"Made about you" de Hooverphonic.
Un pur délice
Et en plus c'est Intermarché qui m'a fait découvrir ce tube. Comme quoi les files d'attentes peuvent être bénéfiques
Merci Harfang : c'est un chant de Croisade de Thibaut le Chansonnier (comte de Champagne, qui entre parenthèses se moque de ceux qui resteront au chaud au lieu de partir... mais le moment venu il se débina lui aussi !) Il m'arrive de le chanter encore (je le chantais il y a trente ans déjà, sur un rythme plus allègre...)
Chor-dialement
P.S : la version présentée ici (assez vieillotte ) est transcrite en français moderne, je la chante en français du XIIIème MOI !!!
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Oui, tout-à-fait, je dois avoir le texte quelque part en cherchant bien (mais j'aime bien ausi la transcription et l'orchestration de la version "troubadour" citée plus haut... A l'époque où j'écoutais cela, des groupes Folk (Mélusine...) reprenaient ce qui furent des...tubes du XIIIème s !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Deux chansons françaises, dont certains reconnaîtront peut-être l'auteur :
SUR LA PLACE :
Sur la place chauffée au soleil
Une fille s'est mise à danse
Elle tourne toujours pareille
Aux danseuses d'antiquités
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi
R Ainsi certains jours paraît
Une flamme à nos yeux
À l'église où j'allais
On l'appelait le Bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le brave homme la bonté.
2 Sur la place vibrante d'air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fill' bondit, s'en va, s'en vient
Ni guitare, ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence
3 Sur la place où tout est tranquille
Une fille s'est mise à chanter
Et son chant plane sur la ville
Hymne d'amour et de bonté
Mais sur la ville il fait trop chaud
Et pour ne point entendre son chant
Les hommes ferment leurs carreaux
Comme une porte entre morts et vivants
R Ainsi certains jours paraît
Une flamme en nos coeurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n'aimons point les réveils
De notre coeur déjà vieux.
Sur la place un chien hurle encore
Car la fille s'en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leurs destinées.
L'ÂGE IDIOT
1966
L'âge idiot c'est à vingt fleurs
Quand le ventre brûle de faim
Qu'on croit se laver le coeur
Rien qu'en se lavant les mains
Qu'on a les yeux plus grands que le ventre
Qu'on a les yeux plus grands que le coeur
Qu'on a le coeur encore trop tendre
Qu'on a les yeux encore plein de fleurs
Mais qu'on sent bon les champs de luzerne
L'odeur des tambours mal battus
Qu'on sent les clairons refroidis
Et les lits de petite vertu
Et qu'on s'endort toutes les nuits
Dans les casernes
L'âge idiot c'est à trente fleurs
Quand le ventre prend naissance
Quand le ventre prend puissance
Qu'il vous grignote le coeur
Quand les yeux se font plus lourds
Quand les yeux marquent les heures
Eux qui savent qu'à trente fleurs
Commence le compte à rebours
Qu'on rejette les vieux dans leur caverne
Qu'on offre à Dieu des bonnets d'âne
Mais que le soir on s'allume des feux
En frottant deux coeurs de femmes
Et qu'on regrette déjà un peu
Le temps des casernes
L'âge idiot c'est soixante fleurs
Quand le ventre se ballotte
Quand le ventre ventripote
Qu'il vous a bouffé le coeur
Quand les yeux n'ont plus de larmes
Quand les yeux tombent en neige
Quand les yeux perdent leur piège
Quand les yeux rendent les armes
Qu'on se ressent de ses amours
Mais qu'on se sent des patiences
Pour des vieilles sur le retour
Ou des trop jeunes en partance
Et qu'on se croit protégé
Par les casernes
L'âge d'or c'est quand on meurt
Qu'on se couche sous son ventre
Qu'on se cache sous son ventre
Les mains protégeant le coeur
Qu'on a les yeux enfin ouverts
Mais qu'on ne se regarde plus
Qu'on regarde la lumière
Et ses nuages pendus
L'âge d'or c'est après l'enfer
C'est après l'âge d'argent
On redevient petit enfant
Dedans le ventre de la terre
L'âge d'or c'est quand on dort
Dans sa dernière caserne.