Bonsoir,
Il me semble qu'un prêtre qui trahit le secret de la confession est automatiquement excommunié, que c'est un péché très grave. Cependant, y a-t-il des exceptions à la règle ?
Je donne quatre exemples (je sais que ce ne sont pas forcément des choses qui se rencontrent tous les jours, bien sûr) :

Un père de famille avoue, en confession, qu'il force sa fille de huit ans à avoir des rapports incestueux et qu'il n'a pas l'intention d'arrêter. Si le prêtre ne rapporte pas ce qu'il a entendu, c'est de la non-assistance à personne en danger, non ?

Madame X a été assassinée. Monsieur X a été condamné pour ce meurtre mais clame son innocence. Monsieur T vient se confesser et avoue au curé que c'est lui le coupable mais qu'il ne veut pas se dénoncer parce que ses enfants se retrouveraient "sans parents". Le prêtre doit-il se taire, sachant qu'un innocent va aller en prison ?

Un prêtre reçoit un futur couple. La future mariée lui confie qu'elle n'aime pas son fiancé, qu'elle ne veut se marier avec lui que pour l'argent. Le prêtre a-t-il le droit de mettre le fiancé en garde ?

Un séminariste dit à son confesseur qu'il n'en a absolument rien à faire de Dieu et de l'Église et qu'il compte bien faire ce qui lui chante une fois prêtre. Le curé a-t-il le droit d'avertir "les autorités compétentes" (je ne sais pas qui il pourrait avertir, d'où une expression un peu malheureuse) ?
Et dans tous ces cas, si vraiment le prêtre ne peut rien dire, que doit-il moralement faire ?
Cordialement,