. Concernant le geste de paix, il serait effectivement logique qu'il se propage à partir du prêtre, et de fidèle en fidèle, étant donné qu'à la base c'est ainsi qu'il a lieu (comme dans le rit extraordinaire lors d'une messe solennelle : à parti du prêtre aux diacres et servants, ou comme lors du rit dominicain, depuis le célébrant et de frère en frère). Mais dans tous les cas il peut se pratiquer de manière digne... encore que dans certaines paroisses il resterait à bien en expliquer le sens pour qu'il soit pratiqué avec dignité.
. Je ne serais pas si pessimiste que vous sur l'évolution de ces pratiques : voyez ceux qui ont témoigné ici concernant leur propre pratique de la communion à domicile pour les malades : on sait bien par ailleurs par leurs autres interventions dans d'autres discussions qu'ils n'ont en rien perdu le sens de la liturgie ni du rôle du prêtre.
De plus, on observe au contraire un retour à des pratiques plus apaisées, plus sensées ; oui, bon, je sais, il reste des bastions du n'importe quoi mais ce sont, par définition, surtout des personnes âgées qui, hm, passeront, et pour qui il faut prier.
Enfin, il a toujours été clair qu'il s'agit de "communion à domicile" pour les malades ; pas pour machin qui a pas pu venir parce qu'il s'est pas levé assez tôt et "tiens, on va lui ramener de la communion à la maison" ;
donc, au contraire, il me semble, cette pratique aurait tendance à remettre l'accent sur la nature et la valeur de ce sacrement, puisqu'il s'agit de personnes qui, alitées, malades, désirent recevoir le Christ.
C'est tout différent, donc, je trouve, que la généralisation abusive de la distribution ordinaire pendant la Messe par des laïcs, alors que le prêtre est là, présent, pratique qui là, pour le coup, fait plus perdre le sens du sacrement ou en tout cas le sens de qui est le prêtre.
Dans la communion à domicile pour les malades, au contraire, il est clair que le laïc prend en charge cette distribution parce que le prêtre n'est pas là, pas sur place.





