Émeutes dans les banlieues françaises (Analyses)
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elisseievna
- Rector provinciæ

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- Inscription : ven. 08 oct. 2004, 3:08
APPEL A NOS CONCITOYEN-NES
Il est vrai que nous français, avons profité de la main d’œuvre immigrée.
Il est vrai qu’en tant qu’actionnaires ( par caisses de retraite et comptes d’épargne interposé), nous avons profité du travail de cette main d’œuvre.
Il est vrai que les entreprises se sont déchargées sur l’Etat et les contribuables du coût social des aides à ces immigré-e-s travailleurs-e-s ou non.
Nous pouvons nous sentir coupables de tout cela, de l’avoir fait, de l’avoir laissé faire.
Mais il est vrai aussi, que rien de tout cela ne saurait justifier que nous laissions les totalitaires islamistes démolir notre bien le plus précieux : la liberté et l’intelligence, la démocratie.
Derrière les jeunes il y a la doctrine « fasciste » , nationaliste, totalitaire de la guerre de la « Oumma » contre les mécréants, du djihad, de la « nation of islam », que cette doctrine passe indirectement par le rap de haine anti-français et pro-islamique ou qu’elle passe par les discours intello d’ « indigènes de la République » ou de prêcheurs islamiques.
Que ces jeunes soient malheureux : sans doute, on peut comprendre les réactions de nombre d’entre eux, et ne pas résumer leurs actes à la délinquance de bandes de trafiquants « défendant » leur territoire.
Seulement rien de cela n’est une raison pour les laisser faire.
Le projet politique dont ils sont l’instrument, l’islam politique, le califat, est un projet inhumain et fasciste, le projet de profiteurs pétroliers qui financent la diffusion de la haine, de profiteurs sans foi ni loi.
Les jeunes s’imaginent révolutionnaires, ils ignorent à quel point ceux qui les manipulent les exploiteront à leur tour, si leur projet politique se réalise, ils ne voient pas à quel point ils les exploitent déjà en les encourageant à se marginaliser, à agir en « martyrs ».
La guerre nous est déclarée, une guerre de lâche qui envoie de jeunes soldats désarmés pour la plupart. C’est pour notre sauvegarde et pour la sauvegarde de l’avenir de ces jeunes eux-mêmes que nous devons réinstaurer l’ordre républicain et démocratique.
Il est vrai que nous français, avons profité de la main d’œuvre immigrée.
Il est vrai qu’en tant qu’actionnaires ( par caisses de retraite et comptes d’épargne interposé), nous avons profité du travail de cette main d’œuvre.
Il est vrai que les entreprises se sont déchargées sur l’Etat et les contribuables du coût social des aides à ces immigré-e-s travailleurs-e-s ou non.
Nous pouvons nous sentir coupables de tout cela, de l’avoir fait, de l’avoir laissé faire.
Mais il est vrai aussi, que rien de tout cela ne saurait justifier que nous laissions les totalitaires islamistes démolir notre bien le plus précieux : la liberté et l’intelligence, la démocratie.
Derrière les jeunes il y a la doctrine « fasciste » , nationaliste, totalitaire de la guerre de la « Oumma » contre les mécréants, du djihad, de la « nation of islam », que cette doctrine passe indirectement par le rap de haine anti-français et pro-islamique ou qu’elle passe par les discours intello d’ « indigènes de la République » ou de prêcheurs islamiques.
Que ces jeunes soient malheureux : sans doute, on peut comprendre les réactions de nombre d’entre eux, et ne pas résumer leurs actes à la délinquance de bandes de trafiquants « défendant » leur territoire.
Seulement rien de cela n’est une raison pour les laisser faire.
Le projet politique dont ils sont l’instrument, l’islam politique, le califat, est un projet inhumain et fasciste, le projet de profiteurs pétroliers qui financent la diffusion de la haine, de profiteurs sans foi ni loi.
Les jeunes s’imaginent révolutionnaires, ils ignorent à quel point ceux qui les manipulent les exploiteront à leur tour, si leur projet politique se réalise, ils ne voient pas à quel point ils les exploitent déjà en les encourageant à se marginaliser, à agir en « martyrs ».
La guerre nous est déclarée, une guerre de lâche qui envoie de jeunes soldats désarmés pour la plupart. C’est pour notre sauvegarde et pour la sauvegarde de l’avenir de ces jeunes eux-mêmes que nous devons réinstaurer l’ordre républicain et démocratique.
Roublev, peintre de genie, chretien ou pas.
Lens et Sète
C'est à Lens et Sète que des cocktails molotov ont été lancés contre des églises, mais les media ne donnent aucun détail sur les suites.
Loué soit Jésus-Christ
Les banlieues vues de loin
Bonjour à tous,
La banlieue était le ‘lieu du ban’, du bannissement de ceux qui n’avaient pas le droit de vivre en ville. L’étymologie est singulièrement révélatrice aujourd’hui. Vu de Londres, l’embrasement de ces zones périphériques est très télévisuel.
Quand j’intitule cet article ‘vues de loin’, je ne parle pas pour moi. Je ne possède pas de téléviseur, je ne lis pas les journaux, je ne ‘vois’ rien. Les radios sont ma seule source d’informations. Ma première réaction fut de sympathie pour les familles des infortunés électrocutés, prétexte à cette effervescence, et pour celle d’un photographe tabassé à mort, qui ne fut prétexte à rien du tout.
Quelques réflexions en vrac pour ce qu’elles valent :
• Ces banlieues sont des nasses. Quand on y est pris à la naissance ou qu’on a le malheur d’y chuter, on n’en sort plus. L’école locale ne mène à rien. La bureaucratie et le fisc veillent à ce qu’on ne puisse pas créer son entreprise légale. L’incompétence, le racisme et la brutalité ordinaire de la police (croyez-moi, je l’ai vue à l’œuvre) rejettent définitivement hors de la république ceux qui auraient la velléité d’y gouter.
• La ‘citoyenneté’ que vante la classe bavarde devant les micros n’est absolument plus un concept opératoire (pas plus que ‘l’aristocratie’ ou le ‘patriotisme’). Que peut signifier la citoyenneté quand la moitié de la législation du pays est décidée à Bruxelles par des étrangers, que la monnaie n’est plus nationale, le service militaire a disparu, l’ennemi n’est pas hors des frontières et les gouvernements discrédités ne peuvent garantir aucune de leurs promesses face à la mondialisation ?
• 51% des représentants (mal) élus de la nation sont des fonctionnaires avec la garantie d’emploi à vie aux frais du contribuable, aucune expérience internationale ni aucune expérience de l’entreprise. Quel respect peuvent-ils inspirer aux véritables créateurs de richesses, petits et grands commerçants, employés du secteur privé, entrepreneurs, professions libérales ? Quelle identification peuvent opérer avec eux ceux qu’atteignent ou menacent la précarité et le chômage ?
• Charles a bien raison d’écrire que « la France doit être définie comme un pays multi-ethnique. […] Il n'y a plus de République. Et donc plus d'autorité politique et morale qui puisse être la cause efficiente de l'intégration des étrangers d'origine maghrébine et musulmane. » Eh oui, cette page républicaine est tournée. Charles le déplore, et personnellement, je ne le regrette guère. Le fait est qu’il faut recréer autrement du lien. A la morte citoyenneté, seule peut se substituer la communauté, vraie, vivante, chaude, vécue quotidiennement, qui a les moyens d’enseigner aux jeunes les règles élémentaires du vivre-ensemble, le respect des parents et de la famille, la valeur du travail (unique facteur d’intégration), le respect de la propriété, l’estime de soi. S’il existe d’autres lieux aujourd’hui en France où ces valeurs peuvent être transmises, qu’on le dise. La cohabitation n’est pas possible avec des agrégats humains déstructurés, mais l’entente est toujours trouvée entre personnes qui partagent quelques valeurs de base, honnêteté, travail, quelles que soient l’idéologie et la religion qu’elles ont rajoutées par-dessus. Le rôle légitime de l’Etat, s’il demeure, est limité à protéger les éventuels (le)s dissident (e)s et apostat(e)s.
• La France devenue ‘puissance secondaire’ selon le mot de Giscard il y a 30 ans, et même plus puissance du tout aujourd’hui, vit mal son effacement. Son élite se rattache à un passé glorieux et enfui. On y célébrait la ‘république’, la ‘nation’, la ‘laïcité’, le ‘service public’, la ‘paysannerie’, la ‘francophonie’. Coucou ! Réveillez-vous ! L’humanité est transnationale, religieuse, anglophone, en voie rapide d’intégration économique et de libéralisme. La violence vient toujours d’un déni de réalité. La France est avec le Belarus le pays d’Europe qui vit le plus dans l’irréalité.
A Londres ce matin, il fait beau. Ma semaine va être productive. Je vous le souhaite à vous tous aussi.
Christian
La banlieue était le ‘lieu du ban’, du bannissement de ceux qui n’avaient pas le droit de vivre en ville. L’étymologie est singulièrement révélatrice aujourd’hui. Vu de Londres, l’embrasement de ces zones périphériques est très télévisuel.
Quand j’intitule cet article ‘vues de loin’, je ne parle pas pour moi. Je ne possède pas de téléviseur, je ne lis pas les journaux, je ne ‘vois’ rien. Les radios sont ma seule source d’informations. Ma première réaction fut de sympathie pour les familles des infortunés électrocutés, prétexte à cette effervescence, et pour celle d’un photographe tabassé à mort, qui ne fut prétexte à rien du tout.
Quelques réflexions en vrac pour ce qu’elles valent :
• Ces banlieues sont des nasses. Quand on y est pris à la naissance ou qu’on a le malheur d’y chuter, on n’en sort plus. L’école locale ne mène à rien. La bureaucratie et le fisc veillent à ce qu’on ne puisse pas créer son entreprise légale. L’incompétence, le racisme et la brutalité ordinaire de la police (croyez-moi, je l’ai vue à l’œuvre) rejettent définitivement hors de la république ceux qui auraient la velléité d’y gouter.
• La ‘citoyenneté’ que vante la classe bavarde devant les micros n’est absolument plus un concept opératoire (pas plus que ‘l’aristocratie’ ou le ‘patriotisme’). Que peut signifier la citoyenneté quand la moitié de la législation du pays est décidée à Bruxelles par des étrangers, que la monnaie n’est plus nationale, le service militaire a disparu, l’ennemi n’est pas hors des frontières et les gouvernements discrédités ne peuvent garantir aucune de leurs promesses face à la mondialisation ?
• 51% des représentants (mal) élus de la nation sont des fonctionnaires avec la garantie d’emploi à vie aux frais du contribuable, aucune expérience internationale ni aucune expérience de l’entreprise. Quel respect peuvent-ils inspirer aux véritables créateurs de richesses, petits et grands commerçants, employés du secteur privé, entrepreneurs, professions libérales ? Quelle identification peuvent opérer avec eux ceux qu’atteignent ou menacent la précarité et le chômage ?
• Charles a bien raison d’écrire que « la France doit être définie comme un pays multi-ethnique. […] Il n'y a plus de République. Et donc plus d'autorité politique et morale qui puisse être la cause efficiente de l'intégration des étrangers d'origine maghrébine et musulmane. » Eh oui, cette page républicaine est tournée. Charles le déplore, et personnellement, je ne le regrette guère. Le fait est qu’il faut recréer autrement du lien. A la morte citoyenneté, seule peut se substituer la communauté, vraie, vivante, chaude, vécue quotidiennement, qui a les moyens d’enseigner aux jeunes les règles élémentaires du vivre-ensemble, le respect des parents et de la famille, la valeur du travail (unique facteur d’intégration), le respect de la propriété, l’estime de soi. S’il existe d’autres lieux aujourd’hui en France où ces valeurs peuvent être transmises, qu’on le dise. La cohabitation n’est pas possible avec des agrégats humains déstructurés, mais l’entente est toujours trouvée entre personnes qui partagent quelques valeurs de base, honnêteté, travail, quelles que soient l’idéologie et la religion qu’elles ont rajoutées par-dessus. Le rôle légitime de l’Etat, s’il demeure, est limité à protéger les éventuels (le)s dissident (e)s et apostat(e)s.
• La France devenue ‘puissance secondaire’ selon le mot de Giscard il y a 30 ans, et même plus puissance du tout aujourd’hui, vit mal son effacement. Son élite se rattache à un passé glorieux et enfui. On y célébrait la ‘république’, la ‘nation’, la ‘laïcité’, le ‘service public’, la ‘paysannerie’, la ‘francophonie’. Coucou ! Réveillez-vous ! L’humanité est transnationale, religieuse, anglophone, en voie rapide d’intégration économique et de libéralisme. La violence vient toujours d’un déni de réalité. La France est avec le Belarus le pays d’Europe qui vit le plus dans l’irréalité.
A Londres ce matin, il fait beau. Ma semaine va être productive. Je vous le souhaite à vous tous aussi.
Christian
Analyse du processus de déclenchement des violences
Il y a quelque temps, deux affaires ont fait du bruit : en banlieue parisienne, deux filles arrosées d'essence et brûlées vives pour les punir de vouloir porter plainte contre les racailles qui les violaient. Ces deux actes symboliques étaient politiques, ils rappelaient aux filles des banlieues que le pouvoir y est détenu par les racailles. C'étaient des actes de pouvoir et d'affirmation du pouvoir et même des actes de justice, d'une justice illégitime et exercée dans une violence totale.
L'embrasement des banlieues est du même ordre, c'est politique et c'est l'affirmation d'un pouvoir illégitime et violent contre l'autorité publique. Qui est visé ? Les populations des banlieues à qui il est ainsi rappelé que ce sont les racailles qui règnent, et l'Etat, la police et le ministre de l'intérieur, les concurrents politiques des racailles.
Que dérange la police dans ces banlieues ? Le traffic de drogues et d'armes, des réseaux criminels et mafieux, des pratiques d'asservissement sexuel, etc. Pourquoi les déclarations des casseurs arrêtés se ramènent-elles toutes au ministre de l'intérieur et à la police ?
Pourquoi les racailles offusquées d'avoir été appelées racailles (alors qu'ils se donnent eux-mêmes ce nom "cailleras") brûlent-elles les voitures, les bus, les magasins, attaquent la police... si ce ne sont pas des racailles ?
Les filles arrosées d'essence et les banlieues incendiées subissent les mêmes actes d'intimidation.
Les flambées dans les banlieues se produisent toujours après un incident avec la police. Des criminels poursuivis par la police ont un accident de voiture volée : le lendemain le quartier est en flammes. C'est quand les criminels et les racailles rencontrent l'obstacle de l'autorité publique qu'ils réagissent ainsi. Et les filles brûlées vives menaçaient précisément de recourir à l'autorité publique, de renvoyer leurs violeurs devant la justice.
L'embrasement des banlieues est du même ordre, c'est politique et c'est l'affirmation d'un pouvoir illégitime et violent contre l'autorité publique. Qui est visé ? Les populations des banlieues à qui il est ainsi rappelé que ce sont les racailles qui règnent, et l'Etat, la police et le ministre de l'intérieur, les concurrents politiques des racailles.
Que dérange la police dans ces banlieues ? Le traffic de drogues et d'armes, des réseaux criminels et mafieux, des pratiques d'asservissement sexuel, etc. Pourquoi les déclarations des casseurs arrêtés se ramènent-elles toutes au ministre de l'intérieur et à la police ?
Pourquoi les racailles offusquées d'avoir été appelées racailles (alors qu'ils se donnent eux-mêmes ce nom "cailleras") brûlent-elles les voitures, les bus, les magasins, attaquent la police... si ce ne sont pas des racailles ?
Les filles arrosées d'essence et les banlieues incendiées subissent les mêmes actes d'intimidation.
Les flambées dans les banlieues se produisent toujours après un incident avec la police. Des criminels poursuivis par la police ont un accident de voiture volée : le lendemain le quartier est en flammes. C'est quand les criminels et les racailles rencontrent l'obstacle de l'autorité publique qu'ils réagissent ainsi. Et les filles brûlées vives menaçaient précisément de recourir à l'autorité publique, de renvoyer leurs violeurs devant la justice.
Dernière modification par Charles le mar. 08 nov. 2005, 21:02, modifié 4 fois.
Re: Les banlieues vues de loin
Le ban était le droit coutumier. Aujourd'hui la banlieue est une zone de non-droit en opposition avec l'étymologie.Christian a écrit :La banlieue était le ‘lieu du ban’, du bannissement de ceux qui n’avaient pas le droit de vivre en ville. L’étymologie est singulièrement révélatrice aujourd’hui.
Protéger les filles qui se font brûler vives parce qu'elle refusent d'être violées...Christian a écrit : Le fait est qu’il faut recréer autrement du lien. A la morte citoyenneté, seule peut se substituer la communauté, vraie, vivante, chaude, vécue quotidiennement, qui a les moyens d’enseigner aux jeunes les règles élémentaires du vivre-ensemble, le respect des parents et de la famille, la valeur du travail (unique facteur d’intégration), le respect de la propriété, l’estime de soi. S’il existe d’autres lieux aujourd’hui en France où ces valeurs peuvent être transmises, qu’on le dise. La cohabitation n’est pas possible avec des agrégats humains déstructurés, mais l’entente est toujours trouvée entre personnes qui partagent quelques valeurs de base, honnêteté, travail, quelles que soient l’idéologie et la religion qu’elles ont rajoutées par-dessus. Le rôle légitime de l’Etat, s’il demeure, est limité à protéger les éventuels (le)s dissident (e)s et apostat(e)s.
La situation actuelle des banlieues est la réfutation même de votre paragraphe utopiste.
Re: Les banlieues vues de loin
Londres n'est pas Birmingham, Bradford ou Brighstone...Christian a écrit :A Londres ce matin, il fait beau. Ma semaine va être productive. Je vous le souhaite à vous tous aussi.
En l’occurrence, c’est bien la protection d’une dissidence. Comme vous le disiez plus haut, ces deux filles menaçaient de porter plainte. Et même si elles ne pensaient pas à la délation, elles peuvent légitimement faire dissidence d’une communauté qui tolèrerait ce crime odieux.CharlesChristian
Le rôle légitime de l’Etat, s’il demeure, est limité à protéger les éventuels (le)s dissident (e)s et apostat(e)s.
Protéger les filles qui se font brûler vives parce qu'elle refusent d'être violées...
Christian
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elisseievna
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Derrière l'appel au calme, l'appel au combat :
Preuve par les textes :
http://oumma.com/article.php3?id_article=1759
Fatwa édictée le 6 novembre 2005 par « Dar el Fatwa » de l’UOIF.
Dans plusieurs versets du Saint Coran, Dieu blâme la destruction et le désordre et rejette ceux qui les accomplissent. Il dit au verset 64 de la Sourate 5 « Allah n’aime pas les semeurs de désordre » ; il dit au verset 60 de la Sourate 2 « Ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre ». (Voir également 2/27 ; 2/205 ; 7/56 ; 28/77 etc.. ).
D’autre part Dieu appelle les musulmans à un respect sans failles de la vie, de l’honneur et des biens d’autrui.
Il interdit au musulman la transgression et l’injustice « et ne transgressez point car Dieu n’aime pas les transgresseurs » 2/190. Ces enseignements abondent dans la sunna du Prophète Mohammad, bénédiction et salut sur lui. Ils sont considérés par toutes les écoles juridiques de l’islam comme des fondements intangibles.
La religion musulmane considère que le besoin des uns n’abolie pas les droits des autres. Ainsi le besoin d’exprimer sa détresse ou son malaise n’annule pas le droit des innocents qui ont vu leurs voitures et commerces brûler.
Avec la multiplication et la gravité des événements qui agitent plusieurs quartiers de la banlieue parisienne et qui semblent s’étendre à d’autres villes de province ; événements qui troublent la quiétude des gens, portent atteinte à leur sécurité et leurs biens et peuvent même attenter à leurs vies ; ‘Dar el Fatwa’ édicte la Fatwa suivante. Elle appelle les musulmans à s’y prescrire avec un grand scrupule :
« Il est formellement interdit à tout musulman recherchant la satisfaction et la grâce divines de participer à quelque action qui frappe de façon aveugle des biens privés ou publics ou qui peuvent attenter à la vie d’autrui. Contribuer à ces exactions est un acte illicite.
Tout musulman vivant en France, qu’il soit citoyen français ou hôte de la France est en droit de réclamer le respect scrupuleux de sa personne, de sa dignité et de ses convictions et d’agir pour plus d’égalité et de justice sociale.
Mais cette action qu’elle soit entreprise de façon concertée ou spontanée ne doit en aucun cas se faire en contradiction avec les enseignements rappelés et le droit qui gère la vie commune ».
Fatwa édictée le 6 novembre 2005 par « Dar el Fatwa » de l’UOIF.
TEXTES : versets entiers :
verset 64 de la Sourate 5 « Allah n’aime pas les semeurs de désordre » ;
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... t&surano=5
5.64. Et les Juifs disent : "La main d'Allah est fermée ! " Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre.
verset 60 de la Sourate 2 « Ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre ».
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
2.60. Et [rappelez-vous], quand Moïse demanda de l'eau pour désaltérer son peuple, c'est alors que Nous dîmes : "Frappe le rocher avec ton bâton." Et tout d'un coup, douze sources en jaillirent, et certes, chaque tribu sut où s'abreuver ! - "Mangez et buvez de ce qu'Allah vous accorde; et ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre".
2/27 ;
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
2.27. qui rompent le pacte qu'ils avaient fermement conclu avec Allah, coupent ce qu'Allah a ordonné d'unir, et sèment la corruption sur la terre. Ceux-là sont les vrais perdants.
2/205 ;
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
2.205. Dès qu'il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n'aime pas le désordre.
7/56 ;
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
7.56. Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu'elle ait été réformée. Et invoquez-Le avec crainte et espoir, car la miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants.
28/77
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
28.77. Et recherche à travers ce qu'Allah t'a donné, la Demeure dernière. Et n'oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n'aime point les corrupteurs".
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
2.190. Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs !
Il interdit au musulman la transgression et l’injustice « et ne transgressez point car Dieu n’aime pas les transgresseurs » 2/190.
Preuve par les textes :
http://oumma.com/article.php3?id_article=1759
Fatwa édictée le 6 novembre 2005 par « Dar el Fatwa » de l’UOIF.
Dans plusieurs versets du Saint Coran, Dieu blâme la destruction et le désordre et rejette ceux qui les accomplissent. Il dit au verset 64 de la Sourate 5 « Allah n’aime pas les semeurs de désordre » ; il dit au verset 60 de la Sourate 2 « Ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre ». (Voir également 2/27 ; 2/205 ; 7/56 ; 28/77 etc.. ).
D’autre part Dieu appelle les musulmans à un respect sans failles de la vie, de l’honneur et des biens d’autrui.
Il interdit au musulman la transgression et l’injustice « et ne transgressez point car Dieu n’aime pas les transgresseurs » 2/190. Ces enseignements abondent dans la sunna du Prophète Mohammad, bénédiction et salut sur lui. Ils sont considérés par toutes les écoles juridiques de l’islam comme des fondements intangibles.
La religion musulmane considère que le besoin des uns n’abolie pas les droits des autres. Ainsi le besoin d’exprimer sa détresse ou son malaise n’annule pas le droit des innocents qui ont vu leurs voitures et commerces brûler.
Avec la multiplication et la gravité des événements qui agitent plusieurs quartiers de la banlieue parisienne et qui semblent s’étendre à d’autres villes de province ; événements qui troublent la quiétude des gens, portent atteinte à leur sécurité et leurs biens et peuvent même attenter à leurs vies ; ‘Dar el Fatwa’ édicte la Fatwa suivante. Elle appelle les musulmans à s’y prescrire avec un grand scrupule :
« Il est formellement interdit à tout musulman recherchant la satisfaction et la grâce divines de participer à quelque action qui frappe de façon aveugle des biens privés ou publics ou qui peuvent attenter à la vie d’autrui. Contribuer à ces exactions est un acte illicite.
Tout musulman vivant en France, qu’il soit citoyen français ou hôte de la France est en droit de réclamer le respect scrupuleux de sa personne, de sa dignité et de ses convictions et d’agir pour plus d’égalité et de justice sociale.
Mais cette action qu’elle soit entreprise de façon concertée ou spontanée ne doit en aucun cas se faire en contradiction avec les enseignements rappelés et le droit qui gère la vie commune ».
Fatwa édictée le 6 novembre 2005 par « Dar el Fatwa » de l’UOIF.
TEXTES : versets entiers :
verset 64 de la Sourate 5 « Allah n’aime pas les semeurs de désordre » ;
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... t&surano=5
5.64. Et les Juifs disent : "La main d'Allah est fermée ! " Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre.
verset 60 de la Sourate 2 « Ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre ».
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
2.60. Et [rappelez-vous], quand Moïse demanda de l'eau pour désaltérer son peuple, c'est alors que Nous dîmes : "Frappe le rocher avec ton bâton." Et tout d'un coup, douze sources en jaillirent, et certes, chaque tribu sut où s'abreuver ! - "Mangez et buvez de ce qu'Allah vous accorde; et ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre".
2/27 ;
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2.27. qui rompent le pacte qu'ils avaient fermement conclu avec Allah, coupent ce qu'Allah a ordonné d'unir, et sèment la corruption sur la terre. Ceux-là sont les vrais perdants.
2/205 ;
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
2.205. Dès qu'il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n'aime pas le désordre.
7/56 ;
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
7.56. Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu'elle ait été réformée. Et invoquez-Le avec crainte et espoir, car la miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants.
28/77
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
28.77. Et recherche à travers ce qu'Allah t'a donné, la Demeure dernière. Et n'oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n'aime point les corrupteurs".
http://www.uoif-online.com/modules.php? ... on=display
2.190. Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs !
Il interdit au musulman la transgression et l’injustice « et ne transgressez point car Dieu n’aime pas les transgresseurs » 2/190.
Roublev, peintre de genie, chretien ou pas.
Autres points importants :
Nous assistons à la conjonction de deux facteurs, la ghettoïsation d'une population incapable de s'intégrer et le système mafieux d'économie parallèle.
La population maghrébine déracinée, fragilisée et non-intégrée en France est une proie de choix pour tout système mafieux qui chercherait un territoire à exploiter. La non-intégration rend cette population plus fragile et plus disponible pour tomber sous la coupe de bandes criminelles. On le voit partout et à l'extrême avec les clandestins qui peuvent être réduits à la condition d'esclave dans le pays où ils auront émigré, étant complètement coupés, linguistiquement, physiquement, administrativement, culturellement, socialement, de la vie du pays. Le communautarisme peut se doubler d'une structure économique et de pouvoir parallèle à l'économie et à la vie politique normale du pays d'accueil. Non seulement la population non-intégrée et ghettoïsée peine à fuir la coupe des bandes mais l'Etat et la police officiels peinent à comprendre et atteindre cette communauté.
Ce n'est pas un hasard si sont visés toutes sortes de bâtiments représentatifs de l'Etat et spécialement dans son action d'intégration : ce sont des écoles qui sont en majorité attaquées, et viennent ensuites commissariats de police, hôpital, églises, etc. Ce n'est pas un hasard, les bandes mafieuses ont tout intérêt à empêcher l'intégration des populations maghrébines, c'est-à-dire la réduction de leur territoires d'action.
D'où les propos contradictoires et irrationnels tenus par les jeunes des banlieues interrogés à la radio : hésitation et balancement entre deux mondes selon leur intégration dans l'un ou l'autre.
Si certains ne sont pas intégrés dans la société civile française, cela ne signifie pas qu'ils ne soient pas intégrés ailleurs. L'intérêt des bandes mafieuses est de travailler et de faire du bénéfice en paix. Je le rappelle, les flambées de violences se produisent TOUJOURS après que des membres de ces bandes aient rencontrés l'obstacle de la police ou de la justice républicaine, c'est-à-dire quand ils sont atteints dans leur activité criminelle. Il faut peut-être penser en termes de territoire, frontière, marché, chiffre d'affaire. La police ne fait rien d'autre que travailler à réduire des marchés et faire baisser du chiffre d'affaire.
Il serait temps de se pencher sur le volume financier de l'économie parallèle des banlieues...
La population maghrébine déracinée, fragilisée et non-intégrée en France est une proie de choix pour tout système mafieux qui chercherait un territoire à exploiter. La non-intégration rend cette population plus fragile et plus disponible pour tomber sous la coupe de bandes criminelles. On le voit partout et à l'extrême avec les clandestins qui peuvent être réduits à la condition d'esclave dans le pays où ils auront émigré, étant complètement coupés, linguistiquement, physiquement, administrativement, culturellement, socialement, de la vie du pays. Le communautarisme peut se doubler d'une structure économique et de pouvoir parallèle à l'économie et à la vie politique normale du pays d'accueil. Non seulement la population non-intégrée et ghettoïsée peine à fuir la coupe des bandes mais l'Etat et la police officiels peinent à comprendre et atteindre cette communauté.
Ce n'est pas un hasard si sont visés toutes sortes de bâtiments représentatifs de l'Etat et spécialement dans son action d'intégration : ce sont des écoles qui sont en majorité attaquées, et viennent ensuites commissariats de police, hôpital, églises, etc. Ce n'est pas un hasard, les bandes mafieuses ont tout intérêt à empêcher l'intégration des populations maghrébines, c'est-à-dire la réduction de leur territoires d'action.
D'où les propos contradictoires et irrationnels tenus par les jeunes des banlieues interrogés à la radio : hésitation et balancement entre deux mondes selon leur intégration dans l'un ou l'autre.
Il serait temps de se pencher sur le volume financier de l'économie parallèle des banlieues...
Bonjour à tous,
Il y a quelques années, j’avais écrit un très long texte sur la justice pénale. Un passage m’est revenu à l’esprit en lisant ici les interventions sur les problèmes d’intégration de minorités ethniques et religieuses. Il intéressera peut-être quelques uns d’entre vous (le passage en gras figure dans l’original).
L’histoire nous offre des précédents de sociétés multiculturelles soumises à de fortes tensions, mais où la discipline fut toujours volontaire, sans recours à une répression tueuse ou carcérale. L’exemple le plus remarquable est celui des armées napoléoniennes.
La Convention avait aboli les châtiments corporels. Il ne convenait pas à des citoyens-soldats défenseurs de la patrie en danger d’être fouettés comme des esclaves. Les seules peines étaient la prison ou la mort pour des actes graves, comme le pillage, le vol et la désertion. Pour le reste, on comptait sur l’autorité librement acceptée d’officiers élus par leurs hommes. Les Conventionnels, bien sûr, avaient lu Rousseau : « La rigueur des châtiments n’est qu’une vaine ressource imaginée par de petits esprits pour substituer la terreur à ce respect qu’ils ne peuvent obtenir ».1 Même lorsque les nominations d’officiers furent décidées au mérite, et non plus par l’élection, la discipline de l’armée française contrastait singulièrement avec celle de ses ennemies anglaise, prussienne, russe et austro-hongroise, fondée sur la peur de châtiments sévères.
Pourtant servir dans les armées de la Révolution, et plus encore dans la Grande Armée, n’est pas de tout repos. La stratégie offensive de l’Empereur, très mobile, exige des soldats une dépense physique extraordinaire. Les marches forcées causent des ruptures d’approvisionnement, les bivouacs sont à peine montés que défaits, il y a de quoi « grogner »… Néanmoins, le taux de désertion et d’indiscipline reste très inférieur à celui des armées ennemies, au moins jusqu’en 1809 et les premiers revers d’Espagne. En outre, les troupes françaises se comportent finalement mieux en pays conquis que les autres, selon la propre conclusion du Rapport sur les crimes de guerre commis entre 1795 et 1810, demandé par l’Autriche après le premier traité de Vienne.2
En quoi ce précédent historique peut-il nous concerner ? Principalement parce qu’il est un exemple de discipline librement consentie au sein d’une société de jeunes mâles, armés jusqu’aux dents, prêts à tuer. Ce n’est pas le devoir de servir une patrie qui n’est plus en danger, qui est même devenue l’agresseur, qui fonde l’obéissance de ces soldats. Ce n’est pas la « citoyenneté ». Car après la conquête de larges territoires sous l’Empire, la Grande Armée est multinationale. Elle inclut des conscrits saxons, suisses, italiens, polonais, flamands, bataves…3 Elle n’est pas loin de ressembler dans sa composition multiethnique et multiculturelle à une de nos contemporaines cités.
Comment expliquer alors le maintien d’une forte discipline, sans répression sauf pour les crimes les plus graves, et ils sont rarement commis, alors que les exigences des officiers sont à la limite de l’impossible (déclaré « pas français ») et que se rencontrent dans des pays occupés tant d’occasions de mal faire ?
Le soldat de la Grande Armée (comme celui de notre moderne Légion, composée d’étrangers) a moins de loyauté envers le « pays » abstrait qu’envers ses chefs et ses camarades. C’est le souci de conserver leur estime qui le retient. Mais la loyauté se mérite. Les officiers demandent beaucoup de leurs hommes parce qu’ils partagent le danger et les privations auxquels ils les exposent. On les respecte. Peut-on dire autant des instituteurs, éducateurs, gratte-papiers, travailleurs sociaux et autres fonctionnaires prébendiers, bureaucrates de tous guichets et de toutes paperasses, policiers et juges intouchables et élus girouettes, qui incarnent nos modernes autorités ? Quelle sympathie peuvent inspirer les déplorations sur le chômage et la délinquance de la part de ceux qui ont un emploi à vie et habitent des banlieues paisibles ? L’estime réciproque de ces conscrits étrangers et de leurs chefs suffisait à maintenir la discipline ; l’octroi de récompenses les galvanisait. La « Croix », selon le mot de l’Empereur est un « hochet », mais on risque sa vie pour l’obtenir, et parce que ceux qui l’arborent ont risqué leur vie, ils méritent leur prestige. On les cite en exemple aux enfants. Ils sont des modèles pour la communauté.
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1 De l’Économie politique, [existe maintenant en ligne http://socserv2.socsci.mcmaster.ca/~eco ... usseau.htm]
2 Jean Delmas, éd., Histoire Militaire de la France, T. II, De 1715 à 1871, PUF, 1992
3 Pour le nombre des conscrits, campagne après campagne, et les nationalités, voir Paul Fieffé, Histoire des troupes étrangères de la France, depuis leur origine jusqu’à nos jours, et de tous les régiments levés dans les pays conquis sous la Première République et l’Empire, t. 2, Paris, Librairie Militaire, 1854
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Il y a quelques années, j’avais écrit un très long texte sur la justice pénale. Un passage m’est revenu à l’esprit en lisant ici les interventions sur les problèmes d’intégration de minorités ethniques et religieuses. Il intéressera peut-être quelques uns d’entre vous (le passage en gras figure dans l’original).
L’histoire nous offre des précédents de sociétés multiculturelles soumises à de fortes tensions, mais où la discipline fut toujours volontaire, sans recours à une répression tueuse ou carcérale. L’exemple le plus remarquable est celui des armées napoléoniennes.
La Convention avait aboli les châtiments corporels. Il ne convenait pas à des citoyens-soldats défenseurs de la patrie en danger d’être fouettés comme des esclaves. Les seules peines étaient la prison ou la mort pour des actes graves, comme le pillage, le vol et la désertion. Pour le reste, on comptait sur l’autorité librement acceptée d’officiers élus par leurs hommes. Les Conventionnels, bien sûr, avaient lu Rousseau : « La rigueur des châtiments n’est qu’une vaine ressource imaginée par de petits esprits pour substituer la terreur à ce respect qu’ils ne peuvent obtenir ».1 Même lorsque les nominations d’officiers furent décidées au mérite, et non plus par l’élection, la discipline de l’armée française contrastait singulièrement avec celle de ses ennemies anglaise, prussienne, russe et austro-hongroise, fondée sur la peur de châtiments sévères.
Pourtant servir dans les armées de la Révolution, et plus encore dans la Grande Armée, n’est pas de tout repos. La stratégie offensive de l’Empereur, très mobile, exige des soldats une dépense physique extraordinaire. Les marches forcées causent des ruptures d’approvisionnement, les bivouacs sont à peine montés que défaits, il y a de quoi « grogner »… Néanmoins, le taux de désertion et d’indiscipline reste très inférieur à celui des armées ennemies, au moins jusqu’en 1809 et les premiers revers d’Espagne. En outre, les troupes françaises se comportent finalement mieux en pays conquis que les autres, selon la propre conclusion du Rapport sur les crimes de guerre commis entre 1795 et 1810, demandé par l’Autriche après le premier traité de Vienne.2
En quoi ce précédent historique peut-il nous concerner ? Principalement parce qu’il est un exemple de discipline librement consentie au sein d’une société de jeunes mâles, armés jusqu’aux dents, prêts à tuer. Ce n’est pas le devoir de servir une patrie qui n’est plus en danger, qui est même devenue l’agresseur, qui fonde l’obéissance de ces soldats. Ce n’est pas la « citoyenneté ». Car après la conquête de larges territoires sous l’Empire, la Grande Armée est multinationale. Elle inclut des conscrits saxons, suisses, italiens, polonais, flamands, bataves…3 Elle n’est pas loin de ressembler dans sa composition multiethnique et multiculturelle à une de nos contemporaines cités.
Comment expliquer alors le maintien d’une forte discipline, sans répression sauf pour les crimes les plus graves, et ils sont rarement commis, alors que les exigences des officiers sont à la limite de l’impossible (déclaré « pas français ») et que se rencontrent dans des pays occupés tant d’occasions de mal faire ?
Le soldat de la Grande Armée (comme celui de notre moderne Légion, composée d’étrangers) a moins de loyauté envers le « pays » abstrait qu’envers ses chefs et ses camarades. C’est le souci de conserver leur estime qui le retient. Mais la loyauté se mérite. Les officiers demandent beaucoup de leurs hommes parce qu’ils partagent le danger et les privations auxquels ils les exposent. On les respecte. Peut-on dire autant des instituteurs, éducateurs, gratte-papiers, travailleurs sociaux et autres fonctionnaires prébendiers, bureaucrates de tous guichets et de toutes paperasses, policiers et juges intouchables et élus girouettes, qui incarnent nos modernes autorités ? Quelle sympathie peuvent inspirer les déplorations sur le chômage et la délinquance de la part de ceux qui ont un emploi à vie et habitent des banlieues paisibles ? L’estime réciproque de ces conscrits étrangers et de leurs chefs suffisait à maintenir la discipline ; l’octroi de récompenses les galvanisait. La « Croix », selon le mot de l’Empereur est un « hochet », mais on risque sa vie pour l’obtenir, et parce que ceux qui l’arborent ont risqué leur vie, ils méritent leur prestige. On les cite en exemple aux enfants. Ils sont des modèles pour la communauté.
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1 De l’Économie politique, [existe maintenant en ligne http://socserv2.socsci.mcmaster.ca/~eco ... usseau.htm]
2 Jean Delmas, éd., Histoire Militaire de la France, T. II, De 1715 à 1871, PUF, 1992
3 Pour le nombre des conscrits, campagne après campagne, et les nationalités, voir Paul Fieffé, Histoire des troupes étrangères de la France, depuis leur origine jusqu’à nos jours, et de tous les régiments levés dans les pays conquis sous la Première République et l’Empire, t. 2, Paris, Librairie Militaire, 1854
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vous êtes bien péremptoire
Bonjour Christian,
Lorsque Christian nous parle des motivations des gens, il est très péremptoire, comment connaît-il aussi sûrement ce qui se passe dans la tête des gens ? Mystère, c'est ses auteurs préférés qui le lui ont révélé sans doute.
Bien sûr, aucune place pour les vertus, la bonté, l'amour, la piété, la justice personne n'en fait preuve. La légion d'honneur est un "hochet" (affirmation ridicule, un hochet ne représente rien, la légion d'honneur représente beaucoup).
Enfin sa devise tirée d'Isidore Ducasse me semble blasphématoire, ce qui me semble curieux sur un forum comme celui-là, elle me semble signifier, mais avec suffisament d'obscurité cependant, que si Dieu existait, il n'y aurait aucun mal. La vérité n'est pas la bonté, deux notions bien distinctes, cette devise n'est pas vraie, loin s'en faut, mais Isidore Ducasse s'en moquait bien de la bonté et de la vérité et même de la logique.
Mais à quoi bon parler et écrire alors ? Pour détruire, parce que telle est ma volonté. Soit, mais qu'est-ce cela a à faire avec Jésus-Christ qui est venu tout restaurer ?
Mais cette formule embrouillée donne l'impression que toute la philosophie et la théologie ne sont que billevesées et que Dieu n'est ni bon, ni vrai et que la logique n'a aucune valeur.
Lorsque Christian nous parle des motivations des gens, il est très péremptoire, comment connaît-il aussi sûrement ce qui se passe dans la tête des gens ? Mystère, c'est ses auteurs préférés qui le lui ont révélé sans doute.
Bien sûr, aucune place pour les vertus, la bonté, l'amour, la piété, la justice personne n'en fait preuve. La légion d'honneur est un "hochet" (affirmation ridicule, un hochet ne représente rien, la légion d'honneur représente beaucoup).
Enfin sa devise tirée d'Isidore Ducasse me semble blasphématoire, ce qui me semble curieux sur un forum comme celui-là, elle me semble signifier, mais avec suffisament d'obscurité cependant, que si Dieu existait, il n'y aurait aucun mal. La vérité n'est pas la bonté, deux notions bien distinctes, cette devise n'est pas vraie, loin s'en faut, mais Isidore Ducasse s'en moquait bien de la bonté et de la vérité et même de la logique.
Mais à quoi bon parler et écrire alors ? Pour détruire, parce que telle est ma volonté. Soit, mais qu'est-ce cela a à faire avec Jésus-Christ qui est venu tout restaurer ?
Il n'est pas vrai que la bonté de Dieu soit une vérité d'où découlent toutes les autres. C'est "Dieu est" qui est d'ailleurs une vérité démontrée et non immédiate, mais qui est la vérité sur Dieu que nous affirmons et elle n'est nullement à la source de toutes les autres. Quant à l'ignorance absolue du mal, Dieu étant tout puissant, il n'ignore rien du tout. Quant à la conclusion elle est ridicule et sans rapport avec les prémisses, déjà contestables."Si l'on se rappelle la vérité d'où découlent toutes les autres, la bonté absolue de Dieu et son ignorance absolue du mal, les sophismes s'effondreront d'eux-mêmes"
Mais cette formule embrouillée donne l'impression que toute la philosophie et la théologie ne sont que billevesées et que Dieu n'est ni bon, ni vrai et que la logique n'a aucune valeur.
Loué soit Jésus-Christ
Le clientélisme dont vous parlez, la loyauté envers une personne, est le principe même de la féodalité. Réactivé au XX° siècle par Hitler dont la SS multi-ethnique lui était liée par un serment d'allégeance personnelle. Si c'est cela votre modèle de sociabilité, bravo...Christian a écrit : Car après la conquête de larges territoires sous l’Empire, la Grande Armée est multinationale. Elle inclut des conscrits saxons, suisses, italiens, polonais, flamands, bataves…3 Elle n’est pas loin de ressembler dans sa composition multiethnique et multiculturelle à une de nos contemporaines cités.
Comment expliquer alors le maintien d’une forte discipline, sans répression sauf pour les crimes les plus graves, et ils sont rarement commis, alors que les exigences des officiers sont à la limite de l’impossible (déclaré « pas français ») et que se rencontrent dans des pays occupés tant d’occasions de mal faire ?
Le soldat de la Grande Armée (comme celui de notre moderne Légion, composée d’étrangers) a moins de loyauté envers le « pays » abstrait qu’envers ses chefs et ses camarades
"l'unique enjeu"...
Allons, allons!
Je vois que l'on se chipote beaucoup ici et là dans la rubrique des émeutes en France. Tout est en train de rentrer dans l'ordre. Il y a eu la moitié moins de voitures brûlées la nuit dernière que la nuit précédente. La diminution va suivre, moins qu'hier, plus que demain! Et puis Sarko voit loin, la situation lui donne l'occasion d'espérer piquer encore un peu plus de voix du FN et de Ph de Villiers aux sacro-saintes élections présidentielles de 2007... Mieux, si les choses devaient vraiment tourner au vinaigre, il serait peut-être plebicité, et mieux encore, si les "choses" se précipitaient, il pourrait alors déposer Chirac et arriver directement au pouvoir. Ce serait l'extase! N'est-ce pas beau tout ça! Et en plus nous avons au quotidien depuis des mois la "compétition des mâles" Sarko-de Villepin. Comme c'est intéressant!!
Renaud
Je vois que l'on se chipote beaucoup ici et là dans la rubrique des émeutes en France. Tout est en train de rentrer dans l'ordre. Il y a eu la moitié moins de voitures brûlées la nuit dernière que la nuit précédente. La diminution va suivre, moins qu'hier, plus que demain! Et puis Sarko voit loin, la situation lui donne l'occasion d'espérer piquer encore un peu plus de voix du FN et de Ph de Villiers aux sacro-saintes élections présidentielles de 2007... Mieux, si les choses devaient vraiment tourner au vinaigre, il serait peut-être plebicité, et mieux encore, si les "choses" se précipitaient, il pourrait alors déposer Chirac et arriver directement au pouvoir. Ce serait l'extase! N'est-ce pas beau tout ça! Et en plus nous avons au quotidien depuis des mois la "compétition des mâles" Sarko-de Villepin. Comme c'est intéressant!!
Renaud
Le problème d’un forum de discussion (celui-ci est le seul auquel je contribue, mais j’imagine que la formule est la même partout), le problème, dis-je, est que les interventions sont forcément courtes, visent une question précise et ne peuvent rappeler à chaque fois les grands principes sur lesquels elles se fondent.Charles
Le clientélisme dont vous parlez, la loyauté envers une personne, est le principe même de la féodalité. Réactivé au XX° siècle par Hitler dont la SS multi-ethnique lui était liée par un serment d'allégeance personnelle. Si c'est cela votre modèle de sociabilité, bravo...
Cependant au fil des interventions (260+ pour ma part), ces principes deviennent clairs. Et par conséquent, l’honnêteté intellectuelle, le respect de l’autre et l’intérêt du débat lui-même veulent que l’on n’extraie pas un lambeau de phrase d’une intervention traitant un point spécifique pour attribuer à son auteur des opinions générales que l’on sait pertinemment n’être pas les siennes.
Après que j’ai seriné ici à tout propos les grands principes libéraux de respect du Droit (notez la majuscule), de l’égalité de chacun devant la loi et l’abstraction de l’échange, m’attribuer une nostalgie pour le féodalisme et un modèle de société fondé sur l’hitlérisme et le serment d’allégeance des SS est tout simplement un refus de penser.
Bon, tout le monde peut être fatigué un soir...
Christian
Christian,Christian a écrit :Le soldat de la Grande Armée (comme celui de notre moderne Légion, composée d’étrangers) a moins de loyauté envers le « pays » abstrait qu’envers ses chefs et ses camarades
c'est vous-même qui soulignez cette allégeance personnelle envers les chefs et camarades plutôt qu'envers le pays et la posez en modèle de sociabilité. Je me souviens aussi que vous aviez déjà fait une sorte d'éloge fantasmatique de la "bande" comme modèle de l'Eglise...Ces groupes fondés sur un lien féodal au chef - SS, armée de Gengis-Khan, bandes criminelles, armée napoléonienne, mafias, nomenklatura - se caractérisent par l'absence complète de valeurs morales, car ils ne visent pas le bien commun mais seulement celui du chef et de ceux qui espèrent tirer de leur soumission à lui un quelconque intérêt particulier. L'idée politique de service de la société en est complètement absente.
Charles
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