L'idée que certains se retrouvent en Enfer m'est difficile, je l'admets. Moi aussi, j'aimerais que tous (moi le premier) soient sauvés. Cependant, je remarque 3 choses :OlivierT a écrit :Ce n'est qu'une question, mais si ça se voit il n'y a personne en Enfer. Ne mettons-nous pas une limite à la miséricorde de Dieu en pensant que nos frères y sont à leur place ?
1- Le Christ ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'agit de nous mettre en garde contre la perdition. Il dit même qu'il est préférable de s'arracher un oeil ou de se couper la main plutôt qu'ils soient pour nous des occasions de péché.
2- Les apparitions de la Sainte Vierge ou du Christ n'ont jamais mis en doute ce risque de l'Enfer. La sainte Vierge à Fatima - apparitions qui sont à mon sens les mieux établies compte tenu du gigantesque miracle qui s'y produisit - n'hésite pas à dire que beaucoup se perdent.
3- Depuis que les catholiques ont renoncé à parler de l'Enfer, ou du moins s'imaginent que tous iront au Paradis, leur ardeur évangélique semble avoir nettement diminué. En effet, quel intérêt d'évangéliser si notre frère sera quand même sauvé ?
Je crois donc que Dieu, dans Sa grande sagesse, ne nous laisse rien savoir du sort des pécheurs pour ne pas que nous tombions dans l'apathie généralisée (ce qui menace les chrétiens un peu trop "miséricordieux") ou dans le désespoir (en voyant le nombre des damnés). A nous donc de marcher sur le fil. Et je crois qu'il faut éviter les extrêmes : ne pas professer que tous les non chrétiens seront damnés et ne pas croire non plus que l'Enfer est vide.
Il en va de même pour notre Salut personnel : l'Église nous dit que la certitude d'être sauvé ou le désespoir de l'être sont deux écueils à éviter. Il faut demeurer dans l'espérance.
Bien à vous,




