Recherche prêtre désespérément

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jean_droit
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Recherche prêtre désespérément

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C'est le titre d'un article du Monde du dimanche 13.
Le titre est accrocheur.
Bien sûr il doit y avoir un certain "désespoir" pour certains évêques à voir la diminution constante des vocations.
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Théophane
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Le choix de l'adverbe désespérément me semble très discutable. Cela veut dire que nous avons perdu toute espérance en Dieu et que nous comptons sur des moyens humains pour susciter des vocations.

Je ne suis pas forcément contre ce genre de campagnes, mais je doute que cela soit productif. Pour avoir des vocations, il faut d'abord que nos prêtres soient vraiments saints, et qu'ils célèbrent la Messe dignement. Grâce à l'Esprit-Saint, c'est de plus en plus le cas dans les nouvelles générations de prêtres. Nous devons prier pour que cela continue.

Les moyens efficaces, ce ne sont pas les médias mais l'Eucharistie, la dévotion mariale et la prière.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Je partage les avis précédents... Théophane, vous avez oublié la communion avec le Pape. :)

Y a des questions à se poser... Se pourrait-il que des évêques fassent de la discrimination et n'acceptent que les hommes en accord avec leurs options théologiques et pastorales et qu'ils rejettent des vocations authentiques qu'ils trouvent trop dérangeantes du fait d'options théologiques et pastorales différentes?
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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philémon.siclone
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Re: Recherche prêtre désespérément

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le gyrovague a écrit :A ce sujet, l'Eglise catholique de France lance depuis quelques semaines, une campagne de publicité en faveur des vocations.
Je ne pense pas que l'idée soit porteuse car une vocation naît dans le secret du coeur et de l'âme du futur prêtre. La vocation n'est pas un "produit à vendre".
Quant au slogan: "le prêtre est un homme comme les autres" il me paraît mal choisi car je crains qu'il ne soit perçu par les détracteurs de l'Eglise non sans une certaine ironie alors que l'Eglise doit faire face aux scandales de pédophilie qui la frappe.
Enfin, je trouve réellement dommage que le prêtre sur la photo ne soit qu'un mannequin et non pas un vrai prêtre alors que l'Eglise compte quelques jeunes prêtres qui auraient pu tout à fait convenir pour figurer à la place de ce mannequin. Afficher un "faux prêtre" c'est mentir et ce n'est vraiment pas le meilleur moyen, me semble-t'il, de redonner du crédit à l'Eglise aux yeux de ses détracteurs.

Pour résumer mon opinion: idée maladroite au mauvais moment avec un faux témoignage en illustration car le Père Timothée, 41 ans habitant Langres n'existe pas. :(
Comment sait-on que c'est un mannequin ? Après tout, on peut être prêtre et beau...
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Oh ! Que je suis d'accord avec vos remarques.
Le titre de l'article du Monde se veut provocateur.
Il résume, aussi, l'état d'impuissance de l'épiscopat qui n'arrive pas à enrayer le déclin des vocations.
Cela fait des années que, mezzo voce, le CEF se préoccupe du sujet.
J'ai peur que l'analyse qui est faite soit par trop "de ce monde". Et que la réponse soit aussi, trop "de ce monde".
Comme vous je suis tout à fait dubitatif sur l'efficacité de la publicité sur les vocations.
On retrouve toujours cette volonté de faire du prêtre un "homme comme les autres".
Et pendant ce temps certains évêques ou certaines institutions arrivent à attirer les vocations.
Pourquoi ne cherche-t-on pas à analyser sans idéologie les raisons de ces petits succès.
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Théophane
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Y a des questions à se poser... Se pourrait-il que des évêques fassent de la discrimination et n'acceptent que les hommes en accord avec leurs options théologiques et pastorales et qu'ils rejettent des vocations authentiques qu'ils trouvent trop dérangeantes du fait d'options théologiques et pastorales différentes?
À mon avis la réponse à votre question, qui est très pertinente, est non. Si vous regardez bien, vous verrez que les jeunes prêtres aujourd'hui sont presque tous irréprochables. Ils célèbrent la Messe avec beaucoup de respect et œuvre en faveur d'un retour de la langue latine, ils sont revenus sinon à la soutane au moins au col dit romain, ils sont pleinement fidèles au Pape, leurs idées en matière de morale ou de théologie sont loin d'être douteuses, et ils ont une vraie dévotion à Notre-Dame. La liste des qualités est encore longue, je m'arrête ici.
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Théophane a écrit :
Y a des questions à se poser... Se pourrait-il que des évêques fassent de la discrimination et n'acceptent que les hommes en accord avec leurs options théologiques et pastorales et qu'ils rejettent des vocations authentiques qu'ils trouvent trop dérangeantes du fait d'options théologiques et pastorales différentes?
À mon avis la réponse à votre question, qui est très pertinente, est non. Si vous regardez bien, vous verrez que les jeunes prêtres aujourd'hui sont presque tous irréprochables. Ils célèbrent la Messe avec beaucoup de respect et œuvre en faveur d'un retour de la langue latine, ils sont revenus sinon à la soutane au moins au col dit romain, ils sont pleinement fidèles au Pape, leurs idées en matière de morale ou de théologie sont loin d'être douteuses, et ils ont une vraie dévotion à Notre-Dame. La liste des qualités est encore longue, je m'arrête ici.
Il y aurait donc eu selon vous, auparavant, une génération de mauvais prêtres ?
Et comment expliquer que les séminaires se soient vidés d'un coup dès le début de la révolution postconciliaire ?
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Il y aurait donc eu selon vous, auparavant, une génération de mauvais prêtres ?
Je n'ai jamais affirmé cela. D'ailleurs je ne me le permettrais jamais. Et je n'ai jamais rencontré aucun mauvais prêtre.
Et comment expliquer que les séminaires se soient vidés d'un coup dès le début de la révolution postconciliaire ?
Soyons objectifs.
Le Concile Vatican II était une bonne chose ; on ne saurait le nier. On ne peut pas dire autant de l'application qu'on en a faite. Dans un discours du 22 décembre 2005, le Pape Benoît XVI opposait justement le prétendu esprit du Concile au Concile lui-même.
Pendant les années qui ont suivi Vatican II, on n'a pas mis en œuvre avec fidélité les indications données par le Saint-Siège. Le latin a été totalement supprimé, la soutane abandonnée, la communion sur la langue introduite abusivement. Le relativisme et le libéralisme se sont introduits dans la pensée de beaucoup de prêtres et de laïcs. Il ne faut pas s'étonner que cela ait mené à une désagrégation des communautés catholiques.
Aujourd'hui, grâce à Dieu, les choses reviennent dans l'ordre. Les prêtres et les laïcs sont davantage conscients de leur responsabilités et ont une compréhension plus approfondie de la foi chrétienne. Dieu merci, le latin retrouve sa place dans nos paroisses, les enfants font leur première communion à genoux et sur la langue, les prêtres s'habillent comme des prêtres, le chapelet, la confession et l'adoration eucharistique sont remis au goût du jour.

Je n'ai aucune gêne à affirmer tout cela sans ambages. Je suis un laïc engagé dans l'Eglise, et je n'ai jamais accepté l'hypocrisie ni les euphémismes. Il faut dénoncer ce qui est inacceptable et exalter ce qui est admirable.
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Re: Recherche prêtre désespérément

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jean_droit a écrit :Oh ! Que je suis d'accord avec vos remarques.
Le titre de l'article du Monde se veut provocateur.
Il résume, aussi, l'état d'impuissance de l'épiscopat qui n'arrive pas à enrayer le déclin des vocations.
Cela fait des années que, mezzo voce, le CEF se préoccupe du sujet.
J'ai peur que l'analyse qui est faite soit par trop "de ce monde". Et que la réponse soit aussi, trop "de ce monde".
Comme vous je suis tout à fait dubitatif sur l'efficacité de la publicité sur les vocations.
On retrouve toujours cette volonté de faire du prêtre un "homme comme les autres".
Et pendant ce temps certains évêques ou certaines institutions arrivent à attirer les vocations.
Pourquoi ne cherche-t-on pas à analyser sans idéologie les raisons de ces petits succès.
Il y a un autre article récent du Monde qui explique que le sujet de la chute des vocations a été très longtemps tabou au sein de la CEF. Il n'a été abordé que très récemment, lors des derniers synodes, ce qui explique ce genre de campagne. Bon, il y a au moins un mérite : rendre plus visible la figure du prêtre. Mais on pourrait leur demander pourquoi ce revirement d'attitude. Qu'est donc devenue la stratégie de l'enfouissement ? Et puis, personne ne pourra jamais croire que les vocations ne naissent pas dans les familles et dans les paroisses, et donc au contact avec la messe et les prêtres déjà existant. Alors pourquoi ce contournement ? Pourquoi ne pas agir directement là où peuvent se décider les vocations ? La politique de l'autruche et du déni continue, visiblement. On ne veut pas regarder la réalité en face. A quand une remise en question franche et claire de ce qui s'est fait entre 1960 et maintenant ? A quand un peu d'honnêteté ? Veulent-ils que ce soient les générations suivantes qui s'en chargent ?
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Théophane a écrit : Soyons objectifs.
Le Concile Vatican II était une bonne chose ; on ne saurait le nier. On ne peut pas dire autant de l'application qu'on en a faite. Dans un discours du 22 décembre 2005, le Pape Benoît XVI opposait justement le prétendu esprit du Concile au Concile lui-même.
Pendant les années qui ont suivi Vatican II, on n'a pas mis en œuvre avec fidélité les indications données par le Saint-Siège. Le latin a été totalement supprimé, la soutane abandonnée, la communion sur la langue introduite abusivement. Le relativisme et le libéralisme se sont introduits dans la pensée de beaucoup de prêtres et de laïcs. Il ne faut pas s'étonner que cela ait mené à une désagrégation des communautés catholiques.
Aujourd'hui, grâce à Dieu, les choses reviennent dans l'ordre. Les prêtres et les laïcs sont davantage conscients de leur responsabilités et ont une compréhension plus approfondie de la foi chrétienne. Dieu merci, le latin retrouve sa place dans nos paroisses, les enfants font leur première communion à genoux et sur la langue, les prêtres s'habillent comme des prêtres, le chapelet, la confession et l'adoration eucharistique sont remis au goût du jour.

Je n'ai aucune gêne à affirmer tout cela sans ambages. Je suis un laïc engagé dans l'Eglise, et je n'ai jamais accepté l'hypocrisie ni les euphémismes. Il faut dénoncer ce qui est inacceptable et exalter ce qui est admirable.
Deux observations.
1. Il existe toujours un courant dans l'Eglise qui dénonce la fidélité littérale aux textes du concile comme une manoeuvre visant à en tuer l'esprit. Par exemple, Golias :
Vatican Il ne se limite pas aux textes toujours de compromis et donc mi-chèvre mi-chou qui se trouvent dans les recueils. L’inspiration véritable va bien entendu au-delà : se limiter à la lettre, c’est tuer le concile, l’enterrer. Un corps sans âme n’intéresse personne.
S'en tenir à la lettre, c'est donc contourner l'inspiration du concile, et l'annuler, et c'est ce que veulent les intégristes "révisionnistes" : désactiver Vatican II (selon Golias). Seriez-vous un intégriste, Théophane ?

2. Ce que vous dites sur le retour du latin, les agenouillements, la façon de communier, l'habit des prêtres, est purement imaginaire, sauf peut-être quelques patelins versailleux. A moins que vous ayez ingéré quelque substance hallucinogène... (je veux la recette !)
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Re: Recherche prêtre désespérément

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1. Il existe toujours un courant dans l'Eglise qui dénonce la fidélité littérale aux textes du concile comme une manoeuvre visant à en tuer l'esprit. Par exemple, Golias :
Vatican Il ne se limite pas aux textes toujours de compromis et donc mi-chèvre mi-chou qui se trouvent dans les recueils. L’inspiration véritable va bien entendu au-delà : se limiter à la lettre, c’est tuer le concile, l’enterrer. Un corps sans âme n’intéresse personne.
Le Saint-Père Benoît XVI a longuement développé ce thème dans le discours que j'ai évoqué ci-dessus (http://www.vatican.va/holy_father/bened ... ia_fr.html).
Il oppose deux visions : d'une part ceux qui estiment qu'il ne faut pas s'en tenir aux textes mais agir selon un prétendu esprit du Concile ; d'autre part ceux qui voient dans le Concile une façon nouvelle de présenter la foi chrétienne sans aucune discontinuité. Le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu Paul VI ont affirmé que cette deuxième option était la seule acceptable.
Le Souverain Pontife actuel explique bien mieux que je ne saurais le faire cette dichotomie. Il dénonce par exemple l'idée selon laquelle il faudrait non pas suivre les textes du Concile, mais son esprit. De cette manière, évidemment, il est laissé une grande marge à la façon dont on peut alors définir cet esprit et on ouvre ainsi la porte à toutes les fantaisies.
Il serait difficile de résumer sans les amoindrir les propos du Saint-Père. C'est pourquoi je vous encourage vivement à lire ce discours.

S'en tenir à la lettre, c'est donc contourner l'inspiration du concile, et l'annuler, et c'est ce que veulent les intégristes "révisionnistes" : désactiver Vatican II (selon Golias). Seriez-vous un intégriste, Théophane ?
Je ne suis ni intégriste ni traditionaliste. J'adhère inconditionnellement au Concile Vatican II.
Ce soi-disant esprit du Concile me semble fort douteux. En tant que juriste j'ai l'habitude depuis longtemps de ne me fier qu'aux seuls textes ; aussi je m'interdis toute interprétation hasardeuse. C'est pourtant ce qu'on fait les partisans du prétendu esprit du Concile, lesquels n'ont pas hésité à créer de toutes pièces un magistère parallèle qui n'avait rien à voir avec les textes conciliaires.
Pour ne citer qu'un seul exemple, la constitution Sacrosantum Concilium sur la liturgie autorise à titre particulier l'usage de langues vulgaires pour la liturgie en prenant soin de rappeler que l’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins.
Qu'on fait les adeptes de l'esprit du Concile ? Ils n'ont pas hésité à affirmer que le Concile avait supprimé l'usage de la langue latine dans la liturgie. Si l'on conçoit aisément qu'une certaine souplesse dans la lecture de textes normatifs soit quelquefois nécessaire, on ne peut qu'être surpris de constater que cette ouverture aille jusqu'à faire dire au Concile l'inverse de ce qu'il a affirmé !
Je ne suis pas pour la révision, et encore moins l'annulation, de Vatican II. Loin de là : je suis favorable à une très stricte application de ses dispositions.

2. Ce que vous dites sur le retour du latin, les agenouillements, la façon de communier, l'habit des prêtres, est purement imaginaire, sauf peut-être quelques patelins versailleux. A moins que vous ayez ingéré quelque substance hallucinogène... (je veux la recette !)
Sortez-vous beaucoup ? Je vous invite à faire le tour des paroisses de France, surtout celles où de jeunes prêtres ont été affectés.
Dimanche dernier, j'ai joué pour une Messe de premières communions où les enfants ont reçu le Seigneur à genoux et sur la langue. À Toulouse, j'assiste quelquefois à la Messe à la paroisse étudiante où certaines parties de l'ordinaire sont souvent chantées en latin, tout comme le Pater noster. Quant aux prêtres, de plus en plus portent un habit qui permet de les distinguer des fidèles laïcs.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Théophane a écrit :
1. Il existe toujours un courant dans l'Eglise qui dénonce la fidélité littérale aux textes du concile comme une manoeuvre visant à en tuer l'esprit. Par exemple, Golias :
Le Saint-Père Benoît XVI a longuement développé ce thème dans le discours que j'ai évoqué ci-dessus (http://www.vatican.va/holy_father/bened ... ia_fr.html).
Il oppose deux visions : d'une part ceux qui estiment qu'il ne faut pas s'en tenir aux textes mais agir selon un prétendu esprit du Concile ; d'autre part ceux qui voient dans le Concile une façon nouvelle de présenter la foi chrétienne sans aucune discontinuité. Le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu Paul VI ont affirmé que cette deuxième option était la seule acceptable.
Le Souverain Pontife actuel explique bien mieux que je ne saurais le faire cette dichotomie. Il dénonce par exemple l'idée selon laquelle il faudrait non pas suivre les textes du Concile, mais son esprit. De cette manière, évidemment, il est laissé une grande marge à la façon dont on peut alors définir cet esprit et on ouvre ainsi la porte à toutes les fantaisies.
Il serait difficile de résumer sans les amoindrir les propos du Saint-Père. C'est pourquoi je vous encourage vivement à lire ce discours.

S'en tenir à la lettre, c'est donc contourner l'inspiration du concile, et l'annuler, et c'est ce que veulent les intégristes "révisionnistes" : désactiver Vatican II (selon Golias). Seriez-vous un intégriste, Théophane ?
Je ne suis ni intégriste ni traditionaliste. J'adhère inconditionnellement au Concile Vatican II.
Ce soi-disant esprit du Concile me semble fort douteux. En tant que juriste j'ai l'habitude depuis longtemps de ne me fier qu'aux seuls textes ; aussi je m'interdis toute interprétation hasardeuse. C'est pourtant ce qu'on fait les partisans du prétendu esprit du Concile, lesquels n'ont pas hésité à créer de toutes pièces un magistère parallèle qui n'avait rien à voir avec les textes conciliaires.
Pour ne citer qu'un seul exemple, la constitution Sacrosantum Concilium sur la liturgie autorise à titre particulier l'usage de langues vulgaires pour la liturgie en prenant soin de rappeler que l’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins.
Qu'on fait les adeptes de l'esprit du Concile ? Ils n'ont pas hésité à affirmer que le Concile avait supprimé l'usage de la langue latine dans la liturgie. Si l'on conçoit aisément qu'une certaine souplesse dans la lecture de textes normatifs soit quelquefois nécessaire, on ne peut qu'être surpris de constater que cette ouverture aille jusqu'à faire dire au Concile l'inverse de ce qu'il a affirmé !
Je ne suis pas pour la révision, et encore moins l'annulation, de Vatican II. Loin de là : je suis favorable à une très stricte application de ses dispositions.
J'espère que vous ne m'en voulez pas de vous taquiner un petit peu. Je sais bien que vous n'êtes pas intégriste, ni lefébriste, ni schismatique, ni sédévacantiste, ni vichiste, ni je ne sais quoi d'autre (un certain archevêque faisait récemment le rapprochement entre le mouvement tradi et Vichy, mais bon, passons). Votre réponse est très claire quant à la position du pape actuel. J'en prends bonne note. Soit. Mais... Y a un mais. Vous remarquerez peut-être que depuis les années 1960, c'est plutôt le prétendu "Esprit du Concile" qui domine un peu partout, et même quasiment partout. Alors comment l'expliquez-vous ? Qui a pris le pouvoir, et le conserve encore ? Les évêques et les prêtres diocésains seraient-ils, dans leur quasi totalité, depuis 40 ans, en rébellion complète contre les textes du Concile ? Voilà ce que j'aimerais qu'on m'explique. L'Eglise décide une chose. Mais les évêques et les curés font autre chose. C'est quand même bizarre, n'est-ce pas ? On entend souvent : "on" a mal interprété le concile, "ceux" qui se réclament de l'Esprit du Concile, "on", "eux"... Mais c'est qui, "on" ? Et de fait, chacun peut voir que ce mouvement a été suivi unanimement et partout. Alors ? Est-ce que le clergé tout entier a désobéi ?

2. Ce que vous dites sur le retour du latin, les agenouillements, la façon de communier, l'habit des prêtres, est purement imaginaire, sauf peut-être quelques patelins versailleux. A moins que vous ayez ingéré quelque substance hallucinogène... (je veux la recette !)
Sortez-vous beaucoup ? Je vous invite à faire le tour des paroisses de France, surtout celles où de jeunes prêtres ont été affectés.
Dimanche dernier, j'ai joué pour une Messe de premières communions où les enfants ont reçu le Seigneur à genoux et sur la langue. À Toulouse, j'assiste quelquefois à la Messe à la paroisse étudiante où certaines parties de l'ordinaire sont souvent chantées en latin, tout comme le Pater noster. Quant aux prêtres, de plus en plus portent un habit qui permet de les distinguer des fidèles laïcs.
Ecoutez, ce doit être un drôle de hasard qui vous mène dans des endroits où se produit l'étrange phénomène que vous décrivez, et qui me mène dans des endroits où il ne se produit pas... Il se trouve que j'ai été un peu organiste, moi aussi, et que j'ai un ami organiste professionnel. Je peux vous dire que des paroisses, à Paris et en banlieue, j'en ai vu un bon paquet. Sans compter ma curiosité personnelle qui me conduit à visiter encore d'autres églises. Et je n'ai jamais vu un seul prêtre en soutane (sauf en territoire tradi). Les gens s'agenouillent très peu, partout, surtout à la messe du dimanche. En semaine, c'est différent, les groupes sont plus restreints et plus priants. Rien n'est en latin, quasiment. Et en province, les fois où j'y vais, c'est encore pire. Voilà mon écho personnel.
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Les gens s'agenouillent très peu, partout, surtout à la messe du dimanche. En semaine, c'est différent, les groupes sont plus restreints et plus priants. Rien n'est en latin, quasiment. Et en province, les fois où j'y vais, c'est encore pire. Voilà mon écho personnel.
Il y a quand même un net progrès. Je ne suis ni versaillais, ni parisien, mais je constate que de plus en plus de gens s'agenouillent à la messe, principalement des jeunes "génération Benoît XVI". Idem pour la génuflexion en arrivant à l'église ou avant de communier et pour la communion dans la bouche. C'est une minorité, mais une minorité croissante.
A la messe en semaine, la quasi-totalité s'agenouille, ce n'était pas le cas il y a quelques années.
Il y a cinq ans seulement, la communion dans la bouche était très rare, l'agenouillement à la consécration inexistant. Presque personne ne faisait la génuflexion.
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Re: Recherche prêtre désespérément

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Laurent L. a écrit :
Les gens s'agenouillent très peu, partout, surtout à la messe du dimanche. En semaine, c'est différent, les groupes sont plus restreints et plus priants. Rien n'est en latin, quasiment. Et en province, les fois où j'y vais, c'est encore pire. Voilà mon écho personnel.
Il y a quand même un net progrès. Je ne suis ni versaillais, ni parisien, mais je constate que de plus en plus de gens s'agenouillent à la messe, principalement des jeunes "génération Benoît XVI". Idem pour la génuflexion en arrivant à l'église ou avant de communier et pour la communion dans la bouche. C'est une minorité, mais une minorité croissante.
A la messe en semaine, la quasi-totalité s'agenouille, ce n'était pas le cas il y a quelques années.
Il y a cinq ans seulement, la communion dans la bouche était très rare, l'agenouillement à la consécration inexistant. Presque personne ne faisait la génuflexion.
Il y a, en effet, une très nette distinction entre les "coutumes" du dimanche et celles de la semaine.

Le dimanche, partout où j'ai pu le constater, les agenouillements sont quand même très rares. Il y en a, mais c'est peut-être 1 sur 100. Et je n'ai d'ailleurs pas constater une typologie particulière des agenouillants : pas uniquement des jeunes, mais aussi des antillais, ou des personnes âgées. La même indifférence quant au lieu semble se poursuivre : dispersion générale après l'envoi, même si le célébrant est encore à l'autel, ou en train de descendre la nef, certains n'hésitent pas à lui barrer la route, et se diriger tranquillement vers la sortie en lui tournant le dos, personne ne se signe au passage de la croix, tout le monde communie debout (d'ailleurs, sans banc de communion, c'est un peu incommode). En revanche, effectivement, j'ai remarqué que de plus en plus de gens veulent communier sur les lèvres (mais là encore, sans banc de communion, c'est incommode).

En semaine, changement radical d'ambiance. Tout le monde quasiment s'agenouille à la consécration, c'est vrai. Les gens font la génuflexion en passant devant le St-S. Le prêtre est plus respecté, on ne se jette pas en travers de son chemin quand il quitte l'autel, sauf que généralement le prêtre s'attarde et attend que les fidèles partent les premiers. Et bien sûr, les gens ne discutent pas comme dans un hall de gare à l'intérieur de l'église.

Il me semble que c'est une preuve manifeste que les signes extérieurs de dévotion reflètent quand même un plus grand désir de vivre avec Jésus au quotidien. Car a priori, les plus motivés sont quand même ceux qui assistent à la messe de semaine. Ce sont ceux qui accordent plus de temps au Seigneur. Je ne comprends pas pourquoi on en tire pas quelques conclusions quant à l'absence de marques de piété à la messe du dimanche. On nous a si souvent raconté que rester debout pendant la consécration pouvait aller avec une vie intérieure tout de même tournée vers Jésus. On sait bien que c'est faux, puisque les chrétiens qui se déplacent en semaine pratiquent plus volontiers l'agenouillement.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
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Re: Recherche prêtre désespérément

Message non lu par J R »

Il y a eu dans les années 70 - 80 - et 90 une chasse au sorcières dans les séminaires. Ou plutot, une chasse aux tradis ou à tout ce qui pouvait lui ressembler.

Il y a donc eu une sélection de prêtres soit trés diplomates soit profondément modernistes qui avaient "l'esprit du concile".

Je connais personnellement deux anciens séminaristes qui ont été poussé dehors.

Ils en gardent un profond regret, surtout de ne pas avoir osé rentrer chez "Lefebvre" ensuite.
Mais ils voulaient rester "fidèles" à l'Eglise.

Il y a bien eu une sélection terrible.
Maintenant nous voyons les résultats de la sélection.
Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche.
Apocalypse 3.16
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