Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

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jean_droit
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Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

Lu dans Metablog :

Commentaires personnels : Ceci n"est pas mon Eglise. Il faut faire très exactement le contraire.

http://ab2t.blogspot.com/2010/06/tc-mgr ... inuer.html

Mgr Dominique Lebrun : « … et diminuer notre offre sacramentelle»

Mgr Dominique Lebrun est évêque de Saint-Etienne. Interrogé par Témoignage Chrétien, il explique mettre en place «des communautés de base, sans prêtres» dans deux zones rurales. Ces communautés devront «inventer, sans attendre un plan de l’évêque». Ce n’est pas que les paroisses soient caduques, mais les faire tourner exige «un quota de prêtres» dont le diocèse ne dispose visiblement plus. Dès lors, l’évêque doit faire avec les moyens dont il dispose: «j’essaye de partir de la réalité».

Confronté à cette réalité il voudrait «oublier le mot ‘paroisse’ et penser ‘terre de mission’», Au Vatican on lui a dit «comprendre la question» - mais le droit canon ne le lui permet pas, d’où peut-être son insistance à ce que ce soit les «communautés de base» elles-mêmes qui «inventent» ce nouveau système.

Si l'organisation est libre, Mgr Lebrun insiste sur «deux piliers: la prière avec la Parole et la charité». Pour ce qui est de la prière on se réunira «chez une personne ou à l’église, un jeudi ou un dimanche». L’important étant le «lien sacramentel». En gros, «des équipes itinérantes» mandatées par lui-même, composées de clercs et de laics, visiteront les «communautés de base». Ces équipes seront là pour «partager l’évangile, répondre aux demandes», et aussi «contrôler ce qui se fait» avec largeur d’esprit. Qu'on en juge: «Si une communauté aime dire le chapelet en latin, l’équipe ne critiquera pas».

Pour les sacrements, on va par exemple «regrouper les mariages», sur le modèle des baptêmes. Et puis le constat est là: lors d'un décès, les familles veulent «une célébration pour les funérailles» , mais quelque chose de simple: «ils ne demandent pas l’eucharistie». Il faut, dit Mgr Lebrun, «amplifier nos propositions catéchuménales et diminuer notre offre sacramentelle». Certes, certains évêques pensent différemment - il est vrai qu’«on n’a pas tiré les conclusions du Concile» sur tous les sujets. A la Pentecôte, il a présidé un «rassemblement diocésain sans eucharistie», une «célébration de parole», qui serait préférable à une célébration sacramentelle «devant des gens qui n’y sont pas prêts». Dit comme cela, comment aller contre?

En zone rurale, plus assez de prêtres pour la messe, et des fidèles qui ne seraient de toute manière pas forcément prêts. Il faudra un jour se demander comment on en est arrivé là.
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boisvert
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par boisvert »

Comment en est-on arrivé là ? Que cette question appartienne au passé ! Mais: comment recommencer ? Comment retrouver la dynamique des premières communautés chrétiennes ? Comment tirer parti, avec le secours de l'Esprit Saint, de la situation présente ? Voici, à mon sens, de très judicieuses question !
jean_droit
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

Comment en es-t-on arrivé là ?
On peut tout aussi bien dire :
Comment en arrive-t-on là ?
Et c'est une question du présent. Au présent.
Le texte ci dessus donne les clefs de cette analyse.
C'est encore très daté :
Un seul exemple :
Regardez la réflexion sur le culte marial concédé à quelques laïcs. On y dit avec un peu de mépris : "l'équipe ne critiquera pas". Pourquoi ? Elle serait succeptible de critiquer le culte marial ? Belle équipe ! Un peu comme mon curé qui a dit que "le chapelet c'est bon pour Lourdes".
Pauvre Jean Paul II.
C'est la "tentation du protestantisme" qui a parcouru et qui parcourt l'Eglise de France.
Et le : "Diminuer notre offre sacramentelle" est excellent et rentre tout à fait dans la "tentation du protestantisme".
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archi
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par archi »

«Si une communauté aime dire le chapelet en latin, l’équipe ne critiquera pas».
Ca c'est plutôt positif, vu comme ça il semble que Mgr Lebrun préfère encourager et libérer toutes les initiatives privées, que de suivre le modèle paroissial "habituel" avec un curé et une équipe instituée de laïcs, auxquels on reproche souvent d'imposer leur loi, d'une façon qui s'oppose presque systématiquement à tout ce qui rappelle de près ou de loin la Tradition... modèle qui ne porte pas de fruits.

Après, le propos de Mgr Lebrun est finalement assez clair: il n'y a plus assez de prêtres, donc on est obligé de fonctionner dans nos campagnes comme au fin fond de l'Afrique, en terre de mission. Donc des groupes de prière et des initiatives privées de laïcs en temps normal, et des prêtres qui passent de temps en temps. Enfin c'est comme ça que je vois les choses.

Par contre, il me semble qu'on peut se poser des questions quant à la façon d'envisager le mariage et les funérailles, et surtout de vouloir diminuer la présence sacramentelle de l'Eglise. L'Eucharistie est ici présentée en termes marketing comme un "produit" qu'on offre à un public ciblé, d'où il s'ensuit que si le public change, il faut changer le produit. Alors que c'est avant tout une institution divine produisant des fruits surnaturels.

Pour ce qui est du mariage, vous accepteriez, vous, de faire une cérémonie de mariage collective avec plusieurs couples? :exclamation:

Personnellement, je me demande surtout si, dans l'Eglise française du moins, on n'accorde pas un peu trop facilement le mariage à n'importe qui. Je m'explique: quand j'ai décidé de me marier, moi et ma fiancée (ma femme maintenant :fleur: ) avons été à une journée de préparation diocésaine. De mémoire, il y avait quelque chose comme 3 couples sur 17 (le mien compris) où au moins 1 membre était pratiquant.

Il y a peut-être eu un progrès par rapport à une époque où il n'y avait pas du tout de préparation au mariage. Mais franchement, comment proposer un mariage sacramentel, avec les exigences élevées qui vont avec, à des couples qui, dans leur immense majorité, n'ont plus de pratique sacramentelle depuis longtemps, quand ils en ont jamais eu une, et sont très loin de la foi catholique? Est-ce-que ça rime à quelque chose? Les prêtres ne devraient-ils pas être un peu plus exigeants, et faire jouer la qualité au lieu de la quantité? Ca fait quelque temps que je me pose cette question...

Sinon, effectivement, on peut faire chaque été un super-show de mariage avec 50 couples pour tout le diocèse. Mais je doute que ça attire les foules, et je doute encore plus que ça réveille la vie chrétienne. :(

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

Pour moi l'exemple de cet évêque est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
Ce qui veut dire qu'il faut faire autrement.
Il ne faut pas passer son temps à trouver des expédients pour remplacer les prêtres manquants.
Car des prêtres on peut en trouver si on veut effectivement en trouver.
Mais, bien souvent, on n'en veut pas de ces prêtres jeunes et enthousiastes.
On préferre rester entre nous et mourir la bouche ouverte.
Et puis que fait-on pour les vocations ? Fait-on des prières dominicales pour les vocations ?
Et comme prier ne remplace pas l'action que fait-on pour susciter des vocations ?
Actuellement tous les évêchés de France ne devaient avoir que deux idées directices : Susciter des vocations et évangéliser.
Ces deux mots, dans mon diocèse, pas plus mal que d'autres, sont un peu tabou.
Peut-on être chrétien sans être apôtre.
Il suffit de lire la prière de fin des laudes d'aujourd'hui.
On la récite sans doute par habitude.
Et pourtant elle est claire, on ne peut plus claire.
jean_droit
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

L'ensemble des déclarations faites à Témoignage Chrétien - tiens ! Témoignage Chrétien ! - est très intéressant à décortiquer.

Par exemple :
A mes yeux ces propos sont vraiment ahurissants.
Vraiment comment peut-on dire de telles choses.
Et bien sûr cette référence au Concile pour demander une "remise à niveau de l'initiation chrétienne".
Je crois que nous devons amplifier nos propositions catéchuménales et diminuer notre offre sacramentelle. Mais tous les évêques ne pensent pas ainsi. On n’a pas tiré les conclusions du Concile, dans la remise à ni­veau de l’initiation chrétienne. À la Pentecôte, j’ai fait un rassemblement diocésain sans eucharistie. J’ai présidé une célébration de parole, amplifiant l’espace catéchuménal, dans lequel tout le monde se sent invité. Je préfère faire ainsi que célébrer devant des gens qui n’y sont pas prêts. "
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archi
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par archi »

jean_droit a écrit :L'ensemble des déclarations faites à Témoignage Chrétien - tiens ! Témoignage Chrétien ! - est très intéressant à décortiquer.

Par exemple :
A mes yeux ces propos sont vraiment ahurissant.
Vraiment comment peut-on dire de telles choses.
Et bien sûr cette référence au Concile pour demander une "remise à niveau de l'initiation chrétienne".
Je crois que nous devons amplifier nos propositions catéchuménales et diminuer notre offre sacramentelle. Mais tous les évêques ne pensent pas ainsi. On n’a pas tiré les conclusions du Concile, dans la remise à ni­veau de l’initiation chrétienne. À la Pentecôte, j’ai fait un rassemblement diocésain sans eucharistie. J’ai présidé une célébration de parole, amplifiant l’espace catéchuménal, dans lequel tout le monde se sent invité. Je préfère faire ainsi que célébrer devant des gens qui n’y sont pas prêts. "
Après avoir lu l'article et les réactions sur le Forum Catholique, j'ai plutôt l'impression que le raisonnement de Mgr Lebrun est le suivant:

- on a beaucoup plus de villages à desservir que de prêtres disponibles

- s'il y a 30km à faire pour aller à la messe, la plupart des paroissiens de chaque village ne sont pas assez motivés pour faire ces 30km, alors qu'ils vont à l'Eglise dans leur village. Personnellement, je ne peux que constater, dans une communauté de paroisses relativement petite par rapport à ce qu'on peut trouver dans certaines campagnes françaises (5 villages et 8 clochers entre lesquels on peut circuler à vélo si besoin, ou 10' maxi en voiture), la plupart des gens d'un village ne se déplacent pas dans le village voisin si "leur" messe doit être supprimée un jour par manque de prêtres. Alors pour faire 30km...

- donc revivifions le tissu local à l'aide d'équipes laïques, en laissant les initiatives qui marchent libre de se développer (ce n'est pas ce que vous proposiez chez vous?)

- d'après un commentaire sur le FC, on pourrait aussi comprendre que Mgr Lebrun ait peu confiance dans son presbytérat :siffle:

Signalons aussi que Mgr Lebrun a bien célébré l'Eucharistie le jour de la Pentecôte.

Il y a certes un constat de faillite, mais Mgr Lebrun a hérité de la situation telle qu'elle se présentait quand il est arrivé dans le diocèse, il ne peut pas non plus se mettre la tête dans le sable. J'aurais donc tendance à dire: qu'il essaye sa méthode! C'est toujours mieux que la stratégie type "nous allons droit dans le mur, continuons sans rien changer".

En revanche, je l'ai dit, je suis plus réservé sur l'idée des funérailles sans Eucharistie - en fait pourquoi pas, mais alors qu'on prie pour les défunts, au moins de façon groupée. Et sur les mariages groupés, qui à mon avis risquent surtout de décourager beaucoup de monde. Même les bonnes volontés!

In Xto,
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

Regardons aussi ce passage :

Remarques personnelles :
Le problème de cet étrange évêque c'est que la religion catholique est basée sur les sacrements.
Pour l'Eucharistie on a compris : On peut se brosser
Continuons : Les mariages : A la chaïne.
Les baptêmes à la chaîne.
Les confessions ? Cela existe encore ? Mais d'ailleurs pourquoi se confesser puisque il n'y a pas d'eucharistie.
Tant qu'au sacrement des malades : A la chaine comme maintenant.
Chic, les enterrements ne sont pas des sacrements. Ce sera un peu dur pour les faire en série.
Tout cela est très, très grave.
Comme on le voit bien souvent on abandonne le peuple chrétien.
Et il n'y a pas à s'étonner si les gens quittent l'Eglise ... normal puisqu'il n'y a plus d'église constituée.
Souvent je pense à la personne de ce site qui fait partie de la FSSPX.
C'est un super cadeau que lui fait cet évêque. Pour remplir les chappelles de la FSSPX il n'y a rien de mieux.
Comment organiserez-vous les sacrements ?

On va regrouper les mariages, comme les baptêmes. Je souhaite que les communautés de base se réunissent une fois par semaine, sans attendre l’alternative future entre la messe à 30 km ou l’absence d’eucharistie. Elles doivent in venter, sans attendre un plan de l’évêque. J’insiste sur deux pi liers : la prière avec la Parole et la charité. Cela peut se faire chez une personne ou à l’église, un jeudi ou un dimanche, avec des psaumes ou avec l’évangile du dimanche…
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

Avez vous remarqué que l'on ne parle pas d'ADAP et que l'on ne cite pas le fait de donner la communion. Très, très significatif.

Notre évêque remplace cela par :
la prière avec la Parole et la charité. Cela peut se faire chez une personne ou à l’église, un jeudi ou un dimanche, avec des psaumes ou avec l’évangile du dimanche
Merci, monseigneur, comme cela vous pourrez vraiment abandonner vos églises où des générations de catholiques ont prié durant des siècles. Mais c'était avant ....

Merci, monseigneur, de nous laisser libre le dimanche, si nous voulons. On va pouvoir aller faire nos courses.

On est vendredi : Je vais participer chez un particulier à une prière. Donc plus la peine d'aller aux cérémonies de la Fête Dieu !
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par Théophane »

Il faudra un jour se demander comment on en est arrivé là.
Bonne question. Il faut y répondre sans timidité. Après le Concile Vatican II, certains prêtres et laïcs ont cru bien faire et ont prétendu s'inspirer du Concile. Ces personnes, sans doute de bonne foi, ont fait plus de mal à l'Eglise que toutes les hérésies et toutes les persécutions. Il n'est pas étonnant que la pratique ait diminué tandis qu'autrefois, que ce soit en zone rurale ou en zone urbaine, de tels problèmes n'existaient pas.

Aujourd'hui, nous commençons à comprendre le vrai sens du Concile, lequel n'a jamais voulu rompre avec la Tradition de l'Eglise. Il faudra sans doute imaginer de nouvelles formes d'apostolat, dans le cadre de la Nouvelle Evangélisation voulue par Jean-Paul II. En Allemagne par exemple, certains Länder ont été totalement déchristianisés à l'époque du communisme. Maintenant, c'est le Chemin néo-catéchuménal qui envoie ses prêtres, ses catéchistes et ses familles dans ces régions qui sont redevenues des terres païennes.

Chez nous en France, on revient peu à peu à de vraies valeurs : l'emploi de la langue latine dans la liturgie, le départ clairement opéré entre l'état sacerdotal et l'état laïc, le culte de la Vierge Marie, l'adoration eucharistique et la confession, la fidélité au Pape... En même temps que ce retour aux sources, on s'aperçoit que les gens reviennent vers l'Eglise.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par deniserp »

Cependant, cette crise a sans doutes eu son avantage. En effet, autant je crois qu'autrefois la plupart des personnes se rendaient à l'Eglise par tradition (avec un petit t), autant maintenant, sans doutes il y a plus de personnes qui vont à l'Eglise par véritable foi que par tradition (bien que ces seconds existent sans doutes encore) ne pensez vous pas ?
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par Théophane »

Dans un certain sens oui. Aujourd'hui, il y a moins de catholiques mais l'Eglise est constituée de personnes vraiment croyantes, qui mettent en pratique dans leur vie les exigences de l'Evangile.

Il ne faut pas non plus tomber dans le piège en affirmant que la majorité des catholiques d'avant le Concile ne pratiquait que par habitude et n'avaient pas de foi réelle. Si je prends l'exemple de mes grands-parents, qui étaient des paysans, toute leur vie était organisée autour de la pratique religieuse. C'était pour ainsi dire normal, voire banal. Il n'en demeure pas moins qu'ils faisaient preuve d'une étroite fidèle aux commandements de l'Eglise.
Le fait que l'on pratique par habitude ne veut pas dire nécessairement qu'on pratique sans foi véritable. Au contraire, c'est le signe que l'on vit dans une société où la pratique religieuse est une chose normale, habituelle.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

Je reviens de la Fête Dieu dans l'abbatiale de Cadouin, ancienne abbaye du Périgord.
http://www.amisdecadouin.com/l-abbaye/ ( surtout la vidéo ).
Une cérémonie remarquable, enthousiamante - au sens premier du terme .
19 communions solennelles - on ose dire encore ce mot - avec, en plus, tous les enfants de la première communion et tous les confirmés de l'année.
Eglise bondée, chorale d'une bonne vingtaine de personnes.
Belle cérémonie remplie de chants, de prières, de fleurs, de cierges et d'encens.
Suivi d'une procession du Saint Sacrement hors de l'église vers un autel dressé sous les halles puis vers un autre autel au centre du cloître où a eu lieu le Salut du Très Saint Sacrement.
Mais ce que je voulais souligner c'est le serrmon du curé :
Très exactement le contraire de ce que dit monseigneur Lebrun.
Bien sûr c'est une coïncidence mais qui montre que d'autres pistes sont possibles pour l'Eglise de France.
D'abord sur la place irremplaçable du prêtre. Et nous avons prié pour les vocations.
Ensuite sur la nécessité de laisser ouvertes toutes les églises de la paroisse en mettant en place des petits groupes chargés de ces églises et du lien social.
Ah ! Comme on était loin des églises fermées, des laïcs remplaçant les prêtres et toutes ces manifestations de l'échec de l'Eglise de France.
Cela c'est mon Eglise !
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par Théophane »

Je suis d'accord avec ce que vous dites. L'Eglise n'est rien sans les laïcs et elle n'est rien sans les prêtres. L'engagement des laïcs dans l'Eglise n'est pas de la même nature que celui des prêtres. Les deux sont indispensables. De plus, l'Eglise ne peut pas vivre sans l'Eucharistie.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: Misère : "Diminuer notre offre sacramentelle"

Message non lu par jean_droit »

Pour essayer d'avoir une juste vue du rôle des laïcs tout un ensemble de documents sont disponibles.

Je suis sûr que Théophane peut nous en citer !

Je pense maintenant au livre de monseigneur Rey :

Laïcs dans l'Eglise d'aujourd'hui

http://www.libertepolitique.com/index.p ... ew&id=6064

Ou cet interview donné à ZENIT :

Remarque personnelle : Vous remarquerez le "alors que l'Eglise de France vit une crise spirituelle" .....

http://www.zenit.org/rssfrench-24560

Début de l'article :
Mgr Dominique Rey évoque le rôle irremplaçable des laïcs dans l’Eglise

Interview à l’occasion de la sortie de son livre Laïcs dans l’Eglise aujourd’hui

ROME, Mercredi 26 mai 2010 (ZENIT.org) - « Je leur dois ma vocation » : c'est aux fidèles laïcs que Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, adresse cet hommage. Alors que l'Eglise de France vit une crise spirituelle, Mgr Rey a souhaité souligner le rôle « irremplaçable » et « indispensable » du laïcat dans l'Eglise.
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