Bonjour Pneumatis
Je comprends bien votre point de vue, qui ne manque pas de bon sens (on ne va tout de même pas se mettre à chasser les gens qui sont déjà "chez nous").
J'y vois quand même bien des problèmes :
Le communautarisme est avant tout organisé par la société qui accueille les immigrés, pas par les immigrés eux-même. Bien sur il y a des effets de regroupement liés à la culture d'origine, bien sur il y a des phénomènes d'exacerbation identitaire, mais c'est justement assez évident pour qu'on ne tombe pas systématiquement dans le panneau et qu'on se donne les moyens d'une intégration qui tient compte de ces éléments. L'échec dont vous parlez ici, cher MB, c'est celui de l'intégration, donc celui de la société qui accueille les immigrés en grande partie.
Désolé d'être aussi franc, mais c'est faux. Naturellement, il y a des cas d'organisation communautariste. Mais je constate simplement que ce sont les jeunes Maghrébins eux-mêmes - puisqu'il s'agit d'eux - qui en grand nombre
refusent d'être Français. Je ne peux pas vous dire combien, évidemment. C'est tout leur problème, car ceux-là refusent notre pays, et rêvent d'un bled complètement imaginaire, dans lequel du reste, quand ils reviennent, ils suscitent des réactions très fortes de haine et de rejet. Je comprends qu'ils le vivent mal...
Quand je faisais mes études de psychologie, ma prof de psychologie clinique nous a parlé un peu de la haine des cités et de sa source. Sa source c'est le non respect de l'identité de l'autre, la négation de sa légitimité. C'est surtout, pour ce qui est du problème musulman, le gros malaise de l'après Algérie, qui a fait des français vivant en Algérie des parias dans le pays qu'ils avaient adoptés et où il s'étaient fixés, et des algériens venu en France des rebelles à l'autorité française.
Le cas est vrai de la France ; mais alors, nous ne devrions pas avoir un tel complexe avec les Marocains, avec lesquels notre histoire est beaucoup plus saine. Pourtant, il y a un problème là aussi. De plus, les immigrés musulmans posent les problèmes dont je vous ai parlé même dans les pays sans histoire coloniale (Québec, Allemagne et Suède, par exemple). C'est donc bien plus que cela.
J'aimerais vous suivre dans tout ce que vous dites sur l'accueil de l'autre. Evidemment, en principe c'est vous qui avez raison. Mais accueillir l'autre, c'est aussi lui dire : "bienvenue chez moi, ça me fait plaisir de te connaître, mais n'oublie pas que tu es chez moi". Et cela demande de jouer le jeu. On dit par exemple que la violence des cailleras est suscitée par les flics et les gendarmes. Mais alors, pourquoi balancer des frigos sur les pompiers en intervention, pourquoi incendier les écoles maternelles ?
Et j'en ai assez qu'on dise que personne ne fait rien pour eux. Les Italiens et les Polonais dans la France de l'entre-deux-guerres étaient traités comme des chiens, et personne ne prenait leur défense. Est-ce que ça a donné la même chose ? A l'inverse, les immigrants d'aujourd'hui ont droit - à juste titre, du reste - à toute l'assistance que la France peut offrir. Ce serait quand même bien le moins que de ne pas insulter ce pays, non ?
Evidemment, si vous me dites que les immigrés musulmans sont des gens sympathiques, je vous croirai. J'en connais aussi après tout ; tant qu'on est dans une situation seul-à-seul, sans enjeu ouvert, tout va bien, et l'on a a affaire aux gens les plus humanistes du monde. Mais dès que le groupe s'en mêle, dès que la plus petite pointe vers l'ego est lancée (ne serait-ce que sous la forme d'un regard de travers), là, déchaînement de violence. Que faire ? L'islam détruit tellement la personnalité, il l'asservit tant, que les plus petites portions d'ego qui restent disponibles font l'objet d'une défense acharnée, et sont le support d'une paranoïa complète.
En attendant, je soumets à tout le forum une proposition qui m'a été suggérée par un converti : les musulmans sont très attachés, comme on sait, à Marie, au point que certains d'entre eux participent aux pèlerinages mariaux des chrétiens même. C'est probablement cela qui les sauve, qui sait. Aussi faut-il prier Marie pour eux ; voilà au moins une chose qui est dans nos moyens.
Amicalement
MB