L'Église en France
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jeanbaptiste
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Hop, on arrête là ! Si vous souhaitez continuer ainsi, faites-le via les messages privés.
Pour l'heure je vous invite à reprendre le thème de ce fil : la perte de vitesse de l'Église catholique en France.
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- coeurderoy
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Judicieux jeanbaptiste : Bonne Nuit !
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
jeanbaptiste a écrit :Hop, on arrête là ! Si vous souhaitez continuer ainsi, faites-le via les messages privés.
Pour l'heure je vous invite à reprendre le thème de ce fil : la perte de vitesse de l'Église catholique en France.
moi je le pense et je dit et redit
les MEDIAS!!!! je suis sure que en france il y a une jolie guerre sainte silencieuse qui se fait! le christiannisme et surtout el catholicisme est toujours montré" du doigt ridiculisé...quand un reportage est fait sur une famile catholique automatique ils vont montrer la famille qui fait peur, meme à moi!
pourquoi ils ne vont aps voir un petti couple dynamique..avec leur 2...3..4 enfant..avec sourire au levre et joie de vivre..nan ça va dans la famille austere et trsite..qui fait peur!
oui ben ça rebutte!
quand on parle des pretre c'est pour les accuser d'etre des pedophile en puissance...ils oublient de dire que pour un pretre aux moeurs douteuses à coté il y en aura 1000..10000 meme plus!!qui aideront les gens malade, malheureux....perdus et dont des ancienne victimes de pedophile (le pretre de ma paroisse il en ecoute beaucoup!) , à suporter, à pardonner..à vivre au mieu en les ecoutant les comprenant...ceux là , la grande majorité ecrasante de pretre..on en parle pas!!
on est ridiculsé on est diffamé,quand on voit à coté de ça certaine religion qui se font de mieu en mieu voir malgré leur frasque à travers le monde!! et pas des moindres!
les gens sont dressé, l'opinion publique est façonnée...comme de la pate à modeler..les gens se croient libre quand il ne sont pas sous la "coupe" d'une religion et surtout des catholiques..mais ils sont esclave des medias
c'est facile d'accuser l'eglise d'etre....vieille....dolente...demodée, depassée c'est à ses paroissiens d'en faire quelque chose!!
si on veut que ça soit dynamique, agreable, plein de vie et de joie c'est à nous de le faire!
je suis moi meme dans une paroisse...geniale, des pretres jeunes et dynamiques des paroissiens de tous age (personnes agée des jeunes parents de 25..30..40 ans) des ados...des enfants...
parfois ça em fait peur de voir comme ça se vide
et puis je decide de faire confiance je me dit que si moi je me suis"reveilé" et j'ai compri ce qui se passait dans mon coeur..d'autres peuvent aussi!
Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Bonjour à tous,
Ma jeune expérience ne me permet pas de remonter autant d'années que les participants précédents, néanmoins je pense que mon cas est celui de beaucoup de jeunes baptisés "par tradition familiale". Mes parents étaient d'un côté, catholique par habitude je pense (je n'ai pas le souvenir d'avoir vu mon père communier un jour), et de l'autre avec une foi réelle (ma mère prenait une part active dans la vie de la paroisse) mais qui s'est peut-être laissée séduire par les sirènes des 70's, entraînant un manque de rigueur et d'assiduité dans la pratique religieuse (j'ai découvert la confession l'an dernier...à 26 ans...), une formation insuffisante (coloriages, découpages...par des laïcs et dans une ambiance peu studieuse) et peu à peu...l'arrêt de toute pratique. Presque tous mes amis ont reçu ce type d'éducation religieuse et aucun n'est catholique maintenant !
A cela s'est ajoutée cette volonté de "faire" plus moderne, plus festif, avec chants cucus, guitares, chorégraphies et compagnie qui loin de nous plaire, ont juste alimenté nos railleries d'adolescents...
Depuis cette période, que s'est-il passé ? Les idées socialistes sont devenues "à la mode" et la télé a entretenu (et entretient toujours (pas plus tard qu'hier soir, sur France 2, avec ce téléfilm bien manichéen, avec nobles haineux, prêtres qui font "décor" et résurgence des pires préjugés anti-catholiques)) une culture anticléricale ne poussant pas la jeunesse au sens ni de l'effort, ni de la charité, ni du sacrifice...(moi la 1ère !)
Mais si on observe bien : les églises "qui se vident" sont surtout celles
- où un prêtre vieillissant n'ose plus prendre parti en craignant de choquer ses ouailles
- où le côté festif prend le pas sur la liturgie, le respect de Dieu et la prière (les gens ne viennent plus à la messe mais au spectacle : on y voit des enfants forcés (1 fois par mois) et des personnes âgées qui trouvent que "ça change")
De l'autre côté, je connais des églises "pleines" :
- celles où un rite traditionnel est conservé (en français ou en latin)
- celles où le prêtre, sans prendre de gants, s'adresse réellement aux fidèles, les fait se remettre en question, place Dieu au centre de tout et "l'insère" dans notre vie quotidienne actuelle
Et dans ces églises là, je vois toutes les générations et une même foi...
Non, effectivement, l'Eglise n'a pas à se "moderniser" pour plaire à une population anticléricale et elle n'évangélisera pas plus avec des ballons et des confettis qu'en transmettant inlassablement la parole du Christ...
PS : et je suis tout à fait d'accord avec Etienne Lorant également ; la présence de ce forum même est une preuve de la modernité de l'Eglise et une formidable raison d'espérer !
Ma jeune expérience ne me permet pas de remonter autant d'années que les participants précédents, néanmoins je pense que mon cas est celui de beaucoup de jeunes baptisés "par tradition familiale". Mes parents étaient d'un côté, catholique par habitude je pense (je n'ai pas le souvenir d'avoir vu mon père communier un jour), et de l'autre avec une foi réelle (ma mère prenait une part active dans la vie de la paroisse) mais qui s'est peut-être laissée séduire par les sirènes des 70's, entraînant un manque de rigueur et d'assiduité dans la pratique religieuse (j'ai découvert la confession l'an dernier...à 26 ans...), une formation insuffisante (coloriages, découpages...par des laïcs et dans une ambiance peu studieuse) et peu à peu...l'arrêt de toute pratique. Presque tous mes amis ont reçu ce type d'éducation religieuse et aucun n'est catholique maintenant !
A cela s'est ajoutée cette volonté de "faire" plus moderne, plus festif, avec chants cucus, guitares, chorégraphies et compagnie qui loin de nous plaire, ont juste alimenté nos railleries d'adolescents...
Depuis cette période, que s'est-il passé ? Les idées socialistes sont devenues "à la mode" et la télé a entretenu (et entretient toujours (pas plus tard qu'hier soir, sur France 2, avec ce téléfilm bien manichéen, avec nobles haineux, prêtres qui font "décor" et résurgence des pires préjugés anti-catholiques)) une culture anticléricale ne poussant pas la jeunesse au sens ni de l'effort, ni de la charité, ni du sacrifice...(moi la 1ère !)
Mais si on observe bien : les églises "qui se vident" sont surtout celles
- où un prêtre vieillissant n'ose plus prendre parti en craignant de choquer ses ouailles
- où le côté festif prend le pas sur la liturgie, le respect de Dieu et la prière (les gens ne viennent plus à la messe mais au spectacle : on y voit des enfants forcés (1 fois par mois) et des personnes âgées qui trouvent que "ça change")
De l'autre côté, je connais des églises "pleines" :
- celles où un rite traditionnel est conservé (en français ou en latin)
- celles où le prêtre, sans prendre de gants, s'adresse réellement aux fidèles, les fait se remettre en question, place Dieu au centre de tout et "l'insère" dans notre vie quotidienne actuelle
Et dans ces églises là, je vois toutes les générations et une même foi...
Non, effectivement, l'Eglise n'a pas à se "moderniser" pour plaire à une population anticléricale et elle n'évangélisera pas plus avec des ballons et des confettis qu'en transmettant inlassablement la parole du Christ...
PS : et je suis tout à fait d'accord avec Etienne Lorant également ; la présence de ce forum même est une preuve de la modernité de l'Eglise et une formidable raison d'espérer !
Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Tout à l'heure je lisais ça sur un autre forum, déjà ça montre que ce n'est pas propre en France. On ne peut guere accuser l'angleterre d'etre un pays particulierement emprunt d'idées "socialistes":
http://www.telegraph.co.uk/comment/5662 ... ation.html
Le message de belette, me fait penser à toutes les églises évangéliques qui sans rentrer dans des considérations théologiques ont un culte souvent plus festif. Il y a sans doute aussi un problème de formation des jeunes et d’écoute. Je suis allé du baptême à la confirmation, avec quand meme beaucoup d’enseignement de valeurs chrétiennes mais tres peu de bible. Ensuite comme beaucoup, je me suis retrouvé seul au culte sans que jamais des formations bibliques me soient proposées, des réunions etc. Au final rapidement, j'ai laissé tomber la foi faute d'y être réellement "invité", de me sentir dans une famille. Alors oui je suis responsable de ça, mais pour autant je pense qu'une écoute plus active aurait sans doute pu y remédier.
http://www.telegraph.co.uk/comment/5662 ... ation.html
La Grande Bretagne n’est plus une nation chrétienne
L’assistance aux offices du dimanche baisse de 1% chaque année. A ce rythme, il est difficile de voir l’église survivre plus de 30 ans – mais peu de ses dirigeants sont préparés à faire face à cette possibilité.
A court terme nous allons assister à plus de fermetures de bâtiments. L’église peine à maintenir 16.200 édifices, dont beaucoup sont vétustes. L’institut Christian Research estime que dans 5 ans les fermetures d’églises vont passer de 30 à 200 par an.
Mais le plus inquiétant pour l’église est la chute du nombre des baptêmes. Sur 1000 naissances en Angleterre en 2006/2007 seuls 128 bébés sont baptisés comme anglicans. Ce nombre était de 609 en 1900. Le nombre de mariages à l’église a décliné de façon tout aussi catastrophique.
De nombreux évêques préfèrent ignorer cette situation, croyant apparemment vivre dans les années 1950 – une période que des historiens qualifient de faste pour l’église établie. Le couronnement d’Elisabeth II avait alors uni nation et église d’une façon qui ne sera jamais répétée. Ce monde a définitivement disparu.
La décision unilatérale de Gordon Brown de ne pas prendre part à la nomination des évêques (décision prise sans en référer aux représentants de l’opposition, au mépris du protocole) rend incertaine la présence des évêques dans la Chambre de Lords.
Si l’église perdait sa place officielle, cela poserait des problèmes majeurs pour la société. Chaque pays a besoin de rituels et de cérémonies pour promouvoir un sentiment de communauté et servir de cadre aux occasions nationales majeures.
Nous devrons inventer une nouvelle religion civile. Déjà le processus s’est enclenché avec le Jour Commémoratif de l’Holocauste et un plus grand accent mis sur les Droits de l’Homme comme base partagée de la morale.
Si les anglicans acquéraient un sens de ce qu’ils sont et croient, ils pourraient ralentir la chute et même stabiliser leur nombre. Ils seraient une minorité, mais une minorité créative – d’autres organisations, comme les catholiques avec leurs 300 ans de persécution et de statut de minorité, montrent les dangers à éviter et opportunités à saisir.
Le message de belette, me fait penser à toutes les églises évangéliques qui sans rentrer dans des considérations théologiques ont un culte souvent plus festif. Il y a sans doute aussi un problème de formation des jeunes et d’écoute. Je suis allé du baptême à la confirmation, avec quand meme beaucoup d’enseignement de valeurs chrétiennes mais tres peu de bible. Ensuite comme beaucoup, je me suis retrouvé seul au culte sans que jamais des formations bibliques me soient proposées, des réunions etc. Au final rapidement, j'ai laissé tomber la foi faute d'y être réellement "invité", de me sentir dans une famille. Alors oui je suis responsable de ça, mais pour autant je pense qu'une écoute plus active aurait sans doute pu y remédier.
- coeurderoy
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Concernant l'Angleterre, il y a beau temps déjà que Julien Green (ou Thomas Merton ? là j'ai un p'tit doute) signalait que la "tradition" du dimanche anglican suintait d'habitudes sentant le club, la routine, le "comfort" dans tout ce qu'il a de plus convenu, identitaire, ennuyeux, morne et discriminatoire ...
Moi qui confesse (à ma courte honte !) ne supporter ni leurs prêcheurs, leurs collèges, leur humour, leur langue ni leur histoire nationale (oui, là on peut me taxer d'anglophobie : J'ASSUME !!!) ne suis guère étonné de cet article. Quoi de plus libéral et de moins mystique que ce royaume dont l'histoire puait déjà aux XV-XVI ème s. Réjouissons nous de n'avoir pas vu sombrer la France dans cette monarchie de pacotille schismatique et scandaleuse... On peut souhaiter à cette île brumeuse que le sang des innombrables martyrs catholiques, religieux notamment, lui vaudra tout de même les belles conversions dont l'essor a été si vivace au XIXème s...
Et nos chers physiocrates, philosophes et hommes des Lumières qui ne juraient que par cette Angleterre âpre au gain, égoïste et pragmatique....
Moi qui confesse (à ma courte honte !) ne supporter ni leurs prêcheurs, leurs collèges, leur humour, leur langue ni leur histoire nationale (oui, là on peut me taxer d'anglophobie : J'ASSUME !!!) ne suis guère étonné de cet article. Quoi de plus libéral et de moins mystique que ce royaume dont l'histoire puait déjà aux XV-XVI ème s. Réjouissons nous de n'avoir pas vu sombrer la France dans cette monarchie de pacotille schismatique et scandaleuse... On peut souhaiter à cette île brumeuse que le sang des innombrables martyrs catholiques, religieux notamment, lui vaudra tout de même les belles conversions dont l'essor a été si vivace au XIXème s...
Et nos chers physiocrates, philosophes et hommes des Lumières qui ne juraient que par cette Angleterre âpre au gain, égoïste et pragmatique....
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Saint Bernard de Clairvaux
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Gérard57
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Personnellement je pense que la perte de vitesse de l'église catholique en France et dût, notamment à la génération 68, Vatican II achevant le travail. Une petite couche d'anticléricalisme par l'intermédiaire des médias et l'éducation nationale et le tour et joué. Résultat: la moitier des églises vides, 80% de personnes âgées, 1 curé pour 10 églises etc etc ... Quand les églises ne sont pas revendues pour être transformées en crêperies, boites de nuit ou mosquées (angleterre).
Et puis au niveau de la liturgie ça devient vraiment n'importe quoi. Entre la guitar, les sculptures en carton, les chants sur des airs "modernes", l'homélie du curé qui passe plus de temps à faire de la géopolitique que de nous parler de dieu ou du christ...
Bref, c'est bien mal barré...

Et puis au niveau de la liturgie ça devient vraiment n'importe quoi. Entre la guitar, les sculptures en carton, les chants sur des airs "modernes", l'homélie du curé qui passe plus de temps à faire de la géopolitique que de nous parler de dieu ou du christ...
Bref, c'est bien mal barré...
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etienne lorant
- Pater civitatis

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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Vous savez, c'est à peu ce choses près ce qu'écrivait Julien Green dans son Journal, vers l'année 1970. Je suis plus optimiste que vous. La plupart des choses importantes dans l'Eglise se déroulent dans l'invisible...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
En quoi Vatican II a achevé le travail ? J'avoue que c'est une rengaine qu'on entend souvent mais j'aimerais vraiment qu'on m'explique.Gérard57 a écrit :Personnellement je pense que la perte de vitesse de l'église catholique en France et dût, notamment à la génération 68, Vatican II achevant le travail.
Vatican II aurait-il dit aux fidèles d'apostasier ? Aurait-il laissé entendre qu'en trainant dans la boue l'Eglise, on la servait ?
Sincèrement, je trouve que c'est un peu facile d'accuser le concile. La tiédeur des catholiques ne serait-elle pas plutôt en cause ?
Puis-je vous demander vos sources ? Car ce n'est vraiment pas ce que j'observe (même si la proportion de personnes âgées reste importante).Gérard57 a écrit :80% de personnes âgées
En effet, je pense aussi que certains abus liturgiques (non voulus par Vatican II au passage) et la "gauchisation" des prêtres (qui ont certainement un peu trop réduit le christianisme a un corpus de bons sentiments socialistes) sont pour beaucoup dans l'apostasie qui sévit en Europe (et au Canada).Gérard57 a écrit :Et puis au niveau de la liturgie ça devient vraiment n'importe quoi. Entre la guitar, les sculptures en carton, les chants sur des airs "modernes", l'homélie du curé qui passe plus de temps à faire de la géopolitique que de nous parler de dieu ou du christ...
Mais je crois que la vraie raison est à chercher du côté d'une société qui est devenue sceptique et hédoniste. Le christianisme a tellement été ridiculisé dans notre bonne vieille France que je me surprends parfois de voir encore des catholiques pratiquants. Je pense qu'on peut rendre grâce au Seigneur pour ça.
Avant que vous ne désespériez, je vous conseille de vous rappeler que Dieu est le maître des temps et de l'Histoire. Et que le Christ est vainqueur du monde.Gérard57 a écrit :Bref, c'est bien mal barré...
Plusieurs fois, dans l'Histoire, l'Eglise s'est retrouvée dans une situation périlleuse et pourtant, elle est encore debout.
Voici la description que le Cardinal Newman fait de l'Eglise du IVième siècle :
"En Égypte au début du IVe siècle (juste avant l'époque de Saint Augustin), le schisme Mélétien comptait un tiers d'évêques de plus que tout le patriarcat (catholique). En Afrique, vers la fin de ce siècle, alors que le nombre d'évêques catholiques s'élevait à 466, les donatistes les concurrençaient presque avec 400 évêques. En Espagne, le Priscillianisme était répandu des Pyrénées à l'océan. Il semble qu'il ait été la religion de la population de la province appelée Galice, où son fondateur, Priscillien était honoré comme un martyr ! La détestable secte des manichéens, se cachant sous un certain nombre d'appellations dans différentes localités, n'était pas la moins florissante dans Rome. Rome et l'Italie étaient le siège des marcionistes. Et Rome était aussi le siège des novatiens, des donatistes, et d'un évêque Luciférien en plus de l'occupant légitime de la chaire de Saint Pierre. Les lucifériens étaient répandus dans la chrétienté de l'Espagne à la Palestine et de Trèves à la Libye; tandis que dans son pays d'origine, Lucifer semble avoir reçu les honneurs rendus à un saint. Quand Saint Grégoire commença à prêcher à Constantinople, les ariens possédaient des centaines de ses églises; ils avaient la population avec eux, etc, etc... Les évêques semi-ariens étaient populaires dans les provinces avoisinantes, tout comme la capitale était arienne. La Phrygie était le quartier général des Montanistes.... Le pays entier, du Pont à la Cilicie avait presque entièrement renié pour l'eunomianisme, et la région allant de la Cilicie à la Phénicie pour l'apollinarisme, etc, etc...
Ces sectes avaient des caractéristiques variées. Les études, l'éloquence, et le talent étaient caractéristiques de l'apollinarisme. Tichonius, le donatiste, se distinguait par ses interprétations de la Bible; les guides des semi-ariens et des appolinariens se distinguaient par leur comportement grave et leur correction...
Les sectes avaient leur clergé ordonné, leurs credos , leurs cimetières, leurs formes, leurs professeurs, leurs écoles et docteurs. Des miracles étaient attribués à l'arien Théophile, au luciférien Grégoire d'Elvire, à un macédonien à Cyzicènes, et aux donatistes en Afrique.
À nouveau. à une date un peu plus tardive, en l'an 493, pendant le pontificat de Gélase, l'Est entier était aux mains de gens qui trahissaient le concile de Calcédoine (4e), l'Italie était la proie de voleurs... Le pélagianisme se répandait dans le territoire de Picenium. Dans le Nord, les britanniques, les premiers infectés par le pélagianisme ont été dépossédés par les Saxons païens- La Picardie, la Champagne etc, se sont ensuite soumises un Clovis encore païen. Les royaumes ariens Burgonde et espagnol oppressaient le clergé catholique. L'Afrique était parcourue par le Vandale Gundamond, le peuple demeurait fidèle, mais le clergé était en exil et leurs offices suspendus..."
Comme il le dit dans un de ses livres :
"Le conflit entre l'Église et le monde a ceci de particulier que le monde semble toujours l'emporter sur l'Église, alors qu'en réalité c'est l'Église qui toujours l'emporte sur le monde. Ses ennemis ne cessent de triompher en la croyant vaincue, et ses membres ne cessent de se désespérer; et pourtant, elle demeure. Elle demeure et elle voit la ruine de ses ennemis et de ses oppresseurs."
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi nous associons les déboires de la fin des années '60 avec Vatican II, la réflexion de Vatican II a commencée bien avant la seconde guerre mondiale, je dirai même que les germes de cette réflexion a commencé avec Léon XIII.
Comme le disait un certain analyste du Concile: «Ce qui est plutôt intéressant dans Vatican II c'est qu'il pose des questions nouvelles à résoudre, il innove en ce sens qu'il a d'abord voulu donner un exposé positif de la foi et non conclure sur des anathèmes. Ceci est donc un développement organique de la Tradition qui marque une avancée incontestable de l'Église.»
Comme le disait un certain analyste du Concile: «Ce qui est plutôt intéressant dans Vatican II c'est qu'il pose des questions nouvelles à résoudre, il innove en ce sens qu'il a d'abord voulu donner un exposé positif de la foi et non conclure sur des anathèmes. Ceci est donc un développement organique de la Tradition qui marque une avancée incontestable de l'Église.»
Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
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Gérard57
- Barbarus

Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Pourriez-vous donner quelques exemples ?etienne lorant a écrit :Vous savez, c'est à peu ce choses près ce qu'écrivait Julien Green dans son Journal, vers l'année 1970. Je suis plus optimiste que vous. La plupart des choses importantes dans l'Eglise se déroulent dans l'invisible...
Peut-être suis-je tombé dans une "mauvaise" paroisse mais au vue de ce que je constate à chaque fois que je vais à la messe ça me laisse plutôt perplexe, même si je suis conscient qu'il y'a des gens qui œuvre pour essayer d'améliorer là situation. Disons que globalement je trouve que les choses sont bien mal parties et tendent plutôt à se dégrader.
Un exemple significatif :
Les parents de la génération baby-boom étaient élevés dans la quasi totalité des cas dans une tradition catholique, bien encrée, c'est ceux là même que je retrouvent à l'église. La génération suivante (aujourd'hui dans les 50-60ans) sont largement moins présent à la messe, mais il y'en a. Et puis une génération plus tard à une messe ordinaire: peut être 2% de jeunes (15-25 ans) ? Je me suis retrouvé bon nombre de fois, seul jeune homme de ma génération à la messe.
Donc, c'est mathématique, à ce rythme là si la déchristianisation de la France continue, dans 2 générations il y'aura une crêperie dans l'église de mon village. Peut être ressent-on moins le choc dans les grandes villes mais dans les villages je puis vous dire que c'est assez inquiétant.
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etienne lorant
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
C'est ce que je crois aussi. Le mouvement qui anime l'Eglise n'est pas quantifiable d'aucune façon, il est souterrain, et je dirais que c'est tout à fait normal car il est fait pour soulever la terre, comme le levain dans la pâte. Vatican II a ouvert la route à Jean-Paul II, les murs de Jéricho (bloc de l'Est) se sont effondrés et s'il semble que l'Eglise soit en perte de vitesse chez nous, je ne me fais pas de souci: je constate la profondeur de vue d'un jeune prêtre noir, issu d'un diocèse d'Afrique associé au nôtre (j'ignorais que de telles associations existaient - encore une initiative dont on n'avait jamais entendu parler) et voilà que dans ce diocèse 18 prêtres ont été ordonnés, 21 le seront l'an prochain. Nous ne tomberons pas à court de prêtres - la couleur de la peau ne change rien à l'affaire, si ce n'est d'une manière positive qui surprendra tous les commentateurs du JT qui disaient: cette fois, ça y est, l'Eglise est moribonde...Guy a écrit :J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi nous associons les déboires de la fin des années '60 avec Vatican II, la réflexion de Vatican II a commencée bien avant la seconde guerre mondiale, je dirai même que les germes de cette réflexion a commencé avec Léon XIII. »
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Gérard57
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Raistlin a écrit : En quoi Vatican II a achevé le travail ? J'avoue que c'est une rengaine qu'on entend souvent mais j'aimerais vraiment qu'on m'explique.
Vatican II aurait-il dit aux fidèles d'apostasier ? Aurait-il laissé entendre qu'en trainant dans la boue l'Eglise, on la servait ?
Sincèrement, je trouve que c'est un peu facile d'accuser le concile. La tiédeur des catholiques ne serait-elle pas plutôt en cause ?
Sans parler de raisons purement doctrinales, je remarque qu'a l'époque de mes parents/grands parents la liturgie était plus rigoureuse, moins permissive que maintenant et que justement celà évitait les travers que je remarque maintenant très souvent à l'église. Je ne dit pas que la chute de l'église Catholique en France dépend uniquement du Vatican II mais j'ai l'impression que la nouvelle liturgie (favorisée par des prêtres gauchistes comme vous le soulignez) a entrainé la perte d'une certaine forme de respect qu'il y'avais avant. Une sorte de messe désacralisée enfait. Ne trouvez vous pas ?Guy a écrit :J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi nous associons les déboires de la fin des années '60 avec Vatican II, la réflexion de Vatican II a commencée bien avant la seconde guerre mondiale, je dirai même que les germes de cette réflexion a commencé avec Léon XIII.
Raistlin a écrit :Puis-je vous demander vos sources ? Car ce n'est vraiment pas ce que j'observe (même si la proportion de personnes âgées reste importante).Gérard57 a écrit :80% de personnes âgées
C'est ce que j'observe à chaque fois que je vais à la messe tout simplement. Comme j'ai dit dans la réponse précédente, il n'y à généralement personne entre 15 et 25 ans à une messe ordinaire un dimanche matin. Et vue le nombre de personne, je serai même capable de vous sortir des statistiques précises si vous le souhaitez
Je prie pour qu'elle demeure !Raistlin a écrit :
Comme il le dit dans un de ses livres :
"Le conflit entre l'Église et le monde a ceci de particulier que le monde semble toujours l'emporter sur l'Église, alors qu'en réalité c'est l'Église qui toujours l'emporte sur le monde. Ses ennemis ne cessent de triompher en la croyant vaincue, et ses membres ne cessent de se désespérer; et pourtant, elle demeure. Elle demeure et elle voit la ruine de ses ennemis et de ses oppresseurs."
Bien à vous,
Gérard57
Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
Un avis extérieur vous interesse ?
Mon experience : protestant de souche, élevé dans un anti-catholicisme primaire, j'ai au longe de mes années appris à apprecier nombre de points de l'Eglise Catholique.
J'ai aussi compris nombre de points faibles qu'un non-fidele peut aborder sans crainte.
Comment expliquer que les profanes soient insensibles à ce qui m'a touché au point de participer à l'eucharistie et faire le signe de croix, être favorable à l'ordination de prêtres ?
1ere raison : C'est tout à prendre ou à laisser. Quelque soit ma sympathie, il est impossible d'adhérer à un concept de "Saint Père" fermement condamné par Jesus Christ(Math 23). Ca ne me derange pas outre mesure, communiant avec mes freres catholiques tout en ne m'inclinant pas devant des statues avec l'approbation du prêtre, par exemple. mai il n'en est pas de même pour un jeune.
2e raison : l'Eglise s'est jetée dans une irreformalibilité du fait des pretentions d'infaillibilité et menaces d'anatheme à quiconque douterait. La dogmatique se trouve figée et il faut user de tresors de phrases sinueuses et ampoulées pour tenter d'accorder une pratique et les Ecritures. Voir le Lumen Gentium reconnaissant la mediation du Christ uniquement mais que la mediation par la vierge c'est comme si c'etait la mediation du Christ... Comment voulez-vous faire adhérer quelqu'un de l'exterieur à un tel discours ? L'Eglise reste aggripée à des positions intenables comme la virginité perpétuelle. Quelque soit votre attachement à çà comment pouvez espérer faire avaler des histoires de de freres transformés en cousins ou demi-freres ou disciples, au choix ? Ce concept dont aucun catholique ne s'est jamais montre capable d'exprimer quelque intérêt que ce soit sur le plan spirituel, n'est-il pas un vrai boulet ? quelle energie dépensée par les catholiques sur ces "freres de Jesus" ou les "jusqu'à" !
l'Eglise n'aurait-elle pas intérêt de se débarasser de tels boulets ou comme les 12 cranes de Jean Baptiste toujours tolérés ?
BonSeb parlait de la raison à appliquer au jugement des doctrines religieuses .. n'est-ce pas l'occasion ?
Je sais que vous serez tenté de me repondre en mode reflexe sur l'affaire VP. Croyez-moi si vous voulez mais mon propos est de defendre l'Eglise et ces points la discreditent. C'etait tenable à l'epoque ou les catholiques ne lisaient pas la Bible ou lorsque l'Eglise disposait de moyens d'oppression. Ce n'est plus possible aujourd'hui.
3e raison : L'Eglise hesite à être elle-même. Elle tente d'"arrondir les angles" pour seduire au travers de fausses ouvertures. Concerts pops, show televisuels. L'Eglise n'est pas là ! Elle seduirait si elle se replongeait dans la Tradition véritable et non pas dans la pacotille du latin, d'accesoires de messe ou de ceremonies dont (je l'ai constaté) même les plus fervents fideles sont incapable de donner un sens(voir prêtre dos aux fideles). Pourquoi ne pas revenir aux jubés, chapitres et dévellopper un fond sprirituel local. Les orthodoxes ont bien gardé l'équivalent du jubé ! Pourquoi cette convenance à un populisme ?
Le besoin spirituel est present dans la jeunesse ... et moins jeunes. Si l'Eglise ne se bouge pas, les sectes, l'Islam, les evangeliques, les New Age se chargeront de le satisfaire et ce serait dommage.
Bon tout ceci n'est qu'un avis ! Faites-en ce que vous voulez.
Accordez-moi la sincerité ...
Mon experience : protestant de souche, élevé dans un anti-catholicisme primaire, j'ai au longe de mes années appris à apprecier nombre de points de l'Eglise Catholique.
J'ai aussi compris nombre de points faibles qu'un non-fidele peut aborder sans crainte.
Comment expliquer que les profanes soient insensibles à ce qui m'a touché au point de participer à l'eucharistie et faire le signe de croix, être favorable à l'ordination de prêtres ?
1ere raison : C'est tout à prendre ou à laisser. Quelque soit ma sympathie, il est impossible d'adhérer à un concept de "Saint Père" fermement condamné par Jesus Christ(Math 23). Ca ne me derange pas outre mesure, communiant avec mes freres catholiques tout en ne m'inclinant pas devant des statues avec l'approbation du prêtre, par exemple. mai il n'en est pas de même pour un jeune.
2e raison : l'Eglise s'est jetée dans une irreformalibilité du fait des pretentions d'infaillibilité et menaces d'anatheme à quiconque douterait. La dogmatique se trouve figée et il faut user de tresors de phrases sinueuses et ampoulées pour tenter d'accorder une pratique et les Ecritures. Voir le Lumen Gentium reconnaissant la mediation du Christ uniquement mais que la mediation par la vierge c'est comme si c'etait la mediation du Christ... Comment voulez-vous faire adhérer quelqu'un de l'exterieur à un tel discours ? L'Eglise reste aggripée à des positions intenables comme la virginité perpétuelle. Quelque soit votre attachement à çà comment pouvez espérer faire avaler des histoires de de freres transformés en cousins ou demi-freres ou disciples, au choix ? Ce concept dont aucun catholique ne s'est jamais montre capable d'exprimer quelque intérêt que ce soit sur le plan spirituel, n'est-il pas un vrai boulet ? quelle energie dépensée par les catholiques sur ces "freres de Jesus" ou les "jusqu'à" !
l'Eglise n'aurait-elle pas intérêt de se débarasser de tels boulets ou comme les 12 cranes de Jean Baptiste toujours tolérés ?
BonSeb parlait de la raison à appliquer au jugement des doctrines religieuses .. n'est-ce pas l'occasion ?
Je sais que vous serez tenté de me repondre en mode reflexe sur l'affaire VP. Croyez-moi si vous voulez mais mon propos est de defendre l'Eglise et ces points la discreditent. C'etait tenable à l'epoque ou les catholiques ne lisaient pas la Bible ou lorsque l'Eglise disposait de moyens d'oppression. Ce n'est plus possible aujourd'hui.
3e raison : L'Eglise hesite à être elle-même. Elle tente d'"arrondir les angles" pour seduire au travers de fausses ouvertures. Concerts pops, show televisuels. L'Eglise n'est pas là ! Elle seduirait si elle se replongeait dans la Tradition véritable et non pas dans la pacotille du latin, d'accesoires de messe ou de ceremonies dont (je l'ai constaté) même les plus fervents fideles sont incapable de donner un sens(voir prêtre dos aux fideles). Pourquoi ne pas revenir aux jubés, chapitres et dévellopper un fond sprirituel local. Les orthodoxes ont bien gardé l'équivalent du jubé ! Pourquoi cette convenance à un populisme ?
Le besoin spirituel est present dans la jeunesse ... et moins jeunes. Si l'Eglise ne se bouge pas, les sectes, l'Islam, les evangeliques, les New Age se chargeront de le satisfaire et ce serait dommage.
Bon tout ceci n'est qu'un avis ! Faites-en ce que vous voulez.
Accordez-moi la sincerité ...
- Souricette
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Re: La perte de vitesse de l'église catholique (en France)
A propos de la comparaison protestantisme-catholicisime, je ne saurais trop conseiller la lecture du livre de J. Green, Pamphlet contre les catholiques de France, livre daté de 1924, écrit par un converti de l'anglicanisme au catholicisime, et qui dresse déjà un triste bilan, non de la religion catholique, mais des catholiques de son époque. Ce qui ne le ramène nullement au protestantisme.
En croyant à des fleurs, parfois on les fait naître.
(Edmond Rostand)
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