etienne lorant a écrit :En ce qui me concerne, comme aujourd'hui, j'ai arrêté de travailler plus tôt (je travaillerai plus tard aussi) et j'ai de nouveau parcouru de plus grandes distances pour pouvoir communier lors d'une messe normale. Ces efforts me rapportent beaucoup de joie, et comme la joie est rare et précieuse de ce temps-ci ! Jusqu'à présent, je n'ai pas participé à une "ADAP" - c'est vrai qu'un partage de la Parole a sa valeur (sinon je n'écrirais jamais rien), mais ce n'est pas une Eucharistie. Les ADAP suivies d'une "distribution d'hosties" sont-elles encore permises ? Si elles ne le sont pas, alors il faut obéir, ne pas s'y rendre et ne pas communier, surtout, car il y a désobéissance.
C'est vrai une ADAP n'est pas une messe.
Mais pourquoi pas pouvoir communier si des hosties consacrées sont disponibles sur place.
Comment font les communautés des villages ou le prêtre n'est pas présent tous les dimanches?
Comment se déplace plusieurs centaines de personnes sur des Kilomètres pour assister à une messe?
Je pense là aux villages africains, d'Amérique latine ou le prêtre n'est présent au minimum un fois par mois ou par trimestre.
J'ai même eu des témoignage de prêtre en mission qui passaient dans les villages pour célébrer religieusement des mariages déjà consommé.
Dans la région ou je suis il y a deux messes tous les dimanches dans deux village différents.
Une dans la paroisse principale chef lieu de canton et l’autre dans la paroisse qui est en mesure de recevoir le maximum de monde.
Il y a régulièrement une seule et unique messe pour tous les villages rassemblés
Les gens se déplacent mais pas forcément chaque fois.
Si des ADAP se font elles se font en communion avec toute la communauté paroissiale
Et tous les jours de la semaine une messe est dite dans un 18 villages de notre secteur paroissial.
Et un fois par semaine il y a une messe ou une ADAP à l’hôpital.
Deux prêtres dont un en « pers-retraite » pour 18 villages il est bon que des laïc prennent leur responsabilité pour assurer une présence chaque dimanche dans les villages.
Refuser systématiquement les ADAP est une manière pour moi de ce désolidariser de la paroisse .
J’ai eu dans ma famille un oncle qui faisait par le train le voyage pour assister à la messe « en latin » uniquement parce-qu’il refusait la messe en français là ou il habitait, ceci chaque dimanche. ( 100 km)
La messe , oui ! mais il faut être réaliste dans certains cas.
La communauté paroissiale cela à une importance pour moi.
Elle est le signe visible et unie de la présence chrétienne dans un quartier, un village ….
Combien d’églises reste fermées le dimanche en France ?
« Chaque que fois que vous vous réunirez en mon Nom, Je serais présent parmi vous »
Pour moi cette phrase est importante, plus importante qu’une messe en Latin ou qu’une ADAP voir d’un Messe à laquelle j’assiste par « obligation et convenance »
J’ai moi la chance de pouvoir assister, je dirais participer, tout les dimanche à la messe.
Combien de fois j’entend des gens qui disent encore : « je vais écouter la messe », même dans leur propre église.
L’Eglise n’est pas pour moi à l’intérieur de l’église, elle est dans la vie en dehors des murs, elle est ouverte au Monde.