Bonjour Xavi,
j'espérais avoir plutôt une réponse de par exemple Gaudens et qui vous aurait à terme démontré que les adeptes de votre doctrine 'en ont pas l'image que vous en avez, mais tant pis...
Xavi a écrit : ↑mer. 27 août 2025, 12:17
Je pense que la création de cet être nouveau corporel et spirituel s’est produite au milieu d'hominidés qui étaient d’autres créatures qui leur étaient corporellement (et seulement corporellement) semblables mais ayant une nature corporelle précaire comme les autres êtres terrestres vivants. Vous pensez qu’il n’y avait pas de tels semblables.
C’est en effet un résumé possible, or ce qui importe n’est pas ce que nous pensons l’un et l’autre. Je vais donc aller plus loin : (merci de me signaler si désaccord sur l’une de ces affirmations et lesquelles)
- vous pensez ce que vous pensez pour vous efforcer de mettre en accord la théorie de l’évolution avec la Genèse.
Pour cela, vous repartez de cette doctrine telle que vous la concevez, et essayez d’ajuster la Genèse à celle-ci par une interprétation possible.
La façon dont vous la concevez veut qu’à partir du big bang, et donc de la table de Mendeleïev ( éléments premiers en leurs états solides, liquides ou gazeux, en tenant compte des possibilités atomiques) surgisse l’âme et la substance végétale, puis animale, puis humaine à commencer par l’apparition de la cellule procaryote, par exemple : si on peut constater de quoi bâtir une théorie de l’évolution, on ne l’explique pas vraiment et chaque étape supposée de celle-ci sans ce qu’on appelle Dieu est-elle possible ? Nul n’ a pu remplacer Dieu pour le « supprimer » de l’évolution, d’où la foi de bien des savants.
Ceci sans autre intervention extérieure, sinon ce que vous appelez l’immanence Divine mais que par exemple l’ADN entre autres pourrait remplacer, sauf pour les « sauts » qualitatifs et dans ce cas, ce n’est plus de l’immanence, c’est le récit des 6 premiers jours de la création qui en rendent toujours le mieux compte !
Je suppose que ce qui ressemblerait à un miracle ou à de la magie ne fait pas partie de ce que vous attribueriez à l’immanence divine, qui en l’occurrence n’intervient que dans/pour/par le principe de vie que Dieu a donné à chaque chose en accord avec ce qu’elle est, principe qui mènerait l’évolution et aurait été coordonné et planifié par Lui au départ mais qui prend des formes si différentes.
A ce stade je suis déjà sceptique. Trinité a reconnu d’ailleurs que cette « réussite » de l’évolution n’était pas prouvée (je ne dis pas constatée) et que je sache jamais encore reproduite pour l’accès au règne animal, je me demande même s’il l’est pour le règne végétal, et pour ce qui concerne l’homme, vous n’admettez une intervention divine extérieure que pour la partie spirituelle de l’homme.
Sans aller plus avant, de mon côté :
- Je doute non seulement de la présence viable de ces hominidés (pour autant qu’ils ne soient pas des hommes ni des animaux), mais de celle des animaux, et de celle des plantes, sans qu’une intervention extérieure de Dieu ait eu lieu !
A partir de là, je ne vois même pas la nécessité d’aller plus loin dans une démarche comme la vôtre, puisqu’elle repose sur des postulats qui ne sont pas encore prouvés. Et je m’étonne que vous affirmiez qu’il n’y a pas d’autre solution et qu’elle est d’ores et déjà en accord avec l’enseignement de l’Eglise.
Mais à titre d’hypothèse, je suis prêt à écouter, évidemment, sauf que vous avez beau vous défendre de vous écarter de l’enseignement de l’Eglise, vous lui faites dire « en plus » ce qu’elle ne dit pas et que la science elle-même ne dit pas encore, en disant vous qu’elle est d’accord avec vous (ce qui n’est pas la même chose que vous d’être en accord avec elle, car cela vous autoriserait d’en rajouter).
Qu’elle ne veuille plus se mettre en porte à faux comme dans l’affaire Galilée est une évidence qui la conduit désormais à effectuer des concessions provisoires, mais sans rien de définitif. Et elle se réserve le moment venu de contrevenir à des déductions qui seraient hasardeuses, qu’elles soient ou non en contradiction avec la Genèse.
Je ne refuse pas pour autant la théorie de l’évolution, mais à supposer qu’elle parvienne jusqu’à prouver la possibilité de se suffire « sans intervention divine externe » pour produire jusqu’à un animal et donc un hominidé, j’estime que pour la création de l’homme, et afin d’être en accord avec la Genèse et la dignité de l’homme, cette étape de l’hominidé (à moins que ce ne soit qu’une « glaise prête à l’emploi », déjà quasiment chair que Dieu va finaliser, et qui a bien dû exister à un moment si la théorie de l’évolution a du vrai ! ) n’est pas nécessaire et que Dieu a pu, de même qu’il y a plusieurs espèces animales, en choisir une avant qu’elle ne soit aboutie et finalisée, autonome et libre, à travers un couple (ou éventuellement plusieurs) d’adultes (car je ne vois pas comment les premiers de notre espèce auraient pu survivre si surgis enfants, idem pour les hominidés et les animaux) auquel il aura ajouté ce « souffle de vie propre à l’homme » et qui constitue la seconde étape de sa création ((Genèse, 2 : 7) décrivant bien 2 étapes que l’on peut séparer).
Non seulement il l’a pu, mais pourquoi aurait-il sinon attendu ?! Cela évite tous les « pièges » que vous avez dû ou cru déjouer ou surmonter que sont la bestialité, la cohabitation (combien d’années avant que la femme surgisse de l’homme (la femelle pour l’hominidé souche) dans une dynamique d’évolution qui ne passe pas par une reproduction sexuée ?), la transmission du péché, la dignité de la personne, etc.
Si je pense ainsi c’est par respect pour ce que nous connaissons de ce qui nous est présenté comme étant le bien, que donc la création n’a pu que respecter. Idée dont vous semblez partager la justesse, mais pour blâmer l’inceste et non la zoophilie en acte, soit la bestialité.
C’est là il me semble le point clé de notre frottement. Vous ne vous satisferiez pas de l’inceste qu’elle suppose pour condamner une alternative, que je me dirais « bon, nous n’avons pas les mêmes valeurs » et je laisserai tomber l’affaire. Mais comment ayant ce réflexe et cette valeur, pouvez-vous admettre une autre alternative qui suppose la bestialité sans déformer la réalité ? Vous n’avez fait pour vous en expliquer aucun des efforts que j’ai déployés pour lever l’anathème sur l’inceste dans le cas de nos premiers parents… Donc vous imposez arbitrairement un nouveau schéma de valeur auquel je ne peux souscrire sans y être obligé par la science.
Comme pour ma part je ne pars pas de la science (cette démarche a été blâmée par humani generis) mais de la Révélation, je bloque sur des réalités contraires que vous essayez d’arranger par des interprétations et des mots, et je me suis efforcé de vous montrer pourquoi ce n’était pas le cas concernant l’inceste.
Vous avez réclamé une preuve que c’est bien l’enseignement de l’Eglise, mais elle est évidente : Abraham avait épousé la fille de son père, dans un contexte où ce n’était pas obligé et déjà tabou, et pourtant Dieu l’a choisi pour père des croyants -et il a choisi pour ancêtre le fruit de l’union incestueuse entre Thamar et Juda, qui déclara celle-ci « plus juste que lui ». Si les pères n’ont pas cru devoir l’argumenter, sinon pour justifier occasionnellement l’inceste de Abraham, c’est que cela relevait de l’évidence (de la dispense des premières générations telle que je l’ai présentée) qu’il y en aura eu – même dans votre scénario c’est quasiment inévitable, ce qui n’en fait pas une raison pour en snober d’autres !
De plus, le fruit d’un inceste est naturellement un homme, pas dans le cas d’un acte de bestialité.
Je comprends que vous cherchiez des arguments pour défendre votre thèse, mais quand par exemple vous citez Genèse (2 : 24) dans une traduction revisitée par vos soins pour exclure la possibilité de l’inceste, et que par ailleurs vous insistez pour justifier l’acte bestial sur le fait que l’hominidé précédant Adam ou Eve n’en était pas un parent mais un géniteur (ou équivalent, comme « pas un ancêtre »), vous me donnez sur un plateau de quoi vous contredire : s’il ne s’agit pas d’un parent mais d’un géniteur, cela est proscrit par votre citation bien plus que comment vous vous en servez contre l’inceste !
Toutefois je ne me sers pas de tels arguments qui me semblent bien trop « faibles »… Un autre exemple éloquent de ce genre pour l’illustrer, et montrer que j’ai vraiment réfléchi à votre thèse : l’Adam, en tant qu’homme, aurait eu l’autorité sur ses parents, ce qui ne colle pas. C’est sans doute là que l’idée de Jésus devient pour vous une demi-objection -car du moins, en tant qu’homme il était bien « soumis » et nul ne le savait vraiment Dieu (quoique peut-être sauf ses parents, lesquels étant dotés d’esprit étaient en mesure de le comprendre et gérer, sans parler de Dieu qui le savait dès avant sa conception et l’aura voulu tel). Grande solitude pour Adam ! Y réfléchir casse toutes les projections que l’on a pu faire sur lui, sa vie, ses relations, etc. et en ce sens c’est utile mais très perturbant, difficile d’être certain de tout imaginer correctement, c’est entrer dans une réalité très différente et nouvelle.
Si pour défendre votre hypothèse ou thèse vous ne vous rebutez pas devant un acte de bestialité, quel que soit l’habillage symbolique ou sémantique dont vous le revêtez pour cela, comment pouvez-vous vous rebuter devant un acte incestueux rendu nécessaire par les circonstances ? Cela franchement me dépasse mais s’explique si vous êtes entré dans cette nouvelle réalité avec le désir a priori de la rendre vraie et défendre !
Et puisque vous admettez qu’il ait fallu une intervention divine, pourquoi la limiter ou la restreindre, attendre plusieurs générations d’hominidés, etc. sans compter tout ce que le récit nous propose et que je vous ai rappelé, qui nous montre qu’alors, la présence de Dieu était fort différente de celle d’aujourd’hui et rend cela tout à fait compatible et normal – sur quoi a rebondi un nouvel intervenant.
Je conçois bien qu’entrés dans cette nouvelle réalité, certains arguments tombent, mais pour moi cela ressemble à ceux qui ne voient plus le mal dans le péché quand ils cèdent au penchant de la concupiscence et il y a danger, et je cherche (non pour blâmer nécessairement, mais comprendre) comment vous avez pu entrer dans cette réalité et vous convaincre de son adéquation avec un plan divin de création.
Or je pense que’ nous ne sommes malgré tout pas capables de le faire avec certitude et que cela suppose un pari, qui finit par s’effacer de la conscience. Le bouleversement que celle-ci subit en vaut-il la peine et le temps que cela demande à y réfléchir ? Pas sans une nécessité qui à mon sens n’existe pas encore…
Or vous n’avez me semble-t-il répondu à aucun de ces arguments (sinon sur l’inceste en ne voulant pas les retenir), cherchant seulement à ce que soit comprise votre idée. Comprenez qu’elle ne puisse pas tenir qu’à des mots qui la présenteraient sous un jour favorable.
Si beaucoup de Pères de l’Eglise ont préféré voir des anges dans « les fils de Dieu » au chapitre 6, c’est évidemment pour éviter la signification d’un acte de bestialité, ce que d’autres comme Valtorta évitent en disant que cela ne concernait que les descendants de Caïn, pourtant l’ange n’a pas de sperme et cela avait quelque chose d’absurde ! (A cette époque, les extraterrestres n’étaient pas même une hypothèse pour offrir une interprétation sensée, or elle s’accorderait avec Genèse 3 :23 si Adam et Eve auront eu des enfants avant le péché originel !)
J’ai l’impression que vous faites un peu comme eux : vous ne voulez pas voir ce qu’il y a d’éventuellement ’invraisemblable dans votre scénario, si on le prend du point de vue de la Révélation, parce que vous voulez défendre une thèse scientifique au cas où elle s’avérerait exacte – eux, c’était pour éviter le péché dans le plan divin de la création.
Or je parie que quand elle le sera, elle sera différente de ce que vous en avez extrapolé.
Si je n’ai pas besoin de vos tentatives (louables en soi) pour l’habiller de décence théologique, c’est que tant qu’elle ne sera pas décente scientifiquement, je préfère garder sur elle certains voiles que plus tard avoir à les remettre ou les déplacer. Et toutes ces tentatives ne valent à mes yeux que pour autant qu’elles portent sur précisément ce qui pose problème, non le reste.
Xavi a écrit : ↑mer. 27 août 2025, 12:17
La meilleure image reste celle que nous a proposée Dieu lui-même en Jésus de Nazareth.
Je vous ai déjà répondu que non, je vais donc en donner un autre argument : parce que Dieu seul a le pouvoir qui était le sien de procéder ainsi de façon extrinsèque, ce pouvoir n’existe pas pour les humains ou les animaux qui ne peuvent que pro-créer, à savoir se reproduire -eux seuls. Et il s’en est servi dans un cas unique et pour une mission unique.
J’attire votre attention sur le fait que la science a bien essayé mais n’est jamais parvenue à rendre fécond un coït entre un homme et un singe. Ce pourquoi le fruit en fut appelé « chimère » par les anciens. Et je m’étonne que vous postuliez sans plus de raison que le fruit serait un humain et non un animal -serait-il un hominidé.
De plus, Jésus est à la fois Dieu (Dieu !)) et homme, ce qui invalide toute comparaison.
Une union entre un enfant d’Adam né avant le péché et un enfant d’Adam né après est plus envisageable - et le péché aurait été transmis à l’enfant car par l’inférieur !
Accessoirement, avez-vous remarqué que Noé aura connu (ou pu connaître chacun de…) toutes les générations humaines sauf celle d’Adam, que le déluge seul a provoqué la mort par exemple de Mathusalem, que la diminution de la durée de vie s’applique après le déluge bien que décidée avant, Noé y échappant, Dieu n’a pas été pressé de réaliser son châtiment… ! (Et Noé aura été contemporain du père d’Abraham…)
Il y a une accumulation de beaucoup de suppositions qui ne sont que des suppositions, dans votre thèse, mais qui toutes lui sont « nécessaires » !
Pas tout à fait toutes, en fait, car je crois que vous considérez les âges indiqués d’avant le déluge comme représentant des « lignées », ce qui n’a rien de nécessaire en soi mis qui est pour nous plus confortable intellectuellement.
Xavi a écrit : ↑mer. 27 août 2025, 12:17
De tels jugements ne font rien avancer. Pire, ils détournent de la confrontation difficile aux incompréhensions qui demeurent.
Outre ce qui relève d’un discernement ce n’était pas de ma part des jugements mais des impressions polluantes qu’il me semblait devoir dire pour que vous puissiez en tenir compte. Si vous pensez que cela en étaient je m’en excuse. Je réagissais par rapport à une apparence que je ressens encore.
J’avais ressenti votre mal être et reconnu votre bonne foi dans votre dernière réponse, même si elle m’a stupéfié. Ce qui explique en partie mon silence depuis – outre que je voulais laisser un nouvel intervenant aller au bout de sa pensée.
Pour aller au bout de notre « explication », la façon dont il vous a d’ailleurs « repris » dès son second post montre de votre part un travers qui serait sans doute égal au mien et qui est bien réel. Les concessions doivent être réciproques !
Xavi a écrit : ↑mer. 27 août 2025, 12:17
Parfois, il faut seulement prendre un peu de recul et il reste à chacun la possibilité de persévérer dans ses efforts pour essayer de mieux comprendre le point de vue de l’autre et de mieux expliquer le sien
.
Tout à fait d’accord. Mais est-ce seulement une question de point de vue ? Nous devons nous ajuster avec une Révélation qui ne laisse pas le choix à une libre interprétation, du moins y met-elle une limite.
Xavi a écrit : ↑mer. 27 août 2025, 12:17
À cet égard, chaque réflexion nouvelle exprimée avec des mots différents en donne l’occasion.
Oui. Et comme le sujet n’est pas éclairci, il reviendra « sur le tapis », et c’est pourquoi je me suis dit qu’il était vain de le reporter encore. Ala différence près que ce sujet vous passionne, moi pas, et que nos motivations ne sont pas les mêmes ce qui explique votre plus grande « sensibilité ».
Xavi a écrit : ↑mer. 27 août 2025, 12:17
En quoi n’ai-je pas répondu ?
La question, citant la Genèse, était la suivante et contenait 2 parties
Il semble en effet que Dieu ait créé l'homme à un endroit (le "limon de la terre" ne pourrait-il pas aussi signifier la planète Terre ?) pour l'en retirer et le placer dans l'Eden, "planté dès le commencement". Dès lors, ne pourrait-on pas considérer que l'Eden est un lieu céleste, un ciel intermédiaire entre la Terre et le Paradis ?
Vous avez en effet répondu à la seconde partie.
A la première vous répondez aujourd’hui oui, mais cela ne m’avait pas semblé évident par votre « tout indique » car vous sembliez défendre un Eden qui se trouverait tout physique qu’il soit dans une sorte de halo spirituel.
je réponds aussi oui tout en conservant une réserve dans le sens où l’on pourrait comprendre* que ce que fit le Seigneur au verset 7 est la manière dont il mit l’homme qu’il avait formé et que donc le jardin délicieux est le lieu où se trouve ce limon ; mais à cela il y a un empêchement, c’est le temps du verbe « avait formé» qui désigne un temps antérieur - mais pas antérieur à la création du jardin à cause de la mention « au commencement »*. Si ce dernier point permet de penser que l’homme a pu être créé dans ce jardin, cette possibilité qui seule expliquerait et justifierait votre « tout indique » tel que je l’avais compris, n’était qu’une possibilité or que le texte récuse d’une façon certes détournée en ne respectant pas dans sa chronologie l’ordre de création, mais certaine.
Car tout indique et dès une première lecture que le lieu où se trouve le limon de la terre n’est pas le même que celui où se trouve le jardin délicieux qui lui serait le même que celui du paradis de délices, lequel aurait donc été créé avant l’homme en prévision d’un déplacement de l’homme et pour lui.
*Je m’appuie sur la traduction qui avait été donnée, il y en a d’autres mais ce que cela induit ne remet pas en question le sens général qui dépend du temps du verbe formé au verset 8 (si d’ailleurs le jardin a été créé après et non « au commencement », c’est encore plus vrai).
Cela ne porte pas à conséquence si vous pensez comme il me le semble désormais que tout se passe sur la planète terre, mais on peut voir les choses autrement et considérer ces lieux comme appartenant ou représentant des planètes différentes – car il n’y a pas de lieu interdit sur Terre, pas par des chérubins. Comment expliquez-vous cette absence ?
Je vais donc placer ici votre propos et ma réponse à ce sujet :
Xavi a écrit : ↑mer. 27 août 2025, 12:17
Le texte biblique le situe d’ailleurs très précisément à la jonction de quatre fleuves qui semble toujours bien repérable au sud-est de l’Irak (dans l’antique pays de Sumer) et qui se nomme aujourd’hui
Al Qurnah où un arbre de la connaissance (probablement replanté à titre de mémorial à plusieurs reprises) est abondamment visité.
Vous voulez parler de Genèse (2 : 10614) je suppose ?
Le problème c’est Gen (3 : 23) qui dit que l’homme en fut chassé « pour cultiver le sol d’où il avait été tiré »et que des chérubins en gardent l’entrée. Si quelqu’un les avait rencontrés, même sans les voir, juste pour ressentir l’interdiction, cela se saurait !
Croyez-vous vraiment qu’il faut prendre au pied de la lettre ce passage avec les fleuves ? Croyez-vous vraiment que cet Eden fut à cet endroit précis, et comment expliquez-vous alors qu’il ne ressemble en rien aujoutrd’hui à un Eden !?
Quid alors de l’arbre de vie et du risque d’en goûter les fruits ?
Vous le dites vous-même : le spirituel a un fondement physique !
Or cette localisation peut n’avoir été là que pour que soit pris en compte la réalité du récit, mais elle peut être aussi symbolique – pour représenter une réalité certes physique, notamment pour les contemporains du texte. Et la « terre » dans le texte peut être plus que notre planète Terre ! On peut aussi imaginer un lieu très physique mais devenu invisible, dans un « monde parallèle »…
A la seconde question, à laquelle vous sembliez clairement répondre oui par la suite, je répondrais que l’idée d’un lieu intermédiaire est une pure spéculation, à moins d’en faire une réalité spirituelle et ce qui explique votre réponse, mais c’est alors entrer dans l’abstraction et oublier le côté très concret du récit.
Dieu étant à l’origine de la matière, tout lieu matériel peut être vu comme spirituel, mais cela devient bien trop excessif et un risque de ne lui donner ensuite et pour cela qu’une réalité spirituelle que la matière aurait pour unique fonction de représenter, et sans laquelle elle devient quasiment virtuelle.
Ce qui va entrer en contradiction avec une recherche, mais être résolu par des affirmations qui porteront sur ce monde virtuel. Ce qui est oublié tient à une conséquence : le sens du mot intermédiaire qui a déformé une simple différence en lui donnant une dimension qui déjà n’était plus matérielle mais spirituelle. Autrement dit, il y a des chances que la spiritualité aille à être recherchée en dehors de la matière ou malgré elle, alors qu’il conviendrait de la rechercher dedans, du moins d’en tenir davantage compte.
Il semble à vous lire à présent que sur cela nous soyons d’accord, pardonnez-moi si je ne l’avais pas compris ainsi en lisant votre réponse d’alors. Mais cela ne veut toujours pas dire que tout cela concerne notre terre actuelle. Il n’est nulle part écrit que cet Eden aura été transformé, sans quoi pourquoi l’homme en aurait été déplacé ?
On peut penser que c’est plutôt l’endroit où il va être mis, qui produira épines et chardons, etc. d’où il devra tirer sa subsistance en le cultivant « à la sueur de son front » etc.
Tout cela n’est pas neutre par rapport aux animaux. Votre hypothèse fait très clairement le choix de leur création avant l’homme, la Genèse sur ce point se mettant elle-même en opposition. Mais surtout, les animaux furent créés dociles et soumis à l’homme. Ce n’est qu’après le péché que cela a changé et que certains au moins nous devinrent hostiles. Donc est-ce avec les mêmes animaux que nous vivons à présent sur Terre, qui auraient « migré » avec nous ? Ou ceux de l’Eden y sont-ils restés ? Serions-nous venus sur terre y « bousculer tout » ?
Comprenez que plutôt que de « fonctionner par devinette », ce qui est à mon sens cause de frictions, me renvoyant sur des fils où vous auriez déjà tout dit, je préférerais que vous exposiez votre thèse de façon simple et résumée, puis répondiez aux objections formulées qui ne sont en rien des jugements mais peuvent en devenir si vous les rejetez sans leur prêter d’intérêt.
Elles sont basiques et fort simples… Or votre présentation me semble laisser entendre que toute autre conception que la vôtre serait erronée, ce qui n’est pas une situation de départ très souhaitable à moins que ce soit effectivement celle de l’Eglise, ce que tantôt vous laissez entendre et tantôt admettez que non car ce ne serait qu’une hypothèse (‘or l’Eglise n’en a pas, elle fait droit à celles de la science sans les corroborer tant que ce ne sont pas des vérités certaines). La concordance de votre thèse avec l’Eglise ne peut être arbitrairement affirmée et si l’Eglise n’en a pas condamné toutes les autres, c’est qu’elle n’a pas encore la sienne ! Tout ce que vous pourriez écrire et qui correspond à ce que dit l’Eglise, vous défend vous, mais que je n’attaque pas (en tout cas pas comme cela et si vous en avez l’impression je le regrette), mais ne défend pas votre thèse quand cela ne la met pas en jeu directement, mais juste comment vous l’habillez.
Simplement affirmer « ce n’est pas de la bestialité » ou « ce n’est pas mal » ne suffit pas, il faut que ce soit Dieu qui le dise, et pour cela il y a l’Ecriture Sainte. Or le début du chapitre 6 de la Genèse, à supposer qu’il y soit question de bestialité, ne permet pas d’en déduire à lui tout seul de façon certaine ni que c’est bien, ni que c’est mal. Le reste du pentateuque donne à penser que si c’est de la bestialité, ou si cela ne correspond pas à ce que doit être une union sexuelle humaine, c’est mal. Reste à identifier ce que suppose votre thèse comme n’entrant pas dans les critères qui définissent cet acte comme un péché ou telle union comme concevable. Il semble que vous préfériez laisser cela à l’arbitraire de chacun.
Ma "critique" est simple : je ne crois pas que l’on puisse défendre une thèse supposant la bestialité sans qu’au préalable la science en ait prouvé la nécessité impérieuse, ce qui n’est pas le cas. Mais je ne vous oblige pas d’en faire cas, pourvu que vous ayez compris mon objection, et je n’y reviendrai pas, ses raisons. Même si vous croyez devoir convaincre en plus d’autre personnes de sa « viabilité spirituelle », je resterai silencieux mais n’en penserai pas moins autrement. Mais dans le cadre d’une discussion sur le sujet, je ne peux adhérer si vous ne réfutez pas d’abord mes objections de façon objective. D’autant qu’il est possible et permis d’envisager les choses autrement.
Pour le reste, de façon très subjective, je trouve (c’est un aveu) votre style littéraire très beau mais plein de confusion amphibologique par rapport à mon entendement, et je ne parviens pas à comprendre pourquoi. Souvent, si je crois le comprendre dès que j’en dis la chose, vous la transformez autrement. Vous insistez sur ce qui me paraît être des évidences et quasiment hors sujet, ne dites rien sur ce dont j’attends l’explication.
Mais ce n’est pas grave, ce n’est pour moi qu’un sujet encore et pour le moment très secondaire par rapport à la foi. Et comme je n’ai aucune intention de vous blesser, le mieux est peut-être d’éviter le sujet entre nous. Il y en a tant d’autres !