L'ambiance dans un séminaire en 1972

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. » (Mt 5.13-14)
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions ecclésiales
Harfang
Persona
Persona
Messages : 1394
Inscription : mar. 09 sept. 2008, 23:45

L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Harfang »

http://fr.gloria.tv/?media=92523

C'est certes repris par les schismatiques, mais les images, elles, sont neutres.
« O Crux Ave Spes Unica ! »
http://vidi-aquam.blogspot.com/
Avatar de l’utilisateur
Laurent L.
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1607
Inscription : lun. 25 mai 2009, 13:18

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Laurent L. »

Mais c'est atroce ! :mal:
Avatar de l’utilisateur
coeurderoy
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 5771
Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
Localisation : Entre Loire et Garonne

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par coeurderoy »

J'avais quinze ans en 72 et j'en ai 53 aujourd'hui... ( 1972 c'est l'année où je vis, près de Troyes le premier hypermarché "Mammouth" et fus atterré par l'attraction que commençaient à exercer ces lieux sinistres sur mes contemporains...) ; je suis tout aussi triste en imaginant le désastre spirituel qu'on dû connaitre certains de ces séminaristes immatures mais avouons qu'ils ont été aussi victimes d'un temps futile, utopiste, paresseux : le brûlot de Maurice Clavel, Dieu est Dieu nom de Dieu ! (1976) restitue bien le manque de maturité et les illusions de ces futurs prêtres. Mais de l'eau a coulé depuis sous les ponts : les jeunes prêtres (30-40 ans) que je connais dans ma paroisse n'ont pas grand chose à voir avec les gamins frondeurs du reportage : la crise économique, la chûte du communisme, les années sida, la génération Jean-Paul II sont aussi passées par là c'est pourquoi laisser entendre, comme le fait la Porte Latine, qu' "avant le Concile" tout était mieux est un mensonge, en tout cas une imposture à mon avis...
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"

Saint Bernard de Clairvaux
Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8038
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Raistlin »

Je crois qu'il est effectivement important de bien identifier les erreurs qui ont été commises durant les années 70-80 afin que ça ne se reproduise plus.

En revanche, imputer ces dérives au concile est fortement discutable. Pour ma part, je considère que c'est l'influence des idéologies mortifères de cette triste époque - idéologies auxquels ont cédé trop facilement certains prêtres et évêques - qui sont à la source de ces dérives. Certes, l'ouverture conciliaire a, en quelque sorte, rendu l'intrusion de ces idéologies plus facile mais il est faux de dire que c'est le concile qui est responsable.
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Harfang
Persona
Persona
Messages : 1394
Inscription : mar. 09 sept. 2008, 23:45

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Harfang »

Effectivement, même si on ne saurait imputer la faute au Concile, il faut quand même reconnaître qu'il a laissé la porte ouverte à de telles dérives.
Heureusement, comme le dit justement Cœurderoy, les jeunes prêtres d'aujourd'hui n'ont pas grand chose à voir avec les soixante-huitards de la vidéos !
« O Crux Ave Spes Unica ! »
http://vidi-aquam.blogspot.com/
Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8038
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Raistlin »

En fait, il est à déplorer que les responsables - les évêques et même le Saint-Siège - aient laissé passer de telles dérives.

A l'image de la société, un certain laxisme s'est installé dans l'Église à une époque. J'ose espérer que cette époque est révolue.
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Avatar de l’utilisateur
steph
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 653
Inscription : mar. 28 août 2007, 1:28
Localisation : Belgique

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par steph »

Pour pas vous décourager, je peux témoigner qu'il existe encore des séminaristes comme ça: célébrons la messe sur la table de salon, on passe/perd trop de temps à étudier, etc...
Stat Crux dum volvitur orbis!
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
Avatar de l’utilisateur
Théophane
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1975
Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
Conviction : Catholique
Localisation : France

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Théophane »

Ce serait à mourir de rire si cette situation n'était pas triste à en pleurer... Surtout pour la suppression des prières communes et l'amoindrissement de la Messe. Je ne crois pas et je ne croirai jamais qu'on puisse être un bon chrétien si l'on ne prie pas.

À mon avis, c'est justement avec de telles idées et façons de faire que l'on arrive à l'athéisme. Heureusement, cette époque est passée. Aujourd'hui, nous revenons à une certaine rigueur, et ce n'est pas plus mal !
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par philémon.siclone »

Je trouve assez dommage, chaque fois qu'on évoque ce problème, aujourd'hui, de rencontrer systématiquement cette attitude qui consiste à relativiser, à s'écrier : ouf c'est fini, donc circulez y a rien à voir (en effet, c'est fini, il n'y a plus rien à détruire, tout est déjà détruit...), à vouloir d'une certaine façon prolonger le déni que l'on connaît depuis 40 ans. Sauf que le déni était plutôt brutal tant qu'il y avait encore quelque chose à détruire. Le déni est contemporain de la chose déniée. Maintenant que la destruction est finie, c'est un déni embarrassé, où l'on reconnaît du bout des lèvres qu'il y a eu un problème, mais on se presse d'ajouter triomphalement : ouf, c'est fini maintenant ! Ben oui, c'est fini, évidemment, il ne reste plus rien.

Alors, pourquoi ne pas commencer, maintenant, à dresser le bilan de cette époque, à en faire l'analyse, sans complaisance, la critique, à identifier les acteurs, à observer comment tout cela s'est articulé ?

Pourquoi cette gêne, cet embarras, dès qu'on évoque cette oeuvre de destruction ?

Vous remarquerez qu'il est difficile de soutenir qu'il n'y a pas eu de rupture, en voyant ce document. La rupture est clairement revendiquée.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
J R
Quæstor
Quæstor
Messages : 375
Inscription : ven. 12 févr. 2010, 22:11

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par J R »

Il me semble que l'on oubli que les cadres actuels de l'Église ( nos évêques) sont de cette génération. Qu'ils sont aux commandes et qu'ils continuent à penser comme cela.
Cela fait mieux comprendre leur "fronde" à notre Pape.
J R
Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche.
Apocalypse 3.16
Avatar de l’utilisateur
Théophane
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1975
Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
Conviction : Catholique
Localisation : France

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Théophane »

Cher Philémon,

Je n'ai nullement affirmé qu'il ne restait rien de tous ces désordres. Bien au contraire, les séquelles sont encore présentes, dans le domaine de la liturgie, de la catéchèse, de la morale et dans d'autres matières. Simplement, il me semble que les prêtres ordonnés de nos jours sont différents de ceux d'autrefois. Vous constaterez vous-mêmes que les nouveaux prêtres sont pour la plupart exemplaires et fidèles au Pape et à l'Eglise. Quant aux jeunes laïcs, nous n'avons pas cet esprit de contestation, et surtout nous accordons bien plus d'importance à la prière et aux pratiques de piété traditionnelles, telles que la Sainte Messe ou le chapelet.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par philémon.siclone »

Ils sont différents. Pourquoi ? On ne peut pas simplement se contenter de ce simple constat. Il y a bien une cause, une origine. Ce reportage de 1972 n'a pas pu se faire sans l'accord de la hierarchie, par exemple. On voit bien qu'il y a une mise en scène pour faire passer une idée auprès du public. Et on ne peut pas simplement en faire un problème de génération. Il y a bien un choix délibéré de la hierarchie, à la base. Ce choix est-il remis en question de nos jours ? Non ! Personnellement, je n'ai jamais entendu un seul évêque reconnaître les erreurs commises au cours de cette période. Et puis, ce choix, d'où vient-il ? Il a bien une origine lui aussi.

Et j'ai l'impression, lorsqu'on se presse de faire remarquer que les jeunes prêtres ordonnés maintenant sont "différents", que c'est un tour de passe-passe pour éviter de remettre en cause le choix délibéré qui a été fait, à un moment donné, de détruire la tradition de l'Eglise. Au fond, tout ne serait qu'une simple affaire de génération. Non, je regrette ! Cela ne suffit pas, comme explication.

Et puis, n'est-ce pas également une tentative de freiner le dynamisme du mouvement traditionaliste, qui n'a jamais cessé de dénoncer ce que l'on peut voir dans le document vidéo ? Comme pour dire : ok, on a compris, maintenant on arrête avec le délire des années 70, donc le mouvement tradi ne se justifie plus. Sauf que voilà : tout ce qui a été mis en place à l'époque est encore debout (à commencer par le nouvel ordo), et tout ce qui a été détruit est encore détruit (répertoire des chants d'église, port de l'habit, aménagement des églises, etc.). Cette manoeuvre ne consiste-t-elle pas, finalement, à vouloir rendre présentable ce qui a été saccagé, et préserver l'héritage de cette sinistre époque ?
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
deniserp
Quæstor
Quæstor
Messages : 201
Inscription : ven. 04 janv. 2008, 0:35

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par deniserp »

Pourtant, je suis plein d'espoirs pour la nouvelle génération de prêtres et avec le Pape que nous avons. Il me semble quand même que vous oubliez sans doutes qu'il ya de très bons évêques en France. Regardez Mgr Marc Aillet dans le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron ou encore Mgr Rey du diocèse de Fréjus-Toulon et j'ai encore d'autres exemples, surtout que ces évêques ont été nommés par Benoit XVI. Voyez aussi Mgr Vingt-trois qui a rendu visite et présidé le salut du Saint-Sacrement aux pélerins de Notre-Dame de Chrétienté. Bien entendu, il ne faut pas s'attendre à ce que tout redeviennent en ordre d'un coup mais je suis persuadé qu'avec le temps, les fruits s'en ressentiront.
Avatar de l’utilisateur
Théophane
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1975
Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
Conviction : Catholique
Localisation : France

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par Théophane »

Philémon, je ne suis pas d'accord avec vous à propos du nouvel ordo. Le missel de saint Pie V a certes toute sa place dans l'Église, mais le missel de Paul VI doit rester la référence, et on ne saurait lui attribuer la paternité des abus liturgiques qui se sont commis et se commettent encore.

Pour ce qui est du rôle des évêques, j'estime qu'en tant que fidèle laïc je n'ai pas à les juger. J'aime sincèrement l'Église, malgré les fautes des uns et des autres. Parfois, ce que je vois me fait souffrir, comme les abus liturgiques ou le désordre doctrinal et disciplinaire ; mais je crois que l'Esprit-Saint ne peut pas nous abandonner.

Vous semblez souhaiter un mea culpa de la part de ceux qui - sans doute avec de bonnes intentions... - ont contribué à détruire l'Église de l'intérieur. À quoi bon ? Ce qui compte, c'est que les choses rentrent peu à peu dans l'ordre, non ?
Peu à peu nous avons de nouveaux prêtres et de nouveaux évêques, peu à peu tout se remet en place, n'est-ce pas suffisant ?

Quant au mouvement traditionnel (je n'aime pas le terme traditionnaliste), le Saint-Père a libéralisé la forme extraordinaire du rite romain, et la Fraternité Saint-Pierre était déjà habilitée à célébrer la Sainte Messe selon cette forme, alors que réclamer de plus ?

Bien à vous,

Théophane

p.s. : je partage l'avis de Denis.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: L'ambiance dans un séminaire en 1972

Message non lu par philémon.siclone »

Je n'exige pas un mea culpa de la part d'individus, je serais très mal placé pour avoir une telle exigence. Je pense simplement que ceux qui dénoncent les abus aujourd'hui sont ceux qui n'y ont pas participé, et que donc pour le moment ça n'engage pas l'institution. Vous comprenez ? La non reconnaissance officielle des abus forme une sorte de verrou qui tient encore tout le système en place. Tant que ce verrou ne saute pas, rien ne pourra vraiment bouger, dans les paroisses, et même je crois au-delà. Je suis certain que beaucoup de prêtres et de fidèles attendent ce signal pour remuer cette chappe de plomb qui pèse depuis des années, pour enfin revenir à la tradition sans complexe, et sans passer pour passéïstes.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 9 invités