nicolas-p a écrit : ↑ven. 08 oct. 2021, 21:15
Mais la confession est plus que cela c'est un face à face avec le
Christ et même un pape ne peut lever ce secret.
De toute façon, on le sait très bien, aucun abuseur n'ira se dénoncer en confession surtout et particulièrement si il sait qu'il sera dénoncer.
Il arrive exactement ce que je craignais : vous n'avez pas lu ce que j'ai écrit sur le sujet.
Alors que vous y réfléchissez en extérieur depuis quelques heures, sans vraie souffrance, pendant des années j'y ai réfléchi dans les larmes et le sang parce que pour moi c'était une question de survie spirituelle.
J'y ai un temps même sacrifié mon avenir, mes études, ma santé, l'affection de proches, etc. (je ne dirais pas ma vie, car elle avait été déjà sacrifiée par d'autres, en bonne et due forme... il ne m'en restait qu'un simulacre, ce pour quoi je pouvais tout sacrifier ou sinon il aurait fallu "refouler" pour éviter la souffrance.
Je vous en donne en condensé le résumé, l'issue lumineuse, et vous la traitez comme un petit trou dans le mur : là est votre lâcheté, sachez au moins quoi et pourquoi vous reprocher quelque chose !
Oui le proverbe a raison : la meilleure façon de cacher quelque chose, c'est de l'exposer en pleine lumière !
J'en ai maintes fois fait l'expérience en milieu professionnel : celui qui sait doit se taire, faire preuve de patience, épouser les méandres approches des autres et patiemment les conduire à la sortie qu'il connaît : j'espérais (mais sans y croire, je ne suis pas blasé mais sagace) qu'au sein d'une Eglise qui croit en la résurrection ce serait différent !
Il faut cependant se faire écouter, pour cela être "gentil", ne pas froisser, patient, aimable, alors qu'on a tant envie de... Car sinon ils passeront à côté de la vérité sans la voir, et prétendront même le contraire ensuite... voire encore vous feront taire !
Alors 1 : un pape peut lever ou modifier les conditions de ce secret : les premières confessions étaient publiques et collectives, relisez les actes des apôtres et St Paul !
Par ailleurs le ministre de la justice lui-même a fourché : ce que le civil veut c'est que cela cesse : eh bien cela peut cesser sans dénonciation au civil.
- Si le secret reste au sein de l'Eglise, et n'en sort que si la victime se décide à porter plainte (car elle peut aussi décider de pardonner en obligeant le prédateur à ne plus récidiver
Si la personne à qui on parle du secret est la victime : qui sait déjà le secret - y a -t-il violation ?
Alors qu'elle sait qu'il y a un confesseur qui sait, et que pétrie de la peur et de menaces elle se tait, croyez-vous qu'elle croira que l'Eglise qui sait et qui ne fait rien est l'Eglise de Jésus qui peut la sauver ?
Alors elle a été abusée une seconde fois, et la pire !!!!
Le rôle et la mission de l'Eglise est le pardon des péchés : croyez-vous qu'elle a réussi sa mission si il ne cesse d'y avoir récidives ? Et avec pour "pécheur" l'élite de l'Eglise ?!
Cet échec est l'échec de l'Eglise, sa condamnation. elle ne remplit plus sa mission, s'en, montre incapable - et à cause d'une mauvaise compréhension du secret de confession.
DE CONFESSION : c'est à dire que la victime qui n'a pas péché, logiquement, n'a rien à en dire de ce qu'elle a subi en confession !
Et cela restera sa parole, tandis que le prédateur, ce qu'il dit est la preuve de la réalité du péché !
Quelle libération pour sa victime!, rien que déjà soit reconnu ce qu'elle a subi pour VRAI ! Et cela grâce à l'Eglise, à la confession qui est le sacrement du pardon, de la réconciliation, du recouvrement de la grâce et non de la perdition...
Bien sûr, que la victime soit sortie de sa culpabilité et de sa honte, fera qu'elle pourra porter plainte alors qu'elle ne le faisait pas...
Mais le prédateur, s'il a la foi, s'il veut le pardon, ne doit-il pas avant toute chose se sortir de son péché, et pour cela le réparer et pour cela au moins demander pardon à la victime, enlever et s'excuser de ses menaces pour qu'elle se taise et puisse vivre !!!!!
N'est-ce pas là une condition indispensable au repentir, au ferme propos, à la pénitence !
Si donc il se dérobe et il peut mentir, c'est qu'il n'a pas la foi.
Il n'aura pas l'absolution (la demander est presque une stupidité, mais il y a parfois de ces contradictions dans l'homme pécheur, et le sacrement est là pour les résoudre). son secret sera alors gardé, oui, mais il ne fera plus partie de l'Eglise et il n'y aura aucune raison à en donner : excommunié ipso facto, rendu à l'état laïc au moins, vu la gravité du péché.
Ne comprenez-vous pas que ce cas extrême nous dit ce que devrait être le protocole de la confession dans tous les cas !
Que vous êtes durs de la feuille !!!!! Et ce n'est ni la première ni la dernière fois qu'il me faudra le crier sur tous les toits, en pure perte !
Quand il reviendra, car Il reviendra, la foi, il ne la trouvera plus que chez les victimes, celles dont il a fait les louanges dans ces béatitudes qui vous font pousser des "oh !" et des Ah ! " jouer aux prophètes et aux docteurs, mais le moment de les vivre, et encore par procuration, il n'y a plus personne que des gens qui se questionnent !!!!
Et qui certains pour comble en font reproche au dernier concile qui a au moins contribué à libérer un peu la parole ! Le péché contre l'Esprit n'est pas loin... Instrumentalisant cela aussi pour les besoin de leur utopie nauséabonde et qui divise l'Eglise.
Non, je ne suis pas en colère, elle est refroidie depuis longtemps, je fais semblant pour vous aider à comprendre et ouvrir vos coeurs de pierre !
Désolé Nicolas, si je m'exprime sur vos propos, c'est que vous êtes avec Ombiace plus prêt de comprendre que d'autres...
Aurez-vous noté que je n'ai ici écrit que sous un petit 1 ?
Alors quand sera-t-il possible d'aborder la suite ? je le crains, avec certains : JAMAIS !