Re: Dieu existe-t-il ? Comment en être sûr ?
Publié : dim. 02 mai 2010, 20:50
Pas de finalisme, il se trouve donc que, pour l'espèce humaine, et pour elle seulement, les comportements nobles ont assuré la prospérité de l'espèce, c'est un fait, solidarité, entraide, aspirations méta-physique, et tout ce qui a déjà été mentionné. La survie de l'espèce n'est pas indifférente à un matérialist puisqu'il en fait partie, non seulement la survie, mais le plus grand bien-être possible, ce qui inclue aussi les interrogations les plus profondes.ti'hamo a écrit :@ GaeldrNon. Cela, tous le font forcément, même les pas sociaux.Et bien les êtres humains sont, au même titre que les fourmis ou les loups, des animaux sociaux. Cela signifie qu'un individu d'une espèce interagit avec d'autres individus de la même espèce à laquelle il est apparenté.
Animal social, c'est-à-dire qui vit en groupe constitué de plusieurs individus de son espèce, de façon stable, régit par des règles de comportement.
Oui et non, attention aux formulations :"'ils se sont associés c'est plus que probablement pour améliorer leurs chances de survie (l'union faisant la force)."
. pas de finalisme dans la théorie de l'évolution, on décrit des phénomènes : donc, s'ils se sont associés, ça n'est pas "pour". La formulation exacte est "cette association a été favorisée au cours de l'évolution car les animaux associés survivaient mieux" (oui, je pinaille, mais si on fait de la biologie alors soyons précis).
. d'autre part, l'existence même d'animaux non-sociaux, y compris d'espèces toutes proches des espèces sociales (par exemple il existe des abeilles sociales et des abeilles solitaires), qui survivent très bien, adaptés à leur mode de vie, démontre que le fait d'être un animal social n'est pas particulièrement un avantage évolutif ni une nécessité pour mieux survivre.
On pourrait tout autant dire que des animaux sont devenus sociaux, et se sont ensuite développés de cette manière… par tendance évolutive, mais sans que ce soit en supplantant des espèces non sociales (puisqu'elles coexistent sans problème de survie).
D'autre part, les comportements agressifs/défensifs SONT une composante incontournable des comportements sociaux, de régulation des interactions des individus dans le groupe (cf les loups, notamment)
. D'autre part, dans une perspective purement matérialiste et biologique, cela n'a pas de sens de dire qu'il serait illogique d'exclure du groupe les faibles et les inaptes, au motif qu'ils font partie du groupe : justement, qui décide de l'appartenance au groupe ? Selon diverses modalités, tout à la fois le meneur et le groupe lui-même. Qu'est-ce qui fait l'appartenance au groupe ? Le comportement du groupe lui-même.
Il est donc tout à fait logique et possible d'exclure un membre, et on ne pourra pas protester que, faisant partie du groupe, il ne peut pas en être exclu : le rejet du groupe FAIT que cet individu ne sera pas membre du groupe, justement.
Il n'y a d'ailleurs aucune raison que cela vous "choque" ou vous dérange.