Melki a écrit :
Un idéal en est-il vraiment un lorsqu'il justifie des exécutions ?
Oui aujourd'hui on se posent sincerement la question, quand on sait qu'ont denoncent certains ideaux et pas d'autres, sur les meme criteres avec lesquelles vous jugez le ché .
J'aimerais qu'ont mettent vos criteres en application et ont seraient etonnés du resultat a notre epoque .
Aujourd'hui on a l'impression que le communisme et le capitalisme sont les deux seules alternatives. À une certaine époque, assez récente d'ailleurs, je me sentais assez proche de l'économie libérale. Ce n'est plus du tout le cas, parce que j'ai pris conscience des dégâts que pouvait causer cette idéologie. Son point positif est, certes, de mettre en avant la liberté d'action, mais à quel prix ! En m'apercevant de toutes les catastrophes causées par le libéralisme (comme l'exploitation des travailleurs, l'accaparemment des richesses par un petit nombre d'individus, la paupérisation croissante de populations entières...) je ne peux que m'élever contre une telle conception du monde.
Pour autant je reste convaincu que le marxisme est lui aussi profondément pervers, parce qu'il méconnaît l'homme dans ce qu'il a de plus profond : son besoin d'amour, sa recherche de Dieu.
Il ne faut donc pas simplifier les choses en cataloguant les anti-marxistes dans la catégorie capitaliste. En ce qui me concerne, et cet avis n'engage que moi et non l'Église ou les catholiques, je suis beaucoup plus favorable à une sociale-démocratie qui fonctionne avec une économie de marché tout en cherchant à atténuer, grâce à une politique sociale, les effets néfastes du système libéral. Et il va de soi, pour moi, qu'un État ne sera jamais efficace s'il méprise l'enseignement moral de l'Église. Comme l'a dit le Pape Benoît XVI, il peut exister un État laïc moderne qui vit en puisant aux grandes sources éthiques ouvertes par le christianisme.
Quand on fait la guerre, c'est inévitable qu'il y ait des morts !
Cela est vrai. Mais les personnes mortes par exécution, on peut facilement les garder en vie. De plus, le juriste que je suis ne peut que s'indigner qu'un groupe d'individus s'arroge le droit d'infliger la peine de mort qui, en théorie, n'est légitime (ou du moins légale) que lorsqu'elle est prononcée par une juridiction pénale émanant de l'État.
Quant aux havanes : qu'est-ce qu'ils fument, dans ce film ! Ils n'arrêtent pas de fumer des cigares ! C'est un des gros avantages des films, et de la vie virtuelle en général, sur la vie réelle (je hais les fumeurs).
Même moi ?
Théophane a évoqué Gandhi. Gandhi a lui aussi lutté contre l'occupant, par le combat non-violent, qui est souvent une arme très efficace. La non-violence n'est pas une faiblesse. Gandhi disait au contraire qu'à la limite, il aimait mieux la violence que la lâcheté.
Je pense que ce n'est pas la violence qui libère l'homme, mais plutôt la certitude de se savoir aimé de Dieu qui est infiniment juste ; la pensée que Lui aussi a accepté d'être piétiné et bafoué. Cela vaut toutes les révolutions du monde.
Il y a chez st Thomas, je crois, la notion de guerre juste, pour s'opposer à un tyran. C'est bien le cas ici.
Mais si la guerre a pour but de remplacer une dictature par une autre, elle n'est plus juste... Elle l'eut été, à mon avis, si elle avait permis d'installer la démocratie et de permettre au peuple de choisir la forme de gouvernement qui lui convient le mieux.
De plus, ce que l'on peut reprocher aux marxistes ce n'est pas de lutter contre l'injustice, mais plutôt de le faire sans prier, en négligeant l'orientation fondamentale de l'être humain qui a été créé pour connaître et aimer Dieu. Quand on oublie que l'homme est à l'image du Créateur, on bafoue totalement sa dignité humaine, et en fin de compte on ne peut pas faire son bien, parce que le bien ne vient que de Celui qui est Lui-même le Bien.