Re: Homosexuels : nouvelles provocations devant Notre-Dame
Publié : lun. 10 mai 2010, 0:18
Bonsoir,
Dire que la norme et la bizarrerie sont propres à l'homme revient à dire que c'est l'homme, par sa perception, qui décide ce qui relève de la logique naturelle et ce qui n'en est pas. Etrange conception. Soit l'acte est conforme au fonctionnement de la nature, soit il ne l'est pas. Que l'homosexualité persiste ne veut absolument pas dire que c'est une loi de la nature. Après tout, les malformations génétiques (qui sont des bizarreries de la nature) existent depuis les origines, et elles surviennent toujours dans la chaîne de l'évolution aujourd'hui. De même, on voit encore apparaître des espèces dégénérescentes, alors que la sélection naturelle les élimine assez vite. En bref, les bizarreries, même si elles sont des accidents du vivant, peuvent perdurer. Les sources de l'homosexualité sont complexes, mais il est manifeste qu'elle mène à un arrêt du vivant. C'est en ce sens qu'elle est contre-nature.
Parce que l'homme n'est pas un animal, justement. D'ailleurs, l'animal ira s'accoupler avec n'importe quelle femelle, y compris une déjà connue. Alors que l'homme, s'il multiplie les partenaires, changera pour un nouveau partenaire, jamais le même. Etonnant encore.
Ceci illustre encore la vacuité du rapprochement entre le comportement animal et celui de l'homme, pour justifier certains comportements, tout comme le critère de la non-nuisance envers autrui pour discriminer ce qui est bien et mal.
Bien à vous,
Encore une fois, vous n'abordez les choses que sous l'angle statistique, sans tenir compte de l'essence des choses. Yves a déjà répondu sur ce point : c'est la compréhension de ce qu'est la Nature qui nous donne des éléments pour comprendre ce qui relève de sa logique, et ce qui constitue une anomalie.marie du hellfest a écrit :Bonjour,
Les concepts de bizarrerie et de norme (les deux étant liés) sont propres à l'homme et à son système de mesure. Dans la nature il y a, ou il n'y a pas. Et dire que quelque chose qui arrive dans la nature (j'exclue ici l'esprit humain très complexe) est contre-nature simplement par qu'il est peu représentatif statistiquement parlant est une contradiction. Quand certains états sont considérés comme non-viables par les animaux, ils sont simplement abandonnés et ne survivent pas. L'homosexualité n'en fait pas partie. Elle est minoritaire la plupart du temps, mais on n'a relevé aucun signe d'abandon ou de discrimination de la part des autres membres du groupe.Cgs a écrit :L'argument ne tient pas, car il existe des bizarreries contre-nature dans la nature elle-même. On ne peut fonder la normalité de l'acte homosexuel parce qu'il existe dans la nature. Certes, on constate de nombreux comportements sexuels dans la nature. Pourtant, seuls les rapports entre animaux de sexes différents permettent de perpétuer l'espèce, donc de perpétuer la vie et ses principes.
Dire que la norme et la bizarrerie sont propres à l'homme revient à dire que c'est l'homme, par sa perception, qui décide ce qui relève de la logique naturelle et ce qui n'en est pas. Etrange conception. Soit l'acte est conforme au fonctionnement de la nature, soit il ne l'est pas. Que l'homosexualité persiste ne veut absolument pas dire que c'est une loi de la nature. Après tout, les malformations génétiques (qui sont des bizarreries de la nature) existent depuis les origines, et elles surviennent toujours dans la chaîne de l'évolution aujourd'hui. De même, on voit encore apparaître des espèces dégénérescentes, alors que la sélection naturelle les élimine assez vite. En bref, les bizarreries, même si elles sont des accidents du vivant, peuvent perdurer. Les sources de l'homosexualité sont complexes, mais il est manifeste qu'elle mène à un arrêt du vivant. C'est en ce sens qu'elle est contre-nature.
Et pourtant on réprouve la multiplicité sexuelle dans nos sociétés. On cherche toujours à former une couple stable avec une seule personne. Etonnant. Car pour l'espèce humaine, il vaudrait mieux multiplier à fond les partenaires. Bah oui, ça nuit à personne, alors pourquoi ne pas reproduire cet élan animal de copuler avec n'importe qui ?La je suis d'accord qu'on ne doit pas tout reproduire, c'est pour ça qu'il me semble que la limite du comportement qui nuit à un tiers est une bonne chose.Cgs a écrit :De plus, il existe des comportements sexuels animaux qui font horreur à l'homme. Exemple : la mante religieuse qui mange le mâle juste après l'acte sexuel. L'homme a une grande liberté, plus grande que celle des animaux. Il ne doit pas pour autant banaliser des actes manifestement contraires à la Nature et à sa nature, sous peine de s'animaliser à nouveau, comme aux premiers temps de l'Histoire.
Parce que l'homme n'est pas un animal, justement. D'ailleurs, l'animal ira s'accoupler avec n'importe quelle femelle, y compris une déjà connue. Alors que l'homme, s'il multiplie les partenaires, changera pour un nouveau partenaire, jamais le même. Etonnant encore.
Ceci illustre encore la vacuité du rapprochement entre le comportement animal et celui de l'homme, pour justifier certains comportements, tout comme le critère de la non-nuisance envers autrui pour discriminer ce qui est bien et mal.
Bien à vous,