Vous voulez des listes de handicaps pour la catégorie handicap ? Des listes d'activités syndicales pour etc.Euh, rien de vague, c'est vraiment vite dit : vous avez "moeurs", "handicap", "activité syndicale" dans la liste des critères, sans plus de précisions. Quant aux domaines d'application, ils sont aussi très larges et génériques.
Vous voyez bien que c'est absurde. Il est évidemment que ces catégories sont génériques ! Sinon quoi ? Vous êtes licenciés parce que vous avez handicap rare qui ne figure pas sur la liste, qui n'a aucune influence sur votre travail, vous vous plaignez et on vous refuse votre plainte sous prétexte que votre handicap n'est pas listé ? Avec des critiques pareils vous pouvez remettre en cause toute la justice française, et même mondiale, de tout temps et jusqu'à la fin de ce monde.
Certes, c'est un problème vieux comme le monde dans le domaine de la justice.
Votre question est un peu embrouillée. Il me semble que la question de fond que vous soulevez est celle-ci : la discrimination doit-elle constituer un régime spécifique déterminé, ou doit-elle être éclatée dans les différends secteurs (licenciement, administratif etc.) dans lesquels elle se manifeste ?Renversons le point de vue : pourquoi le droit du licenciement, le droit disciplinaire, le droit administratif, etc., seraient-ils insuffisants à traiter les questions de discrimination ? Ou, en tout cas, secondaires ? Il semble que cette question des discriminations prenne le pas sur d'autres questions. Est-ce juste ? Car, s'il est vrai que la discrimination en fonction de certains critères est attentatoire à la dignité humaine, d'autres formes d'injustice ne sont-elles pas tout autant attentatoires à la dignité humaine ?
N'ayant jamais fait de droit, je ne suis pas certains que la question soit valable, sous cette forme et dans l'absolu.
Mais je me permet toutefois une réponse : le problème de la discrimination est "transversal". Il relève du travail sans y relever, il relève du logement sans vraiment y relever. Refuser à quelqu'un un emploi parce qu'il est catholique relève du domaine du travail dans les faits, mais on se rend bien compte que la cause du refus n'a rien à voir avec l'emploi (du moins à première vue).
Après, évidemment, tout cela se discute. Mais cela exige des compétences en matière de droit que je n'ai pas, aussi je préfère ne pas me lancer dans un débat que je ne maîtrise pas.
Avis aux amateurs





