher qu'il n'y a pas de difference entre les hommes cela heurte ceux qui on créé depuis longtemps le systéme des castes.
Les Romains au premier temps du christianisme ont combatu les chrétiens pour les mêmes raisons.
Dire que le maître était égale à l'esclave choquait les esprits de cette époque.

Les indouiste et les musulmans ne conçoive pas que le motégalité soit dans leur maniére de penser.
Sauf si vous partagez leur point de vue.
Face à l'incurie de certains pays ,ces pays se sentent incriminés est mis en cause et cela ils ne l'acceptent pas .

Oui le christianisme dérange

Les musulmans ce croient obligé de mettrent au second plan tout ce qui n'est pas musulman en créant des lois sgrégationistes .
Face à cela il clament la tolérance pour ce faire bien voir .
Ils demandent que l'on soit tolérant envers eux alors qu'ils ne l'acceptent pas pour ceux qui ne sont pas musulmans.
En particulier les chétiens.

La méfiance qui existe dans nos pays occidentaux envers eux vient de là.

Je souhaiterai savoir pourquoi les musulmans considérent-ills les non musulmans comme des hommes et des femmes de second rang?
De quels droits divin agissent-ils ainsi?
Eux qui clament sans arret que l'Islam est tolérant.

Pourquoi les musulmans ont eux dans leur histoire une évolution trés importante sur le plan culturel et intelectuel et qu'il stagnent à notre époque et que plus rien n'évolu chez eux?
Pourquoi dans certains pays musulmans l'esclavage existe toujours?
Pourquoi les pays musulmans du golfe font -ils travailler dans des conditions inhumaines les ouvriers qui construisent leur grande tours?
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par jean_droit »

Ce qui me touche c'est que c'est la première fois qu'est exprimé si fort ce sentiment d'être abandonné par l'Eglise :

"Les chrétiens en pays d'Islam ont besoin de soutien devant le rejet d'une partie de l'Eglise qui voit en eux un obstacle au dialogue islamo-chrétien".

Bien sûr il y a des catholiques qui se préoccupent du sort des chrétiens en terre d'Islam.

Mais la majorité préferre privilégier de bons rapports avec ceux qui persécutent les chrétiens.

Au nom d'une certaine "Real Politic".

La rencontre de Rome a dû exacerber ce sentiment d'abandon.
BJLP
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par BJLP »

jean_droit a écrit :Ce qui me touche c'est que c'est la première fois qu'est exprimé si fort ce sentiment d'être abandonné par l'Eglise :

"Les chrétiens en pays d'Islam ont besoin de soutien devant le rejet d'une partie de l'Eglise qui voit en eux un obstacle au dialogue islamo-chrétien".

Bien sûr il y a des catholiques qui se préoccupent du sort des chrétiens en terre d'Islam.

Mais la majorité préferre privilégier de bons rapports avec ceux qui persécutent les chrétiens.

Au nom d'une certaine "Real Politic".

La rencontre de Rome a dû exacerber ce sentiment d'abandon.

Et les pays musulmans exploitent à fond cette faiblesse.
Un Pape à dit n’ayez pas peur.
L’Eglise est frileuse face aux extrêmes musulmans.
C’est notre faiblesse

Je croix qu’il faut dire avec fermeté aux musulmans en particulier que nous avons droit au même respect qu’il exigent de nous.

· Et surtout qu’ils appliquent la tolérance et la vivent réellement dans les faits.
· Aux chrétiens d’en faire autant et de demander la réciprocité
· Il veulent dans nos pays des écoles coraniques, des mosquées, des centre culturels, mais ils les refusent dans leurs propres pays car ils ont la trouille de perdre leur hégémonie de mâle .
· Je suis convaincu que si les pays chrétiens agissaient de la même manière envers les musulmans , nous aurions un tollé international de la part des musulmans avec les actes que nous connaissons de leur part.
· Oui l’Eglise et le monde Chrétien doit être ferme devant eux comme il sont fermes envers nous.
· Il faut absolument leur faire comprendre que la tolérance est une situation réciproque partout dans le monde.
· Il faut leur montrer que nous agissons sans armes et que nous sommes contre la domination armée.
· Il faut qu’ils comprennent que le Christianisme est une religion de Foi et non un religion de conquêtes.
· Si l’ Islam est une religion de tolérance , les musulmans doivent le montrer au monde.
· Il faut que les chrétiens demande avec fermeté aux musulmans qu’il n’ont aucun droit de nous traité de mécréants, d’infidèles, de polythéiste . Il ne se gênent pas pour cela.
· Un véritable respect mutuel prendra du temps car nous nous heurtons à un mentalité de méfiance, de rejet, savamment orchestrée et entretenu par des extrémistes religieux . On peut dire dans les deux camps.

Il faut que des chrétiens descendent dans la rue devant les ambassades des pays concernés chaque fois qu'ils ont la connaissance d'actes agréssifs voir meurtrié envers les chrétiens du dit pays.

Il faut que les chrétiens dans chaque pays ou ils sont agissent comme le fait Amnesty International en prenant sa plume et dire aux dirigeants des pays ou se passent des exactions leur désaprobation .
Le dire avec fermeté et politesse.

Il faut prier pour tous les chrétiens qui sont victimes du racisme religieux dans le monde.
Il faut aussi prier pour les dirigeants des pays ou des exactions anti-chrétiennes se passent

Il faut prendre bien consience des faits, ( Voir )
Il faut Prier ( au regard des évangiles) ( Juger )
Il faut se mettre en action ( Agir )


Il faut aussi que les musulmans agissent dans leur pays pour que la tolérance soit une réalité islamique.
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Anne
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Re: Appel des chrétiens vivant en pays musulman

Message non lu par Anne »

Excellent message, BJLP!
BJLP a écrit : Il faut que des chrétiens descendent dans la rue devant les ambassades des pays concernés chaque fois qu'ils ont la connaissance d'actes agréssifs voir meurtrié envers les chrétiens du dit pays.
J'ignore si c'est pareil pour vous (j'entends vous, lecteurs et lectrices), mais ici, je n'ai jamais entendu parler de ces agressions aux nouvelles!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10
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