Page 2 sur 2
Re: La haine qui règne dans l'Église
Publié : jeu. 04 févr. 2010, 22:59
par Pierre-Antoine
Aldous a écrit :A la fin, le problème est-il peut-être qu'on s'attache trop ou plus à la forme (de la liturgie) qu'à son fond qui est son message (la Parole) et son fait (la Parole vivante).
A ceci près que la liturgie n'est pas un "message", mais la louange de Dieu pour lui même par le Fils et dans l'Esprit Saint.
Elle est en premier lieu, celui de la proclamation de la parole, où le verbe fait chair se manifeste à la fois à l'ambon et à l'autel.
Pour le reste, un seul mot : obéissance et celle-ci commence par obéir à notre supérieur ou pasteur immédiat...
Re: La haine qui règne dans l'Église
Publié : dim. 07 févr. 2010, 12:48
par Aldous
Pierre-Antoine a écrit :Aldous a écrit :A la fin, le problème est-il peut-être qu'on s'attache trop ou plus à la forme (de la liturgie) qu'à son fond qui est son message (la Parole) et son fait (la Parole vivante).
A ceci près que la liturgie n'est pas un "message", mais la louange de Dieu pour lui même par le Fils et dans l'Esprit Saint.
Elle est en premier lieu, celui de la proclamation de la parole, où le verbe fait chair se manifeste à la fois à l'ambon et à l'autel.
Comment ce fait-il que selon vous
la liturgie n'est pas un "message" et à la fois
en premier lieu la proclamation de la parole?
Pierre-Antoine a écrit :Pour le reste, un seul mot : obéissance et celle-ci commence par obéir à notre supérieur ou pasteur immédiat...
"Pourquoi ne jugez-vous pas par vous-même de ce qui est juste?" Jésus -
Luc 12,57
Si il est juste et bon d'obéir à Dieu, nos supérieurs (" ") ou pasteurs immédiats ne sont pas Dieu. (d'ailleurs selon moi un pasteur ne commande pas, il proclame un commandement qui n'est pas de lui et guide)
Re: La haine qui règne dans l'Église
Publié : dim. 07 févr. 2010, 18:54
par DavidB
Aldous a écrit :
Si il est juste et bon d'obéir à Dieu, nos supérieurs (" ") ou pasteurs immédiats ne sont pas Dieu. (d'ailleurs selon moi un pasteur ne commande pas, il proclame un commandement qui n'est pas de lui et guide)
Bonjour,
Est-ce que n'est pas à plus forte raison lorsqu'il s'agit de la liturgie?
Re: La haine qui règne dans l'Église
Publié : dim. 07 févr. 2010, 23:50
par Pierre-Antoine
Aldous a écrit :Comment ce fait-il que selon vous la liturgie n'est pas un "message" et à la fois en premier lieu la proclamation de la parole?
Je ne vais pas à la messe, ni a un office d'abord pour entendre un message, mais pour louer Dieu. Cette louange de Dieu se fait parfaitement en proclamant la parole Dieu. Non pas d'abord pour les hommes, mais d'abord pour Dieu.
Lisez les psaumes et vous verrez que le psalmiste s'adresse à Dieu. A suite, nous faisons de même.
Ce n'est qu'en second lieu que cette parole proclamée et donc entendue nous enseigne.
Ce qui d'ailleurs fait que ce n'est pas un message mais un enseignement.
Re: La haine qui règne dans l'Église
Publié : lun. 08 févr. 2010, 2:17
par Aldous
Fianlement je ne faisais qu'exprimer que forme ordinaire ou extraordinaire l'important c'est de participer!
A la fin, le problème est-il peut-être qu'on s'attache trop ou plus à la forme (de la liturgie) qu'à son fond qui est son message (la Parole) et son fait (la Parole vivante).
Re: La haine qui règne dans l'Église
Publié : lun. 08 févr. 2010, 12:12
par jean_droit
Nous assistons à un certain raidissement d'un certain nombre d'évêques de France.
Que ce soient la malencontreuse opération de l'évêque de Dreux à Thiberville, que ce soient les décisions similaires qu'avaient prises l'évêque de Bayeux, que ce soient, à Paris, l'appel à la police envers un groupe de fidèles qui réclamaient l'application des décisions du Saint Siège, que ce soient les remarques désobligeantes de monseigneur Vingt Trois envers monseigneur Rey, sans parler des débordements de l'évêque de Langres tout cela fait pour le moins un peu désordre.
Comme je l'ai dit par ailleurs c'est d'abord le signe du mauvais état de l'Eglise de France. C'est la toile de fond.
Mais, aussi, le signe d'un changement d'époque et d'une lutte pour le pouvoir.
Enfin un certain rejet très gallican du Saint Père vient pimenter tout cela.
Il me semble que monseigneur Vingt Trois est actuellement à la manoeuvre pour orchestrer ce raidissement.
Que les choses soient claires : Il n'a jamais admis le Motu Proprio. Rappelez vous les voyages faits à Rome avant sa publiction pour essayer d'en empêcher la publication. Rappelez vous cette discrète réunion de certains évêques après sa publication pour en limiter tout à fait l'application.
Si on parle de Paris il n'y a eu que deux messes acceptées dans le cadre Motu Proprio. Alors que le nombre de groupes stables à Paris doit être d'une bonne dizaine. Des groupes stables de plus de 50 personnes en moyenne. Toutes les bonnes raisons ont été trouvées pour refuser les messes Motu Proprio. En toute illégitimité.
Je ne vous parle pas des centaines de refus en France.
En face de ces refus les demandeurs se sont organisés parce qu'ils sont sûrs de leur bon droit soutenus de mille façons par le Saint Père.
La création de sites internet"tradi" qui essayent de donner de la voix, pas toujours avec la finesse et la pondération voulues, doit exaspèrer, et exaspère, les tenants du refus de l'application du Motu Proprio.
Je suppose que monseigneur Vingt Trois en a plus qu'assez de ces fidèles qui réclament leur droit.
Les rapports peu amènes de certains évêques de France, monseigneur Vingt Trois en tête, avec le Saint Père radicalise la situation.
Des prêtres et des évêques condamnent la main tendue par le Saint Père à la FSSPX.
Derrière tout cela il y a, aussi, une lutte de pouvoir autour de la CEF.
Monseigneur Vingt Trois semble bien tenir le CEF.
Mais voilà que de nouvelles forces apparaissent appelées rapidement tradis cependant que le courant majoritaire du CEF s'affaiblit dans les faits par manque de résultats. Enfin je ne crois pas que monseigneur Vingt Trois ait "l'aura" de monseigneur Lustiger.
Il y a fort à parier que cette lutte qui se passe devant nos yeux dure un certain temps.
Le malheur c'est que l'Eglise peut difficilement actuellement se payer de tels conflits, plus qu'habituels dans l'histoire de l'Eglise, car elle risque d'en sortir affaibie et d'oublier sa vraie mission.
Au niveau des fidèles cette cacophonie médiatisée peut en dégouter certains. Or nous avons besoin de tous.
Prions pour que chacun se ressaisisse !
Il y va de l'avenir de l'Eglise de France.