Le Jeûne
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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Re: La pratique du jeûne
Merci Jean, de faire passer le message du pape, son message me comble de joie et de paix! 
-
pierrolito
- Civis

- Messages : 1
- Inscription : dim. 15 févr. 2009, 15:28
Re: La pratique du jeûne
Bonjour,
Quel aliment pour le carême
Tenir une journée de travail et faire le jeune le plus strict possible
Amicalement
Pierre.
Quel aliment pour le carême
Tenir une journée de travail et faire le jeune le plus strict possible
Amicalement
Pierre.
Re: La pratique du jeûne
Le sens du jeune est de se priver de quelque chose que l'on aime afin de le donner à Dieu. Ainsi, il ne s'agit pas forcément de ne pas manger mais par exemple, si vous fumez, vous pouvez décider d'arrêter de fumer, si vous mangez trop et que vous avez du surpoids, vous pouvez décider de manger plus équilibré. L'important, c'est qu'il fau que vous ayez en tête que ce que vous faites, vous ne le faites pas pour vous mais pour NSJC.
Fraternellement,
deniserp
Fraternellement,
deniserp
Re: La pratique du jeûne
Le jeûne trouve sa valeur dans le renoncement qu'il impose à notre confort, nos habitudes douillettes, notre hédonisme, notre plaisir.
On peut jeûner par le silence chez un incorrigible bavard qui n'aime rien tant que cancanner de tout et de rien par exemple.
L'an dernier, de tous mes jeûnes de carême, celui qui m'a le plus coûté a été de renoncer à un détail d'apparence qui était de bon ton dans mon milieu professionnel, mais où par plaisir je me complaisais sans vouloir me donner de limitation. Et ce jeûne, bien qu'initié pendant le carême, j'ai voulu ensuite le continuer.
Si le jeûne ne vous coûte pas vraiment par la contrainte qu'il vous impose, alors, c'est pas vraiment un jeûne. Il faut renoncer à quelque chose qui nous tend dans l'effort.
On peut jeûner par le silence chez un incorrigible bavard qui n'aime rien tant que cancanner de tout et de rien par exemple.
L'an dernier, de tous mes jeûnes de carême, celui qui m'a le plus coûté a été de renoncer à un détail d'apparence qui était de bon ton dans mon milieu professionnel, mais où par plaisir je me complaisais sans vouloir me donner de limitation. Et ce jeûne, bien qu'initié pendant le carême, j'ai voulu ensuite le continuer.
Si le jeûne ne vous coûte pas vraiment par la contrainte qu'il vous impose, alors, c'est pas vraiment un jeûne. Il faut renoncer à quelque chose qui nous tend dans l'effort.
- Eriluc
- Pater civitatis

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- Inscription : dim. 08 févr. 2009, 16:17
- Localisation : Grenoble
Re: La pratique du jeûne
Merci à Jean_droit de relayer le message du Saint Père.jean_droit a écrit :Jeûner c'est suivre l'exemple du Christ.
...
Redécouvrir le sens chrétien de la pratique du jeûne
Serte vous avez raison sur le plan pratique. Mais le but du jeûne, surtout spécifiquement pour le carème est de "revêtir" le christ pour l'accompagner jusqu'à la croix, et cela intérieurement et extérieurement.zélie a écrit :Le jeûne trouve sa valeur dans le renoncement qu'il impose à notre confort, nos habitudes douillettes, notre hédonisme, notre plaisir...
je vous propose cette citation de Laurent Scupoli "Le combat spirituel"
Et lorsque vous voudrez lui offrir des jeûnes, des oraisons, des actes de patience et autres bonnes œuvres, rappelez-vous les jeûnes, les oraisons et toutes les actions que Jésus-Christ offrait à son Père, mettez votre confiance en leur mérite et leur vertu, et offrez-lui ensuite les vôtres.
Très cordialement
Eric
"Être détaché de tout - première condition pour n'être indifférent à rien." [Gustave Thibon]
Re: La pratique du jeûne
En fait je voulais répondre à Pierrolito, ce qui n'excuse cependant pas de n'avoir pas ouvert et hiérarchisé ma réponse.
Au temps pour moi!
- Fée Violine
- Consul

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Re: La pratique du jeûne
On peut aussi jeûner de forums... C'est dur... Je l'ai fait une fois, pendant presque tout un carême. C'est fou le temps qu'on gagne pour faire d'autres choses (écrire des lettres, dormir, voir des gens...)
Re: La pratique du jeûne
Merci Jean.
Pour ma part je m'abstiendrai de viande pendant tout le temps du Carême.
Pour ma part je m'abstiendrai de viande pendant tout le temps du Carême.
- Anne
- Prætor

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Re: La pratique du jeûne
Autre possibilité:
donner l'argent économisé par la privation de certains biens matériels à une oeuvre de charité!
donner l'argent économisé par la privation de certains biens matériels à une oeuvre de charité!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
- Fée Violine
- Consul

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- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
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Re: La pratique du jeûne
Dans "Famille chrétienne" de cette semaine, il y a des personnes qui témoignent de leurs privations de carême, ça peut donner des idées :
renoncer à la toute-puissance (une mère perfectionniste qui renonce à tout faire elle-même et qui délègue à ses enfants)
cesser de médire de ses collègues
se priver de couture (une dame qui passait tout son temps à coudre. Après Pâques, elle a repris la couture, mais moins intensivement)
moins de DVD et jeux vidéo
limiter les médias, pour retrouver le silence (titres des journaux, lire un seul hebdo, quasi-suppression des médias bruyants)
se priver de lectures profanes, pour être plus disponible au mari, aux enfants et à Dieu
renoncer à la toute-puissance (une mère perfectionniste qui renonce à tout faire elle-même et qui délègue à ses enfants)
cesser de médire de ses collègues
se priver de couture (une dame qui passait tout son temps à coudre. Après Pâques, elle a repris la couture, mais moins intensivement)
moins de DVD et jeux vidéo
limiter les médias, pour retrouver le silence (titres des journaux, lire un seul hebdo, quasi-suppression des médias bruyants)
se priver de lectures profanes, pour être plus disponible au mari, aux enfants et à Dieu
- Fée Violine
- Consul

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Re: La pratique du jeûne
Qu’apporte le jeûne ?
Entretien avec Jean-Christophe Normand, animateur de retraites
ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - « Il y a toujours beaucoup d'angoisse à l'idée de se priver de nourriture », affirme Jean-Christophe Normand, animateur de retraites, dans cet entretien sur le jeûne. Il reconnaît qu'« il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel », même si « les fruits sont propres à chaque personne ». « Ce qui est certain, dit-il, c'est que le jeûne apporte des réponses ».
Jean-Christophe Normand est laïc, père de famille. Consultant en Ressources humaines et coach en entreprise, il anime des retraites d'initiation au jeûne depuis 2007. Il a repris le projet lancé à l'origine par un théologien suisse, Harri Wettstein, qui a proposé pendant plusieurs années, au monastère bénédictin français de la Pierre-qui-Vire, l'expérience d'un jeûne de six jours selon une méthode éprouvée et adaptée à notre époque.
Zenit - Qu'apporte le jeûne sur le plan spirituel ?
J.-C. Normand - Il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel. Les gens qui viennent, parfois non-croyants, sont en quête. Une quête qui va prendre corps pendant la semaine et qu'ils ne savent pas toujours nommer. Face à un enjeu de changement, le jeûne donne des ressources pour faire face à un passage. Pour les aider, un temps d'accompagnement individuel avec un moine est proposé et conseillé, même si rien n'est imposé. Les personnes qui viennent ont besoin d'être guidées. Durant la retraite, un travail considérable se fait en chaque personne et elles ont en général besoin d'exprimer ce qu'elles ressentent. Cette retraite est aussi l'occasion de suivre les Offices liturgiques des moines bénédictins et la vie de leur communauté. Nous leur proposons d'essayer de vivre la liturgie et de rentrer dedans, de voir comment cela se déroule, d'être attentif à ce qui s'y passe. Le jour où nous nous séparons, nous faisons un temps de relecture. Les personnes arrivent alors à mettre des mots sur ce qu'elles sont venues chercher. Les fruits sont propres à chaque personne. Mais ce qui est certain, c'est que le jeûne apporte des réponses.
Zenit - Et sur le plan physiologique ?
J.-C. Normand - Tout d'abord, il faut affronter la crainte du manque. Et c'est très encourageant de se rendre compte qu'on peut y arriver. Cela donne finalement une confiance personnelle très forte : mon corps a des ressources pour vivre des périodes de disette !
A travers le jeûne, nous percevons aussi les dysfonctionnements de notre alimentation. Il y a des personnes qui font des excès : cela permet de trouver une mise à distance, de retrouver une forme d'hygiène de vie, de bien être.
Enfin, le système digestif au repos dégage des ressources supplémentaires. On a moins besoin de dormir. La qualité de concentration est différente. Le niveau d'acuité intellectuelle est renforcé. L'énergie du corps passe à la tête...
Zenit - Le jeûne n'est pas une démarche naturelle...
J.-C. Normand - Non, il y a toujours beaucoup d'angoisse à l'idée de se priver de nourriture. Au niveau spirituel, cela relève du lâcher prise. En nous plaçant en position basse, en posture d'humilité, nous allons renoncer à notre appétit de puissance. Nous allons faire le tri de ce qui est nécessaire ou pas dans nos vies. Dans ce travail d'introspection et de mise à distance, tout ce qui est excessif dans nos vies va être temporisé.
Enfin, on ne jeûne pas que pour soi. Le jeûne ouvre aux autres et à la vie caritative. C'est pourquoi nous proposons systématiquement, en fin de retraite, de faire un don, de soutenir une œuvre. Nous vivons ainsi pleinement les charismes associés à la vie du Christ. En plus de la joie d'un bien être physique, nous ressentons la joie d'être en communion avec nos frères et nos sœurs.
Pour participer à une retraite d'initiation au jeûne :
Abbaye Ste Marie de la Pierre-qui-Vire du 26 juillet au 2 août 2009
Abbaye saint Guénolé de Landévennec du 11 au 18 octobre 2009
Contact : Jean-Christophe Normand
Propos recueillis par Marine Soreau
Entretien avec Jean-Christophe Normand, animateur de retraites
ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - « Il y a toujours beaucoup d'angoisse à l'idée de se priver de nourriture », affirme Jean-Christophe Normand, animateur de retraites, dans cet entretien sur le jeûne. Il reconnaît qu'« il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel », même si « les fruits sont propres à chaque personne ». « Ce qui est certain, dit-il, c'est que le jeûne apporte des réponses ».
Jean-Christophe Normand est laïc, père de famille. Consultant en Ressources humaines et coach en entreprise, il anime des retraites d'initiation au jeûne depuis 2007. Il a repris le projet lancé à l'origine par un théologien suisse, Harri Wettstein, qui a proposé pendant plusieurs années, au monastère bénédictin français de la Pierre-qui-Vire, l'expérience d'un jeûne de six jours selon une méthode éprouvée et adaptée à notre époque.
Zenit - Qu'apporte le jeûne sur le plan spirituel ?
J.-C. Normand - Il y a un enjeu authentique de conversion sur le plan spirituel. Les gens qui viennent, parfois non-croyants, sont en quête. Une quête qui va prendre corps pendant la semaine et qu'ils ne savent pas toujours nommer. Face à un enjeu de changement, le jeûne donne des ressources pour faire face à un passage. Pour les aider, un temps d'accompagnement individuel avec un moine est proposé et conseillé, même si rien n'est imposé. Les personnes qui viennent ont besoin d'être guidées. Durant la retraite, un travail considérable se fait en chaque personne et elles ont en général besoin d'exprimer ce qu'elles ressentent. Cette retraite est aussi l'occasion de suivre les Offices liturgiques des moines bénédictins et la vie de leur communauté. Nous leur proposons d'essayer de vivre la liturgie et de rentrer dedans, de voir comment cela se déroule, d'être attentif à ce qui s'y passe. Le jour où nous nous séparons, nous faisons un temps de relecture. Les personnes arrivent alors à mettre des mots sur ce qu'elles sont venues chercher. Les fruits sont propres à chaque personne. Mais ce qui est certain, c'est que le jeûne apporte des réponses.
Zenit - Et sur le plan physiologique ?
J.-C. Normand - Tout d'abord, il faut affronter la crainte du manque. Et c'est très encourageant de se rendre compte qu'on peut y arriver. Cela donne finalement une confiance personnelle très forte : mon corps a des ressources pour vivre des périodes de disette !
A travers le jeûne, nous percevons aussi les dysfonctionnements de notre alimentation. Il y a des personnes qui font des excès : cela permet de trouver une mise à distance, de retrouver une forme d'hygiène de vie, de bien être.
Enfin, le système digestif au repos dégage des ressources supplémentaires. On a moins besoin de dormir. La qualité de concentration est différente. Le niveau d'acuité intellectuelle est renforcé. L'énergie du corps passe à la tête...
Zenit - Le jeûne n'est pas une démarche naturelle...
J.-C. Normand - Non, il y a toujours beaucoup d'angoisse à l'idée de se priver de nourriture. Au niveau spirituel, cela relève du lâcher prise. En nous plaçant en position basse, en posture d'humilité, nous allons renoncer à notre appétit de puissance. Nous allons faire le tri de ce qui est nécessaire ou pas dans nos vies. Dans ce travail d'introspection et de mise à distance, tout ce qui est excessif dans nos vies va être temporisé.
Enfin, on ne jeûne pas que pour soi. Le jeûne ouvre aux autres et à la vie caritative. C'est pourquoi nous proposons systématiquement, en fin de retraite, de faire un don, de soutenir une œuvre. Nous vivons ainsi pleinement les charismes associés à la vie du Christ. En plus de la joie d'un bien être physique, nous ressentons la joie d'être en communion avec nos frères et nos sœurs.
Pour participer à une retraite d'initiation au jeûne :
Abbaye Ste Marie de la Pierre-qui-Vire du 26 juillet au 2 août 2009
Abbaye saint Guénolé de Landévennec du 11 au 18 octobre 2009
Contact : Jean-Christophe Normand
Propos recueillis par Marine Soreau
- coeurderoy
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- Localisation : Entre Loire et Garonne
Re: La pratique du jeûne
Merci à vous, jean_droit, et à vous Fée Violine, j'ai le petit bouquin d'Anselm Grün sur le jeûne, mais avoue que c'est un rude combat pour ceux qui se jettent...compulsivement sur la nourriture dans les moments d'angoisse.
Jeûner de mots aussi, en tentant de n'user du langage que pour le bien d'autrui, la louange, l'action de grâces est également un exercice...révélateur !
Bon carême à vous !
Jeûner de mots aussi, en tentant de n'user du langage que pour le bien d'autrui, la louange, l'action de grâces est également un exercice...révélateur !
Bon carême à vous !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
-
etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le jeûne, et puis aussi le jeûne !
05 Est-ce là le jeûne qui me plaît ?
Est-ce là votre jour de pénitence ?
Courber la tête comme un roseau,
coucher sur le sac et la cendre,
appelles-tu cela un jeûne,
un jour bien accueilli par le Seigneur ?
06 Quel est donc le jeûne qui me plaît ?
N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes,
délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
07 N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
recueillir chez toi le malheureux sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ? (Isaïe Première lecture)
Evangile du jour
14 Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »
15 Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Moi qui ai si souvent l'habitude de sauter les premières lectures, j'avais ouvert l'Evangile et je m'étais dit : que dire encore que je n'ai pas déjà dit. Il n'y a pas si longtemps, je me souviens que j'avais cité l'Ecclésisaste ("Il est un temps pour tout et un temps pour chaque chose") et j'avais répondu que le Seigneur avait fait allusion à sa Passion. Mais cette citation d'Isaïe sur le jeûne qui plaît à Dieu, comme elle permet d'aller plus loin - et comme c'est bon ! En effet, oui, ils jeûneront : après la Pentecôte, sous le souffle de l'Esprit, ils parleront ouvertement, ils seront tout embrasés de l'amour de Dieu, ils franchiront les frontières, ils se réjouiront d'avoir subi des coups à cause de leur foi, ils remettront tous leurs biens à l'Eglise afin que nul ne vienne à manquer du nécessaire.
Oh, mon Dieu, comme le jeûne désiré par Dieu dénonce l'imposture de ce temps ! Les pays riches ont bien compris que la déclaration des droits de l'homme va de pair avec la juste répartition des richesses. C'est le langage pieux et mille fois répétés des Etats, ceux-là mêmes qui édictent comme si cela découlait du même principe: l'interruption volontaire de grossesse, l'euthanasie, le suicide assisté, le mariage et l'adoption homosexuels, la spéculation incontrôlée qui ruine l'économie et plonge des millions dans la précarité, etc.
J'aime les grands principes et je leur préfère saint Laurent découpant son manteau pour revêtir un pauvre (j'ai entendu dire qu'il avait gardé l'autre moitié de l'étoffe car ces manteaux était propriété de Rome pour moitié); je leur préfère saint François d'Assise et sa magnifique prière, que je cite:
Seigneur,
fais de moi l'instrument de ta paix afin que
Là où est la haine, que je puisse apporter l’amour.
Là où est l’offense, que je puisse apporter le pardon.
Là où est la discorde, que je puisse apporter l’harmonie.
Là où est l’erreur, que je puisse apporter la vérité.
Là où est le doute, que je puisse apporter la foi.
Là où est le désespoir, que je puisse apporter l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je puisse apporter la lumière.
Là où est la tristesse, que je puisse apporter la joie.
Seigneur, que je cherche plutôt
à consoler qu’à être consolé,
à comprendre qu’à être compris,
à aimer qu’à être aimé.
Car c’est en se donnant que l’on reçoit,
c’est en s’oubliant que l’on se trouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on s’éveille à la vie éternelle.
Amen.
Saint François jeûnait donc ainsi...
Est-ce là votre jour de pénitence ?
Courber la tête comme un roseau,
coucher sur le sac et la cendre,
appelles-tu cela un jeûne,
un jour bien accueilli par le Seigneur ?
06 Quel est donc le jeûne qui me plaît ?
N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes,
délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
07 N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
recueillir chez toi le malheureux sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ? (Isaïe Première lecture)
Evangile du jour
14 Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »
15 Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Moi qui ai si souvent l'habitude de sauter les premières lectures, j'avais ouvert l'Evangile et je m'étais dit : que dire encore que je n'ai pas déjà dit. Il n'y a pas si longtemps, je me souviens que j'avais cité l'Ecclésisaste ("Il est un temps pour tout et un temps pour chaque chose") et j'avais répondu que le Seigneur avait fait allusion à sa Passion. Mais cette citation d'Isaïe sur le jeûne qui plaît à Dieu, comme elle permet d'aller plus loin - et comme c'est bon ! En effet, oui, ils jeûneront : après la Pentecôte, sous le souffle de l'Esprit, ils parleront ouvertement, ils seront tout embrasés de l'amour de Dieu, ils franchiront les frontières, ils se réjouiront d'avoir subi des coups à cause de leur foi, ils remettront tous leurs biens à l'Eglise afin que nul ne vienne à manquer du nécessaire.
Oh, mon Dieu, comme le jeûne désiré par Dieu dénonce l'imposture de ce temps ! Les pays riches ont bien compris que la déclaration des droits de l'homme va de pair avec la juste répartition des richesses. C'est le langage pieux et mille fois répétés des Etats, ceux-là mêmes qui édictent comme si cela découlait du même principe: l'interruption volontaire de grossesse, l'euthanasie, le suicide assisté, le mariage et l'adoption homosexuels, la spéculation incontrôlée qui ruine l'économie et plonge des millions dans la précarité, etc.
J'aime les grands principes et je leur préfère saint Laurent découpant son manteau pour revêtir un pauvre (j'ai entendu dire qu'il avait gardé l'autre moitié de l'étoffe car ces manteaux était propriété de Rome pour moitié); je leur préfère saint François d'Assise et sa magnifique prière, que je cite:
Seigneur,
fais de moi l'instrument de ta paix afin que
Là où est la haine, que je puisse apporter l’amour.
Là où est l’offense, que je puisse apporter le pardon.
Là où est la discorde, que je puisse apporter l’harmonie.
Là où est l’erreur, que je puisse apporter la vérité.
Là où est le doute, que je puisse apporter la foi.
Là où est le désespoir, que je puisse apporter l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je puisse apporter la lumière.
Là où est la tristesse, que je puisse apporter la joie.
Seigneur, que je cherche plutôt
à consoler qu’à être consolé,
à comprendre qu’à être compris,
à aimer qu’à être aimé.
Car c’est en se donnant que l’on reçoit,
c’est en s’oubliant que l’on se trouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on s’éveille à la vie éternelle.
Amen.
Saint François jeûnait donc ainsi...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
Mac
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 09 févr. 2009, 23:40
- Localisation : la Réunion
Re: Le jeûne, et puis aussi le jeûne !
Superbe prière de Saint François d'assise. Sans doute connaissez-vous déjà la prière de Sainte Mère thérésa. Je vous mets un lien au cas où ce ne serait pas le cas.
http://viechretienne.catholique.org/pri ... ere-teresa.
J'ai progressé dans la compréhension du jeûne. Je vous en remercie.
http://viechretienne.catholique.org/pri ... ere-teresa.
J'ai progressé dans la compréhension du jeûne. Je vous en remercie.
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Le jeûne, et puis aussi le jeûne !
Bonjour Mac,
Elle est vraiment magnifique cette prière de mère Teresa ! Elle est comme celle de saint François, car il y a une ressemblance, ou plutôt : une unité de ton entre les deux, elle exprime ce renversement des valeurs qu'apporte le royaume à tous ceux qui ont reconnu et aiment Dieu. Je me permets donc de l'ajouter ici, telle que vous me l'avez fait découvrir, afin que d'autres la découvrent et je l'envoie aussi dans mon carnet d'adresses privé.
Prière de Mère Térésa
Seigneur, quand je suis affamé,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture.
Quand j’ai soif,
envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eau
Quand j’ai froid,
envoie-moi quelqu’un à réchauffer.
Quand je suis blessé,
donne-moi quelqu’un à consoler.
Quand ma croix devient lourde,
donne-moi la croix d’un autre à partager.
Quand je suis pauvre,
conduis-moi à quelqu’un dans le besoin.
Quand je n’ai pas de temps,
donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié,
donne-moi quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.
Quand je suis découragé,
envoie-moi quelqu’un à encourager.
Quand j’ai besoin de la compréhension des autres,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi,
envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu’à moi,
tourne mes pensées vers autrui.
Elle est vraiment magnifique cette prière de mère Teresa ! Elle est comme celle de saint François, car il y a une ressemblance, ou plutôt : une unité de ton entre les deux, elle exprime ce renversement des valeurs qu'apporte le royaume à tous ceux qui ont reconnu et aiment Dieu. Je me permets donc de l'ajouter ici, telle que vous me l'avez fait découvrir, afin que d'autres la découvrent et je l'envoie aussi dans mon carnet d'adresses privé.
Prière de Mère Térésa
Seigneur, quand je suis affamé,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture.
Quand j’ai soif,
envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eau
Quand j’ai froid,
envoie-moi quelqu’un à réchauffer.
Quand je suis blessé,
donne-moi quelqu’un à consoler.
Quand ma croix devient lourde,
donne-moi la croix d’un autre à partager.
Quand je suis pauvre,
conduis-moi à quelqu’un dans le besoin.
Quand je n’ai pas de temps,
donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié,
donne-moi quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.
Quand je suis découragé,
envoie-moi quelqu’un à encourager.
Quand j’ai besoin de la compréhension des autres,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi,
envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu’à moi,
tourne mes pensées vers autrui.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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