Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Jeremy43
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,
Mais je ne reconnais pas à des laïcs le pouvoir de lier et de délier contre l'avis de la hiérarchie ecclésiastique, et nul n'a à scruter dans la file des communiants ceux qui seraient indignes, quand bien même il disposerait d'une caméra de vidéo-surveillance installée dans certaines chambres à coucher.
Ça c'est sûr qu'aucun laïc n'a ce pouvoir ni ce rôle mais le prêtre lui l'a, un prêtre a le devoir de refuser la communion à quelqu'un qu'il sait être en état de péché mortel, sinon il communie aussi à son péché. Comme il a le devoir de refuser l'absolution à quelqu'un dont le repentir n'est pas sincère.
Je suis très heureux qu'il ait pensé aux enfants que l'actuelle discipline ne peut que scandaliser.
Le scandale il est de l'autre côté, les enfants ne sont que des victimes, en défendant la morale droite on défend tout le reste et on fait vraiment oeuvre de charité, si vous donnez votre doigt au diable, il vous bouffe tout entier, c'est ce que fait l'Eglise si elle commence à jouer sur les dogmes (mais Jésus a dit que l'enfer ne prévalerait pas contre Elle), elle l'a déjà fait sur la liturgie et on voit le résultat : un grand n'importe quoi, la plupart des prêtres ne croient même plus en la Présence Réelle ni au final en l'Eucharistie, tout le monde va au Ciel (à la messe des défunts on célèbre l'homme au lieu d'implorer la Miséricorde Divine comme dans les messes de requiem, les messes de toujours) alors qu'en réalité on se damne dans la joie et la bonne humeur, on glorifie l'homme à la place de Dieu, c'est l'abomination dans le sanctuaire.

On aura tous un choc quand on passera de l'autre côté car tout péché commis l'est contre un Dieu qui est Infiniment Bon, d'une bonté et d'une tendresse que nous ne pouvons pas imaginer et Il nous dévoilera notre propre méchanceté qui ne nous permettra pas de tenir face à Lui, d'être en communion avec Lui, c'est cela le péché.

Et je dis ça en prenant gravement conscience de la méchanceté que je peux avoir sur mon propre coeur par rapport à la Bonté suprême qu'est Dieu, Il est tellement Pur qu'Il ne peut voir le mal.
Les mères de famille dont vous parlez, mac, sont fréquemment conduites au divorce, qu'elles le veuillent ou non. C'est à elles que la communion est refusée, si elles parviennent à fonder une nouvelle famille.
Dans des cas très particuliers, l'Eglise peut formuler un cas de nullité de mariage, mais c'est au cas par cas. Encore une fois que pensez-vous qu'il va se passer si vous transgressez la Loi Divine pour des prétextes humanistes (ce qui revient à dire que l'homme sait mieux ce qui est bon pour lui que Dieu) ? il y aura encore plus de péchés et plus de mal car le mariage sera encore plus traîné dans la boue puisque de toute façon on peut se remarier et accéder de nouveau au Sacrement si on divorce ! c'est ce que l'on nomme un cercle vicieux. Il suffit de voir l'état de l'Eglise d'aujourd'hui, tout ça parcequ'Elle a voulu plaire (ce qui est une oeuvre diabolique), Jésus Lui Il ne plaisait pas, on avait au contraire tendance à Le caillasser ou à vouloir le tuer car l'homme ne supporte pas de voir son propre péché.

L'Eglise doit au contraire être intransigeante au sujet du mariage comme Dieu l'est, une femme qui est divorcée doit être accueillie par la communauté et prise en charge par elle, elle le sera également et bien plus qu'elle ne peut l'imaginer par Dieu si elle se soumet à sa Loi, ça c'est une certitude car Dieu est fidèle et Il tient toutes ses promesses et Il est infiniment bon. Mais elle ne doit pas se remarier car Dieu l'interdit, point, ça ne se discute pas.

Jésus est Miséricordieux mais est aussi intransigeant avec le mal, Il ne peut pas se renier. L'Eglise, son épouse, doit faire de même, elle doit pleurer avec le Christ de l'état dans lequel le péché met le monde mais Elle ne peut pas communier avec ce péché en l'approuvant, le monde appartient au diable qui est mauvais et méchant, l'Eglise appartient à Dieu.
Dernière modification par Jeremy43 le mar. 18 août 2015, 17:31, modifié 3 fois.
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Mac »

prodigal a écrit :Les mères de famille dont vous parlez, mac, sont fréquemment conduites au divorce, qu'elles le veuillent ou non. C'est à elles que la communion est refusée, si elles parviennent à fonder une nouvelle famille.
Elles n'ont pas a se mettre en situation d'adultère. Jésus est clair la dessus, mais ce n'est pas pour cela qu'elle ne seront pas sauvé : "tout péché sera pardonné...."
Hérode, que je sache, ne demande pas à communier, franchement cela n'a aucun rapport. Et je ne demande pas que soient reçus à la communion ceux qui en sont indignes.
Vous tournez en dérision mon propos car je ne vous ai pas dit que hérode a demandé à communier, vous êtes absurde pour une fois n'est pas coutume. Mais Saint Jean Baptiste a eu la tête coupé pour avoir été dans la vérité à ce sujet.
Quant à l'épisode de la femme adultère, il est en effet lumineux. Il est commandé, clairement et indiscutablement, de ne pas lui jeter la pierre, c'est-à-dire de ne pas s'ériger en juge. Je ne demande rien d'autre. Je ne demande aucun encouragement à pécher.
Enfin manifestement vous ne voulez voir que ce qui vous arrange : Jésus dit à cette femme "ne pèche plus", donc cette femme péchait, ce n'est pas la juger, mais décrire une situation en étant dans la vérité. Jésus lui a pas donné une médaille pour adultère.

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prodigal
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Mac,
je ne souhaite pas polémiquer avec vous, ni avec quiconque d'ailleurs.
C'est vous qui m'avez parlé d'Hérode et de son péché, il a bien fallu pour vous répondre vous dire que cela n'a rien à voir, je pense que maintenant vous en convenez.
Si vous tirez comme enseignement de l'épisode de la femme adultère qu'on a bien raison de la condamner, c'est que nous lisons pas l'évangile de la même façon, voilà tout. Et l'on ne parle pas de médaille, mais de l'eucharistie, je suis bien obligé aussi ici de vous dire que cela n'a rien à voir, sans dérision cette fois.
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,
Si vous tirez comme enseignement de l'épisode de la femme adultère qu'on a bien raison de la condamner, c'est que nous lisons pas l'évangile de la même façon, voilà tout. Et l'on ne parle pas de médaille, mais de l'eucharistie, je suis bien obligé aussi ici de vous dire que cela n'a rien à voir, sans dérision cette fois.
Qui a parlé de condamnation ? où voulez-vous en venir en fait ? j'avoue que je ne comprends pas.

Le moindre mal ça n'existe pas, il y a le bien et le mal, en disant la Vérité et en la défendant, on permet à la personne de sortir de son mal, si on légitime son mal, on la condamne (et on damne).

Regardez l'Univers, les lois sont ce qu'elles sont, tout est ordonné et bien pour la morale c'est pareil ! y a pas à chercher à discuter sur les Lois, il faut chercher à les connaître et à les appliquer. Le Paraclet c'est aussi l'Esprit de Vérité, nous devons Le suivre pour cheminer dans la Vérité toute entière, Dieu est Vérité, Il ne pourra jamais dire de mensonge et l'enseignement de Jésus sur le mariage est on ne peut plus clair.
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Suliko
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Bonjour prodigal,
Mais néanmoins vous avez bien dit, ou alors j'ai mal compris, qu'il valait mieux épouser une personne de sa religion, quelques soient les sentiments que l'on éprouve, et donc préférer un catholique que l'on n'aime pas à un non catholique que l'on aime.
Non, votre raisonnement n'est pas rigoureux. Que selon l'Eglise, les mariages mixtes soient désapprouvés ne signifie pas que l'on soit obligé de se marier à un catholique que l'on n'aime pas. Face au faux dilemme que vous me présentez, je réponds qu'il n'y a aucune obligation de se marier à un catholique pour qui l'on ne ressent rien. Mais cela ne signifie en rien qu'il soit raisonnable de se marier avec un incroyant que l'on aime. (Mais pour aimer vraiment, il faut connaître la personne, et pour la connaître, il faut déjà avoir accepté dans son coeur l'idée de se marier uniquement selon ses sentiments, sans prise en compte de la religion. C'est déjà une manière de s'arranger avec la Loi divine.)
Et comme vous donnez en exemple les musulmans, cette logique revient à légitimer le bon mariage sous la contrainte, meilleur que le mauvais mariage d'amour. Mais vous n'avez jamais dit qu'il fallait aller au bout de cette logique, je le reconnais.
Mariage arrangé ne signifie pas mariage forcé (sous la contrainte). Mais de toute façon, sous nos contrées, les mariages ne sont plus arrangés, puisque les parents n'ont guère de rôle à jouer dans le choix du conjoint.
Vous donnez le choix entre l'Eglise que vous appelez de toujours (le plus souvent celle du 19e siècle, en réalité) et l'Eglise d'aujourd'hui.

C'est l'argument typique contre les traditionalistes ou les catholiques un minimum conservateurs : votre religion ne reflète que l'Eglise du 19ème siècle!
Le problème, c'est que c'est faux. Lorsque je vous parle des églises d'Orient, tout aussi réservées face aux mariages mixtes, si ce n'est pas les interdisant totalement (église géorgienne), il ne s'agit pas de l'Eglise du 19ème!
Je vous répondrais que les deux, malgré la différence de formulation, disent la même chose.
Non, elles ne disent pas la même chose, tout comme nous ne disons pas la même chose. Il faut être aveugle pour ne pas le remarquer.
Et en vous conseillant humblement d'écouter l'enseignement du Saint-Père, et de vous évertuer à le comprendre sans le suspecter, je ne pense pas dire quelque chose qui soit opposé à l'Eglise.
Les propos du Saint Père sont trop souvent ambigus, hélas...
Quiconque se croit en état de péché mortel ne doit pas communier sans s'être préalablement confessé, je connais la règle et je ne la conteste absolument pas.
Ce n'est pas "quiconque se croit, mais plutôt "quiconque est". Tout n'est pas aussi subjectif que vous le voudriez. Et puisqu'il faut le répéter : se remarier civilement après une union religieuse est un adultère, et l'adultère est un péché mortel.

Je finirai en citant un message déjà ancien d'un membre du forum appelé Boris et qui reflète bien mon opinion et celle de l'Eglise:
Si on désire vivre dans la "crainte de Dieu", alors on choisit plutôt une personne baptisée pour se marier, et pour cela on fréquente les bons cercles d'amis.
Je parle dans l'hypothèse d'une personne déjà baptisée et pratiquante.
J'ai appris récemment ce qu'est la véritable prudence : c'est se donner et prendre les moyens permettant d'atteindre le but recherché.

La question de base de cet exemple me semble être : quel est le but recherché ? "Dieu premier servi" ou doit-Il se contenter des miettes ?
De là découle le reste.
Si on met Dieu au centre, alors on évite de fréquenter de façon trop intime des personnes athées.
Si on met Dieu de coté, il ne faut pas venir pleurer ensuite. Il faut assumer ses choix et décisions. De plus, cela pose un sacré problème d'éducation pour les enfants à naître : baptême/catéchisme ou néant spirituel intersidéral (pouvant être réduit à une forme syncrétique de relativisme) ?

Il est à noter que notre société pousse énormément à la victimisation : les personnes ayant fait de mauvais choix refusent de les assumer et tentent de reporter la responsabilité sur les autres, notamment ceux dont elles se sont coupées par leur acte volontaire et libre.
Merci à Mac et Jeremy43 pour leurs paroles justes et catholiques.
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Mac »

prodigal a écrit :je ne souhaite pas polémiquer avec vous, ni avec quiconque d'ailleurs.
C'est vous qui m'avez parlé d'Hérode et de son péché, il a bien fallu pour vous répondre vous dire que cela n'a rien à voir, je pense que maintenant vous en convenez.
Non, ne polémiquons pas, je trouve vos positions sur ce forum dans leur ensemble raisonnable et intéressants et j'ai mieux compris votre approche.
Et oui, je vous en ai parlé parce que cela concerne l'adultère d'un point de vu général, il est vrai que j'ai pris la discution en cour. Mais il faut quand même se rappeler ce que lui a couté (à Saint Jean Baptiste) de dire à hérode la vérité.
Si vous tirez comme enseignement de l'épisode de la femme adultère qu'on a bien raison de la condamner, c'est que nous lisons pas l'évangile de la même façon, voilà tout. Et l'on ne parle pas de médaille, mais de l'eucharistie, je suis bien obligé aussi ici de vous dire que cela n'a rien à voir, sans dérision cette fois.
Vous savez lire quand même; Jésus lui confirme qu'elle péchait en lui disant de ne plus pécher. Ce n'est pas la condamner, on ne condamne personne. Je vous donne un exemple concret vécu : une femme vient me voir complètement abattu car elle venait d'apprendre que son mari avait une relation avec sa voisine. C'est un adultère qui est un péché.. Selon vous c'est quoi un acte de charité? Je ne condamne pas j'appelle un chat un chat.

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prodigal
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par prodigal »

Je suis d'accord avec vous pour dire que la femme adultère a commis l'adultère, car j'aime la logique. Je vous rassure donc sur ce point. Je suis d'accord aussi pour dire que l'adultère est un péché, et même un péché des plus graves, car il implique la trahison de la personne aimée, et presque toujours aussi le mensonge.
Sur cette base, voyons si nous pouvons plaider en faveur de la communion pour les divorcés remariés.
La première remarque que l'on peut faire, c'est que Jésus-Christ n'a pas dit : "Eloignez de moi cette femme!". Ceci aussi est indéniable.
La seconde est que tous nous sommes indignes de la communion, ce que la liturgie rappelle, en demandant que les fidèles appelés à communier prononcent le "domine non sum dignus". Car nous sommes tous pécheurs.
Cependant il existe deux niveaux d'indignité : celui des fidèles néanmoins conviés à communier, et cet autre plus grave de ceux qui ne peuvent recevoir convenablement le sacrement en raison de leur état spirituel, entaché de fautes graves ne donnant lieu à aucun repentir. La question est donc de savoir si les divorcés-remariés sont dans ce cas-ci.
Précisons donc à nouveau de qui l'on parle. Les divorcés-remariés ne sont pas adultères au sens strict du terme, leur situation n'implique ni trahison ni mensonge, et la loi civile reconnaît leur nouvelle union. Certains, peut-être (je n'en sais rien), sont indignes de communier, si le divorce est de leur fait et s'ils sont sans repentir, malgré la détresse de la personne qu'ils ont abandonnée. Mais si l'on juge ainsi, alors à l'inverse il faut considérer l'autre conjoint, celui qui a été abandonné, comme la victime et non le coupable du divorce.
Si l'on veut faire une comparaison plus juste que celle qui les assimile à des prostitués, il faudrait dire que les divorcés-remariés ne pouvant plus revenir en arrière (parce que leur ex-conjoint a refait sa vie) ressemblent à des veufs. Leur crime est de vivre en couple, quand le premier conjoint a disparu de leur vie. Cette faute, si c'en est une (et l'on peut rappeler qu'après des débats l'Eglise a choisi d'autoriser les remariages après veuvage), implique-t-elle la privation des sacrements? Si oui, alors qui pourra se dire en état de communier?
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Mac »

Je suis d'accord avec vous pour dire que la femme adultère a commis l'adultère, car j'aime la logique. Je vous rassure donc sur ce point. Je suis d'accord aussi pour dire que l'adultère est un péché, et même un péché des plus graves, car il implique la trahison de la personne aimée, et presque toujours aussi le mensonge.
Sur cette base, voyons si nous pouvons plaider en faveur de la communion pour les divorcés remariés.
La première remarque que l'on peut faire, c'est que Jésus-Christ n'a pas dit : "Eloignez de moi cette femme!". Ceci aussi est indéniable.
Jésus ne condamne pas et personne ne condamne. Mais comme dit Suliko, les positions sont ambigu, ben on s'y perd. Je suis dans l'adultère et on me donne une médaille, c'est gentil.
prodigal a écrit :Certains, peut-être (je n'en sais rien), sont indignes de communier, si le divorce est de leur fait et s'ils sont sans repentir, malgré la détresse de la personne qu'ils ont abandonnée. Mais si l'on juge ainsi, alors à l'inverse il faut considérer l'autre conjoint, celui qui a été abandonné, comme la victime et non le coupable du divorce.
La question plus fondamentale est qui se trouve en situation de péché. Donc effectivement je suis d'accord avec vous, la victime n'est pas coupable, mais si elle se met en situation de péché, c'est une situation de péché.
Si l'on veut faire une comparaison plus juste que celle qui les assimile à des prostitués, il faudrait dire que les divorcés-remariés ne pouvant plus revenir en arrière (parce que leur ex-conjoint a refait sa vie) ressemblent à des veufs. Leur crime est de vivre en couple, quand le premier conjoint a disparu de leur vie. Cette faute, si c'en est une (et l'on peut rappeler qu'après des débats l'Eglise a choisi d'autoriser les remariages après veuvage), implique-t-elle la privation des sacrements? Si oui, alors qui pourra se dire en état de communier?
Il faut se rappeler qu'à la cène tous étaient purs sauf judas.
et "Celui qui mange et boit indignement à la coupe du Seigneur mange et boit sa propre condamnation".

Donc il faut communier dignement et non en état de péché. C'est la conclusion à laquelle personnellement j'abouti , et qui me semble avoir été ou être la position de l'Eglise.

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Héraclius
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Bonjour Prodigal,


Pour en revenir à votre citation de St Jean-Paul II, je dois avouer avoir personnelement très peur. Regardez la réforme liturgique : dans Sacrosanctum Concilium, et même dans les textes produits lors de la constitution du novus ordo actuel, on a une théorie tout à fait logique, sainte, intelligente et nuancée. Etait-il donc temps de se lancer au cri de "n'ayez pas peur" ? Je ne le crois pas, vu les fiasco total de la mise en pratique de cette réforme.

Alors oui, j'ai peur, et ce risque réel que vous reconnaissez, je ne suis pas certain de voir l'Eglise le prendre. Vous avez vu un peu les documents produits par les évêques allemands sur ce genre de sujets ? Je ne doute pas que ces estimés prélats, par exemple, n'hésiteraient malheuresement pas à avoir une interprétation trèèès large d'une éventuelle ouverture théoriquement fort bien pensée lors du Synode.

D'autre part, et sans que je prétende que ce soit un argument véritabe car il faut bien entendu que l'Eglise s'occupe de tout, il y a bien d'autres sujets. Les communions sacrilèges, par exemple, qui sont bien loin de se limiter aux seuls divorcés remariés. Combien de gens, parmis ceux qui mangent le "petit morceau de carton blanc" à la fin de la Messe, se confessent suffisament régulièrement pour communier en état de grâce ?


Dieu vous bénisse,


Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,
Si l'on veut faire une comparaison plus juste que celle qui les assimile à des prostitués, il faudrait dire que les divorcés-remariés ne pouvant plus revenir en arrière (parce que leur ex-conjoint a refait sa vie) ressemblent à des veufs. Leur crime est de vivre en couple, quand le premier conjoint a disparu de leur vie. Cette faute, si c'en est une (et l'on peut rappeler qu'après des débats l'Eglise a choisi d'autoriser les remariages après veuvage), implique-t-elle la privation des sacrements? Si oui, alors qui pourra se dire en état de communier?
Devant Dieu ils sont toujours mariés, que le conjoint ait refait sa vie ou pas n'y change rien, ils sont mariés jusqu'à ce que la mort les sépare, c'est irrévocable (sauf cas spécial où l'Eglise peut prononcer une nullité de mariage (par exemple si le conjoint a caché qu'il buvait, qu'il avait de graves troubles psychologiques etc...)), c'est un lien sacré.

Quand ils fréquentent quelqu'un d'autre, ils font un adultère, c'est tout ! la personne que vous décrivez trompe donc son mari en permanence, même si celui-ci est parti et a eu depuis elle 15 femmes, ça ne change rien au fait que c'est toujours son mari et cela jusqu'à ce que la mort les sépare. C'est comme ça, c'est pour ça qu'il ne faut pas se marier à la légère en mettant le côté sentimental dans la balance mais comprendre que le mariage c'est une union des volontés, on a la volonté de s'aimer jusqu'à la fin et ce quelque soit la situation, c'est la volonté qui tient le cap et c'est Jésus qui doit diriger la volonté. C'est pour ça que Suliko insiste sur l'importance d'avoir les mêmes convictions religieuses (ce n'est pas une obligation, simplement l'huile et l'eau ne se mélangent pas et une athée avec un homme catholique fervent ça risque de ne pas faire bon ménage car l'esprit qui les anime est différent, mais un conjoint croyant peut également rencontrer un non croyant pour qu'il devienne à son tour croyant en le fréquentant, ça peut être le plan de Dieu pour le sauver).

Après tout ça ne retire rien au fait que l'Eglise doit accompagner les victimes de divorce (et que Dieu demandera à ce sujet des comptes pour notre manque de charité "paroissiale" car nous devons vivre comme des frères et soeurs avec tout l'amour que cela suppose) mais certainement pas en disant que le mal est bien.

En tout cas désolé si je puis paraître dur Prodigal, très sincèrement ce n'est pas le cas, simplement tous les soucis dont nous discutons viennent du fait qu'on ne place plus Dieu au centre de la vie (alors que le premier commandement c'est de L'aimer), qu'on ne puise pas dans son coeur les grâces pour vivre dans l'amour et du coup on s'éloigne de Lui et si on légitime le péché, on s'éloignera encore plus de Lui, c'est le chemin de la perdition. Il faut vraiment que la vie intérieure soit au centre de la vie pour que tout fonctionne bien.
Dernière modification par Jeremy43 le mar. 18 août 2015, 20:18, modifié 2 fois.
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Héraclius
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Héraclius »

Bonjour Suliko,
Ce n'est pas "quiconque se croit, mais plutôt "quiconque est". Tout n'est pas aussi subjectif que vous le voudriez. Et puisqu'il faut le répéter : se remarier civilement après une union religieuse est un adultère, et l'adultère est un péché mortel.
Si je puis me permettre, nous avons un peu plus haut envisagé un cas théorique où un divorcé remarié, tout en regrettant sincèrement son péché et en désirant vivre dans l'abstinence, se voit confronté au refus de son conjoint non-croyant ou "croyant indifférent à la morale de l'Eglise" tout en ayant le devoir de demeurer avec lui dans l'intérêt de ses enfants.

Ce cas, vous ne pouvez le contester, est typiquement le genre de situation entraînant ordinairement un péché mortel que l'on ne saurait qualifier de péché. De même qu'il existe des meurtres non-peccamineux (ex = légitime défense), on peut admettre un adultère non-peccamineux.

Je ne crois pas que Prodigal s'avance beaucoup face à la Très Sainte Tradition en disant que théoriquement, une telle personne devrait pouvoir recevoir la communion.


Bien entendu, on peut se poser la question (1) de l'étendue d'un tel phénomène et (2) du danger d'ouvrir un brèche exploitable par certains membres de l'Eglise aux position progressistes pour étendre le cadre donnée par l'Eglise pour couvrir ce genre de cas à de nombreux divorcés-remariés en situation d'adultère peccamineux.


Héraclius -
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par axou »

Petit témoignage sur l'attitude du curé de ma paroisse (un prêtre de 40 ans en col romain). Lors d'une réunion paroissiale de préparation au synode, je lui ai demandé quelle était son attitude quand un(e) divorcé(e) lui demandait si il pouvait communier, voici sa réponse :

"selon la loi de l'Eglise, vous n'avez pas le droit de communier. Mais si je vous trouve quand même dans la file de gens qui viennent communier, je n'ai pas le droit de vous refuser la communion car si votre conscience vous dit que vous pouvez communier quand même, je n'ai pas le droit d'intervenir dans la décision de votre conscience".

Certaines personnes ont eu du mal à comprendre cette notion de conscience personnelle et il a précisé qu'en matière de moeurs, la notion de cas particulier domine et que le prêtre accompagne la conscience personnelle et ne décide pas à sa place.

Je lui ai demandé pourquoi on ne parlait pas plus de la conscience sur ce sujet dans l'Eglise (si je n'avais pas mis les pieds dans le plat, il n'en n'aurait pas parlé), il m'a répondu que dans l'Eglise, on a peur que cette notion de conscience soit mal comprise, donne l'impression de tout autoriser alors que le prêtre doit tirer vers le haut".

Bien à vous,

Axou
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Suliko
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Suliko »

Bonjour axou,
"selon la loi de l'Eglise, vous n'avez pas le droit de communier. Mais si je vous trouve quand même dans la file de gens qui viennent communier, je n'ai pas le droit de vous refuser la communion car si votre conscience vous dit que vous pouvez communier quand même, je n'ai pas le droit d'intervenir dans la décision de votre conscience".
C'est du grand n'importe quoi! La conscience n'est pas la mesure de toute chose. Bien souvent, elle se leurre et se trompe. La Loi divine n'est pas là pour rien et son respect n'est pas chose négociable. Vous rendez-vous compte qu'une telle personne communiant en état de péché mortel boit sa propre condamnation, comme le dit le Christ, et que le prêtre, loin de l'éloigner de ce choix funeste, est complice d'un acte que Dieu réprouve?
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par axou »

Suliko a écrit : La Loi divine n'est pas là pour rien et son respect n'est pas chose négociable. Vous rendez-vous compte qu'une telle personne communiant en état de péché mortel boit sa propre condamnation, comme le dit le Christ, et que le prêtre, loin de l'éloigner de ce choix funeste, est complice d'un acte que Dieu réprouve?
Le prêtre a ce sujet a précisé qu'on ne connait pas de l'intérieur le coeur et la vie privée des gens et qu'on ne sait pas finalement qui est en état de péché ou pas. (par exemple on ne connait pas les circonstances du divorce, si la personne a lâché son conjoint ou a été lâchée).

je suis tout à fait d'accord avec lui, je m'étonne juste qu'il n'en ait pas parlé d'emblée...

Finalement dans l'Eglise, c'est un peu le bazar sur ce sujet : des prêtres autorisent la communion dans tous les cas, d'autres l'autorisent en fonction des circonstances, d'autres l'interdisent et d'autres en appellent à la conscience. Quand aux fidèles, quelques uns suivent ce que dit le CEC, d'autres suivent ce que leur dit leur curé et la plupart écoutent leur conscience me semble t-il....

Il est quand même bon que ce synode ait lieu puis clarifie et harmonise les choses.

Bien à vous,

Axou
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Suliko
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Suliko »

Il est quand même bon que ce synode ait lieu puis clarifie et harmonise les choses.
Mais les règles existent déjà et elles ne demandent qu'à être appliquées, ce qui n'est hélas pas le cas.

Ne vous rendez-vous donc pas compte que le précédent synode préparatoire sur la famille a troublé beaucoup de catholiques pratiquants, notamment les traditionalistes, et qu'il y a réel risque de schisme? Cela pourrait être la goutte qui fait déborder le vase.
Que tout se fasse selon la volonté divine!
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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