Sur la bonté de Dieu et l'enfer

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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Re: Sur la bonté de Dieu et l'enfer

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Ombiace a écrit : sam. 15 juil. 2023, 13:52 Personnellement,
Je crois que c'est un hors sujet, mais puisque Coco Lapin et cmoi (que je salue) semblent se mouiller dans leur positionnement, je dirais qu'établir des limites relève d'une catégorie (Jésus), tandis que jouer avec ces limites relève d'une autre (les disciples ou non disciples de Jésus), et je ne suis pas certain que ceux qui jouent avec la limite établie par le premier seraient en mesure de souffrir ce que celui-ci a souffert pour établir cette limite.
De sorte qu'il me semble personnellement hasardeux de majorer une miséricorde ou une sévérité dont je ne suis suis pas l'auteur et qui m'échappe. Je vous souhaite donc de trouver le juste discours
Si on prend le titre du fil cela ne l’est pas vraiment, hors sujet, mais en effet par rapport aux premiers post, cela l’est. Je me posais la même question/réponse à l’égard d’un de nos récents échanges sur un autre fil…il est difficile de ne pas déborder… Mais je me la pose aussi !
Ceci étant dit, votre distinction est pertinente, mais votre argument est un « coup bas » : la souffrance du Christ n’a rien à voir là-dedans, cet échange n’aurait pas lieu si chacun ne voulait pas et ne cherchait pas à la diminuer en diminuant ce qui la provoque !
Il ne s’agit pas de « jouer » avec une limite, mais de faire en sorte à ce que celles-ci coïncident avec la réalité. Et de mieux appréhender qui est la personne qui fixe les limites et comment elle-même les considèrent et s’en sert, autrement dit pourquoi il y en a car le « but du jeu » n’est pas là. Considérer que « ne pas pécher » est le but, c’est faire de l’antijeu !
En revanche, une juste progression vers le but à atteindre permet de pécher de moins en moins.

Mon propos au départ de ma conversation avec Coco Lapin était le suivant :
cmoi a écrit : mer. 12 juil. 2023, 7:27 Donc, il n'est pas le responsable de notre damnation, car ce n'est pas le péché qui nous damne, mais l'absence de repentir, l'absence d'adhésion à son amour et quand bien même nous ne saurions pas que c'est le sien, y adhérer suffit.
Or il me faisait observer que la contrition imparfaite obligeait à se confesser pour être pardonné (limitant mon propos aux seuls baptisés).
J'aurais pu juste lui faire observer que précisément, cette obligation provenait de l'absence de vrai repentir, mais j'ai voulu me montrer pédagogique et puisque l'Eglise avait statué que même en cas de contrition parfaite, cela supposait le désir de se confesser.
Or il faut se méfier de ces "règles" qui ne sont là que pour former un tout doctrinal cohérent. La contrition parfaite suppose bien plus que ce simple désir de confession et le déborde totalement.
Cette règle rappelle simplement le respect dû à l'Eglise et à son institution ici-bas. Elle est presque un hors sujet pour un catho pratiquant (donc qui ira solliciter le sacrement).

En revanche,, laisser entendre que la contrition imparfaite est une forme de repentir, c'est prendre une pente très glissante, c'est considérer que ce qui devrait être l'exception en attendant mieux est la règle, c'est choisir dès le départ de se sauver "à la remorque". Cette "règle" car cela en est une, a été faite exprès pour ne pas désespérer ceux qui temporairement sont en difficulté de se sauver et leur dire qu'ils le peuvent, de s'accrocher.
Mais on finit par tomber ainsi accroché ! En tout cas on ne peut pas progresser.
Faire de l'accrobranche et progresser en étant toujours sécurisé, ce n'est pas "y être arrivé" quand on est à l'arrivée, car on n'aurait cessé de chuter dans la réalité...

Pourquoi ? Parce que sans amour de Dieu on ne peut faire que rechuter. Cette" peur" qui constitue la contrition imparfaite, n'est pas cette "crainte de Dieu" qui est un don de l'Esprit Saint et qui autorise un état permanent, elle s'accompagnera nécessairement d'autres moments de décompression où "nous n'en aurons plus rien à faire" et notre vie se déroulera en dents de scie, alors il ne nous restera plus qu'à espérer mourir au bon moment !
On peut aussi se dire "qu'on ne fait rien de si grave que çà et qu'on s'en sortira bien comme çà" d'autant plus qu'on fait ou a fait telle et telle pénitence : ainsi un bon catho qui ne commet que des petits péchés mignons ou véniels et se croit "bon pour le ciel" (Dieu n'est-il pas bon ?) Et puis il ne demande jamais l'impossible !) ne s'aperçoit-il pas qu'il commet la plus grave offense qui soit !
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Re: Sur la bonté de Dieu et l'enfer

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Bonjour cmoi,
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 7:04 Ceci étant dit, votre distinction est pertinente, mais votre argument est un « coup bas » : la souffrance du Christ n’a rien à voir là-dedans
Je crains de ne pas vous suivre sur ce terrain ; si de plus estimez qu'il s'agit d'un coup bas, alors de nouveau, nous sommes loin du compte, car mes intentions sont aux antipodes. C'est également ainsi (aux antipodes) que je comprends les mises en garde de Coco Lapin, que vous semblez réduire à des
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 7:01 caricatures et intimidations
. Quand je parle de propos "réducteur", vous voyez qu'il s'agit d'un euphémisme.. puisque pour moi, je me situe carrément aux antipodes.

Je suis en partie d'accord avec ce que vous écrivez ensuite sur la contrition
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Ombiace a écrit : dim. 16 juil. 2023, 8:06 Je crains de ne pas vous suivre sur ce terrain ; si de plus estimez qu'il s'agit d'un coup bas, alors de nouveau, nous sommes loin du compte, car mes intentions sont aux antipodes.
Je ne parlais nullement de vos intentions que je sais pures, mais de votre argument théologique qui relevait de l’amalgame.
Désolé si je vous ai vexé (croyant vous connaitre cela m’étonne, mais désormais j’en tiendrai compte), mais si on pourrait dire (quoi que ce soit discutable) « ne fais pas cela car tu fais (ou cela fait) souffrir le petit Jésus » à un enfant de 5 ans, ce n’est plus un argument quand il a 15 ans.
Il sait bien que Jésus a souffert il y a 2000 ans ! Et même en imaginant le côté mystique (lui-même fort discutable), cela relèverait d’un chantage et rien de plus (quel rapport y a-t-il entre la souffrance physique et la vérité ?), et serait de nature à entraîner l’imagination dans des réflexions fort fantaisistes « genre machine à remonter le temps » et ferait oublier le fond du sujet qui méritait une vraie explication et raison.
J’aurais aussi pu écrire que Jésus n’a pas souffert pour établir des limites mais justement pour nous en affranchir. Cela peut paraître jouer sur les mots, mais cela ne l’est pas.

Bien des affirmations comme « Jésus-Christ a souffert pour nos péchés » sont des raccourcis, des mantras pense-bête, qui ne pèsent plus lourd quand on les analyse, moins en tout cas que ce qui les expliquerait. Elles peuvent même et ce fut trop le cas, donner envie de fuir.
Ainsi encore de l’idée ou de la notion de « rachat », qui est très impropre.
Là encore, je ne doute pas que vous ayez une « belle pensée » en réserve par derrière, mais pourquoi ne la donnez-vous pas au lieu de nous laisser l’imaginer, au risque de nous tromper ?
Car ainsi fait, il me semble (en tout cas c’est l’effet que cela me fait) que cela « arrête » l’esprit ou le fait gambader, au lieu de le mettre en route.. et bien que cela lui en donne l’envie.
Vous dites être aux antipodes, mais quels antipodes et de quoi ? Il y a comme un reproche dans votre propos initial et que vous confirmez, et que vous avez cherché à atténuer, mais lequel ?

Concernant mon échange avec Coco Lapin, il ne m’est pas du tout naturel ni confortable d’adopter la position qui est la mienne et je préfère son discours à celui qui dirait l’opposé. Mais je ne suis pas son opposé et il m’y renvoie toujours. Il s’agit de trouver pour celui qui ne peut pas « régulariser sa situation » aux yeux de l’Eglise, un chemin de conversion, quand précisément le seul qu’Elle connaît « officiellement » ne le permet pas sans adaptation. Car c’est la mission de l’Eglise et qu’elle affirme que Dieu veut sauver tout homme et quelle que soit sa position ou situation personnelle. Elle peut et doit donc se servir de l’obéissance envers elle pour « compenser » ce qui n’est pas immédiatement possible, au lieu de s’en servir pour en garder éloigné. Mais là encore, un forum ne se prête pas à une vraie discussion sur le sujet, on ne peut que donner des aperçus.
Il est impossible que la position prise par l’Eglise à l’égard des divorcés remariés conduise ceux-ci (et pas que…) à la damnation, or si on appliquait rigoureusement la doctrine de l’Eglise telle que Coco Lapin l’applique ce serait le cas. Je suis désolé mais ce n’est pas si simple… Cela veut dire qu’il y a dans cette doctrine des non-dits que certains utilisent comme ils l’entendent et non comme les professe l’Eglise. Et qui d’ailleurs ne sont plus des non-dits !
Dans une situation qui se termine en impasse, ce n’est pas en proposant ce qui existait avant qu’on s'en sort, mais par du nouveau !
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Ombiace a écrit : dim. 16 juil. 2023, 2:37 Bonjour chers Prodigal et CocoLapin.
Que diriez vous d'un exemple qui engage simplement à l'échelle de nos vies ?
Voici l'exemple :
Une veuve, mère de famille a perdu son mari dans un assassinat. Comment selon vous pourrait respectivement s'articuler pour les victimes potentielles du meurtre (la veuve, son défunt mari, les enfants) la miséricorde et la justice de Dieu, qui n'est pas à priori limitée à la seule vie après la mort ?
Cher Ombiace,
il faut bien distinguer les plans différents, humain d'une part (des hommes sont amenés, pour des raisons tenant à l'ordre social, à juger d'autres hommes) et le plan divin (Dieu est le juge suprême).
Sur le plan "humain", ou "politique" si vous préférez, , le jugement implique une enquête, et un examen de ce que dit en général le droit, qui puisse être appliqué à ce cas particulier. Les juges condamneront probablement l'assassin de votre exemple, selon le droit, pourvu que sa culpabilité soit établie, ainsi que sa responsabilité.
Sur le plan divin, Dieu fera ce qu'il voudra, et ce qu'il voudra sera conforme à sa parfaite bonté. Là s'arrête notre science.
Maintenant, la vraie question est peut-être de savoir ce que nous devons faire.
Ce que j'ai retenu des évangiles est la chose suivante : nous ne devons pas juger.
Quand bien même nous exercerions la fonction de juge, nous ne devons pas juger la personne, mais seulement ses actes.
Nous devons aussi nous tenir prêts à pardonner, si les conditions du pardon sont réunies.
Nous devons enfin espérer en la miséricorde divine, pour nous comme pour tous les criminels. :)
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu
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Merci cmoi
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 7:04 Ceci étant dit, votre distinction est pertinente, mais votre argument est un « coup bas » : la souffrance du Christ n’a rien à voir là-dedans
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 9:32 Je ne parlais nullement de vos intentions que je sais pures, mais de votre argument théologique qui relevait de l’amalgame.
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 9:32 Vous dites être aux antipodes, mais quels antipodes et de quoi ? Il y a comme un reproche dans votre propos initial et que vous confirmez, et que vous avez cherché à atténuer, mais lequel ?
Mais voyons aux antipodes de l'esprit du coup bas. Vous me semblez tellement hasarder de procès d'intentions, qu'il me semble que vous trouvez légitime de les manier à tout va (et pour lesquels j'ai déploré sur un autre fil que la modération n'y trouve rien à redire) que vous ne remettez pas en cause la moralité de cette pratique, et me demande même si vous vous en rendez compte..
Donc, je vais me répéter, mais non, je il ne s'agissait pas d'un coup bas, et cette affirmation me semble d'ailleurs contredire ce que vous m'accordez, à savoir d'avoir eu des pensées pures.
Quand bien même ce serait une technique pour connaître le vrai en plaidant le faux, je trouve le procédé un peu limite.. Désolé si pour une fois, je m'attarde à la forme plus qu'au fond. Ma subjectivité (encore elle) me dit qu'il y a de quoi
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Re: Sur la bonté de Dieu et l'enfer

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prodigal a écrit : dim. 16 juil. 2023, 10:10 Cher Ombiace,
Merci Prodigal, je vous réponds quand Coco Lapin aura réagi aussi
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Re: Sur la bonté de Dieu et l'enfer

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Pour les divorcés catholiques que cela pourrait intéresser, il y a la CNDA https://www.cn-da.org/
pour envisager de rester fidèle au sacrement de mariage
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prodigal a écrit :La justice de Dieu, comme n'importe lequel de ses attributs, ne saurait contredire les autres. Pas plus que les autres attributs ne sauraient contredire sa justice. Dieu n'est donc pas condamné à baisser son niveau en bonté pour gagner en impeccabilité du point de vue de sa justice. Encore une fois, ce qui me semble vrai, c'est qu'à l'infini, c'est-à-dire poussées jusqu'au bout, la justice et la miséricorde se rejoignent.
La justice et la miséricorde s'opposent, par définition, puisque grosso modo, la justice traite quelqu'un comme il le mérite, tandis que la miséricorde le traite comme il ne mérite pas. Ce qui ne veut pas dire pour autant que ces deux notions sont incompatibles. En Dieu, elles trouvent un équilibre parfait. C'est pourquoi je pense que le mot "infini" est impropre s'agissant de ces deux qualités divines, et qu'il vaut mieux parler de "justice parfaite" et de "miséricorde parfaite".
ChristianK a écrit :Effacer une dette juste ne serait pas bon mais bonasse. Et ce ne serait pas miséricorde car le pécheur aurait rejete cette miséricorde (il n'aurait pas pris les moyens pour y répondre) ce qui entraine justement le purgatoire.
La miséricorde est antérieure à l'impénitence, jamais postérieure (ou alors dans un sens different et non plénier)
Il est donc faux que la bonté soit limitee par la justice. Une bonté injuste n'en est plus une.
En fait si. Une bonté injuste, excessive, stupide (ou ce que vous voulez) sera toujours de la bonté. Et si effacer une dette juste n'est pas de la miséricorde, qu'est-ce que c'est, alors ? De la méchanceté ? Ton œil serait-il mauvais parce que moi je suis bon ? ;)


Cher cmoi, vous avez soif d'étaler la discussion dans tous les sens, mais je manque de temps et d'envie pour répondre à tout ce que vous voudriez, veuillez m'excuser.
cmoi a écrit :Une femme vierge et athée qui épouse un divorcé remarié et en a des enfants, dont c’est le grand amour de sa vie depuis plus de 10 ans et qui se convertit, qui n’entend pas se séparer ni cesser les relations conjugales, vous lui refuseriez le baptême : eh bien ce n’est pas l’avis de la majorité des évêques…
Je ne lui refuserais pas le baptême, mais je l'avertirais que sa situation est illégale, et que, si elle ne peut y mettre fin dès maintenant à cause des enfants, qu'au moins elle s'abstienne de coucher avec son "mari" pour éviter de mettre leur salut à tous deux en danger.
cmoi a écrit :Quelle contrition voulez-vous que cette femme ait ! Elle est simplement déchjrée quand elle « en est informée » et ne trouve d’autre réponse que « tous pécheurs », mais cela doit-il la faire renoncer et changer sa vie à ce point ?
Oui, cette femme n'aurait probablement pas de contrition, c'est pourquoi il est nécessaire qu'elle prie pour l'obtenir. Mais si vous ne l'informez pas à la base qu'elle doit se corriger, qu'il en va de son salut, et qu'elle devra changer de vie tôt ou tard, comment voulez-vous qu'elle se repente et se corrige ?
cmoi a écrit :Vous oubliez aussi que bien des annulations ne sont pas si faciles, personne de compétent et d’habilité n’est pour autant obligé d’accepter d’être « votre avocat », et bien des personnes ont l’intime conviction et pas à tort que leur mariage ne fut pas valide, qui renoncent à obtenir l’annulation.
Si la demande en nullité n'est pas acceptée, il faut se résoudre à se séparer de sa seconde femme. Se contenter d'avoir l'intime conviction que son premier mariage n'était pas valide me semble hyper risqué.
cmoi a écrit :Où se trouve l’impénitence si vous n’en êtes pas responsable, si vous avez supporté les écarts de votre conjoint jusqu’à ce qu’il vous quitte ? Que tout simplement vous ne pouvez pas sinon « faire face ». Qui vous aide, dans de telles situations ? Souvent personne… Et quand des personnes veulent l’essayer elles font parfois plus de mal que de bien et ne sont pas si désintéressées..
Et la providence, alors ? Je le répète, l'abandon subi par un conjoint ne donne pas pour autant le droit d'épouser quelqu'un d'autre.
cmoi a écrit :Désespérer de son salut est un péché contre l’Esprit Saint. Ces personnes savent très bien ce qu’il en est, elles n’ont pas besoin qu’on leur fasse un dessin
La plupart ont besoin qu'on les prévienne que leurs péchés mettent en péril leur salut.
cmoi a écrit :Moi je pense qu’elle [la contrition imparfaite] ne vaut rien sans le désir au moins d’une contrition parfaite qui est la seule vraie contrition, et que la prendre pour une voie (car cela revient quasiment à cela) est dangereux et préjudiciable.
Le concile de Trente vous donne tort.
cmoi a écrit :Ceci dit, j’apprécie votre franchise. Mais ne pas savoir un élément si essentiel sur la question (vivre en continence parfaite) c’est ne pas y avoir beaucoup réfléchi. Vous l’avez-vous-même découvert à présent dans le cadre je suppose de notre échange. D’ailleurs, cette règle est heureusement indépendante de la question des enfants. Autrement dit vous vous lanciez dans un sujet sans le connaître, croyant avoir la solution toute prête.
1) Merci de m'avoir permis d'apprendre des choses.
2) C'est pas moi qui me suis lancé dans ce hors-sujet, c'est vous qui l'avez amené.
3) Vous avez vous-même affirmé que l'Eglise refusait l'absolution aux divorcés remariés, ce qui est faux puisqu'elle peut l'accorder dans certains cas. Donc soit vous non plus ne connaissez pas tout, soit vous avez amené ce sujet à tort et en connaissance de cause.
cmoi a écrit :Mais considérez alors votre péché à vous, celui dans lequel vous retombez malgré vous tout le temps. Croyez-vous que je vous aiderais si je vous disais qu’il suffit de faire pénitence et de refuser les occasions d’y tomber ? Ne devrais-je pas plutôt vous proposer une voie qui sera plus longue, qui acceptera des chutes prochaines comme un fait d’évidence, mais qui vous conduira à une solution en levant un par un les obstacles et dans un ordre possible ?
Est-ce que j'exige que les gens se corrigent immédiatement de leurs péchés ? Non, je ne suis ni prêtre ni conseiller ni juge ni rien. Evidemment qu'il est aussi nécessaire de conseiller les personnes, de les aider à progresser, etc. Mais le commencement, c'est déjà d'informer qu'il y a un péché objectif à corriger.
cmoi a écrit :Je vous rappelle que c’est la foi qui sauve, pas les œuvres. Il y a de l’orgueil à croire que tout dépend de nous et « qu’il n’y a qu’à ».
Ce n'est pas un "il n'y a qu'à" mais un "il faudrait" qu'il faudrait justement transformer en un "il faut".
La foi sans les œuvres est une foi morte, et il faut "travailler à son salut avec crainte et tremblements" selon saint Paul.
cmoi a écrit :Eh bien non : il est possible de ne plus chuter un jour, mais pour cela il faut accepter de le faire aujourd’hui.
Dieu ne commande pas l'impossible. Nous sommes censés pouvoir éviter au moins le péché mortel. Donc non, il ne faut surtout pas accepter le péché mortel.
cmoi a écrit :Croyez-vous que le divorcé qui refuse d’envisager un remariage à cause de sa foi, et même toute « liaison » mais se masturbera x fois par mois (voire semaine ou WE) et en sortira plein de culpabilité et d’aigreur, pour ne pas en dire plus, aura fait un choix judicieux et favorable à sa sanctification ? Tandis que la fréquentation d’une personne le confronterait à ses défauts et l’obligerait mieux à s’en corriger… La réponse qui serait « oui » n’est pas si simple et il est difficile (ou si vous préférez trop facile et loin de la réalité) d’être aussi catégorique…
Vous partez du principe (hérétique) qu'il est impossible d'éviter le péché mortel. Et pire, vous semblez prêt à suggérer à un pécheur de pécher mortellement de telle façon, parce qu'elle vous semble meilleure qu'un éventuel péché que le pécheur en question serait susceptible de commettre. C'est grave d'en arriver là.
cmoi a écrit :Derrière votre position, se cache l’idée qu’il n’y a rien de plus important que de ne pas pécher. Or c’est une idée égoïste, voire orgueilleuse dans la pratique quand et car elle suppose et oblige à la réussite – et mène à l’échec.
Le plus important n'est pas de "ne pas pécher", mais de s'efforcer de ne pas pécher. Ceux qui ne cherchent pas le moins du monde à ne pas pécher sont mal barrés.
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 7:04 Mon propos au départ de ma conversation avec Coco Lapin était le suivant :
cmoi a écrit : mer. 12 juil. 2023, 7:27 Donc, il n'est pas le responsable de notre damnation, car ce n'est pas le péché qui nous damne, mais l'absence de repentir, l'absence d'adhésion à son amour et quand bien même nous ne saurions pas que c'est le sien, y adhérer suffit.
Or il me faisait observer que la contrition imparfaite obligeait à se confesser pour être pardonné (limitant mon propos aux seuls baptisés).
J'aurais pu juste lui faire observer que précisément, cette obligation provenait de l'absence de vrai repentir, mais j'ai voulu me montrer pédagogique et puisque l'Eglise avait statué que même en cas de contrition parfaite, cela supposait le désir de se confesser.
Ce que vous n'avez pas compris, c'est que c'est bien le péché qui nous damne car :
1) La contrition imparfaite + le sacrement de pénitence suffisent pour le salut.
2) Ce n'est donc pas l'absence de contrition parfaite qui nous damne.
Donc vous aviez tort dès le début.
cmoi a écrit :En revanche,, laisser entendre que la contrition imparfaite est une forme de repentir, c'est prendre une pente très glissante, c'est considérer que ce qui devrait être l'exception en attendant mieux est la règle, c'est choisir dès le départ de se sauver "à la remorque". Cette "règle" car cela en est une, a été faite exprès pour ne pas désespérer ceux qui temporairement sont en difficulté de se sauver et leur dire qu'ils le peuvent, de s'accrocher.
La contrition imparfaite, qu'on appelle attrition, parce qu'on la conçoit en général ou bien en considérant la laideur du péché ou bien par crainte de l'enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l'espoir du pardon, le saint concile déclare que non seulement elle ne fait pas de l'homme un hypocrite et un plus grand pécheur, mais qu'elle est aussi un don de Dieu, une impulsion de l'Esprit Saint qui, n'habitant pas encore le pénitent, mais le mouvant seulement, lui vient en aide, pour qu'il prépare pour lui-même le chemin vers la justice. Et bien que sans le sacrement de la pénitence elle ne puisse pas par elle-même conduire le pécheur jusqu'à la justification, cependant elle le dispose à obtenir la grâce de Dieu dans le sacrement de la pénitence. C'est fort utilement frappés par cette crainte que les gens de Ninive firent une pénitence complète à la prédication terrifiante de Jonas et obtinrent miséricorde du Seigneur Jon 3. (Concile de Trente, N°1678)
cmoi a écrit :Pourquoi ? Parce que sans amour de Dieu on ne peut faire que rechuter. Cette" peur" qui constitue la contrition imparfaite, n'est pas cette "crainte de Dieu" qui est un don de l'Esprit Saint et qui autorise un état permanent, elle s'accompagnera nécessairement d'autres moments de décompression où "nous n'en aurons plus rien à faire" et notre vie se déroulera en dents de scie, alors il ne nous restera plus qu'à espérer mourir au bon moment !
On peut aussi se dire "qu'on ne fait rien de si grave que çà et qu'on s'en sortira bien comme çà" d'autant plus qu'on fait ou a fait telle et telle pénitence : ainsi un bon catho qui ne commet que des petits péchés mignons ou véniels et se croit "bon pour le ciel" (Dieu n'est-il pas bon ?) Et puis il ne demande jamais l'impossible !) ne s'aperçoit-il pas qu'il commet la plus grave offense qui soit !
« Que vous en semble ? Un homme avait deux fils ; et s’approchant du premier, il lui dit: Mon fils, va aujourd’hui travailler à ma vigne. Celui-ci répondit : Je ne veux pas. Mais ensuite, touché de repentir, il y alla. S’approchant ensuite de l’autre, il lui dit la même chose. Celui-ci répondit : J’y vais, seigneur. Et il n’y alla point. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? Ils lui dirent : Le premier. Jésus leur dit : En vérité, Je vous le dis, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui ; et vous, voyant cela, vous ne vous êtes pas repentis ensuite, pour croire en lui. » (Mt21;28-32)
Il vaut mieux craindre Dieu et observer ses commandements, que croire aimer Dieu et ne pas faire sa volonté.



Désolé de ne pas vous répondre, Ombiace. En fait, ne le prenez pas mal, mais je n'ai pas compris l'intérêt de votre question.

Bonne soirée !
cmoi
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Re: Sur la bonté de Dieu et l'enfer

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Ombiace a écrit : dim. 16 juil. 2023, 11:23 Mais voyons aux antipodes de l'esprit du coup bas. Vous me semblez tellement hasarder de procès d'intentions, qu'il me semble que vous trouvez légitime de les manier à tout va (et pour lesquels j'ai déploré sur un autre fil que la modération n'y trouve rien à redire) que vous ne remettez pas en cause la moralité de cette pratique, et me demande même si vous vous en rendez compte..
Donc, je vais me répéter, mais non, je il ne s'agissait pas d'un coup bas, et cette affirmation me semble d'ailleurs contredire ce que vous m'accordez, à savoir d'avoir eu des pensées pures.
Quand bien même ce serait une technique pour connaître le vrai en plaidant le faux, je trouve le procédé un peu limite.. Désolé si pour une fois, je m'attarde à la forme plus qu'au fond. Ma subjectivité (encore elle) me dit qu'il y a de quoi
Ce n’est une technique de rien du tout, sinon de faire le pari de la sincérité totale et absolue.
Je constate une fois de plus que nous avons du mal à nous comprendre. Si je « hasardais des procès d’intention », je ne vous demanderais pas sans cesse des explications dans le but précisément de ne pas vous en faire.
A moins que vous ne vouliez dire que ce soit moi qui en ferais, mais alors lequel avant que vous n’interveniez ?
Si c’est uniquement parce que j’ai parlé de coup-bas, comment pouvez-vous ignorer que le nommer ainsi n’est pas vous en prêter l’intention, mais au contraire d’avoir voulu attirer votre attention sur le fait ignoré de ce pourquoi je me suis expliqué mais sur quoi vous ne réagissez pas. Vous pouvez avoir un autre avis que moi, mais donnez-le, argumentez-le, je n’attends que cela !
Encore une fois, je ne vois aucun rapport entre la souffrance physique et la vérité. Vous qui m’aviez fait l’aveu sur l’autre fil en question d’avoir « surinterprété », ici et si vous le préférez ainsi dit, je fais pareil : il n’est pas nécessaire d’avoir souffert pour comprendre la souffrance d’autrui et compatir, or vous semblez sous-entendre le contraire. Souvent on entend dire « seuls ceux qui ont souffert cela peuvent me comprendre » or c’est une cause de souffrance supplémentaire (la fierté mise à part) et c’est faux.
Ave ou sans la Croix, la vérité que porte le Christ est la même. Nous en avions peut-être besoin de la démonstration, mais c’est un autre sujet.
Dire que c’est un coup-bas ne met en rien en cause votre intention : c’est purement objectif.
J’aurais pu écrire que votre rapprochement était erroné, mais je trouvais cette façon de le dire plus humoristique et je croyais qu’en y réfléchissant vous la comprendriez.
Il me dérange fort que vous ne preniez nullement en compte mes développements comme s’ils n’avaient aucune importance et que vous aviez eu raison – je parle sur le fond et je me moque bien de la forme, là.
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Re: Sur la bonté de Dieu et l'enfer

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Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01 Cher cmoi, vous avez soif d'étaler la discussion dans tous les sens, mais je manque de temps et d'envie pour répondre à tout ce que vous voudriez, veuillez m'excuser.
Je cherche simplement à ce qu’il n’y ait pas d’ombre dans la discussion ou suite à celle-ci.
Je n’ai sinon au contraire qu’à vous remercier, d’autant que cette fois je suis d’accord sur la plupart de vos réponses et me contenterai de répondre aux autres cas, mais cela ne dénote aucun désir de désaccord, au contraire.
Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01 2) C'est pas moi qui me suis lancé dans ce hors-sujet, c'est vous qui l'avez amené.
3) Vous avez vous-même affirmé que l'Eglise refusait l'absolution aux divorcés remariés, ce qui est faux puisqu'elle peut l'accorder dans certains cas. Donc soit vous non plus ne connaissez pas tout, soit vous avez amené ce sujet à tort et en connaissance de cause.
2 Disons que nous l’avons lancé ensemble par en enchainement de cause à effet. La mention des divorcés remariés n’était dans mon esprit au départ que marginale pour illustrer un fait : la possibilité affirmée par l’Eglise d’être sauvé alors qu’elle aura refusé l’absolution. En parler ne veut pas dire de ma part que je trouve souhaitable de se mettre dans cette position, et encore moins que j’y encourage !
3 En effet, je savais que en cas de continence elle l’accordait, mais je pensais que vous le saviez aussi et que nous raisonnions pour ceux qui en excluaient la possibilité. Avouez que cette « solution » consiste à se mettre objectivement en situation d’occasion de péché, ce qui normalement doit être évité… Par conséquent j’ai juste évité ce paradoxe de plus quand j'ai compris.
Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01 Vous partez du principe (hérétique) qu'il est impossible d'éviter le péché mortel. Et pire, vous semblez prêt à suggérer à un pécheur de pécher mortellement de telle façon, parce qu'elle vous semble meilleure qu'un éventuel péché que le pécheur en question serait susceptible de commettre. C'est grave d'en arriver là.
Non pas, mais qu’il est difficile d’éviter des récidives et un leurre de croire y parvenir facilement. En revanche, la récidive concerne la gravité et la connaissance, mais pour le consentement, si la démarche est sincère, il ne doit plus être que contraint et donc ce n’est plus un vrai consentement : c’est cela que je dis et cela seulement. Donc il n’y aura plus de péché mortel, mais des fautes graves, oui.
Quand on a chuté en ces matières graves qui se compliquent d’obligations, le devoir de réparation à l’égard des responsabilités qui ont été prises peut obliger à entretenir des « occasions de péché », c’est là encore un paradoxe. Demander à ce que ces occasions soient supprimées n’est pas juste ! Il y a donc une tolérance à avoir.
Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01 Ce que vous n'avez pas compris, c'est que c'est bien le péché qui nous damne car :
1) La contrition imparfaite + le sacrement de pénitence suffisent pour le salut.
2) Ce n'est donc pas l'absence de contrition parfaite qui nous damne.
Donc vous aviez tort dès le début.
S’il vous plaît de voir les choses comme cela, pas de problème. Mais quelqu’un qui a longtemps connu la contrition parfaite, la perd nécessairement par un péché mortel et ne peut se satisfaire de la contrition imparfaite comme critère de pardon. Il veut et doit aller plus loin et ne sera pas satisfait avant d’y être parvenu.
Cela ne remet pas en cause ce que vous citez du concile de Trente. Simplement que sur la durée d’une vie, en rester à ce stade est dangereux, je le maintiens, car on est plus susceptible de pécher à nouveau mortellement.
Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01 Il vaut mieux craindre Dieu et observer ses commandements, que croire aimer Dieu et ne pas faire sa volonté.
Mais il faudrait être un parfait imbécile pour croire aimer Dieu sans faire sa volonté.
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Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01
ChristianK a écrit :Effacer une dette juste ne serait pas bon mais bonasse.
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En fait si. Une bonté injuste, excessive, stupide (ou ce que vous voulez) sera toujours de la bonté. Et si effacer une dette juste n'est pas de la miséricorde, qu'est-ce que c'est, alors ? De la méchanceté ? Ton œil serait-il mauvais parce que moi je suis bon ? ;)
non, car cela serait dire que la bonasserie (un vice, un excès) serait de la bonté. Effacer une dette juste est certes de la miséricorde mais celle-ci implique pénitence, aucunement impénitence. La dette du péché est remboursée par la pénitence, laquelle est aceptée par miséricorde. Miséricorde signifie que le pardon est assuré si la pénitence appropriée est là. Elle n'est jamais postérieure, essentiellement , à l'impénitence.
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prodigal a écrit : dim. 16 juil. 2023, 10:10
Ombiace a écrit : dim. 16 juil. 2023, 2:37 Bonjour chers Prodigal et CocoLapin.
Que diriez vous d'un exemple qui engage simplement à l'échelle de nos vies ?
Voici l'exemple :
Une veuve, mère de famille a perdu son mari dans un assassinat. Comment selon vous pourrait respectivement s'articuler pour les victimes potentielles du meurtre (la veuve, son défunt mari, les enfants) la miséricorde et la justice de Dieu, qui n'est pas à priori limitée à la seule vie après la mort ?
Cher Ombiace,
il faut bien distinguer les plans différents, humain d'une part (des hommes sont amenés, pour des raisons tenant à l'ordre social, à juger d'autres hommes) et le plan divin (Dieu est le juge suprême).
Sur le plan "humain", ou "politique" si vous préférez, , le jugement implique une enquête, et un examen de ce que dit en général le droit, qui puisse être appliqué à ce cas particulier. Les juges condamneront probablement l'assassin de votre exemple, selon le droit, pourvu que sa culpabilité soit établie, ainsi que sa responsabilité.
Sur le plan divin, Dieu fera ce qu'il voudra, et ce qu'il voudra sera conforme à sa parfaite bonté. Là s'arrête notre science.
Maintenant, la vraie question est peut-être de savoir ce que nous devons faire.
Ce que j'ai retenu des évangiles est la chose suivante : nous ne devons pas juger.
Quand bien même nous exercerions la fonction de juge, nous ne devons pas juger la personne, mais seulement ses actes.
Nous devons aussi nous tenir prêts à pardonner, si les conditions du pardon sont réunies.
Nous devons enfin espérer en la miséricorde divine, pour nous comme pour tous les criminels. :)
Merci d'avoir fait l'effort cher Prodigal;
malheureusement, Coco Lapin n'a pas trouvé d'intérêt à mon exemple. Je ne poursuis donc pas le débat à sa place
Dernière modification par Ombiace le lun. 17 juil. 2023, 3:08, modifié 1 fois.
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cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 9:32 Vous dites être aux antipodes, mais quels antipodes et de quoi ? Il y a comme un reproche dans votre propos initial et que vous confirmez, et que vous avez cherché à atténuer, mais lequel ?
Reproche est sans doute un grand mot, cher cmoi, mais enfin je répondais à votre question :
Ombiace a écrit : dim. 16 juil. 2023, 11:23 Merci cmoi
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 7:04 Ceci étant dit, votre distinction est pertinente, mais votre argument est un « coup bas » : la souffrance du Christ n’a rien à voir là-dedans
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 9:32 Je ne parlais nullement de vos intentions que je sais pures, mais de votre argument théologique qui relevait de l’amalgame.
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 9:32 Vous dites être aux antipodes, mais quels antipodes et de quoi ? Il y a comme un reproche dans votre propos initial et que vous confirmez, et que vous avez cherché à atténuer, mais lequel ?
Mais voyons aux antipodes de l'esprit du coup bas. Vous me semblez tellement hasarder de procès d'intentions, qu'il me semble que vous trouvez légitime de les manier à tout va (et pour lesquels j'ai déploré sur un autre fil que la modération n'y trouve rien à redire) que vous ne remettez pas en cause la moralité de cette pratique, et me demande même si vous vous en rendez compte..
Donc, je vais me répéter, mais non, je il ne s'agissait pas d'un coup bas, et cette affirmation me semble d'ailleurs contredire ce que vous m'accordez, à savoir d'avoir eu des pensées pures.
Quand bien même ce serait une technique pour connaître le vrai en plaidant le faux, je trouve le procédé un peu limite.. Désolé si pour une fois, je m'attarde à la forme plus qu'au fond. Ma subjectivité (encore elle) me dit qu'il y a de quoi
Manifestement, je n'aurais peut-être pas du, car vous n'en tenez pas compte et me renvoyez la balle sur ma difficulté à lire vos longs développements, chose dont habituellement vous ne vous plaignez pas, je suppose que la coupe déborde
cmoi a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:39 Il me dérange fort que vous ne preniez nullement en compte mes développements comme s’ils n’avaient aucune importance et que vous aviez eu raison – je parle sur le fond et je me moque bien de la forme, là.
Je vous conseille en toute amitié de travailler un peu la forme, néanmoins.

Cet échange n'ayant pas d'intérêt sur le sujet du fil, je vais faire de mon mieux pour ne pas jouer les prolongations
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Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01 Désolé de ne pas vous répondre, Ombiace. En fait, ne le prenez pas mal, mais je n'ai pas compris l'intérêt de votre question.
Je ne le prends pas mal, cher CocoLapin
Coco lapin a écrit : dim. 16 juil. 2023, 21:01 Bonne soirée !
Bonne journée à vous
cmoi
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Re: Sur la bonté de Dieu et l'enfer

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Bonjour Coco Lapin,

Maintenant que nous sommes de votre avis à égalité d’information, je voudrais revenir sur plusieurs points qui ne partent pas du tout dans tous les sens
Cette dispersion mérite une explication : je vais partout où je sens un vide à combler, dans la mesure où je le crois acceptable et profitable pour autrui, de quelque nature que soit ce vide, et de façon pas toujours neutre (pour obtenir parfois un résultat) mais qui reste surtout bienveillante et toujours désintéressée.
    • Concernant la contrition imparfaite, je suis désolé, mais même si l’Eglise dit qu’elle suffit, je vais vous dire en quoi elle ne suffit pas, en tout cas dans votre façon de la présenter qui consiste à se sentir « quitte » pour un passeport pour le paradis. Car on n’est jamais quitte envers Dieu, qu’il veut que nous soyons parfaits comme il l’est, et par conséquent que nous fassions plus qu’éviter le péché, mais grandir et cultiver la vertu et bien d’autres choses, qu’enfin nous sommes des serviteurs inutiles. Je ne vous le dirais pas si votre précédente réponse notamment ne témoignait par endroits d’une authentique exigence et d’une vraie vie spirituelle. Vous êtes appelé à défendre mieux que ce que vous défendez ! Voilà pourquoi je souhaiterais pour être franc que ma précédente réponse ne vous fasse pas « tant plaisir »…
    • Ensuite, il faut prendre garde à ce que être chrétien et vouloir se sauver ne nous fasse pas perdre de vue la charité qui est première. Que ce soit par un péché ou pas, nous prenons des responsabilités à l’égard d’autrui et nous nous devons de les assumer jusqu’au bout. Ainsi après avoir péché basiquement par fornication (si possible sans contraception) nous nous devons de nous assurer qu’il n’y aura pas eu de fécondation, d’éviter un avortement et d’en accepter toutes les suites ! Ce qui suppose souvent de se mettre en occasion prochaine de récidive avec certaines « partenaires » et qui pourraient devenir des tentatrices (à transposer pour l’autre sexe, mais ce n’est pas le nôtre). Ce serait trop facile de « couper les ponts » en se disant que c’est ce qu’il faut faire pour ne plus pécher. Ce serait même le signe que nous avons choisi à la légère la « partenaire » or plus c’est le cas contraire plus ce sera difficile et c’est un autre paradoxe, à savoir que plus l’autre aura de vertu et pourrait) nous faire du bien (réellement et à notre âme), plus ce sera une tentatrice (sauf au stade ultime où ce serait déjà une sainte personne, mais alors aurait-elle péché et devons-nous sinon lui jeter la première pierre ? Pour d’autres, la tentation (mais qui n’est pas que cela !) pourra être le fruit de leur compassion, de ce qu’ils auront beaucoup de bien à « donner à cette personne » et que le péché ne devrait pas l’empêcher).
    • J’ai écrit basiquement , car si vous faites évoluer ce péché ou le transposez en cas de concubinage, d’adultère, de divorce et de remariage, la responsabilité devient plus grande et conduit à bien plus. « Couper les ponts » notamment peut être impossible et même un péché plus grave que le contraire. Si à chaque étape il y a une recommandation d’Eglise, il n’y a pas à juger de ceux qui choisissent en leur âme et conscience au moins provisoirement une voie différente car le péché résultant de la même concupiscence enflammée est présent dans les 2 cas ensuite, que cette flamme ne s’éteint pas immédiatement, et que nous ne connaissons rien de l’histoire personnelle à chacun et des circonstances souvent atténuantes.
    Se souvenir enfin de l’enseignement évangélique comme quoi nous serons pardonnés pour autant que nous aurons pardonné, ce qui suppose là encore d’aller plus loin, genre « faire les premiers pas », etc..
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