Bonjour,
Gehennam a écrit :
Pour finir, je lirai votre lien plus tard.
Pour bien nous comprendre, il convient de commencer par là. Ce lien explique en quoi la définition de la famille, celle de la parenté et celle de la filiation, doivent être conformes à la droite raison, et constituent l'état même de la société. Les redéfinir, c'est détruire la société.
Gehennam a écrit :
Votre exemple, bien que je comprenne le message derrière, est complètement absurde, puisqu'il faudrait prouver à un JAF que le catéchisme est mauvais en soi. Hors, cela n'arrivera jamais.
Prenez n'importe quelle autre raison, l'exemple fonctionne, puisque la définition est subjective. Que signifie JAF ?
Gehennam a écrit :
Par ailleurs, je veux bien connaître votre définition du parent
Ce n'est pas
ma définition, c'est
la définition du mot parent. Je l'ai déjà donnée : est parent le père ou la mère d'un enfant. Les parents désignent le père et la mère conjointement, il y a forcément altérité sexuée dans ce mot. Dans cette notion, est présent à la fois la notion de filiation (naturelle ou adoptive), et la notion que vous décriviez plus haut, "la charge de famille".
Gehennam a écrit :
Je doute que le mariage soit redéfini uniquement comme l'union de deux personnes du même sexe

(mais je comprends ce que vous avez voulu dire)
Par contre, je ne vois pas en quoi cela est mentir aux enfants
Cette reconnaissance n'est qu'un premier pas. Si on légitime le "mariage" homosexuel sur la reconnaissance juridique d'un sentiment, ce que fait ce projet de loi, alors tout sentiment amoureux est fondé à être reconnu juridiquement : l'amour à trois, entre frères et soeurs, entre père et fille, etc. C'est bel en bien un profond changement de société, qui, je l'ai dit plus haut, est propre à éclater la société (plus de filiation claire, des tensions sociales à n'en plus finir, etc).
Le mensonge aux enfants est simple :

juridiquement, un enfant aura 2 papas ou 2 mamans.

en réalité, il sait bien qu'il vient d'un père et d'une mère.
L'Etat ment donc aux enfants en reconnaissant comme identique à un couple homme-femme une situation particulière. Pire, il la mettra exactement sur le même plan, puisque cette situation particulière aura les mêmes droits qu'une famille homme-femme. Ajoutons que nous pouvons très bien prendre en compte les situations particulières d'enfants en présence de personnes homosexuelles, à l'aide de la délégation d'autorité parentale, ou le système de la tutelle testamentaire.
Gehennam a écrit :
Là encore, en quoi est-ce mentir aux enfants ? Le bon sens veut que l'on explique aux enfants, qui que soient les parents, quels sont les moyens de procréer. Et ainsi d'expliquer que non les parents homosexuels ne sont pas forcément les parents biologique.
Priver un enfant d'un père et d'une mère ? Là encore, il suffit de leur expliquer ce qu'il en est.
Le mensonge aux enfants est fait au niveau sociétal, pas au niveau individuel, puisqu'effectivement il suffit de leur expliquer leurs origines. En revanche, je ne vois pas ce que vous pouvez expliquer à un enfant à qui vous retirez un père ou une mère. Que c'est mieux d'être dans un couple unisexué ? La souffrance et le manque de l'enfant sont réels dans le cas d'une adoption par un couple homme-femme, c'est encore pire dans le cadre d'un couple unisexué qui le prive de fait de l'un des deux sexes. La parole de vérité à donner à l'enfant serait de dire qu'il serait mieux au sein d'un couple où les deux sexes sont présents.
Bref, cela ne tient absolument pas.
Gehennam a écrit :
Cgs a écrit :
Oh que non ! Deux exemples parmi tant d'autres :

les "familles homosexuelles" (si tant est que ce terme ait un sens, tant cela couvre de cas particuliers très spécifiques) toucheront les allocations familiales, et bénéficieront des mêmes aides que les familles composées d'un père et d'une mère, alors que les "familles homosexuelles" ne contribuent pas au bien commun ni à la suite des générations (puisque par nature stérile d'une part, et privant l'enfant d'un des sexes d'autre part). C'est profondément injuste.

Accepter le "mariage homosexuel" implique forcément la possibilité pour un couple homosexuel d'adopter. Les pays qui l'ont fait se sont vu les portes de l'adoption internationale se fermer. Cela aura donc une incidence sur les couples hommes-femmes qui désirent adopter. C'est profondément injuste.
1er point : sauf que l'enfant peut très bien contribuer par la suite au bien commun et à la prospérité de la société, quand bien même ses parents sont homosexuels.
2è point : ce n'est pas de la faute des homosexuels si les pays refusent de confier leurs enfants aux homosexuels. Par ailleurs, il y a nombre d'enfants solitaires en France, donc tout n'est peut-être pas perdu.
1) Ce n'est pas le sujet. L'injustice est sur les parents ici, l'un contribuant et pas l'autre. L'enfant contribuera en tant qu'adulte dans les deux cas, mais il n'y aura pas d'effet de rattrapage.
2) Si ces pays ferment l'adoption, c'est pour une bonne raison : cela nuit à l'enfant. C'est un comble de le leur reprocher.
Gehennam a écrit :
Je répondrais juste qu'il doit exister des lois civiles qui n'ont pas été dictées par la morale. De même, toutes les lois morales (lois dépendant de chaque individu, puisque chaque individu possède sa propre façon de penser) ne correspondent pas parfaitement aux lois civiles.
Qu'il existe des lois immorales, nul n'en doute. Est-ce bon pour autant ? Non. Idéalement, les règles juridiques sont conformes à la morale, puisqu'elles traduisent les règles à appliquer pour le bien commun.
En Christ,