J'ai encore une question de "nul"
Pourquoi Dieu a-t-il fait pousser l'arbre de la connaissance du bien et du mal dans le jardin où il y mit l'homme qu'il avait formé, si c'est pour lui interdire ensuite de manger ses fruits ?

N'y a-t-il pas une ambiguïté tant dans le mot créer que dans l'interdit ?3emeType a écrit :Ma question est peut-être mal posée. Je ne voulais pas demander ce que représente cet arbre, mais quelle est son utilité : pourquoi l'avoir créé si c'est pour en interdire l'accès ?
C'est aussi une chose que j'ai du mal à comprendre. Pourquoi interdire la connaissance du bien et du mal. Et comment l'Homme peut-il faire le mal s'il n'a pas la connaissance du mal ?Xavi a écrit :Peut-on imaginer la création d'un homme à l'image et à la ressemblance de Dieu destiné à vivre dans la communion divine sans qu'il ait la connaissance
Une vérité relative, puisque Dieu peut la modifier à volonté. Vous me donnez l'impression de penser que c'est une vérité qui s'impose même à Dieu, que Dieu n'a pas le choix.Xavi a écrit :Il ne s'agit pas ici de priver l'homme de quoi que ce soit, mais de lui dire une vérité, de l'avertir d'un fait.
- une connaissance séparée de Dieu ? Comment quelque chose pourrait être en dehors de Dieu ?Xavi a écrit :S'il s'empare d'un fruit pour s'emparer d'une connaissance séparée de Dieu, de l'arbre divin, l'homme ne peut pas vivre : de mort, tu mourras, l'avertit le Seigneur.
Votre analogie ne me paraît pas parfaite, car ce n'est pas moi qui crée la falaise pour dissuader ensuite mon enfant de sauter. Dans le cas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, le danger vient de Dieu : c'est Lui qui punit les Hommes, c'est Lui qui a décrété que la connaissance du bien et du mal méritait un châtiment. Il aurait pu en décider autrement, puisqu'il est parfait.Xavi a écrit :Si vous dites à un enfant, en haut d'une falaise, de ne pas sauter sinon il mourra, s'agit-il d'un interdit moral ou d'un avertissement pour le prévenir d'un danger majeur ?

Oui !3emeType a écrit :vous voulez dire que depuis le péché originel, nous avons perdu une partie de notre libre arbitre ?
Je crois qu'il faut bien comprendre l'état originel de nos premier parents. Leur liberté n'était pas fondée sur un choix entre le bien et mal, puisqu'ils n'avaient aucune idée du mal (étant absolument innocents), mais dans la possibilité de répondre positivement ou négativement à l'appel de l'amour de Dieu et à faire confiance. Bref, leur choix était de dire "Oui, Seigneur, j'ai confiance en toi" ou "Non, Seigneur, je veux décider et vivre par moi-même".3emeType a écrit :C'est aussi une chose que j'ai du mal à comprendre. Pourquoi interdire la connaissance du bien et du mal. Et comment l'Homme peut-il faire le mal s'il n'a pas la connaissance du mal ?
Allons, un peu de sérieux, Dieu n'altère pas la vérité à sa guise étant lui-même la Vérité. Ainsi, Dieu est Unique, voici par exemple une vérité inaltérable.3emeType a écrit :Une vérité relative, puisque Dieu peut la modifier à volonté. Vous me donnez l'impression de penser que c'est une vérité qui s'impose même à Dieu, que Dieu n'a pas le choix.
3èmeType, vos questions sont parfois vraiment étranges. On a l'impression que vous polémiquez pour le plaisir de polémiquer. Franchement, c'est lassant.3emeType a écrit :une connaissance séparée de Dieu ? Comment quelque chose pourrait être en dehors de Dieu ?
Ce n'est pas ça, vous confondez tout. La mort est la conséquence de la rupture d'avec Dieu. Et cette rupture s'est manifestée lorsque l'Homme a commis le premier péché.3emeType a écrit :je ne trouve pas que le rapport entre une connaissance et la mort soit si évident. J'ai du mal à vous suivre.
3emeType, avez-vous seulement la foi ? Ce n'est pas une critique mais j'ai l'impression qu'on s'adresse à un athée ou un agnostique.3emeType a écrit :Votre analogie ne me paraît pas parfaite, car ce n'est pas moi qui crée la falaise pour dissuader ensuite mon enfant de sauter. Dans le cas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, le danger vient de Dieu : c'est Lui qui punit les Hommes, c'est Lui qui a décrété que la connaissance du bien et du mal méritait un châtiment.
Phrase qui ne veut rien dire. La perfection de Dieu fait que justement, il ne décide pas n'importe quoi.3emeType a écrit :Il aurait pu en décider autrement, puisqu'il est parfait.
Je n'ai pas oublié ce que vous avez écrit. Désolé de vous dire ça mais, c'est juste que j'ai du mal à croire que Dieu veuille qu'on comprenne "décision" alors qu'il y a écrit "connaissance" car les lecteurs de la Bible n'ont pas tous un théologien à leur côté pour faire la traduction.le bon Seb a écrit :Vous avez déjà oublié ce que j'ai écrit ! La connaissance du bien et du mal dont il s'agit dans ce récit n'est pas le don de discernement - qui nous est donné d'emblée avec la raison - mais le fait de décider par soi-même à la place de Dieu ce qui est bien ou mal.
Mes exemples à propos des enfants montrent que l'amour que nous éprouvons pour nos enfants nous pousse à leur restreindre leur liberté. Quand un enfant s'apprête à traverser une rue alors qu'une voiture arrive à toute vitesse, n'essayez-vous pas de le retenir ? Le laisser se faire écraser, juste pour lui laisser sa liberté, je n'appelle pas ça de l'amour. Et ce n'est pas parce qu'on restreint une liberté qu'on ne laisse pas par ailleurs son enfant libreXavi a écrit :la liberté sans laquelle il n’y a pas d’amour est un fait
Encore une fois, vous me donnez l'impression de penser que Dieu n'a pas eu le choix. Pourtant c'est Lui qui a inventé la vie divine, la mort, l'amour, le choix, la responsabilité. Il en fait ce qu'il veut. C'est Lui qui a décidé que "la vie divine n’existe que dans une communion d’amour en lui". C'est une vérité qu'Il a choisi. Il aurait très bien pu en choisir une autre. La question est donc : pourquoi a t-il choisi celle-là ?Xavi a écrit :Tout ce que Dieu peut faire par amour, c’est lui indiquer la vérité. Il ne s’agit pas de créer un interdit, une punition ou un châtiment. Mais, de dire la vérité : la vie divine n’existe que dans une communion d’amour en lui. Dieu ne peut se contredire lui-même. Il dit à l’homme qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité par rapport au choix possible de se séparer de lui. Là où la vie n’est plus présente, c’est la mort.
Dieu ne peut inventer une vie divine qui ne serait pas la vie divine et laisser l’homme croire à tort qu’une vie divine sans Dieu est possible. Je peux difficilement vous l’expliquer davantage.
Non, j'ai bien dit que le père avertit l'enfant. Comme Dieu, il avertit l'enfant que s'il utilise le revolver, il mourra.ti'hamo a écrit :vous parlez d'un père qui tend un piège à son enfant, qui glisse (donc secrètement) un objet dangereux dans ses affaires.
Ah, c'est peut-être là que réside mon incompréhension : en quoi la connaissance du bien et du mal serait-elle nécessaire à la valeur de l'amour que nous portons à Dieu ?ti'hamo a écrit :En quoi ce pistolet serait-il nécessaire à la valeur de l'amour que votre enfant vous porte ? Je ne vois pas bien...
Mettre des grillages autour d'un seul arbre d'un grand jardin rempli de plein d'autres arbres, est-ce enfermer, contraindre et forcer ? Quand je retiens mon enfant de traverser la rue car une voiture arrive, est-ce que je l'enferme et réduit mon amour pour lui ?ti'hamo a écrit :la relation d'amour de l'Homme vers Dieu serait-elle vraie et libre si l'Homme était enfermé, contraint et forcé ?
Alors imaginons que c'est un adulte : est-ce que donner un revolver à mon frère en l'avertissant du danger est une preuve d'amour ? Est-ce que si je ne le fais pas, cela rompt notre communion d'amour ?ti'hamo a écrit :de plus parlant d'un enfant vous laissez entendre qu'il ne saura pas de quoi il retourne s'il prend le pistolet dans ses mains, alors que de toute évidence l'Homme sait quelles sont les conséquences du fruit interdit et pourquoi il est interdit.
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