YeuxOuvert a écrit :
Oui et vous etes pas le premier c'est un ancien pretre qui a perdu sa foi qui m a conseiller de verifier et grace a la bible que mes beau parent possedait j ai pu remarquer un remaniage certes que beaucoup diront ;(essentiellement des fautes d'orthographe et de grammaire il me semble), mais remaniage quand meme . On ne peut verifier ce qui est historiquement veridique . Verifier de part vous meme avec un bible datant d'avant 1947 .
Tout ca ce n'est pas pour attaquer votre foi que je le dis mais pour montrer qu il a eu plusieur alteration bien qu'on ne soit pas daccord sur la forme d'alteration .
Bonjour YO,
la grâce de notre Seigneur t'accompagne. D'abord, j'aimerais rappeler que nous, les chrétiens, ne sommes pas des gens du livre, mais de l'Esprit. De plus, j'ajouterai que les écrits de Qumran ont été rédigés par les esséniens, une secte juive que n'a pas pu reconnaître Jésus de ce qu'elle prétendait être le petit reste d'Isaïe et que seul l'ascétisme pouvait mener au ciel, alors que Jésus semble plutôt rechercher l'unification de tout Israël, sinon pourquoi aurait-il perdu son temps à marcher sur tout le territoire? De plus, les esséniens étaient très exclusifs contrairement à Jésus. Pour ce qui est des "re-maniages" les exégètes reconnaissent au moins 4 traditions mises à écrit dans notre Ancien Testament, remaniage par les juifs, qui ont reçu la révélation non pas comme une dictée mais dans leur expérience du divin par l'Esprit Saint qui a guidé et dirigé Israël autant de l'intérieur du coeur que dans les événements qui les entouraient. Les écritures sont des témoignages de cette expérience de Dieu. Par exemple, il y a dans l'Ancien Testament, d'abord des textes qui font du Seigneur le Seigneur d'Israël et plus fort que les autres dieux. Puis ils en viennent à réaliser que les autres dieux ne sont rien, mais ils croient quand même que YHWH est pro-Israël. Puis, en avançant encore dans leur expérience, ils en viennent à constater que YHWH est pro-humanité toute entière, mais ne savent pas comment ça doit se réaliser. Le christ arrive et fait ouvrir la révélation à toute l'humanité, ce que les juifs n'ont pas reconnu. Mais ce qui ressort, c'est que la révélation divine s'est faite progressivement et pas d'un seul coup, comme pour l'Islam. Pour un chrétien, comme pour un juif, il est hors de question de croire que les écritures sont dictées directement d'une bouche à une oreille. C'est L'Esprit Saint qui illumine de l'intérieur pour que nous sachions interpréter la volonté du Seigneur dans les événements qui nous entourent.
Les chrétiens, étant d'abord de l'Esprit, se sont laissé guider dans l'écriture de ses textes. Les écrits chrétiens n'ont rien d'un dictée venue d'en-haut, mais sont le témoignage de la rencontre de l'humanité avec Dieu mise à écrit pour tous les théophiles(chercheurs de Dieu) du monde. Mais le Témoignage n'est pas Dieu et ne donne pas nécessairement Dieu non plus. La rencontre est ailleurs, dans le baptême de l'Esprit Saint, et les écritures chrétiennes sont aussi des "garde-fou" des "juges" de l'expérience de cette rencontre avec Dieu. Le chemin, pour le chrétien, ce n'est pas les écritures, c'est Jésus. Et les écritures nous racontent ce qui concerne ce Jésus pour que nous-mêmes puissions le rencontrer, le reconnaître et ainsi en Jésus, entrer dans le chemin, la vérité et la Vie.
Que les textes aient été traduit différemment, il peut y avoir plusieurs hypothèses. Des avancées spirituelles qui ont permis des traductions qui favorise un sens plus qu'un autre, sans que ce sens soit fondamentalement nouveau, mais vous reconnaîtrez que certains mots que nous utilisons aujourd'hui n'ont pas le sens qu'ils avaient hier. Ici au Québec, depuis quelques décénnies, écoeurant peut signifier autant quelque chose d'exquis que de répugnant. Le mot "rapport" peut signifier autant "insignifiant" qu'un inventaire de donné avec interprétation. Il en va très probablement de même avec les écritures. Les gens de l'Antiquité ont traduit les textes avec ce qu'ils étaient, ceux du moyen-âge aussi et ont été pour la majorité très très fidèles au texte. Aujourd'hui, avec les sciences que nous avons développées dans l'interprétation, la traduction, l'exégèse, etc, nous pouvons relire les textes originaux et relire les traductions et préférer parfois, avec une relecture aussi de la patristique, une traduction qui favorise un sens que nous avions peut-être perdu ou laissé s'estomper avec le temps. Il ne s'agit pas de "changer" le sens mais parfois de corriger un tantinet son orientation. Par exemple, ici au Québec, des gens confondent très fréquemment "admettons" et "supposons" qui sont pourtant des antithèses. Supposons suggère une hypothèse, admettons, une conclusion. Il y a fort à parier que ce phénomène des mots qui changent un tantinet de "sens" selon les cultures touche aussi les écritures. Par exemple encore, avant gentil voulait dire païen, aujourd'hui, au Québec, on l'utilise pour dire de quelqu'un qu'il est aimable. En antiquité les barbares étaient ceux qui n'étaient pas de culture grecque, aujourd'hui ce sont des sanguinaires sans aucun sens de l'humanité. Avant les païens étaient des paysans, aujourd'hui ce sont des gens qui ne connaissent pas le Seigneur, un peu partout dans le monde, il y a le fruit qui s'appelle "myrtille". Ne demandez pas à un québécois ce qu'est une myrtille, demandez-lui plutôt ce qu'est un "bleuet"... Bien, je pourrait continuer de la sorte infiniment, mais ce que je veux surtout insister, c'est que le chrétien a le droit, pour la fidélité à l'Esprit, de questionner un mot et de le rendre par une traduction qui n'est pas nécessairement littérale.
Le Seigneur te bénisse,
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.