Cgs,
Écoutez ça :
Nos zèbres dans la nature portent habituellement des zébrures. Il pourrait bien se faire qu'un zèbre tout blanc puisse surgir aussi dans cette même nature. Dans ce dernier cas, il s'agit pourtant bien d'une manifestation naturelle. C'est tel qu'un produit du monde naturel. C'est dans ce sens que j'emplois le mot. Ainsi, l'homosexualité est chose
naturelle.
Or, ce que vous voulez dire, en réalité,
c'est bien que si l'homosexualité peut être une manifestation naturelle comme je viendrais de dire :
il n'en resterait pas moins qu'il en devrait s'agir aussi, oui avec l'homosexualité, mais telle d'une anomalie, un accident, une abérration ou une monstruosité (genre : la femme à barbe du cirque Barnum, l'hermaphrodite, le veau à deux têtes, etc.)
Vous dite que de même façon qu'un athée qui considère la race habituelle des veaux se rend bien compte qu'il est un désordre pour un veau, la journée où il en surgit un avec deux têtes ( oh ! pas normal !),
n'importe qui devrait bien se rendre compte ensuite, considérant l'espèce humaine en général, comment le fait qu'un mâle puisse être sexuellement attiré rien que par les mâles est également une monstruosité, une rareté relative, une défectuosité ou un dérangement.
Comparons :
Je crois au contraire que le non-croyant peut s'émerveiller devant la nature, et discerner ce qui relève de ses lois, et ce qui relève d'anomalies. [ comme pour le veau du cirque Barnum] Un non-croyant interrogé sur la comparaison entre hétérosexualité et homosexualité trouvera la première plus "conforme à la nature". Il voit bien qu'on rencontre l'un plus que l'autre, que l'un va davantage de soi que l'autre.
Il sera une
étrangeté dans tous les cas, et alors c'est ce que vous appelerez ''désordre''. Ce type de ''désordre'' relève de la nature. Il apparaît dans la nature. Si on veut parler de trouble faudrait parler de trouble occasionné
[ comme de le veau à deux têtes] de façon naturelle. Pour un homosexuel son propre état lui est naturel -
né ainsi. On dirait la même chose d'un jumeau, d'un nain, d'un géant, d'un albinos, d'un autiste, d'un gaucher, etc.
Je disais :
Un gai n'est pas désordonné par rapport à la nature comme il pourra objectivement la trouver devant lui, bien plutôt rapport à la révélation chrétienne.
Et votre réponse :
Cela n'a pas de sens. Cela signifierait que la morale chrétienne n'est pas conforme à la nature, à l'ordre naturel, donc à la Création divine. Absurde.
Je voulais dire que le trouble (parce que vous voulez parler de
trouble) homosexuel ne relève pas d'un ordre global différent de celui qui est dans la nature. Et la nature qui est devant l'homosexuel c'est aussi bien comme le bonobo : c'est ce que l'homosexuel peut voir. Le désordre homosexuel n'est pas un désordre par rapport à ce qui se trouve dans la nature à l'état sauvage. Il va être un désordre par rapport à toutes vos considérations de Dieu, de finalité, d'un certain dessein précis de ''il faut'', ''il faut'' et ''il faut'' qui sort du presbytère.
Par exemple :
Il faut qu'un homme se marie avec une femme, il faut qu'un homme ait un enfant avec sa femme, il faut que les homosexuels n'aient pas de relations sexuels,
il faut ....
il faut ... = ''
Ancien Testament'' et non pas la nature. D'ailleurs, vous vous êtes empressé à embrayer sur la morale, le divin, tutti quanti. C'est ce que je m'esquinte à dire : un homosexuel athée ne peut pas connecter avec ce discours (loi naturel, morale naturelle, etc) qui sera le vôtre, ici, parce que les trucs de la Bible sont pour lui tout à fait artificiels, arbitraires, purs caprices.
Dans un cadre naturaliste uniquement (
sans Bible,
sans morale chrétienne,
sans métaphysique particulière plus qu'une autre), il sera tout à fait convenable de nos jours qu'un homosexuel, malgré son trouble ou sa différence, ne soit pas discriminé, puisse vivre une vie sexuelle, obtenir tous les mêmes droits que tout le monde, etc. C'est comme n'importe qui trouverait cruel que l'on empêchât par la loi un nain de se marier, d'élever des enfants, d'obtenir la même considération que les autres. On empêcherait pas un couple normal qui éprouve des difficultés sur le plan de la fertilité de ''déjouer la nature'' grâce au développement de techniques médicales. Dans la nature à l'état sauvage, notre couple normal n'aurait pas eu d'enfants. Comme l'homo devrait pouvoir jouir des mêmes droits que tout le monde, notre homosexuel n'aura aucune objection à se prévaloir des facilitements de civilisations qui sont mis à la disposition des citoyens. Les techniques d'aides sont crées afin que justement le plus grand nombre puisse jouir d'une vie comme normale et comme la plus normal qui se pourrait autant que possible, en dépit d'handicaps et empêchements de toutes sortes.
Le gai peut valoriser ce qui s'écarte de la nature sauvage et alors
au nom de grandes valeurs supérieures, à l'instar de ce qu'un médecin chrétien dirait, de son bord, avec son intervention clinique permettant à l'hétéro d'obtenir ce qu'il n'aurait pas eu de façon naturelle, dans la nature sauvage.
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Note : vous oubliez que dans la théologie chrétienne le monde naturel n'est pas sensé être indemne d'un mal, ainsi ne peut pas être pris tel quel (pas à l'état sauvage) comme un reflet direct d'une quelconque loi de Dieu, etc. Il n'en procède que de la conviction du chrétien qu'à l'origine est un Dieu bon qui disposât tout de la bonne façon, mais seulement ... Que la morale chrétienne va dire qu'elle ne se calque pas sur la nature déchue, Cgs. CQFD.