Re: Le Traditionalisme et les catholiques traditionalistes
Publié : lun. 08 févr. 2010, 1:32
J'ai reçu récemment de l'internat FSSPX où mon fils était durant 3 mois (je l'ai retiré début décembre car c'est trop loin et à tout point de vue je n'ai pas pu suivre) un document pdf appelé "Stella Maris".
Ce que j'apprécie beaucoup chez les traditionnalistes, c'est l'énergie qu'ils manifestent dans leurs discours et leurs sermons pour appuyer ce qui est important.
Pour s'en faire une idée, voici quelques-uns des articles de Stella Maris n°49 :
<< Coincé !
Certaines insultes ne nous atteignent pas. Se faire traiter de barbu quand on est glabre ou de maigrichon quand on est gros ? La belle affaire ! Mais il existe un petit mot terrifiant… Oh ! Pas un gros mot, un mot tout petit, mais qui terrasse l’ennemi et après lequel il n’y a plus qu’un vainqueur et un vaincu. C’est une étiquette assassine et infamante, dont la crainte explique bien des lâchetés
inexplicables autrement.
Ce mot ? « Coincé ! »
Vous mettez un foulard à la messe ? Coincée ! Vous détournez
le regard d’une affiche mauvaise ? Coincé ! Vous écoutez du Mozart ? Coincé ! Vous êtes sensible au savoir-vivre ? Coincé ! Vous exigez une messe catholique ? Coincé ! Vous refusez une école tradimaispastrop ? Coincés ! Vous n’avez pas la télé ? Coincés ! Vous n’avez pas le dernier gadget inutile du geek moyen ? Vous n’avez pas Internet
à la maison ? Coincé ! Vous empêchez vos enfants de participer aux soirées mondaines et aux rallyes prout-prout ? Coincés ! Vous pensez que seuls les saints vont au Ciel ? Coincé ! Que ne sacrifierait-on pas sur l’autel du monde pour échapper à
cet opprobre mondain ? C’est pour n’avoir pas voulu paraître coincés aux yeux du monde que les hommes d’Église ont enfanté Vatican II… Que de damnés aujourd’hui
coincés en Enfer pour n’avoir pas vécu chrétiennement, tout simplement ?
Abbé Guillaume d’Orsanne >>
<< Ah ! Si les parents savaient...
S’ils savaient ? Ils pleureraient ! Nous voudrions, chers parents, vous mettre très sérieusement en garde contre ce fléau moderne qu’est l’Internet. Si les parents savaient
combien de dégâts cet outil dangereux a causé dans l’âme de très nombreux enfants, ils pleureraient et prendraient davantage de précautions. Devant Dieu, vous devrez rendre compte du soin que vous avez apporté à protéger
vos enfants de la pourriture du siècle.
Si par votre faute, votre négligence ou votre naïveté, vous avez laissé vos enfants se corrompre avec Internet, vous serez les complices de leur malheur et vous partagerez leur peine, éternelle peut-être. Ayant suivi de près et pendant plusieurs années de nombreux enfants soit dans le milieu scolaire, soit dans de nombreux camps de jeunes,
je puis affirmer que la proportion des personnes qui tombent dans des chutes fracassantes, prolongées et répétées, dans le domaine de la pureté notamment,
est si nombreuse que si les parents soulevaient les dessous de la toile, ils seraient effrayés. Combien d’adultes eux-mêmes en sont les victimes ! Qu’ils n’imaginent pas leurs
enfants, en pleine adolescence, plus forts qu’eux. À ce sujet, ce qui me fait peut-être le plus souffrir, c’est de voir des enfants qui ont été sur l’ordinateur de la famille et qui viennent, tremblant au confessionnal s’accuser d’avoir vu, sans le vouloir, pour la
première fois, une mauvaise image. C’est que d’autres sont passés avant lui et ont laissé à leur insu des traces nauséabondes. Ce pauvre enfant en est la victime et il sera peut-être blessé à vie…
Chers parents, réagissez ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire et des correctifs s’imposent en ce domaine dans bien des familles. Nous voulons vous exposer quelques
aspects des dangers que courent vos enfants dans l’utilisation de cet outil et répondre à quelques légitimes questions qui se posent à son sujet. Internet est-il un outil pervers ? Peut-on l’avoir chez soi ? À quelles conditions ? Voilà les questions auxquelles nous tâcherons de répondre de façon claire et concise dans ce numéro de
notre « Stella Maris ».
Abbé Vaillant. >>
<< Internet : outil dangereux.
Voilà ce qui définit le mieux Internet. C’est un outil qui a la particularité d’être très dangereux. Comme tout outil, il est utile, très utile même. Et à ce titre, il n’est ni mauvais ni bon en soi, tout dépend de l’usage qu’on en fait. Cependant, il n’est pas sans grave danger. Et ce danger qui l’accompagne a deux sources. Il vient de l’Internet luimême
d’une part, et de la fragilité du sujet qui l’utilise d’autre part. Expliquons-nous. Internet permet d’avoir accès à tout ce qu’on veut : le meilleur et le pire. Et quel pire ! À cela se surajoute la fragilité de celui qui l’utilise, plus exactement son manque de vertu, de
force pour résister à la tentation. Ce manque de force est dû à une fragilité de tempérament, à une absence de combat ou à la jeunesse des passions, parfois aux trois en même temps. Prenons une comparaison. La tronçonneuse est un outil formidable,
mais combien dangereux ! Pour l’utiliser, il faut une capacité physique, une maturité, un apprentissage. Imaginez un père de famille qui offrirait, en cadeau de Noël à son fils
de cinq ans, une grosse tronçonneuse. Il lui explique comment la mettre en marche, lui montre sa capacité de couper tout ce qui la touche, puis il la lui remet entre les mains en lui disant : « Mon garçon, de toute façon, tu en auras besoin plus tard, alors
autant t’en servir maintenant, va et amuse-toi bien, mais surtout ne fais pas de bêtises… » Tout le monde tomberait d’accord pour affirmer que cet homme est criminel, fou même, en tout cas inconscient ! Si tous les adultes ne sont pas aptes à manipuler
cet engin, a fortiori l’enfant et l’adolescent.
Ah ! Si l’âme était visible… Internet a tronçonné plus d’une âme et fauché plus d’une vertu chez nos enfants.
Certains sont dans un tel état, spirituellement blessés, déchiquetés en petits morceaux, que nous tremblons pour leur salut éternel. Surtout, n’allez pas croire que votre enfant fait exception, il s’agit bien de lui en réalité ! Si, si, celui-là même que vous croyiez si sage.
Internet est un outil pervers justement parce qu’il l’est non pas en soi, mais concrètement. Or, concrètement, blessés que nous sommes par le péché originel et nos mauvaises habitudes, la plupart du temps son usage vertueux est compromis. Internet
peut donc facilement devenir une occasion prochaine de péché : pour beaucoup, y aller c’est s’exposer ! Or il évident qu’en morale, on a l’obligation de s’éloigner de l’occasion
prochaine de péché. Le refuser serait manifester une contrition insuffisante par manque de ferme propos. Que l’on se rappelle alors le grave et sévère avertissement de Notre-
Seigneur : « Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette le loin de toi : car il vaut mieux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps
tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. » (Mat. 5,23)
Avant l’oeil, tronçonnons Internet… Rien ne remplacera la prudence paternelle. Ces avis sont des conseils généraux, mais il revient à la responsabilité des parents d’estimer
en conscience ce qui convient à leurs enfants. Il est vrai que de plus en plus, Internet
devient indispensable. Il faut éduquer donc les adolescents à utiliser vertueusement cet outil. Pour tout ce qui concerne l’usage d’Internet, la vertu qui est premièrement visée est la tempérance, qui modère l’appétit désordonné des plaisirs faciles et sensibles. Il y a donc une double préparation pour un usage raisonnable de cet outil. Une préparation éloignée qui est l’éducation de cette vertu chez l’enfant. On cherchera à lui inculquer un amour de Dieu plus fort que tout, mais surtout l’amour du sacrifice et de la mortification.
Puis il y a la préparation prochaine qui consiste à éduquer l’enfant sur ce domaine concret qu’est l’usage d’Internet. Il y a un équilibre à tenir entre la confiance et le contrôle. Cet
équilibre varie pour chaque enfant. Il y a cependant quelques règles qui valent pour tous.
Il faut que l’accès à Internet soit dans un lieu public, avec un code, en présence d’un adulte, dans des plages horaires définies, jamais le soir, le plus court possible, le plus espacé possible, et n’y recourir qu’après avoir épuisé au préalable les autres moyens d’informations.
En revanche, laisser Internet à disposition dans la chambre d’un enfant, laisser Internet sans surveillance quand les parents sont absents ou en libre accès à l’insu des parents
constituent des fautes graves contre la prudence. Il y a des moyens de contrôler a
priori Internet : contrôle parental, codes ; et des moyens de le contrôler a posteriori : vérifier ce que l’enfant a été voir (historique, corbeille, nettoyage de disque, etc.) Un conseil. L’accès à Internet par le biais d’une clef 3G est une bonne manière d’en gérer l’usage: il suffit que le père garde la clef, et l’enfant ne peut donc se connecter que lorsque le père lui prête la clef. Mais rien ne remplacera la vertu de prudence chez les parents et celle de tempérance chez l’utilisateur.
Abbé Vaillant. >>
Il y a encore 2 pages, je ne peux pas tout mettre. Mais je voudrais quand même coller le dernier article, intitulé "Un peu d'oxygène" :
<< L’âne et le boeuf, de rudes travailleurs, se reposaient sur la paille. Après une dure journée, ils méritaient bien ce repos car ils étaient fort fatigués.
En milieu de sommeil, ils furent réveillés : la porte venait de s’entrebâiller.
On aperçut au loin la Sainte Vierge ainsi que Saint Joseph. Comment osait-on les perturber, eux de si braves bêtes ?
Le boeuf hors de lui leur dit : « Laissez-nous dormir, c’est notre étable ! »
Mais l’âne intervint : « Cesse, » dit-il doucement, « Regarde-les. Ils sont transis de froid
Et de fatigue ! Soyez les bienvenus. »
Le bon Saint Joseph allongea aussi confortablement que
possible la Sainte Vierge ; à ses côtés se tenaient l’âne et le boeuf.
Tout d’un coup, minuit ! Les anges chantèrent en un seul choeur, le Christ était né !
Dès qu’il fut déposé sur la paille, sous les regards admiratifs de
tous, il sourit Divinement à l’âne, qui fit de même.
Puis plein de tristesse, Il regarda le boeuf ; celui-ci comprit, et en sanglots, il s’excusa, auprès de la Sainte Famille. Alors le petit Jésus lui sourit plein d’affection !
Bientôt arrivèrent les bergers, l’âne eut grand peur que son ami se mît en colère.
Mais non, la leçon l’avait métamorphosé ! Alors, l’Enfant Divin, la figure rayonnante
Lui tendit les bras, affectueusement.
Chers lecteurs, combien de fois Avons-nous imité le boeuf ?
Le tout est de savoir ne plus retomber dans notre faute. >>
Ghislain, élève de 6ème. Composition 1er trimestre.
Ce que j'apprécie beaucoup chez les traditionnalistes, c'est l'énergie qu'ils manifestent dans leurs discours et leurs sermons pour appuyer ce qui est important.
Pour s'en faire une idée, voici quelques-uns des articles de Stella Maris n°49 :
<< Coincé !
Certaines insultes ne nous atteignent pas. Se faire traiter de barbu quand on est glabre ou de maigrichon quand on est gros ? La belle affaire ! Mais il existe un petit mot terrifiant… Oh ! Pas un gros mot, un mot tout petit, mais qui terrasse l’ennemi et après lequel il n’y a plus qu’un vainqueur et un vaincu. C’est une étiquette assassine et infamante, dont la crainte explique bien des lâchetés
inexplicables autrement.
Ce mot ? « Coincé ! »
Vous mettez un foulard à la messe ? Coincée ! Vous détournez
le regard d’une affiche mauvaise ? Coincé ! Vous écoutez du Mozart ? Coincé ! Vous êtes sensible au savoir-vivre ? Coincé ! Vous exigez une messe catholique ? Coincé ! Vous refusez une école tradimaispastrop ? Coincés ! Vous n’avez pas la télé ? Coincés ! Vous n’avez pas le dernier gadget inutile du geek moyen ? Vous n’avez pas Internet
à la maison ? Coincé ! Vous empêchez vos enfants de participer aux soirées mondaines et aux rallyes prout-prout ? Coincés ! Vous pensez que seuls les saints vont au Ciel ? Coincé ! Que ne sacrifierait-on pas sur l’autel du monde pour échapper à
cet opprobre mondain ? C’est pour n’avoir pas voulu paraître coincés aux yeux du monde que les hommes d’Église ont enfanté Vatican II… Que de damnés aujourd’hui
coincés en Enfer pour n’avoir pas vécu chrétiennement, tout simplement ?
Abbé Guillaume d’Orsanne >>
<< Ah ! Si les parents savaient...
S’ils savaient ? Ils pleureraient ! Nous voudrions, chers parents, vous mettre très sérieusement en garde contre ce fléau moderne qu’est l’Internet. Si les parents savaient
combien de dégâts cet outil dangereux a causé dans l’âme de très nombreux enfants, ils pleureraient et prendraient davantage de précautions. Devant Dieu, vous devrez rendre compte du soin que vous avez apporté à protéger
vos enfants de la pourriture du siècle.
Si par votre faute, votre négligence ou votre naïveté, vous avez laissé vos enfants se corrompre avec Internet, vous serez les complices de leur malheur et vous partagerez leur peine, éternelle peut-être. Ayant suivi de près et pendant plusieurs années de nombreux enfants soit dans le milieu scolaire, soit dans de nombreux camps de jeunes,
je puis affirmer que la proportion des personnes qui tombent dans des chutes fracassantes, prolongées et répétées, dans le domaine de la pureté notamment,
est si nombreuse que si les parents soulevaient les dessous de la toile, ils seraient effrayés. Combien d’adultes eux-mêmes en sont les victimes ! Qu’ils n’imaginent pas leurs
enfants, en pleine adolescence, plus forts qu’eux. À ce sujet, ce qui me fait peut-être le plus souffrir, c’est de voir des enfants qui ont été sur l’ordinateur de la famille et qui viennent, tremblant au confessionnal s’accuser d’avoir vu, sans le vouloir, pour la
première fois, une mauvaise image. C’est que d’autres sont passés avant lui et ont laissé à leur insu des traces nauséabondes. Ce pauvre enfant en est la victime et il sera peut-être blessé à vie…
Chers parents, réagissez ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire et des correctifs s’imposent en ce domaine dans bien des familles. Nous voulons vous exposer quelques
aspects des dangers que courent vos enfants dans l’utilisation de cet outil et répondre à quelques légitimes questions qui se posent à son sujet. Internet est-il un outil pervers ? Peut-on l’avoir chez soi ? À quelles conditions ? Voilà les questions auxquelles nous tâcherons de répondre de façon claire et concise dans ce numéro de
notre « Stella Maris ».
Abbé Vaillant. >>
<< Internet : outil dangereux.
Voilà ce qui définit le mieux Internet. C’est un outil qui a la particularité d’être très dangereux. Comme tout outil, il est utile, très utile même. Et à ce titre, il n’est ni mauvais ni bon en soi, tout dépend de l’usage qu’on en fait. Cependant, il n’est pas sans grave danger. Et ce danger qui l’accompagne a deux sources. Il vient de l’Internet luimême
d’une part, et de la fragilité du sujet qui l’utilise d’autre part. Expliquons-nous. Internet permet d’avoir accès à tout ce qu’on veut : le meilleur et le pire. Et quel pire ! À cela se surajoute la fragilité de celui qui l’utilise, plus exactement son manque de vertu, de
force pour résister à la tentation. Ce manque de force est dû à une fragilité de tempérament, à une absence de combat ou à la jeunesse des passions, parfois aux trois en même temps. Prenons une comparaison. La tronçonneuse est un outil formidable,
mais combien dangereux ! Pour l’utiliser, il faut une capacité physique, une maturité, un apprentissage. Imaginez un père de famille qui offrirait, en cadeau de Noël à son fils
de cinq ans, une grosse tronçonneuse. Il lui explique comment la mettre en marche, lui montre sa capacité de couper tout ce qui la touche, puis il la lui remet entre les mains en lui disant : « Mon garçon, de toute façon, tu en auras besoin plus tard, alors
autant t’en servir maintenant, va et amuse-toi bien, mais surtout ne fais pas de bêtises… » Tout le monde tomberait d’accord pour affirmer que cet homme est criminel, fou même, en tout cas inconscient ! Si tous les adultes ne sont pas aptes à manipuler
cet engin, a fortiori l’enfant et l’adolescent.
Ah ! Si l’âme était visible… Internet a tronçonné plus d’une âme et fauché plus d’une vertu chez nos enfants.
Certains sont dans un tel état, spirituellement blessés, déchiquetés en petits morceaux, que nous tremblons pour leur salut éternel. Surtout, n’allez pas croire que votre enfant fait exception, il s’agit bien de lui en réalité ! Si, si, celui-là même que vous croyiez si sage.
Internet est un outil pervers justement parce qu’il l’est non pas en soi, mais concrètement. Or, concrètement, blessés que nous sommes par le péché originel et nos mauvaises habitudes, la plupart du temps son usage vertueux est compromis. Internet
peut donc facilement devenir une occasion prochaine de péché : pour beaucoup, y aller c’est s’exposer ! Or il évident qu’en morale, on a l’obligation de s’éloigner de l’occasion
prochaine de péché. Le refuser serait manifester une contrition insuffisante par manque de ferme propos. Que l’on se rappelle alors le grave et sévère avertissement de Notre-
Seigneur : « Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette le loin de toi : car il vaut mieux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps
tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. » (Mat. 5,23)
Avant l’oeil, tronçonnons Internet… Rien ne remplacera la prudence paternelle. Ces avis sont des conseils généraux, mais il revient à la responsabilité des parents d’estimer
en conscience ce qui convient à leurs enfants. Il est vrai que de plus en plus, Internet
devient indispensable. Il faut éduquer donc les adolescents à utiliser vertueusement cet outil. Pour tout ce qui concerne l’usage d’Internet, la vertu qui est premièrement visée est la tempérance, qui modère l’appétit désordonné des plaisirs faciles et sensibles. Il y a donc une double préparation pour un usage raisonnable de cet outil. Une préparation éloignée qui est l’éducation de cette vertu chez l’enfant. On cherchera à lui inculquer un amour de Dieu plus fort que tout, mais surtout l’amour du sacrifice et de la mortification.
Puis il y a la préparation prochaine qui consiste à éduquer l’enfant sur ce domaine concret qu’est l’usage d’Internet. Il y a un équilibre à tenir entre la confiance et le contrôle. Cet
équilibre varie pour chaque enfant. Il y a cependant quelques règles qui valent pour tous.
Il faut que l’accès à Internet soit dans un lieu public, avec un code, en présence d’un adulte, dans des plages horaires définies, jamais le soir, le plus court possible, le plus espacé possible, et n’y recourir qu’après avoir épuisé au préalable les autres moyens d’informations.
En revanche, laisser Internet à disposition dans la chambre d’un enfant, laisser Internet sans surveillance quand les parents sont absents ou en libre accès à l’insu des parents
constituent des fautes graves contre la prudence. Il y a des moyens de contrôler a
priori Internet : contrôle parental, codes ; et des moyens de le contrôler a posteriori : vérifier ce que l’enfant a été voir (historique, corbeille, nettoyage de disque, etc.) Un conseil. L’accès à Internet par le biais d’une clef 3G est une bonne manière d’en gérer l’usage: il suffit que le père garde la clef, et l’enfant ne peut donc se connecter que lorsque le père lui prête la clef. Mais rien ne remplacera la vertu de prudence chez les parents et celle de tempérance chez l’utilisateur.
Abbé Vaillant. >>
Il y a encore 2 pages, je ne peux pas tout mettre. Mais je voudrais quand même coller le dernier article, intitulé "Un peu d'oxygène" :
<< L’âne et le boeuf, de rudes travailleurs, se reposaient sur la paille. Après une dure journée, ils méritaient bien ce repos car ils étaient fort fatigués.
En milieu de sommeil, ils furent réveillés : la porte venait de s’entrebâiller.
On aperçut au loin la Sainte Vierge ainsi que Saint Joseph. Comment osait-on les perturber, eux de si braves bêtes ?
Le boeuf hors de lui leur dit : « Laissez-nous dormir, c’est notre étable ! »
Mais l’âne intervint : « Cesse, » dit-il doucement, « Regarde-les. Ils sont transis de froid
Et de fatigue ! Soyez les bienvenus. »
Le bon Saint Joseph allongea aussi confortablement que
possible la Sainte Vierge ; à ses côtés se tenaient l’âne et le boeuf.
Tout d’un coup, minuit ! Les anges chantèrent en un seul choeur, le Christ était né !
Dès qu’il fut déposé sur la paille, sous les regards admiratifs de
tous, il sourit Divinement à l’âne, qui fit de même.
Puis plein de tristesse, Il regarda le boeuf ; celui-ci comprit, et en sanglots, il s’excusa, auprès de la Sainte Famille. Alors le petit Jésus lui sourit plein d’affection !
Bientôt arrivèrent les bergers, l’âne eut grand peur que son ami se mît en colère.
Mais non, la leçon l’avait métamorphosé ! Alors, l’Enfant Divin, la figure rayonnante
Lui tendit les bras, affectueusement.
Chers lecteurs, combien de fois Avons-nous imité le boeuf ?
Le tout est de savoir ne plus retomber dans notre faute. >>
Ghislain, élève de 6ème. Composition 1er trimestre.