La primauté de Pierre
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
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Serge BS
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Re: La primauté de Pierre
Quel hérétique vous faites ! X n'est pas telle quelle dans la Bible ! Il y a Xerxès, Xanthique, mais rien d'autre ! D'ailleurs, X n'est ni dans l'alphabet hébreu, ni dans l'alphabet araméen, même comme son ! Fi ! Vous aggravez nos cas !
Au fait, quand j'irai en Chine ou aux Etats-Unis ou au Brésil, je ne prendrai pas l'avion ! D'ailleurs comment peut-on aller, en plus venant de France, autre pays imaginaire né de la seule Tradition, dans des pays qui n'existent pas, que la Bible ne cite pas ! Encore heureux que la Bible m'autorise à atteindre l'autre rive à la nage ou à marcher à pied ! Mais, attention, sans maillot ou sans Rangers ! Sinon, crac dedans !
Au fait, quand j'irai en Chine ou aux Etats-Unis ou au Brésil, je ne prendrai pas l'avion ! D'ailleurs comment peut-on aller, en plus venant de France, autre pays imaginaire né de la seule Tradition, dans des pays qui n'existent pas, que la Bible ne cite pas ! Encore heureux que la Bible m'autorise à atteindre l'autre rive à la nage ou à marcher à pied ! Mais, attention, sans maillot ou sans Rangers ! Sinon, crac dedans !
Re: La primauté de Pierre
Allons, messieurs, ne soyons pas moqueurs.
Bon, pour en revenir au sujet, je vais récapituler les éléments rationnels qui me font croire en la primauté de Pierre et en la succession apostolique (et donc la transmission ipso facto de la primauté pétrinienne).
Parfois, je prends certains raccourcis, pour ne pas être trop long. Au besoin, je complèterai.
Les Ecritures
Qu'on le veuille où non, les Ecritures donnent à Pierre la primauté sur les autres apôtres. Ce point ayant été largement développé, je ne m'y attarde donc pas plus longtemps.
Ajoutons à cela que le Seigneur semble avoir laissé un charisme spécial à Pierre - celui d'une foi infaillible (le Seigneur n'a-t-Il pas prié pour que la foi de Pierre ne défaille pas ?) et l'honneur d'être la pierre sur laquelle l'Eglise sera bâtie - ainsi que la responsabilité de guider ses frères dans la foi ("pais mes brebis" lui dit le Seigneur - cf Jean 21, 15-19).
Si l'on prend l'exemple d'une maison, il est idiot de bâtir la maison sur des fondations puis de les retirer en espérant qu'elle tienne toute seule : en supprimant la fondation, c'est tout l'édifice qui s'écroule. Ainsi, il semble logique - et puisque le Seigneur a Lui-même choisi de prendre l'image d'une pierre de fondation - que Saint Pierre soit effectivement le socle, la pierre qui subsistera dans l'Eglise et qui lui permettra de se maintenir dans le temps (à ce sujet, je trouve lumineux la déclaration de Notre Seigneur qui mêle dans une même phrase le rôle central de Saint Pierre dans l'établissement de la nouvelle Eglise et sa perpétuité - cf Matthieu 16, 18).
Notons également que le Seigneur ne dit pas à Saint Pierre "pais mes brebis le temps que durera ta vie" mais tout simplement "pais mes brebis".
Enfin, nous pouvons souligner que Saint Pierre se voit remettre les clés du Royaume des Cieux : "Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux: ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux." (Matthieu 16, 19)
Ce qu'on ne comprend pas bien alors, c'est pourquoi ce pouvoir s'arrêterait avec Saint Pierre lui-même. En effet, si ce pouvoir s'est perdu à la mort de Pierre, cela signifie que les clés du Royaume des Cieux sont perdues, ni plus ni moins. Donc plus rien n'est délié sur la Terre. Donc les paroles de Notre Seigneur sont vaines.
Par cet ensemble d'éléments concordants, il me semble donc éminemment logique d'admettre que la charge de Saint Pierre ne peut disparaître avec lui, qu'elle doit continuer d'une façon ou d'une autre. Comme, à première vue, Saint Pierre ne fut pas immortel, il convient raisonnablement d'admettre que sa charge s'est transmise.
La vie de l'Eglise
N'en déplaise aux protestants, la primauté de l'évêque de Rome (le successeur de Pierre) remonte à l'Eglise primitive.
Ainsi, environ 2000 ans de Tradition nous dit que le pape est bel et bien le successeur de Saint Pierre. Certes, il s'agit là d'un argument irrecevable en tant que tel puisque cela peut être 2000 ans d'erreur.
Cependant, plaçons-nous un instant du point de vue de la foi. Nous chrétiens croyons que Dieu guide Son Eglise par l'Esprit Saint. A ce sujet, catholiques et protestants sont d'accord. Si donc nous admettons cet axiome de base, nous ne voyons pas très bien pourquoi Dieu aurait laissé errer Son Eglise dès le début de son histoire. On ne comprend pas très bien pourquoi Il aurait attendu 1500 ans que la Réforme apparaisse pour enfin dévoiler que la papauté était un mensonge.
La seule question à se poser est la suivante : Dieu guide-t-Il Son Eglise oui ou non ? Si c'est oui, alors entre la papauté et la Réforme, c'est la Réforme qui est douteuse. Si c'est non, alors nous ne voyons de toute façon pas très bien pourquoi nous continuons à croire à tout ça : nous sommes de toute façon perdus, abandonnés de Dieu.
Le simple bon sens
C'est un argument que j'ai souvent exprimé mais je vais l'exposer à nouveau.
Il est un fait incontestable qui est que la Bible peut donner lieu à de multiples interprétations divergentes. La foule des hérésies ayant émergé au cours des 2000 ans de l'Eglise suffit à le prouver. Et nous admettrons sans problème que tous les hérétiques n'étaient pas des Hommes de mauvaise foi.
Une question se pose alors : comment savoir où est la vérité ? Est-il raisonnable de penser que Dieu ait pu se donner tout ce mal pour parler aux Hommes et les sauver, et ne leur laisser aucun moyen d'être sûr de bien comprendre Sa Parole ? Pire que ça, Dieu dans la Bible semble condamner fermement ceux qui ne L'écoutent pas et ne se conforment pas à Sa Parole.
Il y a donc là un problème : compte tenu des multiples interprétations possibles, soit Dieu exige que nous nous conformions à Sa Parole et dans ce cas Il nous a laissé un moyen sûr et certain de bien la recevoir, soit Il ne peut raisonnablement exiger de nous d'être irréprochable vis-à-vis d'elle. C'est du bon sens pur et simple.
Or l'Eglise catholique est la seule à revendiquer le charisme d'infaillibilité... Et si ce n'est pas l'Eglise catholique qui est infaillible alors qu'on me dise laquelle est-ce.
Voilà, en gros, comment je vois les choses. Je ne prétends pas qu'ils s'agissent là d'arguments irréfutables, mais ils m'apparaissent quand même assez sérieux.
Cordialement,
Bon, pour en revenir au sujet, je vais récapituler les éléments rationnels qui me font croire en la primauté de Pierre et en la succession apostolique (et donc la transmission ipso facto de la primauté pétrinienne).
Parfois, je prends certains raccourcis, pour ne pas être trop long. Au besoin, je complèterai.
Qu'on le veuille où non, les Ecritures donnent à Pierre la primauté sur les autres apôtres. Ce point ayant été largement développé, je ne m'y attarde donc pas plus longtemps.
Ajoutons à cela que le Seigneur semble avoir laissé un charisme spécial à Pierre - celui d'une foi infaillible (le Seigneur n'a-t-Il pas prié pour que la foi de Pierre ne défaille pas ?) et l'honneur d'être la pierre sur laquelle l'Eglise sera bâtie - ainsi que la responsabilité de guider ses frères dans la foi ("pais mes brebis" lui dit le Seigneur - cf Jean 21, 15-19).
Si l'on prend l'exemple d'une maison, il est idiot de bâtir la maison sur des fondations puis de les retirer en espérant qu'elle tienne toute seule : en supprimant la fondation, c'est tout l'édifice qui s'écroule. Ainsi, il semble logique - et puisque le Seigneur a Lui-même choisi de prendre l'image d'une pierre de fondation - que Saint Pierre soit effectivement le socle, la pierre qui subsistera dans l'Eglise et qui lui permettra de se maintenir dans le temps (à ce sujet, je trouve lumineux la déclaration de Notre Seigneur qui mêle dans une même phrase le rôle central de Saint Pierre dans l'établissement de la nouvelle Eglise et sa perpétuité - cf Matthieu 16, 18).
Notons également que le Seigneur ne dit pas à Saint Pierre "pais mes brebis le temps que durera ta vie" mais tout simplement "pais mes brebis".
Enfin, nous pouvons souligner que Saint Pierre se voit remettre les clés du Royaume des Cieux : "Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux: ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux." (Matthieu 16, 19)
Ce qu'on ne comprend pas bien alors, c'est pourquoi ce pouvoir s'arrêterait avec Saint Pierre lui-même. En effet, si ce pouvoir s'est perdu à la mort de Pierre, cela signifie que les clés du Royaume des Cieux sont perdues, ni plus ni moins. Donc plus rien n'est délié sur la Terre. Donc les paroles de Notre Seigneur sont vaines.
Par cet ensemble d'éléments concordants, il me semble donc éminemment logique d'admettre que la charge de Saint Pierre ne peut disparaître avec lui, qu'elle doit continuer d'une façon ou d'une autre. Comme, à première vue, Saint Pierre ne fut pas immortel, il convient raisonnablement d'admettre que sa charge s'est transmise.
N'en déplaise aux protestants, la primauté de l'évêque de Rome (le successeur de Pierre) remonte à l'Eglise primitive.
Ainsi, environ 2000 ans de Tradition nous dit que le pape est bel et bien le successeur de Saint Pierre. Certes, il s'agit là d'un argument irrecevable en tant que tel puisque cela peut être 2000 ans d'erreur.
Cependant, plaçons-nous un instant du point de vue de la foi. Nous chrétiens croyons que Dieu guide Son Eglise par l'Esprit Saint. A ce sujet, catholiques et protestants sont d'accord. Si donc nous admettons cet axiome de base, nous ne voyons pas très bien pourquoi Dieu aurait laissé errer Son Eglise dès le début de son histoire. On ne comprend pas très bien pourquoi Il aurait attendu 1500 ans que la Réforme apparaisse pour enfin dévoiler que la papauté était un mensonge.
La seule question à se poser est la suivante : Dieu guide-t-Il Son Eglise oui ou non ? Si c'est oui, alors entre la papauté et la Réforme, c'est la Réforme qui est douteuse. Si c'est non, alors nous ne voyons de toute façon pas très bien pourquoi nous continuons à croire à tout ça : nous sommes de toute façon perdus, abandonnés de Dieu.
C'est un argument que j'ai souvent exprimé mais je vais l'exposer à nouveau.
Il est un fait incontestable qui est que la Bible peut donner lieu à de multiples interprétations divergentes. La foule des hérésies ayant émergé au cours des 2000 ans de l'Eglise suffit à le prouver. Et nous admettrons sans problème que tous les hérétiques n'étaient pas des Hommes de mauvaise foi.
Une question se pose alors : comment savoir où est la vérité ? Est-il raisonnable de penser que Dieu ait pu se donner tout ce mal pour parler aux Hommes et les sauver, et ne leur laisser aucun moyen d'être sûr de bien comprendre Sa Parole ? Pire que ça, Dieu dans la Bible semble condamner fermement ceux qui ne L'écoutent pas et ne se conforment pas à Sa Parole.
Il y a donc là un problème : compte tenu des multiples interprétations possibles, soit Dieu exige que nous nous conformions à Sa Parole et dans ce cas Il nous a laissé un moyen sûr et certain de bien la recevoir, soit Il ne peut raisonnablement exiger de nous d'être irréprochable vis-à-vis d'elle. C'est du bon sens pur et simple.
Or l'Eglise catholique est la seule à revendiquer le charisme d'infaillibilité... Et si ce n'est pas l'Eglise catholique qui est infaillible alors qu'on me dise laquelle est-ce.
Voilà, en gros, comment je vois les choses. Je ne prétends pas qu'ils s'agissent là d'arguments irréfutables, mais ils m'apparaissent quand même assez sérieux.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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Serge BS
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Re: La primauté de Pierre
Hors sujet en réponse au message précédent...
Ce n'était pas de la moquerie... Mais à certains moments il est possible de recourir à la dérision humoristique... D'ailleurs, cette forme peut aussi amener à réfléchir ses contradicteurs... Néanmoins, "OK", soyons sérieux, restons sérieux, je n'interviendrai plus sur ce sujet, quoi qu'il puisse désormais y être écrit !
Ce n'est pas Jean Chrysostome qui disait que la tristesse était anti-chrétienne, la jugeant offense à Dieu ? Mais il devait se tromper... Il est vrai que certains traducteurs du XIX° n'ont jamais admis que des Pères de l'Eglise, y compris le très inflexible, rigoriste et sérieux Tertullien (qui le fut tant qu'il en devint ... hérétique), puissent faire des calembours, des jeux de mots, de l'humour, ... faisant ainsi des contre-sens dramatiques... Restons donc uniquement sérieux ! Plus d'humour, aucun jeu de mots, ... et, pour déformer le titre d'un livre sur les mots d'esprit : Autant en soient emportés les mots ! Restons en aux pendards de Voltaire et oublions le Coeur de Jean-Paul II ! Ressassons les mêmes réponses ! Mais lorsque ces dernières ne sont pas comprises, ne faut-il pas recourir à d'autres fleurs de la rhétorique ? Et puis, qui disait qu'un saint triste est un triste saint ? Ce ne fut pas Saint François de Sales, l'un des plus missionnaires, l'un des plus engagés dans la controverse, l'un des plus performants dans l'explication ? Certes, je suis très loin d'être un saint, mais je ne suis pas triste non plus, même lorsque Dieu m'envoie des épreuves !
Vous savez, Jean-Paul II avait beaucoup d'humour ! Je ne sais pas pour Benoît XVI ne l'ayant jamais rencontré (je ne peux donc en parler), mais c'était certain de Jean-Paul II ! Et cela fait partie de sa Sainteté ! Je me souviens d'une rencontre assez restreinte avec des militaires, à l'occasion du départ de l'un d'entre eux de son service au Vatican, où il nous avait embarqué dans un de ces fous rires qu'il devait partager, justement en parlant du Coeur que j'évoquais tout à l'heure !
Retrouvons la Joie ! Retrouvons l'auto-dérision, y compris sur nous mêmes !
Ce n'était pas de la moquerie... Mais à certains moments il est possible de recourir à la dérision humoristique... D'ailleurs, cette forme peut aussi amener à réfléchir ses contradicteurs... Néanmoins, "OK", soyons sérieux, restons sérieux, je n'interviendrai plus sur ce sujet, quoi qu'il puisse désormais y être écrit !
Ce n'est pas Jean Chrysostome qui disait que la tristesse était anti-chrétienne, la jugeant offense à Dieu ? Mais il devait se tromper... Il est vrai que certains traducteurs du XIX° n'ont jamais admis que des Pères de l'Eglise, y compris le très inflexible, rigoriste et sérieux Tertullien (qui le fut tant qu'il en devint ... hérétique), puissent faire des calembours, des jeux de mots, de l'humour, ... faisant ainsi des contre-sens dramatiques... Restons donc uniquement sérieux ! Plus d'humour, aucun jeu de mots, ... et, pour déformer le titre d'un livre sur les mots d'esprit : Autant en soient emportés les mots ! Restons en aux pendards de Voltaire et oublions le Coeur de Jean-Paul II ! Ressassons les mêmes réponses ! Mais lorsque ces dernières ne sont pas comprises, ne faut-il pas recourir à d'autres fleurs de la rhétorique ? Et puis, qui disait qu'un saint triste est un triste saint ? Ce ne fut pas Saint François de Sales, l'un des plus missionnaires, l'un des plus engagés dans la controverse, l'un des plus performants dans l'explication ? Certes, je suis très loin d'être un saint, mais je ne suis pas triste non plus, même lorsque Dieu m'envoie des épreuves !
Vous savez, Jean-Paul II avait beaucoup d'humour ! Je ne sais pas pour Benoît XVI ne l'ayant jamais rencontré (je ne peux donc en parler), mais c'était certain de Jean-Paul II ! Et cela fait partie de sa Sainteté ! Je me souviens d'une rencontre assez restreinte avec des militaires, à l'occasion du départ de l'un d'entre eux de son service au Vatican, où il nous avait embarqué dans un de ces fous rires qu'il devait partager, justement en parlant du Coeur que j'évoquais tout à l'heure !
Retrouvons la Joie ! Retrouvons l'auto-dérision, y compris sur nous mêmes !
- Petit Matthieu
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Re: La primauté de Pierre
Merci pour ces réponses, la parenthèse humoristique m'a fait rire car je suis loin d'être favorable à la lecture littérale de la Bible. Je le répète à nouveau mais je ne suis et ne serai jamais protestant. Je ne suis pas un ingrat vis à vis de l'Eglise, je lui dois tout, sans elle, je n'aurais pas connu les textes et ses riches interprétations.
Serge BS, je crois que nous avons le même humour. Vous riez de mes critiques qui ont soif de preuves et d'assises dans les textes, et moi je ris parfois au regard de constructions humaines sur des phrases vagues du NT. :> Au passage, merci Virgile pour le clin d'oeil !
Plus sérieusement,
Mon doute n'est il pas humain ? Suis-je une bête sans bon sens pour oser douter d'une succession apostolique jamais mentionnée clairement ? Est ce si choquant ?
De plus, je suis convaincu de la présence réelle du Christ sur Terre, parmi nous. Je ne sais plus où c'est écrit, mais de mémoire très incomplète c'est :"quand plusieurs personnes se réuniront en mon Nom, je serai au milieu d'elles."
La primauté de Pierre, je suis d'accord, c'est évident. La présence de l'Esprit Saint dans l'Eglise est aussi une certitude. Mais qu'est ce que l'Eglise au temps où cette parole est prononcée ? Une institution ? Certainement pas. C'est plutôt "l'assemblée" des croyants, non ? Pour moi, cette présence du Seigneur parmi nous est réelle, certaine mais mystérieuse. Dire que l'Esprit Saint est passé de successeurs d'apôtres en successeurs d'apôtres, on ne peut le nier.............mais on ne peut certainement pas l'affirmer sans prendre le risque de faire une grosse erreur d'interprétation.
Serge BS, je crois que nous avons le même humour. Vous riez de mes critiques qui ont soif de preuves et d'assises dans les textes, et moi je ris parfois au regard de constructions humaines sur des phrases vagues du NT. :> Au passage, merci Virgile pour le clin d'oeil !
Plus sérieusement,
Mon doute n'est il pas humain ? Suis-je une bête sans bon sens pour oser douter d'une succession apostolique jamais mentionnée clairement ? Est ce si choquant ?
De plus, je suis convaincu de la présence réelle du Christ sur Terre, parmi nous. Je ne sais plus où c'est écrit, mais de mémoire très incomplète c'est :"quand plusieurs personnes se réuniront en mon Nom, je serai au milieu d'elles."
La primauté de Pierre, je suis d'accord, c'est évident. La présence de l'Esprit Saint dans l'Eglise est aussi une certitude. Mais qu'est ce que l'Eglise au temps où cette parole est prononcée ? Une institution ? Certainement pas. C'est plutôt "l'assemblée" des croyants, non ? Pour moi, cette présence du Seigneur parmi nous est réelle, certaine mais mystérieuse. Dire que l'Esprit Saint est passé de successeurs d'apôtres en successeurs d'apôtres, on ne peut le nier.............mais on ne peut certainement pas l'affirmer sans prendre le risque de faire une grosse erreur d'interprétation.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Re: La primauté de Pierre
Je peux vous les racheter pas cher ?Serge BS a écrit :jeter moin lave-vaisselle, ma machine à laver, mon réfrigérateur et mon congélateur, tout comme je vais faire supprimer ma poubelle, mes WC, ma salle de bains, etc...
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: La primauté de Pierre
Il me sembele que les fondements de la succession apostolique sont dans les épîtres de Paul à Tite et à Timothée. Il est décrit la manière de choisir les nouveau enseignants, les prêtres, les diacres et autre. Saint Irénée confirmera la pratique au deuxième siècle d'ailleurs...
David
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: La primauté de Pierre
Of course not !Petit Matthieu a écrit :Mon doute n'est il pas humain ? Suis-je une bête sans bon sens pour oser douter d'une succession apostolique jamais mentionnée clairement ? Est ce si choquant ?
L'Eglise nous apprend à être libre, pas esclave (même si ça ne l'empêche pas de nous demander du lui faire confiance et de lui obéir).
Cependant, gardez en mémoire que le vrai doute doute de tout, lui-même compris. Ainsi, si vous voulez vraiment être un bon critique, ayez l'audace de critiquer la critique elle-même. C'est l'idée que développe Jean Guitton (je suis en train de lire son testament philosophique et c'est captivant).
Ainsi, posez-vous la question suivante : vos raisons de douter sont-elles fondées ? Sont-elles plus rationnelles que vos raisons de croire ?
Jean Guitton dit merveilleusement : "Mes raisons de croire sont mes raisons de ne pas croire aux raisons de ne pas croire". (Oui, je sais, c'est tordu mais j'aime beaucoup)
Appliqué à notre problématique, je vous pose la question suivante : quelles sont vos raisons de ne pas croire en la primauté de Pierre et en la succession de ses privilèges ? Nous vous avons montré que ce n'est pas parce que ce n'est pas marqué explicitement dans la Bible que ce n'est pas vrai et, en outre, que plusieurs allusions du Seigneur ainsi que la Tradition de l'Eglise - guidée nécessairement par Dieu Lui-même - vont dans ce sens.
Fraternellement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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gerardh
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Re: La primauté de Pierre
Bonjour à tous,
Beaucoup de commentaires ont été faits depuis quelques heures. J’ai à coeur d’y répondre, en m’excusant par avance de devoir opérer une sélection compte tenu de la richesse des contributions.
Yves a écrit :
Virgile a écrit :
Pas seulement. Certes le Christ est actuellement dans la position d’un homme glorifié dans le ciel, en attendant des évènements prophétiques futurs. Mais il est également présent de diverses manières, par exemple 1°) par son Esprit, que certains passages nomment Esprit de Jésus ou Esprit de Christ 2°) là où 2 ou 3 sont assemblés en son nom 3°) il nous a dit être avec nous toujours jusqu’à la consommation du siècle (Matthieu 28) 4°) à travers nos frères « pour qui le Christ est mort ». Par contre le monde protestant ne retient pas la doctrine de la transsubstantiation.
Virgile a écrit :
AnneT a écrit :
Serge BS a écrit :
(moralement parlant bien sur)
Raistlin a écrit :
David B a écrit :
__________
Beaucoup de commentaires ont été faits depuis quelques heures. J’ai à coeur d’y répondre, en m’excusant par avance de devoir opérer une sélection compte tenu de la richesse des contributions.
Yves a écrit :
A quels passages précis faites-vous allusion ?La Tradition est définie dans la Bible
A quels passages précis faites-vous allusion ?Dans la Bible il y a clairement la succession apostolique
A quelles parties de la Bible faites-vous allusion ?A moins que vous ne fassiez comme les protestants et que vous occultez les parties de la Bible qui vous posent problème...
Virgile a écrit :
Pour les protestants, le Christ est présent dans son Eglise sous la forme du souvenir de son passage dans le passé.
Pas seulement. Certes le Christ est actuellement dans la position d’un homme glorifié dans le ciel, en attendant des évènements prophétiques futurs. Mais il est également présent de diverses manières, par exemple 1°) par son Esprit, que certains passages nomment Esprit de Jésus ou Esprit de Christ 2°) là où 2 ou 3 sont assemblés en son nom 3°) il nous a dit être avec nous toujours jusqu’à la consommation du siècle (Matthieu 28) 4°) à travers nos frères « pour qui le Christ est mort ». Par contre le monde protestant ne retient pas la doctrine de la transsubstantiation.
Virgile a écrit :
Cette affirmation est sans fondement, ou mérite d'être davantage explicitée afin qu'il y soit répondueLe protestantisme n'est pas très au clair quant à ce que signifie au juste l'Incarnation
L’Eglise de Christ n’est pas une institution organisée, mais c’est l’ensemble de tous les vrais chrétiens, quelle que soit la position ecclésiastique où ils se trouvent.où se trouve donc l'Eglise du Christ ?
AnneT a écrit :
Il y a la présence du Saint-Esprit. Et le Christ reste le chef, la tête du corps, et la pierre angulaire d’un édifice dont tous les chrétiens sont des pierres vivantes (1 Pierre 2). Mais il est vrai que comme toujours dans l’histoire sainte l’homme a ruiné ce que Dieu a fait de bien pour sa créature. L’Eglise actuelle (catholiques compris) est en ruines, et cela était annoncé dans les Ecritures.Comment maintenir, donc, une cohérence qui soit la plus forte possible sans qu'il y ait une "tête", un "chef", une "pierre d'angle" pour garantir la stabilité de l'édifice? Par quel système ?
Serge BS a écrit :
Lisez l’Ecclésiaste qui vous apprendra qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleilJe m'aperçois que je n'y retrouve pas de manière claire et explicite, et même indirecte, le mot Internet
Raistlin a écrit :
Ce passage de Matthieu 16 a été totalement incompris par l’Eglise catholique. Un fil particulier de discussion serait nécessaire sur ce sujetle Seigneur a Lui-même choisi de prendre l'image d'une pierre de fondation - que Saint Pierre soit effectivement le socle, la pierre qui subsistera dans l'Eglise et qui lui permettra de se maintenir dans le temps (à ce sujet, je trouve lumineux la déclaration de Notre Seigneur qui mêle dans une même phrase le rôle central de Saint Pierre dans l'établissement de la nouvelle Eglise et sa perpétuité - cf Matthieu 16, 18).
Seul l’Esprit et la Parole sont infailliblesSi ce n'est pas l'Eglise catholique qui est infaillible alors qu'on me dise laquelle est-ce ?
« Privilèges !!! » quelle expression ! J’ai dit que je croyais en la primauté de Pierre, dans le sens où je l’ai exposé, mais que rien ne me permettait de croire dans la succession apostolique.Quelles sont vos raisons de ne pas croire en la primauté de Pierre et en la succession de ses privilèges ?
David B a écrit :
Ces épîtres ne traitent ni de la succession apostolique (qui concernerait les seuls apôtres), ni des autres dons ou charismes (docteurs, prophètes, pasteurs). Ils traitent de charges locales (surveillants, serviteurs, anciens) qui étaient instituées dans certaines églises (par forcément partout), et qui ne se conféraient pas obligatoirement via les apôtres et ne se transmettaient pas ensuite (elles sont distribuées par le Saint Esprit qui souffle où il veut).Il me semble que les fondements de la succession apostolique sont dans les épîtres de Paul à Tite et à Timothée. Il est décrit la manière de choisir les nouveau enseignants, les prêtres, les diacres et autres
__________
- Petit Matthieu
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Re: La primauté de Pierre
Pour l'instant, voilà la conclusion la plus honnête que je trouve : il est impossible de nier parfaitement cette succession apostolique et en même temps impossible de la prouver parfaitement. Bref, je ne serais donc pas catégorique, la porte reste ouverte...
Alors, c'est sans doute par la prière que j'obtiendrai la réponse, en le demandant honnêtement et avec persévérance. Je vous remercie tous encore une fois.
Et pour répondre à Virgile, soit l'Eglise est l'ensemble des croyant, l'ensemble des "circoncis de coeur" comme dirait Saint-Paul, et pas uniquement cette institution historique (qui je le confirme était indispensable et pour qui j'ai une immense gratitude et une envie de servir).
Alors, c'est sans doute par la prière que j'obtiendrai la réponse, en le demandant honnêtement et avec persévérance. Je vous remercie tous encore une fois.
Et pour répondre à Virgile, soit l'Eglise est l'ensemble des croyant, l'ensemble des "circoncis de coeur" comme dirait Saint-Paul, et pas uniquement cette institution historique (qui je le confirme était indispensable et pour qui j'ai une immense gratitude et une envie de servir).
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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Re: La primauté de Pierre
Hé bien allez-y. Ca fait deux fois que vous nous dites ça sans donner de justification. Puisque nous abordons le sujet, pouvez-vous nous donner les raisons pour lesquelles ce verset aurait été mal compris ?gerardh a écrit :Ce passage de Matthieu 16 a été totalement incompris par l’Eglise catholique. Un fil particulier de discussion serait nécessaire sur ce sujet
Ou alors créez vous-même ce fil dans la section Ecriture Sainte.
Si vous voulez. Dans ce cas, je reformule : qui est guidé infailliblement par l'Esprit ? Car vous ne répondez toujours pas au fait que l'infaillibilité semble rationnellement nécessaire.gerardh a écrit :Seul l’Esprit et la Parole sont infaillibles
Alors qui ? Si l'Eglise n'est pas guidée depuis 2000 ans par l'Esprit (puisque la papauté remonte approximativement aux débuts de l'Eglise), qui l'est ? Les protestants ? Mais comment être d'accord avec cette idée compte tenu de la multitude des courants et doctrines protestantes ? Et pourquoi tout d'un coup, l'Esprit Saint se serait-Il mis à guider les chrétiens 1500 ans après la naissance de l'Eglise et pourquoi n'a-t-Il pas guidé l'Eglise dès ses débuts, alors que le Christ l'avait promis ?
Oui, bon, ce n'est pas la peine de prendre un air offusqué sur un mot : ce n'est qu'un mot. Peut-être maladroit, mais il n'y a pas de quoi en faire tout un plat.gerardh a écrit :« Privilèges !!! » quelle expression ! J’ai dit que je croyais en la primauté de Pierre, dans le sens où je l’ai exposé, mais que rien ne me permettait de croire dans la succession apostolique.
Plutôt que de me dire que vous ne croyez pas en la succession apostolique, pourriez-vous argumenter ? Pourquoi n'y coyez-vous pas ? Si vous avez de bonnes raisons, je suis prêt à les entendre. Si c'est juste parce que c'est une doctrine catholique, vous comprendrez que c'est irrecevable.
Fraternellement en Jésus-Christ,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: La primauté de Pierre
gerardh a écrit :Bonjour à tous,
Beaucoup de commentaires ont été faits depuis quelques heures. J’ai à coeur d’y répondre, en m’excusant par avance de devoir opérer une sélection compte tenu de la richesse des contributions.
Yves a écrit :
A quels passages précis faites-vous allusion ?La Tradition est définie dans la Bible
A quels passages précis faites-vous allusion ?Dans la Bible il y a clairement la succession apostolique
A quelles parties de la Bible faites-vous allusion ?A moins que vous ne fassiez comme les protestants et que vous occultez les parties de la Bible qui vous posent problème...
Je vous ai déjà dit que j'ai fait un receuil des diverses réponses que j'ai trouvé ou que j'ai faites moi-même sur internet pour répondre aux objections courantes des évangéliques.
En ce qui concerne la Tradition, je vous livre ici la réponse que j'ai trouvé sur internet (sur ce forum probablement d'ailleurs...) :
Sans aucun doute, il est des traditions mauvaises que Notre-Seigneur Jésus-Christ rejette, ainsi que S. Paul (Matt. XV, 1-3 ; Col. II, 8, 22). Mc. VII, 1-13 nous permet de préciser avec plus d’exactitude quelles sont ces traditions que l’on doit justement condamner. Il s’agit des traditions pharisaïques, c’est-à-dire le ritualisme excessif qui, en suivant à la lettre les prescriptions les plus méticuleuses, en oublie l’essentiel, à savoir la glorification de Dieu et l’assistance à son prochain. « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi » ; ces propos d’Isaïe (XXIX, 13), sur lesquelles Jésus s’appuie, sont très claires : c’est l’hypocrisie qui est fustigée, cette hypocrisie qui va jusqu’à se servir des préceptes divins pour s’enrichir scandaleusement (Mc. VII, 10-13). Voilà les traditions humaines qui doivent être rejetées avec fermeté, selon les prescriptions du Seigneur. Mais il faut faire immédiatement remarquer que d’autres traditions judaïques ont été approuvées, et pour ainsi dire canonisées par le Nouveau Testament (voir Heb. XI, 37 : tradition selon laquelle le prophète Isaïe serait mort scié en deux par le roi impie Manassé ; Jude 9 : sur la destinée posthume du corps de Moïse).
Car l’Écriture atteste qu’il existe une tradition sainte, une tradition chrétienne et authentique, qui vient de Dieu, et que l’Église est chargée de garder soigneusement et d’enseigner. Cette tradition divine est fondée sur les promesses du Christ : « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne pouvez les porter à présent. Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité» (Jn XVI, 12-13 ; cf. aussi Jn XIV, 26). Car les Écritures sont formelles sur ce point : elles ne renferment pas l’ensemble de l’enseignement que le Christ prodigua au cours de ses années de prédication (Jn XVI, 12 ; Jn XXI, 25). Après que le Christ fut ressuscité des morts, il s’entretint quarante jours avec ses apôtres au sujet du royaume de Dieu (Actes I, 3) : trouve-t-on consigné dans les Écritures, autrement que dans des fragments éparpillés, cet enseignement que l’on devine fondamental ? - S. Paul, qui rapporte lui-même une parole du Christ que l’on ne trouve point dans les Évangiles (Actes XX, 35), demande avec fermeté à ses disciples de garder les enseignements qu’ils ont reçus de lui et de les transmettre à leur tour (2 Thess. II, 15 ; 2 Tim. II, 2 ; 1 Cor. XI, 2 ; 1 Thess. II, 13 ; 2 Tim. I, 13-14). C’est de cette manière que l’Évangile a d’abord été annoncé : par la prédication et l’enseignement d’homme à homme, et non par la diffusion écrite (2 Cor. III, 2-3). Le support écrit n’est intervenu qu’après, et peut d’ailleurs être considéré comme une simple formalisation de la tradition orale (Lc I, 1-4).
La question n‘est donc pas : sola scriptura ou Tradition ? mais bien : quelle Tradition ? - Car le principe de la sola scriptura n’a absolument aucun fondement scripturaire sérieux. Aucun des passages habituellement allégués pour soutenir ce quasi-dogme (2 Tim. III, 16-17 ; Jn V, 39-40 ; Rm. XV, 4) ne dit, même implicitement, que l’Écriture est le seul fondement de la foi. La sola scriptura a cet effet pervers de renfermer la puissance de l’Esprit Saint dans les seules Écritures, niant de ce fait son action dans le temps, où il ne cesse de guider l’Église dans la plénitude de la vérité (Jn XVI, 12-13). Le seul véritable fondement de la foi formellement attesté par l’Écriture, c’est l’Église (1 Tim. III, 15 ; Lc X, 16 ; Matt. XVIII, 17), édifiée sur le fondement des apôtres (Eph. II, 19-20 ; Apo. XXI, 14), dont le Christ est la pierre angulaire, et Simon-Pierre la pierre visible de la communion ecclésiale (Matt. XVIII, 18). Car l’Église, le corps du Christ (Eph. I, 22-23), est aussi le Temple du Saint-Esprit (ce Saint-Esprit promis par le Christ - « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles » Matt. XXVIII, 20 - pour conduire son peuple dans la plénitude de la vérité), qui a été répandu en surabondance sur les apôtres le jour de la Pentecôte. Ces apôtres, qui ont recueilli l’intégralité de l’enseignement du divin Maître, ils l’ont ensuite transmis à leurs disciples (2 Tim. II, 2), qui eux-mêmes l’ont enseigné à leur tour à leurs successeurs. Car ce sont les évêques, en tant que successeurs des apôtres, qui ont été chargés de « garder le bon dépôt » de la foi (2 Tim. I, 14 ; 1 Tim. VI, 20) ; ce sont eux qui ont reçu le « don spirituel » (1 Tim. IV, 14), le « don de Dieu » (2 Tim. I, 16), lors de leur consécration à l’épiscopat, par l’imposition des mains. Voilà où elle se trouve infailliblement, la pure Tradition qui vient de Dieu, et que Paul nous demande de garder avec soin : dans le corps des évêques en communion avec le successeur de Pierre !
En ce qui concerne la succession apostolique, je vais vous citer un passage des "notes de l'Eglise" écrit par Popeye (un forumeur qui m'avait gentiment donné accès à ses connaissances) :
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
Saint Augustin
(sermon 164, 14)
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Serge BS
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Re: La primauté de Pierre
Excusez-moi, mais je reviens juste faire un petit tour
.
En premier lieu, AU SECOURS ! J'ai beau chercher, je ne trouve pas trace d'Internet dans l'Ecclesiaste
! Quelle honte
! Il est vrai que je n'ai jamais appris à lire et à analyser un texte
!
Ensuite, les Catholiques ont tellement mal compris (Mt 16) qu'il leur arrive même, c'est dire comme ils sont obtus, de mettre en perspective (Mt 16, 18), bref un passage sans aucune importance
, en perspective donc avec (Gn 17, 5) et (Gn 32, 29), et le contexte de ces deux passages de la Genèse ! C'est dire combien ils n'ont jamais réfléchi, et plus encore jamais compris ! D'ailleurs, moi aussi puisque je suis Catholique
! Et en plus, pour moi, c'est encore plus grave, ayant fait juste un petit peu de patristique, et de plus un temps à Rome, bref en ce lieu où personne ne comprendra jamais rien ! C'est dire combien mon esprit est sur-pollué, est obscurci et déformé par des années, des siècles de paroles et d'écrits de personnes n'y ayant jamais rien compris <: ! J'y comprends d'ailleurs encore moins que les autres, puisque mon esprit est bridé par une très vague connaissance de la Tradition catholique et des Ecritures !
Au fait, c'est quand la prochaîne parousie ?
En premier lieu, AU SECOURS ! J'ai beau chercher, je ne trouve pas trace d'Internet dans l'Ecclesiaste
Ensuite, les Catholiques ont tellement mal compris (Mt 16) qu'il leur arrive même, c'est dire comme ils sont obtus, de mettre en perspective (Mt 16, 18), bref un passage sans aucune importance
Au fait, c'est quand la prochaîne parousie ?
Dernière modification par Serge BS le mar. 03 mars 2009, 19:26, modifié 1 fois.
Re: La primauté de Pierre
Si seuls L'Esprit et la Parole sont infaillibles, alors comment reconnait-on que c'est bien l'Esprit et la bonne interprétation de la Parole?gerardh a écrit :Seul l’Esprit et la Parole sont infaillibles
Le christ nous dit qu'il est avec nous jusqu'à la fin des temps. Il nous dit aussi qu'Il nous envoie l'Esprit Saint qui nous mènera à la vérité toute entière. Le christ dit : "Je suis la Vérité". Et Il dit que l'Esprit Saint ne témoigne pas de Lui-Même mais de ce dont il est témoin dans les cieux et qu'Il nous rappellera tout ce que Jésus a dit et fait.
Voilà, maintenant... Comment le Christ se fait-il présent? Le christ DOIT être encore accessible, car le christ EST notre Salut! Alors si le christ n'est plus accessible, notre Salut non plus. Si le christ nous est encore accessible, c'est par son Esprit-Saint qui donne l'interprétation droite de l'Écriture...
Or, cette interprétation droite doit bien être accessible quelque part... Alors où? Dans le sujet?... Le christ nous dit que quand nous sommes deux ou trois en son nom, il est présent... C'est donc dans la communion que le Christ se révèle... Or, cette communion où se trouve l'interprétation droite de l'Écriture ne saurait être le fait d'un individu... C'est en faisant Église que nous manifestons la présence toujours actuelle du christ... Alors dans quelle Église? L'Église catholique admet au concile Vatican II qu'il y a des éléments de sanctification dans les autres religion, mais affirme, non pas par orgueil, mais bien dans la droite humilité qui reconnait ce qu'elle a reçu... Pour mieux m'expliquer, la Vierge Marie dit : "Le Seigneur fit pour moi des merveilles... Toutes les générations me diront bienheureuse". Qui donc ira répondre à Marie : "Heille la prétentieuse ravale tes grands airs pis arrête de te venter?" Personne, parce Marie ne fait qu'affirmer la grandeur de l'oeuvre de Dieu en elle... Or Marie est le modèle de l'Église, et c'est dans la même humilité que l'Église affirme les grandeurs du don de Dieu pour Elle dont la plénitude des moyens de salut et l'interprétation droite de l'Écriture... Maintenant, pour revenir au point principal, l'Esprit Saint ne saurait être menteur en Lui-Même... La droite interprétation des Écritures doit être accessible pour que le Salut soit accessible, cette droit interprétation doit être le fait d'une Église... Alors laquelle? Et là-dessus, les signes de communion sont très révélateurs. À mon avis, il faut chercher dans l'interprétation de l'Église des 7 conciles... Tout y est... Et ce qui y est, c'est que le pape a un ministère de communion, cela est admit par les orthodoxe... Il a primauté, cela est aussi admit par les orthodoxes... S'il y a des points de doctrine à éclaircir, c'est avec les orthodoxe (bien avant qu,avec les protestants) sur l'étendu du ministère de Pierre... Mais vous, vous reculez avant même cette Église des premiers siècles... J'ignore de quel esprit vous vous pensez animé, mais ce n'est pas l'esprit de l'Église des premiers temps...
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: La primauté de Pierre
Je rappelle aussi, gerardh, que vous avez éludé la confirmation par la patristique du deuxième siècle de l'interprétation catholique de la succession apostolique selon l'épître à Timothée...
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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Re: La primauté de Pierre
Bonjour,
Pourrais-je poser une question, en particulier à ceux qui mettent en doute la tradition et ne croient qu'en les évangiles ? Comment croyez-vous que le canon des évangiles nous soit parvenu ? (je sais, on va me répondre par l'opération du Saint Esprit !)
En fait, je trouve qu'il est totalement inutile d'aller chercher des "preuves" de la validité de la Tradition dans la Bible, puisque la Bible EST le fruit de la tradition ! Si la tradition de l'Eglise n'est pas portée par l'Esprit Saint, alors la Bible que nous lisons ne l'est pas non plus. Ce n'est pas Jésus qui a écrit la Bible, nous le savons. Ses enseignements et sa vie nous sont rapportés par la tradition.
A quel moment alors considère-t-on que la tradition a été abandonnée du Saint Esprit ???
Mon point de vue sur les points des évangiles qui illustre (ou pas) la tradition apostolique c'est que ce sont des enseignements pour que se développe la tradition apostolique, mais pas des preuves a posteriori de la tradition apostolique. Bien sur c'est utile de les avoir pour se rappeler à notre bon souvenir la nature de cette tradition transmise à Pierre et aux apôtres. Mais dans tous les cas ce n'est pas une preuve scientifique : ce sont les apôtres eux-mêmes qui ont véhiculé cette tradition. Qu'ils en aient couché une partie par écrit (ce qui devait alimenter l'intelligence) et qu'ils aient transmis le reste par la pratique (ce qui devait perpétuer les actes) c'est quand même plus logique que de croire qu'ils aient été super fidèles à l'Esprit Saint pour tout ce qui a été écrit, et puis qu'ils se soient laissés aller à tous les débordement pour les rites, non ?
Ah moins qu'on considère que l'Esprit Saint ne s'exprime bien que par écrit ??? Bref cette histoire de "j'en prends et j'en jette" me semble bien arbitraire, en ce qui me concerne.
Pourrais-je poser une question, en particulier à ceux qui mettent en doute la tradition et ne croient qu'en les évangiles ? Comment croyez-vous que le canon des évangiles nous soit parvenu ? (je sais, on va me répondre par l'opération du Saint Esprit !)
En fait, je trouve qu'il est totalement inutile d'aller chercher des "preuves" de la validité de la Tradition dans la Bible, puisque la Bible EST le fruit de la tradition ! Si la tradition de l'Eglise n'est pas portée par l'Esprit Saint, alors la Bible que nous lisons ne l'est pas non plus. Ce n'est pas Jésus qui a écrit la Bible, nous le savons. Ses enseignements et sa vie nous sont rapportés par la tradition.
A quel moment alors considère-t-on que la tradition a été abandonnée du Saint Esprit ???
Mon point de vue sur les points des évangiles qui illustre (ou pas) la tradition apostolique c'est que ce sont des enseignements pour que se développe la tradition apostolique, mais pas des preuves a posteriori de la tradition apostolique. Bien sur c'est utile de les avoir pour se rappeler à notre bon souvenir la nature de cette tradition transmise à Pierre et aux apôtres. Mais dans tous les cas ce n'est pas une preuve scientifique : ce sont les apôtres eux-mêmes qui ont véhiculé cette tradition. Qu'ils en aient couché une partie par écrit (ce qui devait alimenter l'intelligence) et qu'ils aient transmis le reste par la pratique (ce qui devait perpétuer les actes) c'est quand même plus logique que de croire qu'ils aient été super fidèles à l'Esprit Saint pour tout ce qui a été écrit, et puis qu'ils se soient laissés aller à tous les débordement pour les rites, non ?
Ah moins qu'on considère que l'Esprit Saint ne s'exprime bien que par écrit ??? Bref cette histoire de "j'en prends et j'en jette" me semble bien arbitraire, en ce qui me concerne.
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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