Je comprends que cette histoire peut faire sursauter et même choquer compte tenu du contexte social, politique et religieux actuel, mais je suis néanmoins d'accord avec le commentaire d'Eriluc et aussi d'Hélène.
Il est normal que tout le monde ne partage pas la même façon de voir, on peut être en désaccord avec le geste, mais on ne peut juger de sa portée, ni des intentions de son auteur à la lumière du sens qu'on lui donne soi-même.
Je crois qu'il faut méditer les propos de ce cardinal comme ceux d'autres religieux qui peuvent nous surprendre.
Quelques exemples:
-"Pour moi, mourir à l'institution sacerdotale de l'Église catholique, c'est essayer de devenir un Brahmin, un Shaman, un Rabbi. Et c'est aussi permettre à mon frère hindou, mon frère shaman, mon frère rabbi, d'assumer et de vivre l'institution sacerdotale. Pour cela, il doit y avoir une profonde transformation en nous, et si nous ne sommes pas unis mystiquement, nous ne serons jamais unis mystiquement, nous ne serons jamais unis institutionnellement. [...]
Si je veux être un chrétien, je dois être un hindou et un bouddhiste.
Et si nous commençons à vivre cela à un niveau mystique, alors peut-être qu'au niveau institutionnel nous pourrons partager ensemble l'eucharistie, nous pourrons partager les célébrations hassidiques ensemble, nous pourrons célébrer Krishna et Rama, et le faire avec grande confiance et amour."
Robert Vachon, prêtre catholique
(extrait du livre "Un Torrent de Silence" de Placide Gaboury
-"Si nous vivions l'Évangile, en particulier le quatrième, nous nous retrouverions étonnamment unis aux bouddhistes".
William Johnston, jésuite irlandais missionnaire au Japon
Bon, on peut ne pas être d'accord, mais il y a peut-être aussi des choses qu'on ne comprend pas encore.
