M'avez-vous lu ? «Si nous concevons la liberté comme un mécanisme» ! La liberté n'est pas un mécanisme ! Ou alors c'est une des formes les plus réduite de ce que représente la liberté.‘Le pouvoir libérateur’ Voilà un bel exercice de novlangue. De quoi d’autre peut-on se libérer en société, sinon du pouvoir ?Je crois qu'il faut en finir avec la liaison qui est souvent faite entre "pouvoir" et "coercition". Tour pouvoir est nécessairement coercitif et libérateur si nous concevons la liberté comme un mécanisme.
Vous juger le pouvoir nécessairement coercitif car vous pensez la liberté selon un modèle mécaniste. Tout ce que je voulais vous dire c'est que votre position est intrinsèquement contradictoire car vous ne voyez pas que selon ce modèle toute coercition d'un côté est libération de l'autre.
Je ne partage pas cette vision de la liberté avec vous, et c'est pour cette raison que pour moi le pouvoir n'est pas l'égal de la coercition. S'il n'est pas l'égal, si on ne peut pas identifier les deux, en revanche il est évident que le pouvoir peut être coercitif et en particulier dans les structures politiques qui conçoivent la liberté selon un modèle mécaniste...
Votre problème c'est que vous juger le politique et la question du pouvoir selon le donné actuel. Pas dans leur essence. Tout comme certaines personnes jugent tous les prêtres pédophiles en puissance parce qu'ils furent en contact avec des prêtres pédophiles.
Vraiment vous m'énervez. Vous ne me lisez pas et portez des jugements sur des propos que je n'ai pas tenu. Je ne suis pas rousseauiste et je n'ai jamais prétendu que les éveilleus de la société devraient être les policiers (c'est absurde).Rousseau disait qu’il fallait forcer les hommes à être libres et les mauvais éducateurs pensent qu’il faut forcer les enfants à sortir de l’ignorance. Mais Rousseau fut l’inspirateur de bien des terroristes et il faut toute l’arrogance des hommes de l’Etat pour traiter leurs sujets comme des enfants.Pour libérer un objet d'un étau je dois forcer cet étau à sortir de son état initial
N’y aurait-il pas d’autres éveilleurs dans la société que les hommes en bleu et en bottes ? Quid des églises, des philosophes, des artistes, et tout simplement des ainés ?
Et au nom de quoi l'Église peut-elle excommunier certains de ses fidèles ? Réflechissez à vos propos et vous comprendrez que votre anarchisme radical est intenable.Et au nom de quoi, s’il vous plaît, sinon de la plus violente coercition, obliger quelqu'un à quitter ses parents, ses amis, ses biens, son emploi, le lieu de ses souvenirs et prendre le chemin de l’exil ?
Ou alors il vous faut rejeter l'Église en même temps que toute les structures politiques que vous combattez dans leur essence.
Vous vous foutez de moi ? Ai-je dit que tout mariage était politique ? Ai-je dit que tout ce qui se passait dans l'espace public et aux yeux des hommes était politique ? Non. J'ai dit qu'une action politique se déroule dans l'espace public et dans l'optique du soucis du MONDE. Une action politique a un but performatif qui vise le monde, qui est pour le monde.Oui, j’avais bien compris la première fois. Se marier, c’est agir au regard d’autrui et envers autrui, et inscrire cette action dans un passé et un futur dont il faut nous soucier. Avoir des enfants aussi. Travailler aussi. Et voter. Et construire une maison. Se syndiquer. Evangéliser. Fonder une entreprise. Publier. Bref, tout est politique. Je vous l’ai dit, vous commettez la même erreur que BLJP, et en ne distinguant pas ce qui fait l’essence de la politique, vous vous rendez incapable de la comprendre.
Bref, si vous vous mariez par amour, ça n'est pas politique, même si vous le faites devant 3 millions de personnes. Si vous vous mariez pour réunir deux familles en guerre (en vrai guerre), c'est un acte politique, et cela est indéniable.
Ne déformez pas mes propos s'il vous plait.
Aristote ne pouvait pas penser une société sans violence légalisée contre les innocents ? Je ne crois pas que cette problématique, votre obsession, soit franchement sienne...Comme Aristote et Arendt, vous êtes incapable de penser une société sans violence légalisée contre des innocents. Comme si la liberté était une concession du pouvoir. Mais la liberté, au contraire, précède le politique. Ontologiquement et historiquement. C’est le politique qui la viole, non pas lui qui l’institue. Nous sommes l’exemple qu’il peut y avoir une parole libre et qui discute de affaires de la cité, mais qui n’est rigoureusement pas politique. Car notre échange n’a pas pour but de décider qui prendra le pouvoir sur l’autre. Lorsque nous serons lassés du débat, nous retournerons chacun à nos affaires.
Vous avez une manière de lire étonnante.Vous avez compris le problème, Christophe. Le pouvoir politique est forcément coercitif et on ne peut que souhaiter sa disparition.Dès lors que vous ne considérez l'autorité politique que comme une force coercitive - donc opposée à la liberté -, vous ne pouvez que souhaiter sa disparition. Mais l'autorité politique ne s'exerce légitimement qu'en vue du bien commun, entre autre pour protéger les droits - dont celui à la liberté - des citoyens. A l'état "apolitique", la loi commune est la loi du plus fort, où chacun peut avoir une morale mais elle n'engage que lui. Dans l'état politique, une morale est imposée non à la conscience individuelle mais aux comportements sociaux.
Comme je me vois dans l'incapacité ne serait-ce que de discuter avec vous de ce sujet, puisque vous êtes typiquement dans un discours de type idéologique, je vais arrêter de vous répondre. Je vais ainsi économiser du temps, de l'énergie, et de ma santé mentale.
Bien à vous.

