Quel plan pour une nouvelle messe ?

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AdoramusTe
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par AdoramusTe »

François-Xavier a écrit : C'est l'idée de Vatican II de redonner à l'évêque son plein rôle dans la liturgie. Il ne s'agit évidemment pas de retomber dans les excès des XVII°-XIX° siècle où les missels et brévaires néo-gallicans fleurirent. Aujourd'hui on a une anarchie totale dans la façon d'interpréter les prescriptions liturgiques des livres officiels. C'est une façon d'imposer une discipline et une unité tout en respectant des traditions légitimes (les premières d'entre elles étant par exemple le sanctoral d'une région ou d'un diocèse). Les rubriques on d'ailleurs été allégées pour justement ouvrir davantage de possibilités aux évêques de construire la pratique liturgique de leurs paroisses. Je suis comme vous effrayé de voir le nombre d'options possibles dans la liturgie actuelle. Ces options pourraient justement être largement limitées par la mise en œuvre de ces coutumiers, qui pourraient justement par exemple imposer le Canon I le dimanche et fêtes de précepte, le rite de l'aspersion, les lectures du sanctoral et non du temporal aux fêtes des saints et j'en passe...
En fait, je ne suis pas convaincu de cette histoire de coutumier diocésain.
De même qu'il est préférable d'en laisser le moins possible à l'arbitraire des prêtres, il est aussi préférable que la liturgie soit le moins possible laissée à l'arbitraire des évêques. On voit bien que dans la pratique, les libertés données ne conduisent pas toujours au bon goût. La preuve en est : tout ce qui est laissé à l'appréciation de conférences d'évêques.
Par ailleurs, les efforts seraient dupliqués entre diocèses alors que finalement, on a plutôt intérêt à voir les pratiques converger pour une plus grande unité du rit.
Par conséquent, je vois plutôt ce travail effectué par la Congrégation du Culte Divin et figé dans le marbre du missel.
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François-Xavier
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par François-Xavier »

AdoramusTe a écrit : En fait, je ne suis pas convaincu de cette histoire de coutumier diocésain.
De même qu'il est préférable d'en laisser le moins possible à l'arbitraire des prêtres, il est aussi préférable que la liturgie soit le moins possible laissée à l'arbitraire des évêques. On voit bien que dans la pratique, les libertés données ne conduisent pas toujours au bon goût. La preuve en est : tout ce qui est laissé à l'appréciation de conférences d'évêques.
Evidemment, tout cela sous-entend bien que les évêques aient le "niveau" qu'ils sont supposés avoir en ce qui concerne la liturgie. Ce qui est évidemment aujourd'hui bien loin d'être le cas, au moins en France. Ce n'est pas la peine d'enlever l'arbitraire à quelques uns pour le confier à d'autres....
AdoramusTe a écrit : Par ailleurs, les efforts seraient dupliqués entre diocèses alors que finalement, on a plutôt intérêt à voir les pratiques converger pour une plus grande unité du rit.
Par conséquent, je vois plutôt ce travail effectué par la Congrégation du Culte Divin et figé dans le marbre du missel.
Le problème est qu'au niveau international, la congrégation des rites ne peut pas se prononcer sur les usages nationaux, régionaux ou diocésains, qui sont pourtant légitimes et qui expliquent pourquoi il y a parfois beaucoup de latitude laissée au niveau de la rédaction des textes liturgiques. C'est le principe de subsidiarité qui s'applique. L'idée également de forcer ls ordinaires à rédiger un coutumier est justement de diminuer le rôle liturgique des conférences épiscopales qui ne sont pas légitimes sur cette question. La CEF n'a pas à dicter les usages liturgiques concernant Lyon ou Bayeux... En l'espèce, c'est à chacun des évêques de le faire et de faire valoir des usages multiséculaires valables et légitimes.
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steph
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par steph »

Pour ce qui est des prières au bas de l'autel, je crois qu'il y a une signification profonde à les garder: la réconciliation du "dépose-là ton offrande, va te réconcilier puis reviens" C'est avant même de commencer la messe que la préparation pénitentielle doit avoir lieu...
Donc, pour moi, les prières au bas de l'autel devraient être dialoguées non seulement avec les servants, mais avec toute l'assemblée...

Dans la sacristie, je suis pour le rétablissement des prières optionnelles de préparation et d'action de grâce avec les psaumes et tout... D'ailleurs si vous pouvez m'en procurer des traductions...

Pour la prière universelle, elle revient d'abord au diacre, à l'acolyte, au lecteur ou au chantre... Elle peut sembler faire double emploi avec le canon, mais ce n'est pas grâve, car lors de son agonie, le christ répétait dans sa prière les mêmes paroles... ici, ce ne sont même pas les mêmes paroles...

Dans la même veine, il faut retrouver le sens du Kyrie et donc empêcher qu'il puisse faire partie de la préparation pénitentielle ou en tout cas, que son emploi à ce moment ne supprime pas celui avant le Gloria...De même, comme à Solesmes, il faudrait que le Kyrie ne soit pas du tout supprimé par l'aspertion ni par l'office qui est intégré à la messe...

Par contre, je trouverais intéressant de restaurer l'usage des Kyrie tropés... Qui me semble correspondre le mieux à ce que sont ces 9 (et rétablir ce nombre) invocations dont on n'a retenu que le R/. François-Xavier, corrigez-moi si j'erre... A force de comparer avec la liturgie byzantine, je pourrais voir des ressemblences qui n'en sont guère... (mais, par exemple, dans la lecture du psautier, on sépare les stances ainsi: gloire au Père; Alléluia etc.; Kyrie3 fois, Gloire etc.; en fait ces trois kyrie sont les restes d'une litanie brève qui est restaurée à cette place en Carême lors des liturgies des Présanctifiés entre autres...)
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Théophane
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par Théophane »

Cher Philémon,

Il y a des choses pertinentes dans vos suggestions. Je ne suis pas d'accord avec tout, mais vous avez une vision intéressante de la liturgie. J'avoue pour ma part ne pas être un spécialiste, mais je vais tout de même donner mon avis. Je dois préciser cependant que j'ai une nette préférence pour le missel de Paul VI.
- Tronc commun, avec parties optionnelles provenant des deux missels, comme par exemple : le Dernier Evangile ou la Prière Universelle. Texte fixe et non pas improvisé de la Prière universelle, dont l’antienne serait composée par les moines de Solesmes.
Étant donné que la rédaction de la prière universelle est souvent confiée à des laïcs (moi-même il m'arrive d'en composer le texte), il arrive que le résultat ne soit pas toujours satisfaisant. Il est vrai qu'un texte fixe serait appréciable, mais l'inconvénient serait de ne pas pouvoir toujours l'adapter aux circonstances du moment présent.
- Prières au bas de l’autel rétablies, pour installer d’emblée un climat de recueillement. Choix entre une version allégée, et une version complète provenant de l’ancien missel.
Peut-être bien plus que cela, il faudrait habituer les gens à ne pas partir dès la fin de la Messe mais à demeurer à leur place afin de rendre grâces à Dieu. Il y a plusieurs prières pour cela.
- 1re lecture du dimanche avec le psaume, maintenue. Cycle des lectures au choix du célébrant : soit le cycle sur un an, propre à l’ancien missel, soit le cycle sur 3 ans du nouvel ordo. L’ancien cycle des lectures serait ainsi enrichi de cette 1re lecture du dimanche, sans que le reste ne soit altéré. Composition du psaume confiée aux moines de Solesmes.
Personnellement j'avoue que le cycle actuel me convient bien.
- Les deux calendriers entièrement remaniés et fondus en un seul. Intégration des nouvelles fêtes instituées depuis 1962. Rétablissement autant que possible des anciennes fêtes remontant au moins à x siècles.
Tout à fait d'accord.
- Distribution de la quête organisée à un autre moment que l’Offertoire : pourquoi pas à l’entrée et à la sortie des fidèles (1re et 2e quête) ?
Je crois moi aussi que ce serait une bonne chose que la quête n'ait pas lieu pendant l'offertoire.
- Maintien de la « Paix du Christ ». Modification et codification du geste échangé entre les fidèles, qui doit être un signe de paix inconditionné entre deux personnes n’ayant pas forcément de lien affectif.
Pour la paix du Christ, je pense qu'une poignée de main est suffisante. Toutefois, je serais d'avis à ce qu'elle soit déplacée et mise après le Credo, comme c'est le cas dans le rite ambrosien et dans la liturgie du Chemin néo-catéchuménal.
- Suppression de l’improvisation permanente : un seul Canon ; une seule Préface propre à chaque temps.
En effet quel désastre que l'improvisation pendant la Messe... Je préfère ne pas m'étendre dessus tellement c'est désolant.
- Rétablissement du Symbole de Nicée le dimanche. Choix entre les deux symboles pour une messe en semaine.
Je suis là aussi entièrement d'accord.
- Libre choix pour la distribution de la communion, avec une file d’un côté pour ceux qui communient dans la main, et un banc de communion de l’autre côté pour la recevoir sur les lèvres.
Pardonnez-moi de vous contredire, mais là je suis franchement hostile à cette proposition. Je suis plutôt réticent à ce que les laïcs distribuent la communion, et totalement défavorable à ce qu'une femme remplisse ce rôle (sauf peut-être une religieuse comme c'est le cas à la basilique de Montmartre...).
Quant à la façon de recevoir la communion, je n'ai rien contre le fait qu'elle soit donnée dans la main, mais je pense qu'il faudrait encourager, voire revenir à la pratique qui était en vigueur autrefois, c'est-à-dire de recevoir la communion à genoux, sur la langue, avec le plateau de communion. C'est beaucoup plus respectueux vis-à-vis du Christ, la communion dans la main pouvait être abusive.
De même, libre choix entre une messe orientée vers Dieu, et une messe tournée vers le peuple, chaque dimanche et dans chaque paroisse.
Je pense qu'il est préférable de garder le célébrant tourné vers le peuple, mais ce n'est bien sûr que mon humble avis.
- Retour à un certain usage des rubriques, du service d’autel, et des vêtements liturgiques (par exemple pour les lecteurs), avec peut-être le choix entre une version simple, et une version plus traditionnelle. Mais surtout, suppression de l’improvisation permanente qui fait qu’on a l’impression d’une église à l’autre d’assister à des offices différents.
Si l'on commençait déjà à s'en tenir aux textes approuvés par le Saint-Siège, ce serait tellement plus simple... Par exemple, le fait que le prêtre célèbre la Messe ave la chasuble, et non seulement l'étole, ce qui n'est pas suffisant.
- Messe anticipée du dimanche : retour à ce que prévoyait l’idée de départ, savoir que ce service est réservé à ceux qui ne peuvent pas se déplacer le dimanche, et non à ceux qui veulent « profiter » de leur dimanche. Donc suppression de l’office public de cette messe anticipée, réservée un groupe privé et restreint avec l’accord personnel du célébrant.
Totalement contre !
Dans le calendrier liturgique, le dimanche et les jours de fête commencent la veille au soir. Cela signifie que le samedi soir est déjà dimanche. Par conséquent on peut déjà célébrer la Messe dominicale, et ceux qui le souhaitent peuvent y assister, quelle qu'en soit la raison.
Personnellement, j'assiste presque uniquement à la Messe anticipée, le samedi soir ; j'en ai parlé avec mon directeur de conscience qui n'y a vu aucun inconvénient. Pour moi, cela veut dire que dès que le dimanche a commencé, la première chose que je fais, c'est d'assister à la Sainte Messe.
Le christianisme est une religion de liberté : sur ce point-là, je crois que chacun doit être libre de choisir ce qui lui convient le mieux.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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steph
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

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Pour ce qui est de la communion, d'une part, il est idiot d'avoir deux points de communions (un où l'on communierait à genoux et sur la langue et l'autre où l'on recevrait le Sacrement dans la main): cela diviserait l'assemblée... Mais que, comme actuellement chacun reçoive le sacrement selon la manière qui a le plus de sens pour lui, puisque trois manières existent: à genoux sur la langue, debout sur la langue et debout dans la main...
De la même manière, ce n'est pas seulement par respect que l'on reçoit le sacrement sur la langue (il suffit de le recracher pour le profaner...) c'est parce que 1° c'est une pratique ancrée dans l'Evangile et dans l'Ecriture, 2° c'est la pratique de l'Eglise indivise... Le respect manifesté tient plus dans le fait de le recevoir à genoux ou de génuflecter...
D'autre part, pourquoi une religieuse donnerait-elle la communion alors qu'une autre femme pas? C'est comme pour un séminariste n'ayant encore reçu aucun ministère, rien ne le distingue d'avec les autres hommes laïcs (même plus la tonsure)... de toute façon, le débat du ministre n'était pas abordé par Philémon et est traité en d'autres fils...
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philémon.siclone a écrit :Rêvons un peu. Imaginons que dans un avenir proche, Rome décide d'éditer un nouveau missel conçu comme une mise à jour à la fois de celui de 1962 et de celui de 1969, ce qui conduirait à une réunion des deux missels. Pour que l’initiative réussisse, elle devrait être acceptable des deux côtés.

Mais avant d'en arriver là, commençons tout d'abord par bien appliquer les rubriques du missel de 1969 et de célébrer selon l'esprit du concile dans la lignée et la tradition de la liturgie romaine. En plus, tant et aussi longtemps que certains mettrons en opposition et en contradiction les deux formes du rite romain au lieu de voir un enrichissement mutuel, comme le demande le pape, il est encore loin le jour où on osera faire des modifications en profondeur du rite romain.


steph a écrit :Pour ce qui est de la communion, d'une part, il est idiot d'avoir deux points de communions (un où l'on communierait à genoux et sur la langue et l'autre où l'on recevrait le Sacrement dans la main): cela diviserait l'assemblée... Mais que, comme actuellement chacun reçoive le sacrement selon la manière qui a le plus de sens pour lui, puisque trois manières existent: à genoux sur la langue, debout sur la langue et debout dans la main...
Enfin, ce n'est pas si idiot puisque je le fais de temps à autre à ma paroisse, le but est bien simple: faire la transition d'une file insignifiante de rangs d'oignons pour distribuer la communion à une invitation à venir s'agenouiller et recevoir le Corps du Christ à la Sainte Table de communion. Ce qui garde, à tout point de vue, le respect de la communion et facilite le prêtre pour ceux qui désirent communier sur la langue avec les patènes de communion et n'empêche quiconque de communier dans le creux de la main pour ceux qui le désirent.

Je dis transition, car en paroisse, il n'est pas toujours facile de défaire des mauvaises habitudes, souvent chez les gens âgées, qui s'imaginent à tort, que faire ainsi, c'est procéder à un retour en arrière, alors que c'est plutôt remettre les choses aux bons endroits.

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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

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Vous séparez vraiment entre ceux qui veulent recevoir la communion à genoux et sur la langue et ceux qui la veulent recevoir dans la main? Je trouve cela fort étonnant...
Qu'il y ait plusieurs endroits où l'on distribue la communion, ok.
Mais qu'à ces différents endroits soit assigné un mode distinct, précis et exclusif je n'y vois malheureusement aucun sens...
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

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Nah. Pas forcément une bonne idée. ç'a l'air tentant, évidemment, de faire un nouveau nouveau rite qui refonde les deux, mais...
...ça me rappelle une vieille histoire de papes, ça. Un pape, un anti-pape... le boxon total... on dépose les deux pour en élire un nouveau qui les remplacera... et on se retrouve avec 3 papes... :saint:
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

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steph a écrit :Pour ce qui est des prières au bas de l'autel, je crois qu'il y a une signification profonde à les garder: la réconciliation du "dépose-là ton offrande, va te réconcilier puis reviens" C'est avant même de commencer la messe que la préparation pénitentielle doit avoir lieu...
Donc, pour moi, les prières au bas de l'autel devraient être dialoguées non seulement avec les servants, mais avec toute l'assemblée...
En ce qui me concerne, je pense que les prières au bas de l'autel n'ont rien à voir avec l'assemblée.
A l'origine, elles étaient récitées à la sacristie puis au cours de la procession.
Donc, elles concernent clairement les clercs et le service d'autel, même si Jean XXIII a institué ce dialogue avec les fidèles :/

Les fidèles, eux, ont leur propre rite pénitentiel, comme le rite d'aspersion ou le confiteor.

Il n'y a pas très longtemps, j'assistais à la forme extraordiaire. Il y a eu rite d'aspersion avant la messe.
Puis, les fidèles se sont pris à dialoguer les prières au bas de l'autel (j'ai fait pareil, comme un mouton !) ce qui est redondant.
Finalement, même les fidèles de la forme extraordinaire ne savent pas ce qu'ils font. :roule:
Donc, il n'y a pas tant à desespérer que ça de la forme ordinaire, c'est rassurant :siffle:
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par Sapin »

steph a écrit :Vous séparez vraiment entre ceux qui veulent recevoir la communion à genoux et sur la langue et ceux qui la veulent recevoir dans la main? Je trouve cela fort étonnant...
Qu'il y ait plusieurs endroits où l'on distribue la communion, ok.
Mais qu'à ces différents endroits soit assigné un mode distinct, précis et exclusif je n'y vois malheureusement aucun sens...

Je ne vois pas trop où est le problème car je ne sépare pas forcément en deux clans, j'offre la possibilité aux fidèles d'aller communier à la Sainte Table de communion, pour ceux qui le désirent, habitude abandonné depuis longtemps et sans raison valable. Les fidèles qui viennent communier se mettent soit à genoux soit debout, communient sur la langue ou dans la main, mais la plupart se mettent à genoux sauf pour des raisons d'âge ou de santé.

AdoramusTe a écrit :En ce qui me concerne, je pense que les prières au bas de l'autel n'ont rien à voir avec l'assemblée.
A l'origine, elles étaient récitées à la sacristie puis au cours de la procession.
Donc, elles concernent clairement les clercs et le service d'autel, même si Jean XXIII a institué ce dialogue avec les fidèles :/

Les fidèles, eux, ont leur propre rite pénitentiel, comme le rite d'aspersion ou le confiteor.

Il n'y a pas très longtemps, j'assistais à la forme extraordinaire. Il y a eu rite d'aspersion avant la messe.
Puis, les fidèles se sont pris à dialoguer les prières au bas de l'autel (j'ai fait pareil, comme un mouton !) ce qui est redondant.
Finalement, même les fidèles de la forme extraordinaire ne savent pas ce qu'ils font. :roule:
Donc, il n'y a pas tant à désespérer que ça de la forme ordinaire, c'est rassurant :siffle:
Effectivement, les prières au bas de l'autel sont des ajouts assez récents, c'est la raison pour laquelle elles ont été supprimées sans trop se poser de questions avec la réforme liturgique, et vous constatez vous-mêmes la redondance.
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par steph »

Comme vous le dites, le rite de l'aspersion se fait avant la messe (FERM) et n'en fait donc pas partie intégrante. Par contre, le seul moment de la messe (FERM) où l'on récite le Confiteor (à part peut-être avant la Communion où seul le prêtre le récite) c'est précisément lors des prières au bas de l'autel, ce sont d'ailleurs ces dernières, me semble-t-il, qui ont influencé la préparation pénitentielle de la forme ordinaire...
Vivre l'aspersion et les prières peut certes sembler redondant, mais ce n'est pas pareil... Il y a une dynamique propre à chacun des deux rites...
Notons en plus "qu'avant", on avait une sorte de séparation entre la messe du sanctuaire et la messe de la nef. Donc, les servants disaient les prières en tant qu'assemblée non seulement en tant que servants (sinon, ça se verrait). La liturgie des Complies (et de Prime) donnant le même dialogue (du Confiteor), j'incline à croire que cette partie des prières pourrait très bien, même si, historiquement, il s'agit d'une nouveauté, être, dans le respect de la tradition, un dialogue entre prêtre et assemblée (et non une confession commune des deux ; cf. Prions ensemble au moment etc.).

Ici, il me faut avouer avoir perdu de vue que les prières au bas de l'autel sont de deux natures: d'une part il y a l' "Introibo", d'autre part le Confiteor... Mais vous l'avez compris, c'est en fait seulement cette seconde partie que je propose d'élargir à l'assemblée...
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par steph »

Donc, M. l'abbé, vous ne séparez pas en deux "points de communion" distincts... C'était cette pratique de deux files: l'une vers le banc de communion, l'autre pour recevoir dans la main que je "condamnais" du terme "idiot" et que j'accusais de séparer l'assemblée en "clans"...
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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

Message non lu par Gandulf »

Et pourtant le psaume des prières au bas de l'autel est si beau ... il s'agit bien d'une prière du prêtre mais elle fait prendre conscience aux fidèles de la grandeur du sacrifice qui va être actualisé par les mains du prêtre. Ce serait vraiment désolant de le supprimer du rite romain dans les paroisses (FERM). Il est bien plus beau que tous "les mots du curé" (même les plus spirituels) pour faire entrer les fidèles dans l'action liturgique ...

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Re: Quel plan pour une nouvelle messe ?

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Bonjour. Quelques réflexions en découvrant ce fil.

- Tout d'abord, jouer au "meccano" liturgique pour imaginer ce que pourrait être une fusion des 2 formes, je ne me prive pas de le faire quand je m'ennuie, mais à l'heure actuelle, c'est impensable, à moins de se retrouver avec le même phénomène que les 3 papes dont il a été question :p .

La réforme liturgique brutale de Paul VI a "pris" parce que tout changer était dans l'air du temps, et dans bien des domaines avait déjà été fait avant la promulgation du nouvel ordo.

Pour qu'une forme commune soit adoptée, il faudra d'abord que tout le monde ou presque ait envie de la voir adoptée. Et ça conditionnera sans doute grandement les détails. D'où l'insistance de Benoît XVI sur la promotion d'un ars celebrandi plus traditionnel.

Sinon, sur les détails qui ont été mentionnés:
- le calendrier: il me semble délicat de tout chambouler une nouvelle fois, même si ça a été fait par le passé. Mais il me semble possible et souhaitable de réparer les plus gros défauts du nouveau calendrier, comme la disparition du Temps de la Passion, de l'Octave de la Pentecôte, et peut-être quelques autres défauts (mais je ne suis pas assez calé pour préciser lesquels).

- la prière au bas de l'autel: dans la FERM, elle est aussi récitée dans la messe solenelle, contrairement à ce qui a été écrit, mais uniquement entre les membres du choeur, pendant que les autres écoutent l'introït. Je pense que s'arrêter au bas de l'autel avant d'y monter pour célébrer les Saints Mystères, et de réciter une prière (on pourrait imaginer une version raccourcie, se limitant à l'antienne du Ps 62 et au dialogue qui suit, je crois d'ailleurs que c'était le cas dans le missel de 65) est beaucoup plus significatif symboliquement et plus parlant, que de se diriger dès le départ vers le micro.

- le kyrie à 9 répétitions, conformément à la tradition: bien sûr

- la quête pendant l'offertoire: ça me paraît être sa place normale, léguée par la tradition, qui a vu l'offrande du peuple se transformer assez tôt, pour des raisons pratiques évidentes, en offrande d'argent.

- les prières universelles doivent être ritualisées et fixes (donc disparition du blabla insipide débité par un laïc en tenue laïque), ça rejoint tout ce qui a été dit.

- les prières eucharistiques multiples: je ne sais pas si revenir à un seul Canon sera possible, mais on devrait en finir avec cette liste invraisemblable de prières eucharistiques de qualité... très variable, pour être gentil (si vous trouvez la prex II correcte, lisez donc un peu les prières pour les enfants...), pour n'en retenir que celles dont la qualité est digne du mystère célébré et l'usage courant (je pense aux Prex III et IV en plus du Canon romain), et surtout des règles strictes sur la façon d'utiliser l'une ou l'autre, avec une grande priorité au Canon romain qui est à la fois le plus traditionnel qui soit (même, à ce que j'en sais, comparé aux anaphores orientales, plus récentes) et d'une richesse inégalée.

- le signe de paix: ritualisé, transmis depuis le choeur par les servants.

- la communion: on doit surtout retrouver le respect des Saintes Espèces. Donc ne pas les toucher sans purification ultérieure des doigts! (ce qui favorise évidemment la communion dans la bouche). Réserver la distribution aux prêtres et diacres (il n'y a aucune raison d'user de façon ordinaires de ministres extraordinaires). Prévenir les accidents (plateau de communion ou équivalent). Et remettre à l'honneur la clôture du choeur, pour signifier que le choeur n'est pas une bête estrade, mais un espace particulièrement sacré. L'idée de faire 2 files de communion de façon institutionnelle me paraît saugrenue (même si à l'heure actuelle elle est logique dans certains cas pratiques, dont celui des messes papales de Benoît XVI), on retombe dans le travers d'une liturgie à la carte.

- j'oublie probablement beaucoup de choses...

Sinon, le coutumier diocésain, pourquoi pas, à condition de voir ce que Rome y accepterait. Si le coutumier diocésain revient à écrire "on n'utilisera que les formules inventées par la conférence des évêques à la place des textes traditionnels prévus par Rome" comme on le trouve en substance dans le bréviaire, ça ne vaut pas le coup.

Maintenant, le point tout à fait essentiel me paraît être le fait de revenir à des messes célébrées dans le bon sens, vers le Seigneur, et pas vers l'assemblée, contresens grave qui a contribué à donner à la Sainte Messe l'apparence d'un meeting ou d'une fête à neuneu.

Au fait, si quelqu'un pouvait bannir cette expression pénible qui veut que le prêtre "préside" l'Eucharistie... il semble que ce soit un terme légitime pour un évêque, mais à la base, la messe, l'Eucharistie ou les Divins Mystères, ça se célèbre, que je sache. Si c'est une concélébration sans évêque, il y a un célébrant principal. Là encore l'usage actuel se place dans l'optique d'une autocélébration de l'assemblée ou d'un meeting.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
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