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- Fée Violine
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Re: Dimanche le 15 février 2009
Le curé de ma paroisse a une interprétation que je trouve très belle : Jésus en purifiant le lépreux contracte lui-même l'impureté, et la suite du texte dit en effet qu'il ne pouvait plus entrer dans les villes etc. Je pensais que c'était pour éviter la foule mais peut-être qu'en effet c'était à cause de l'impureté légale. Et donc, toujours selon mon curé, dans la rencontre avec ce lépreux, il y a une préfiguration de la Croix et de la rédemption.
Re: Lundi le 16 février 2009
Oui je pense bien qu'on a tout ces signes au quotidien qu'on ne sais pas suffisamment reconnaitre, on les crois trop terre à terre, pour nous parler, et on réclame autre chose qui réveillerais peut-être notre foi endormie. Seigneur, rends-nous davantage sensible à tout ce que tu nous donne comme étant déjà ton Amour qui nous fait signe.
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Mac
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Re: Lundi le 16 février 2009
Je me questionnais sur ce soupir. C'est bien d'avoir le point de vu d'Aristide.Le soupir étant un étonnement de Jésus doit nous effrayer beaucoup car il n’a pas pensé que tout ce qu’il a fait dans nos vies jusqu'à présent on pourra demander plus sans lui dire Merci
C'est vrai que pour bon nombre de personne, c'est jamais suffisant!Et pourquoi demander plus….
Mardi le 17 février 2009
Pourquoi discuter entre nous de ce qui nous manque encore, quand est avec nous celui qui multiplie, mais bien plus qui a tant souci de nous. Peut-être devons-nous alors davantage en parler à Lui, et même à ce qu'il me semble lors de la multiplication des pains, c'est Jésus Lui-même qui a tenu à combler cette nécessité des foule car il s'inquiétait Lui-même pour eux. Tiens maintenant je vois un lien avec le pain et le fameux levain. Pour faire du pain au levain, il faut toujours se garder du levain pour faire les prochaines levées. Le levain, ce qui fait lever le pain, comparable dans le cœur de l'être humain à l'orgueil et à la vanité, gloire humaine que les grands de ce monde préservent jalousement et se rendent mutuellement. Dans le royaume, la gloire doit être à Dieu et pour nous nous sommes tous frères en Jésus.(Mt 23,8 )14 Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque.
15 Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode ! »
16 Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain.
17 Il s'en aperçoit et leur dit :« Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain ? Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le coeur aveuglé ?
18 Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ?
19 Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
20 — Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
21 Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
(Mc 8, 14-21 )
Les versets du psaume de ce jour, plus particulièrement les 1-2 du psaume 28
M'ont fait penser à celui-ci:
"01 Rendez au Seigneur, vous, les dieux,rendez au Seigneur gloire et puissance.02 Rendez au Seigneur la gloire de son nom,adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté."
Ps 115:1- Non pas à nous, Yahvé, non pas à nous, mais à ton nom rapporte la gloire, pour ton amour et pour ta vérité!
L'interrogation des apôtres sur le manque de pain et le reproche de Jésus, m'a refait penser à ces autres versets de Mt 6,33-34:
33 Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.
34 Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
18 février 2009 Pour mieux y voir
Moi ce qui me frappe dans cet Évangile c'est la mise à l'écart de l'aveugle pour sa guérison, et même après, Jésus le renvoyant, lui demande encore de demeurer à l'écart. Y a t-il quelque chose dans cette nécessité de mise à l'écart pour voir mieux, et garder même cette capacité, dans le fait de demeurer dans la solitude. Je le crois. Moi parfois il me semble ne plus rien voir de ce que fais Dieu pour moi, dans les rassemblements, alors que je vais avoir passé cette même journée à m'émerveiller de tout ce qu'Il faisait constamment pour moi d'heure en heure, dans toute la merveille de sa création. Peut-être que pas tout le monde ont besoin de prendre un retrait pour mieux y voir, mais je pense qu'il faudra fréquemment y revenir si notre vue s'embrouille.22 Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher.
23 Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? »
24 Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. »
25 Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté.
26 Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. » (Mc 8, 22-26)
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Serge BS
- Pater civitatis

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Re: 18 février 2009 Pour mieux y voir
Il faut, selon moi, lorsque l’on aborde ce passage (Mc 8, 22-26), bien le situer dans la démarche du Christ ! Il inaugure un ensemble, un bloc qui va jusqu’à l’aveugle de Jéricho, cet événement dont nous parle saint Marc (Mc 10, 46-52) et qui doit être toujours mis en parallèle avec l’épisode de l’aveugle de Bethsaïda (Mc 8, 22-26) qui le précède. Du « Ne rentre même pas dans le village. » au témoignage public de la vue retrouvée, tout a changé. Les images sont inversées, mais il faut savoir que c’est la première fois, du moins chez Marc, que Jésus marche vers Jérusalem non plus avec ses seuls disciples, mais avec une foule nombreuse, nombreuse, mais depuis peu, après la rencontre de Bethsaïda (Mc 10, 1),… et Il leur a parlé ! Pourtant, cette foule le comprend-elle, ne finira t-elle pas par le trahir ? A t-elle compris les "signes" ? Jésus s’est exprimé entre ces deux épisodes, ces deux aveugles, ces deux hommes qui ne voient pas comme la foule ne voit pas toujours La Vérité. Il a appelé à Le suivre, il a promis leur récompense à ceux qui le suivront (Mc 10, 28-31), et surtout, il y a eu la Transfiguration (Mc 9, 1-10), le rappel de l’annonce de Sa Passion. Le temps n’est plus à se taire, mais à suivre Jésus…
Le lieu est déjà important en lui-même : Jéricho, la ville par laquelle on pénètre en Israël. Cet épisode se déroulant après la troisième annonce de la Passion et de la Résurrection (Mc 10, 32-34), ne faudrait-il pas voir là une étape décisive de la marche de Jésus vers Jérusalem, vers sa Passion et sa Révélation décisive, définitive ?
La rencontre avec Bartimée, l'aveugle de Jéricho, est un "lieu" fondamental de l'Évangile de Marc. L'aveugle est un marginal total dans la société de l'époque, quasiment assimilable au pestiféré, réduit à la mendicité. Sa marginalité est bien montrée par le fait qu'il est assis au côté du chemin. Par son arrêt, Jésus marque bien que son message s'adresse aussi aux exclus qu'il veut réhabiliter dans la société, par delà les préjugés.
Néanmoins, cet aveugle, seul dans sa cécité, comme l'est l'homme avant d'avoir vu Dieu, est en recherche : il va pousser un cri, faire une démarche personnelle. Son cri à Jésus est à la fois signe d'une grand détresse, mais aussi signe d'une incroyable confiance : il n'a pas vu mais il a confiance en Jésus ; « Heureux ceux qui ont cru sans voir » (Jn 20, 29). Il y a là un paradoxe car s'il est physiquement aveugle, spirituellement il voir avec exactitude qui est Jésus-Christ; il l'appelle Fils de David, c'est-à-dire qu'il lui donne la qualification du Messie attendu par le peuple élu (voir la promesse à David de 2S 7, 1-17). Son cri est un acte de Foi admirable. Il est aussi une demande : il fait le premier pas, et Jésus lui répond, à lui l'exclu, le quasi-pestiféré ! Il s’oppose à la foule qui voit sans voir, alors que Bartimée voit sans voir, mais en voyant La Vérité, non plus la matière…
Le premier réflexe de la foule est de rejeter Bartimée. La foule a peur de l'exclu, de "l'anormal", du marginal; elle réagit comme les disciples qui rabrouaient voici peu les petits enfants (Mc 10, 13-16)… Elle est comme la foule actuelle, comme la société qui tend à rejeter ce qui lui semble importun, ce qu'elle ne comprend pas, ce qui est "autre". Pourtant, malgré cette hostilité, Bartimée ne renonce pas : il insiste « Aie pitié de moi ! ». Sa prière est insistante mais non provocatrice; elle est confiance, et c'est pourquoi Jésus lui répond « Appelez-le ! », démontrant ainsi sa volonté de parler, d'accéder à tous. Et la foule va changer d'avis, commencer à parler de confiance (Mc 10, 49b). Elle va demander à Bartimée de venir, lui dit « Lève-toi, il t'appelle ». Ce lève-toi n'est pas innocent, car il est signe de notre élévation vers Dieu. Il est aussi fondamental car c'est "egeirô" qui est utilisé, pas "anatellô" ou un autre mot, "egeirô" qui se traduit par "ressusciter", "réveiller" ! Il y a ici un lien, certes avec la Résurrection, donne la Bonne Nouvelle, mais aussi avec la belle-mère de Pierre (Mc 1, 31), le pardon au paralysé (Mc 2, 9), la main paralysée (Mc 3, 3), la lutte contre les faux dieux (Mc 13, 22) puisque chaque fois c'est "egeirô" qui est utilisé, alors qu'il ne l'est pas en (Mc 8, 22-26), aucune démarche de mouvement ne s'y retrouvant !
L'aveugle va jeter son manteau, son seul bien (voir aussi Ex 22, 25-26), se dépouiller pour se présenter "nu" de tout condition devant le Seigneur, car il a confiance, car il crois sans avoir vu ! Par ce geste, il rejette sa condition d'exclu puisque le vêtement symbolise la condition dans la société de l'époque (mais y a t-il eu vraiment changement dans la société actuelle ?), mais il rejette aussi tous ses biens, ce qui l'oppose au jeune homme riche. Il quitte tout pour se mettre à la suite de Jésus, il bondit ! Ce bond dans sa nuit est celui de la nuit à la Lumière (Jn 12, 46), bond vers la Foi, accès à la grâce salvatrice, élan irrésistible permettant de franchir le fossé de l'exclusion pour rejoindre non le conformisme mais la Foi, la société dans sa diversité ! Il sait déjà !
Jésus va alors lui poser une question, non pour le confondre (là je ne suis pas d'accord avec Saint Thomas d'Aquin) mais pour qu'il parle, pour qu'il accomplisse sa démarche. Jésus nous montre ici son respect de la liberté de l'homme. Jésus sait bien évidemment ce que veut Bartimée, mais il le respecte, il l'attend, attend sa question (cf. les questions de la samaritaine). L'homme doit aller au devant de Dieu, non pas seulement attendre; l'homme doit répondre à l'appel de Dieu. La question de Jésus introduit aussi Bartimée dans son intimité : "Que veux-tu ?"
Bartimée va lui dire « Rabbouni », soit bien plus que le Rabbi des Apôtres; il lui dit « Mon Maître », à la fois en vénération, en familiarité, mais aussi en intimité et en communion : Mon, car il sait que Dieu s'adresse directement à chacun de nous, aime le plus infime d'entre nous ! Il veut voir, certes physiquement, mais aussi spirituellement; il veut voir Dieu, non pas seulement jésus vrai Homme, mais aussi Jésus vrai Dieu ! Jésus nous parle souvent de la Foi qui sauve, et on en a ici un exemple. Cette Foi qui sauve est un don de Dieu qui dépasse la seule guérison matérielle car elle est grâce et salut de l'homme total, physique, mais surtout spirituel. Bartimée va alors se mettre à la suite de Jésus, devenir un disciple parmi les autres….
On remarquera que tout est inversé à la fin de l'épisode : - Bartimée était assis : il est désormais debout ; - Bartimée était à côté de la route : il est désormais en marche sur la route ; - Bartimée était aveugle : désormais il voit ; - Bartimée était mendiant : désormais c'est lui qui va donner, donner la Bonne Nouvelle qu'il porte en lui !
Par cet épisode, l'Évangéliste nous montre que Jésus veut aller plus loin, veut amener l'homme vers une Lumière plus grande que celle de la vue, vers celle de la Foi, celle qui fait le vrai disciple. Par cet épisode, Jésus nous invite tous à le suivre, à ouvrir nos yeux pour accueillir le Messie triomphant et pour donner à notre tour, gratuitement, en serviteurs l'un de l'autre, la Foi ! Il y a comme effusion de l'Esprit-Saint : Jésus nous veut "tout", "tous" !
Ce miracle n'est pas que matériel, car il est lié à la Bonne Nouvelle, signe de sa présence (Mt 11, 2-6). Il est signe de la communication de la grâce salvatrice du christ aux nations, aux hommes (et là je suis pleinement d'accord avec Saint Thomas d'Aquin) et l'on peut penser ici à Jn 4, 1-42, à la samaritaine, car le message est identique ! Jésus veut nous libérer, spirituellement mais aussi socialement ! Jésus veut que tous soient établis ou rétablis dans la communion avec Dieu, mais il veut aussi que les exclus soient réhabilités dans la société, dans ce monde qui est élan vers Dieu ! Bref, Jésus veut sauver tous les hommes en les réhabilitant dans le monde, amis aussi en les intégrant dans la communauté de l'Amour ! Jésus convertit l'exclu, mais il convertit aussi le non-exclu qui est lui même souvent aveugle, non physiquement mais spirituellement ! Quelle leçon, car, nous les témoins, les voyants, les "normaux", avons-nous compris ? Ne sommes-nous pas des Bartimée, mais n'osant pas ou ne voulant pas aborder le Seigneur ? Bartimée, c'est pourtant nous tous….
Le lieu est déjà important en lui-même : Jéricho, la ville par laquelle on pénètre en Israël. Cet épisode se déroulant après la troisième annonce de la Passion et de la Résurrection (Mc 10, 32-34), ne faudrait-il pas voir là une étape décisive de la marche de Jésus vers Jérusalem, vers sa Passion et sa Révélation décisive, définitive ?
La rencontre avec Bartimée, l'aveugle de Jéricho, est un "lieu" fondamental de l'Évangile de Marc. L'aveugle est un marginal total dans la société de l'époque, quasiment assimilable au pestiféré, réduit à la mendicité. Sa marginalité est bien montrée par le fait qu'il est assis au côté du chemin. Par son arrêt, Jésus marque bien que son message s'adresse aussi aux exclus qu'il veut réhabiliter dans la société, par delà les préjugés.
Néanmoins, cet aveugle, seul dans sa cécité, comme l'est l'homme avant d'avoir vu Dieu, est en recherche : il va pousser un cri, faire une démarche personnelle. Son cri à Jésus est à la fois signe d'une grand détresse, mais aussi signe d'une incroyable confiance : il n'a pas vu mais il a confiance en Jésus ; « Heureux ceux qui ont cru sans voir » (Jn 20, 29). Il y a là un paradoxe car s'il est physiquement aveugle, spirituellement il voir avec exactitude qui est Jésus-Christ; il l'appelle Fils de David, c'est-à-dire qu'il lui donne la qualification du Messie attendu par le peuple élu (voir la promesse à David de 2S 7, 1-17). Son cri est un acte de Foi admirable. Il est aussi une demande : il fait le premier pas, et Jésus lui répond, à lui l'exclu, le quasi-pestiféré ! Il s’oppose à la foule qui voit sans voir, alors que Bartimée voit sans voir, mais en voyant La Vérité, non plus la matière…
Le premier réflexe de la foule est de rejeter Bartimée. La foule a peur de l'exclu, de "l'anormal", du marginal; elle réagit comme les disciples qui rabrouaient voici peu les petits enfants (Mc 10, 13-16)… Elle est comme la foule actuelle, comme la société qui tend à rejeter ce qui lui semble importun, ce qu'elle ne comprend pas, ce qui est "autre". Pourtant, malgré cette hostilité, Bartimée ne renonce pas : il insiste « Aie pitié de moi ! ». Sa prière est insistante mais non provocatrice; elle est confiance, et c'est pourquoi Jésus lui répond « Appelez-le ! », démontrant ainsi sa volonté de parler, d'accéder à tous. Et la foule va changer d'avis, commencer à parler de confiance (Mc 10, 49b). Elle va demander à Bartimée de venir, lui dit « Lève-toi, il t'appelle ». Ce lève-toi n'est pas innocent, car il est signe de notre élévation vers Dieu. Il est aussi fondamental car c'est "egeirô" qui est utilisé, pas "anatellô" ou un autre mot, "egeirô" qui se traduit par "ressusciter", "réveiller" ! Il y a ici un lien, certes avec la Résurrection, donne la Bonne Nouvelle, mais aussi avec la belle-mère de Pierre (Mc 1, 31), le pardon au paralysé (Mc 2, 9), la main paralysée (Mc 3, 3), la lutte contre les faux dieux (Mc 13, 22) puisque chaque fois c'est "egeirô" qui est utilisé, alors qu'il ne l'est pas en (Mc 8, 22-26), aucune démarche de mouvement ne s'y retrouvant !
L'aveugle va jeter son manteau, son seul bien (voir aussi Ex 22, 25-26), se dépouiller pour se présenter "nu" de tout condition devant le Seigneur, car il a confiance, car il crois sans avoir vu ! Par ce geste, il rejette sa condition d'exclu puisque le vêtement symbolise la condition dans la société de l'époque (mais y a t-il eu vraiment changement dans la société actuelle ?), mais il rejette aussi tous ses biens, ce qui l'oppose au jeune homme riche. Il quitte tout pour se mettre à la suite de Jésus, il bondit ! Ce bond dans sa nuit est celui de la nuit à la Lumière (Jn 12, 46), bond vers la Foi, accès à la grâce salvatrice, élan irrésistible permettant de franchir le fossé de l'exclusion pour rejoindre non le conformisme mais la Foi, la société dans sa diversité ! Il sait déjà !
Jésus va alors lui poser une question, non pour le confondre (là je ne suis pas d'accord avec Saint Thomas d'Aquin) mais pour qu'il parle, pour qu'il accomplisse sa démarche. Jésus nous montre ici son respect de la liberté de l'homme. Jésus sait bien évidemment ce que veut Bartimée, mais il le respecte, il l'attend, attend sa question (cf. les questions de la samaritaine). L'homme doit aller au devant de Dieu, non pas seulement attendre; l'homme doit répondre à l'appel de Dieu. La question de Jésus introduit aussi Bartimée dans son intimité : "Que veux-tu ?"
Bartimée va lui dire « Rabbouni », soit bien plus que le Rabbi des Apôtres; il lui dit « Mon Maître », à la fois en vénération, en familiarité, mais aussi en intimité et en communion : Mon, car il sait que Dieu s'adresse directement à chacun de nous, aime le plus infime d'entre nous ! Il veut voir, certes physiquement, mais aussi spirituellement; il veut voir Dieu, non pas seulement jésus vrai Homme, mais aussi Jésus vrai Dieu ! Jésus nous parle souvent de la Foi qui sauve, et on en a ici un exemple. Cette Foi qui sauve est un don de Dieu qui dépasse la seule guérison matérielle car elle est grâce et salut de l'homme total, physique, mais surtout spirituel. Bartimée va alors se mettre à la suite de Jésus, devenir un disciple parmi les autres….
On remarquera que tout est inversé à la fin de l'épisode : - Bartimée était assis : il est désormais debout ; - Bartimée était à côté de la route : il est désormais en marche sur la route ; - Bartimée était aveugle : désormais il voit ; - Bartimée était mendiant : désormais c'est lui qui va donner, donner la Bonne Nouvelle qu'il porte en lui !
Par cet épisode, l'Évangéliste nous montre que Jésus veut aller plus loin, veut amener l'homme vers une Lumière plus grande que celle de la vue, vers celle de la Foi, celle qui fait le vrai disciple. Par cet épisode, Jésus nous invite tous à le suivre, à ouvrir nos yeux pour accueillir le Messie triomphant et pour donner à notre tour, gratuitement, en serviteurs l'un de l'autre, la Foi ! Il y a comme effusion de l'Esprit-Saint : Jésus nous veut "tout", "tous" !
Ce miracle n'est pas que matériel, car il est lié à la Bonne Nouvelle, signe de sa présence (Mt 11, 2-6). Il est signe de la communication de la grâce salvatrice du christ aux nations, aux hommes (et là je suis pleinement d'accord avec Saint Thomas d'Aquin) et l'on peut penser ici à Jn 4, 1-42, à la samaritaine, car le message est identique ! Jésus veut nous libérer, spirituellement mais aussi socialement ! Jésus veut que tous soient établis ou rétablis dans la communion avec Dieu, mais il veut aussi que les exclus soient réhabilités dans la société, dans ce monde qui est élan vers Dieu ! Bref, Jésus veut sauver tous les hommes en les réhabilitant dans le monde, amis aussi en les intégrant dans la communauté de l'Amour ! Jésus convertit l'exclu, mais il convertit aussi le non-exclu qui est lui même souvent aveugle, non physiquement mais spirituellement ! Quelle leçon, car, nous les témoins, les voyants, les "normaux", avons-nous compris ? Ne sommes-nous pas des Bartimée, mais n'osant pas ou ne voulant pas aborder le Seigneur ? Bartimée, c'est pourtant nous tous….
Jeudi le 19 Février 2009
(Psaume 101, 16-18, 19-21, 22-23.29)
16 Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :
17 quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,
18 il se tournera vers la prière du spolié,
il n'aura pas méprisé sa prière.
19 Que cela soit écrit pour l'âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
20 « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ;
du ciel, il regarde la terre
21 pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »
22 On publiera dans Sion le nom du Seigneur
et sa louange dans tout Jérusalem,
23 au rassemblement des royaumes et des peuples
qui viendront servir le Seigneur.
29 Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour,
et devant toi se maintiendra leur descendance.
Re: Jeudi le 19 Février 2009
Soit! Seigneur, recrée-moi.19 Que cela soit écrit pour l'âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
-
Mac
- Tribunus plebis

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Re: Jeudi le 19 Février 2009
Très beau psaume sym. J'aime bien psalmodier les psaumes.
Vendredi le 20 février 2009
01 Toute la terre avait alors le même langage et les mêmes mots.
02 Au cours de leurs déplacements du côté de l'orient, les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie, et ils s'y installèrent.
03 Ils se dirent l'un à l'autre : « Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le bitume, de mortier.
04 Ils dirent : « Allons ! bâtissons une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Nous travaillerons à notre renommée, pour n'être pas dispersés sur toute la terre. »
05 Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties.
06 Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous le même langage : s'ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu'ils décideront.
07 Eh bien ! descendons, embrouillons leur langage : qu'ils ne se comprennent plus les uns les autres. »
08 De là, le Seigneur les dispersa sur toute l'étendue de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville.
09 C'est pourquoi on l'appela Babel (Babylone), car c'est là que le Seigneur embrouilla le langage des habitants de toute la terre ; et c'est de là qu'il les dispersa sur toute l'étendue de la terre.(Gn 11, 1-9)
Si on marche pour nous-même et à notre propre renommée, on se disperse, se perd soi-même. Marcher pour Jésus, derrière Lui en renonçant à nous-même, on se sauve soi-même.34 Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive.
35 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera.(Mc 8, 34-35)
Re: Jeudi le 19 Février 2009
Oui il sont souvent si doux à entendre qu'un baume pour le cœur. Doux à entendre, doux à dire, et on trouve en eux beaucoup de réconfort pour les temps difficiles. 

Samedi le 21 février 2009
Comme je trouve doux ce passage, car pour moi la récompense est déjà dans cette recherche de Dieu, Lui la récompense de nos âmes assoiffées de Lui. Lui l'Amour que nous avons toujours cherché. Lui que toute sa création reflète et chante.06 Or, sans la foi, c'est impossible d'être agréable à Dieu ; car, pour s'avancer vers lui, il faut croire qu'il existe et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent. (He 11, 6)
Re: Samedi le 21 février 2009
Ce matin, nous avions cet Évangile de la transfiguration:
Miracle à Losangeles
Et j'ai reçu cette information d'un Miracle, et comme il me faisait penser à cet Évangile le le met en lien.02i Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.
03 Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
04 Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus.
05 Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
06 De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur.
07 Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. »
08 Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
09 En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts.
10 Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d'entre les morts ».
11 Ils l'interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? »
12 Jésus leur dit : « Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé ?
13 Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. » (Mc 9, 2-13)
Miracle à Losangeles
Dimanche le 22 février 2009
Je trouvais tellement beau à voir, ce texte, ce qui suivait aussi, mais mon premier regard fut émerveillé ici et m'a fait penser que l'hiver on en oublie presque l'été, puis on voit que les bourgeons des arbres ont gonflé, et on se dit, c'est pour bientôt le printemps.18i Parole du Seigneur : Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé.
19 Voici que je fais un monde nouveau :
il germe déjà, ne le voyez-vous pas ?
Oui, je vais faire passer une route dans le désert,
des fleuves dans les lieux arides.
21 Ce peuple que j'ai formé pour moi
redira ma louange. (Is 43, 18-19.21)
Puis ici dans les psaumes quelle belle devise, et pas seulement accessible au croyants, hé bien s'il est d'une police d'assurance que chacun devrait acquérir, c'est bien celle là.
02 Heureux qui pense au pauvre et au faible :
le Seigneur le sauve au jour du malheur !
3a Il le protège et le garde en vie, heureux sur la terre.
4a Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrance :
Psaume (40, 2-3a.4a)
Lundi le 23 février 2009
Quelle grâce d'aimer Dieu, semblable au fait du fruit de l'arbre désirable parce qu'il donnait l'intelligence, et la connaissance du bien et du mal, mais qu'es-ce tout cela au côté de la sagesse. Mieux vaudrait demeurer avec l'innocence de l'enfant, et d'aimer Dieu puisque cela donne la sagesse. N'es-ce pas pour cela que les mystères de Dieu sont ainsi cachés aux sages et aux intelligents alors qu'ils sont révélés aux petits car ceux-ci ne peuvent se passer d'aimer Dieu.08 Il n'y a qu'un seul être sage et très redoutable,
celui qui siège sur son trône.
09 C'est le Seigneur, lui qui a créé la sagesse ;
il l'a vue et mesurée,
et il l'a répandue sur toutes ses œuvres,
10 parmi tous les vivants, dans la diversité de ses dons.
Mais ceux qui aiment Dieu en ont été comblés.
(Si 1, 8-10)
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