L'athéisme est-il de la folie ?

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Pneumatis
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par Pneumatis »

etienne lorant a écrit :mais j'ai appris qu'il était mort de folie syphilitique... c'est du moins ce que l'on m'a enseigné.
Oui c'est ce qui se dit : mais même syphilitique, sa folie n'en demeure pas moins providentielle, il faut le reconnaitre !
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etienne lorant
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par etienne lorant »

J'ai le sentiment que la folie est liée à l'orgueil, ou au désespoir, ou la résultante des deux. Même si j'ai une petite foi, je suis toujours capable de crier "Seigneur, à mon secours, vite à mon aide !", et je franchirai le cap. Mais j'ai connu cet état où je croyais déjà mais en disant: "Il est impossible que Dieu m'aime, moi, comme individu"... et cela avait quelque chose de très sombre. Je crois que ce qui m'a sauvé, c'est l'humilité d'avoir dit au Seigneur: "Je ne parviens pas à croire que tu m'aimes, moi, parce que moi, c'est rien ou si peu !" Poser la question, question vitale à l'époque, a fait descendre Jésus du Ciel comme la foudre !
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par Pneumatis »

Charles a écrit :Nietzsche comme Jung ont eu une ambition conservatrice : celle de se posséder totalement, de se posséder comme les dieux se possèdent eux-mêmes, c'est-à-dire possèdent inconditionnellement leur propre être, au point où ils auraient dû devenir immortels. C'est à ce moment là, de suprême effort, qu'ils craquent. J'ai eu un ami qui a fait la même expérience, le jour même où sa psychose s'est déclarée (brusquement et radicalement) il s'est mis en tête de "tout récupérer". Le désir d'immortalité et la peur de la mort, la volonté de puissance, le désir de se posséder sans que rien ne puisse leur être retiré et surtout pas la vie (voir l'obsession de "la grande santé" qu'avait Nietzsche) tout cela finit par les briser. Dans le cas de Nietzsche, il y avait une profonde similitude avec le cas décrit dans le poème de Baudelaire parce qu'il se faisait aussi le rival du Christ.
Oui, ça résume assez bien ce que je pense de Nietzsche ! ;)
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Emanuel
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par Emanuel »

J'avais suggéré que p.e on commence par lire le poème dans son intégralité qui change un peu la perspective :

Au dieu inconnu

Encore une fois avant de poursuivre ma route
Et de tourner mes regards vers l’avenir,
Je lève vers Toi mes mains jointes en prière,
Toi en Qui je fuis
A qui je consacre des autels
Au fond du fond de mon coeur
Pour que toujours
Ta voix me rappelle.

Et là en lettres de feu
Les mots : Au dieu inconnu.
J’existe comme si, jusqu’à cette heure,
J’avais été fidèle à la cohorte des criminels ;
Je suis tel et je sens les liens
Qui, dans la lutte, disloquent mes membres ;
Mais je puis fuir pour me mettre à ton service.

Je veux te connaître, Inconnu.
Toi Qui plonge tes racines dans les profondeurs de mon âme
Et qui, tel un cyclone, traverse mon existence en tourbillonnant
Toi l’Ineffable qui m’est apparenté !
Je veux te connaître et même : te servir.
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Souricette
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par Souricette »

J'ai toujours trouvé l'athéisme déraisonnable en ce sens où pour que ça tienne debout il faudrait que l'intelligence humaine soit bien plus puissante qu'elle ne l'est L'intelligence humaine étant plus que finie, et pour tout dire extrêmement limitée, il me semble évident que le monde est régi par une intelligence infinie, profondément raisonnable. Mais ceci n'est que mon point de vue d'être humain limité. :D
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philémon.siclone
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par philémon.siclone »

Permettez-moi d'aller à contre-courant de tout ce qui se dit ici.

Certes, « l’insensé a dit en son cœur : il n’y a point de Dieu. » Mais Jésus a dit : «Celui qui dira à son frère : Raca, c’est-à-dire : Imbécile, méritera d’être condamné par le conseil. Que celui qui lui dira : Vous êtes un fou, méritera d’être condamné au feu de l’Enfer. Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Pourquoi, hypocrite, voyez-vous une paille dans l’œil de votre frère ? Entrez par la porte étroite. Que la porte de la vie est petite ! Quiconque entend donc ces paroles que je dis, et les pratique, sera comparé à un homme sage. »

Or que vois-je ici ? Que lis-je ? Les athées sont des fous et des imbéciles.

Qu’en savez-vous que l’Insensé qui dit en son cœur qu’il n’y a point de Dieu n’est pas précisément celui qui regarde son frère de haut ? Il a dit : « en son cœur ». En son cœur, entendez-vous ? Qu’est-ce que cela veut dire, « en son cœur »… ? Pourquoi cela s’agirait-il forcément d’un procédé conscient ?

Jésus parle aussi, dans le même discours, de l’Adultère, qui désire une femme « dans son cœur », après l’avoir regardée. Il n’a rien fait avec elle, il l’a simplement « désirée en son cœur », et personne ne le sait, car l’action se déroule dans le secret le plus profond, uniquement connu de Dieu. « Adultère », dit Jésus. Il parle aussi de « génération adultère », et on sait ce que cela veut dire. L’adultère est celui qui trompe, qui trahit une alliance, en l’occurrence l’alliance divine, c’est l’Infidèle par excellence. « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est bien éloigné de moi. »

Les athées sont fous, les athées sont stupides. Tant que vous voudrez, certes. Mais ils sont pourvus d’une raison, et ils réfléchissent. Pourquoi ne pas se demander ce qui les a conduits là ? Certains ont pu glisser quelques mots : souffrance, révolte. Certes oui ! L’athée souffre de Dieu et des hommes, et se révolte contre Dieu et les hommes. C’est certain. Pourquoi se refuser à comprendre cela ? Jésus ne lui jette pas la pierre, bien loin de là. Au contraire, il est tout accueil, les bras ouverts.

Et l’Enfant prodigue. Qui est-il ? Un révolté. Il quitte la maison de son père, c’est-à-dire Dieu, lui réclame sa part, à savoir sa propre vie, et s’en va loin de Lui la dépenser dans le monde, où il finira malheureusement au milieu de ses propres immondices. A ce moment-là, l’insensé est loin, très loin de Dieu. Pourtant, il rentrera à la maison, et Dieu ira à sa rencontre, et lui fera fête.
Et le « bon » larron qui est surtout un très vilain larron à la base. Toute sa vie, il a tourné le dos à Dieu. Pourtant, à la fin, tout semble fini pour lui, et il a suffi d’un rien pour qu’il soit le premier à entrer dans le Paradis en compagnie de Jésus.

Et lorsque je pense à certains personnages de notre époque, comme Georges Brassens, qui était le type même de l’athée revendiqué et affiché, et chantait encore dans ses dernières années : «Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires,» mais qui pourtant passa toute sa vie à parler de Dieu dans un grand nombre de ses chansons. Parle-t-on si souvent de quelqu’un qui n’existe pas ? Allons. Respectons le secret de cet homme. Nous en ignorons probablement tout, car « personne ne comprend personne. »
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
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Souricette
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par Souricette »

Attention, nuance : déraisonnable ne veut pas dire stupide. Vous faites insulte à la multitude de fous existant sur terre. :p
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par etienne lorant »

Je ne crois pas, et je n'ai jamais pu considérer un athée comme étant un "fou". Ou si je l'admets, alors j'ai été fou pendant une bonne quinzaine d'années. Mais un fou malheureux, qui cherchait la vérité jusqu'à plonger dans des abîmes de détresse, ou entamer des études de philosophie, puis de chercher du côté de la morale, etc. Il faut se rappeler l'exemple des Maritain et d'autres comme Simone Weil, qui firent de la quête de la vérité le "sine qua non" de la raison de vivre, et qui découvrirent ainsi le Christ.

Une découverte pour certains :

Jacques et Raïssa : deux êtres assoiffés de vérité

Jacques Maritain voit le jour à Paris le 18 novembre 1882. Petit fils de Jules Favre, l'un des pères fondateurs de la IIIème République, Jacques grandit à l'ombre du grand homme dans une atmosphère protestante et bourgeoise qui lui devient vite irrespirable.

Le 31 Août 1883 naît Raïssa Oumançoff dans les confins de la Russie. Dix ans plus tard, la famille Oumançoff est contrainte de quitter la Russie pour la France afin de pouvoir donner à leurs filles une éducation correcte. Raïssa est une élève douée, baignée dans un climat familial favorable à son épanouissement intellectuel. C’est un esprit avide de connaissance et de découverte.

Jacques et Raïssa font connaissance à Paris alors qu'ils sont tous les deux étudiants à la Sorbonne. Ils n'ont pas alors 20 ans. S’ils se découvrent bien différents dans leurs origines respectives, ils se révèlent l’un à l’autre semblables dans leurs aspirations et dans leur recherche de la vérité qu‘ils ne trouvent dans aucun système philosophique enseigné. Le désespoir les guette jusqu’au jour où, par l’intermédiaire de Charles Péguy, ils découvrent le cours de Bergson. Jacques et Raïssa trouvent en effet chez Bergson les réponses philosophiques, "décisives et inoubliables", à une angoisse existentielle qui a remis en cause jusqu'à leur désir de vivre.

Puis, c’est la lecture d'un roman de Léon Bloy, La femme pauvre, qui les bouleverse en les mettant en présence de réalités tout à fait nouvelles pour eux : la foi et la pauvreté. "On n'entre pas au Paradis demain, ou dans dix ans, on y entre aujourd'hui, quand on est pauvre et crucifié". La sainteté aussi : "Il n'y a qu'une tristesse, c'est de n'être pas des saints". De cette lecture naît le désir de rencontrer l’auteur qui devient l’un de leurs plus chers amis et les accompagne sur le chemin de leur conversion. C’est ainsi que le 11 juin 1906, en la fête de Saint Barnabé, Jacques, Raïssa et sa sœur Véra sont baptisés en l'église Saint-Jean l'évangéliste à Montmartre. Raïssa écrit dans Les grandes amitiés : " Une paix immense descendit en nous, portant en elle les trésors de la foi. Il n'y avait plus de questions, plus d'angoisse, plus d'épreuves, il n'y avait plus que l'infinie réponse de Dieu. L'Église tenait ses promesses, et c'est elle la première que nous avons aimée. C'est par elle que nous avons connu le Christ."

Aussitôt après leur baptême, Jacques et Raïssa reçoivent de l'Église la bénédiction de leur mariage. Jacques réussit brillamment son agrégation de philosophie.
Commence pour eux une vie de prière et de contemplation dans le monde qui s’achève pour Raïssa le 4 novembre 1960 , à la suite d’une longue maladie et pour Jacques le 28 avril 1974 , chez les petits frères de Jésus de Toulouse où il s’était retiré. Ils reposent tous les deux à Kolbsheim.
Ils nous laissent une œuvre tout imprégnée de Saint Thomas et nourrie d’une profonde expérience de l’oraison.
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MB
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par MB »

Avé

Il y a un profond malentendu dans l'emploi du terme de "folie". On cite des textes de l'Antiquité, qui parlent d'insensés, etc. Le sens n'est pas le même, car aujourd'hui, les "folies" sont des dérangements mentaux provoqués par des troubles objectifs du fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Autrement dit, notre définition est d'ordre clinique : le 19ème siècle hygiéniste, pratique, positiviste est passé par là. Il ne faut donc pas la plaquer sur ce qu'en disent les Anciens, ils ne parlent pas de gens qu'il faut mettre à l'asile.

Une illustration, qui dévie du sujet mais qui peut un peu aider. On parle souvent d'empereurs romains "fous" (Caligula ou Néron). Ils n'étaient pas fous au sens clinique ; simplement, venus au pouvoir très jeunes, ils se laissaient un peu aller aux possibilités du pouvoir sans limite, et employaient un langage politique qui, dans les conceptions du temps, était fondé sur la royauté hellénistique ou orientale (le roi demi-dieu, démiurge, somptueux, etc.). Ce langage ne cadrait pas du tout avec le code moral implicite du Principat, plus ou moins respecté par Auguste (en principe, le Principat est la République restaurée, avec à sa tête un Princeps qui coiffe le tout, mais qui est censé se comporter comme n'importe quel quidam). Or les auteurs de l'Antiquité qui nous sont parvenus sont hostiles à l'expression franche du pouvoir absolu, et ont passé leur temps à flétrir les "mauvais" empereurs qui ne se comportaient pas en rudes citoyens à l'ancienne : seul un "fou", donc, pouvait ne pas respecter les usages anciens et se comporter en despote. De là l'ensemble des médisances qui sont, en général, soit des ragots, soit des malentendus.
Le "fou" est ici, non celui qui est bon pour l'asile, mais qui ne respecte pas des usages considérés comme allant de soi. A titre d'illustration, dans le monde musulman, un homme qui souhaiterait devenir chrétien, serait considéré comme fou dans ce sens-là : il voudrait s'affranchir du groupe et lever le grand tabou. Seuls les insensés le font !

Aussi me paraît-il malheureux de parler d'athées "fous". Il suffit de voir un athée comme Albert Camus, qui était malheureux de ne pas réussir à croire, et qui a passé toute sa vie à en désespérer ; du reste, il a envoyé sa progéniture au catéchisme, ce qui montre qu'il avait une pensée complexe sur la question.
Après, il y en a qui ne croient pas, parce que ça ne "vient" pas (peut-être faut-il parler d'agnostiques ?) Il y en a aussi qui sont objectivement bêtes ; il y en a, et ils sont de plus en plus nombreux aujourd'hui, simplement haineux et/ ou mesquins (dont la position a été bien résumée par Houellebecq qui les caricature ainsi en les assimilant à des beaufs : "pour moi toutes les religions elles se valent, c'est du pareil au même"... "c'est rien que des conneries pour opprimer les gens, pour les empêcher de s'éclater et les pousser à s'entretuer, et pour s'acheter des beaux habits dorés alors que le pauvre populot il crève la dalle"). Le terme de beauf me paraît vraiment idéal, oui, mais pas celui de fou. A côté d'eux, un athée qui professe positivement qu'il n'y a pas de Dieu, fait figure d'intellectuel raffiné.


Amicalement
MB

PS. J'apprécie beaucoup l'analyse de Charles sur le profil psychologique et intellectuel de Nietzsche (je la trouve très fine, quoique Nietzsche soit effectivement, malgré son athéisme, un penseur religieux), mais la syphilis est la syphilis ; quand il y a des bactéries qui attaquent le système nerveux, on peut penser ce qu'on veut : en l'absence de traitement, cela occasionne des troubles.
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par etienne lorant »

Je me souviens d'une étudiante que j'avais rencontrée lors d'un "Summer Schoof of English" - en Ecosse. J'avais été très étonné de l'entendre me dire, de but en blanc: "Il faut toujours faire très attention à tout, parce que, quand on est mort, on est mort !" C'est à ce moment-là que j'ai réalisé avoir à mes côtés, non une athée hostile à Dieu, mais quelqu'un sans religion qui avait une frousse bleue de la mort. Moi, j'avais toujours mon bagage chrétien - plus rempli d'une certaine idée de l'amour que d'une idée sur la mort, et j'étais très étonné. Je lui ai demandé: alors qu'est-ce qu'on devient après la mort ? Elle m'a fait comprendre qu'on devient littéralement son cadavre. Et je me souviens que je m'étais lancé dans une explication que j'affectionnais à cet âge: "Mais,Bénédicte, tu connais la loi de la conservation de l'énergie ? Alors, l'énergie qui anime un corps, lorsqu'elle quitte ce corps, en quoi se transforme-t-elle ?" Tout différent d'elle, au même âge, j'étais plutôt casse-cou et j'aimais bien les corniches des bâtiments... les réprimandes quand je me faisais attraper !
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Souricette
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Re: L'athéisme est-il de la folie ?

Message non lu par Souricette »

Les lectures d'hier étaient très claires sur la sagesse de Dieu et la folie des hommes, pas seulement celle des athées mais celle de tous les athées potentiels que nous sommes :

La Sagesse a bâti sa maison, elle a sculpté sept colonnes. Elle a tué,ses bêtes, apprêté son vin, dressé sa table, et envoyé ses servantes. Elle proclame sur les hauteurs de la cité : " Si vous manquez de sagesse, venez à moi !" A l'homme sans intelligence elle dit : " Venez mangez de mon pain, et boire mon vin que j'ai apprêté ! Quittez la votre folie et vous vivrez, suivez le chemin de l'intelligence.
(Proverbes 9, 1-6)

Par intelligence, je pense qu'il faut entendre "compréhension", ouverture de l'esprit aux choses de Dieu. Lequel d'entre nous peut avoir suffisamment d'orgueil et de déraison pour prétendre avoir une intelligence infaillible et incarner la sagesse ?

Et encore :

Frères, prenez bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des fous mais comme des sages. Tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais. Ne soyez donc pas irréfléchis, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.
(Ephésiens 5, 15-17)
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