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N’est-ce pas interpellant ?les effets du stress n'ont pas que des conséquences physiologiques visibles ; avec le temps, les télomères, la structure terminale de nos chromosomes, sont eux aussi modifiés. En étudiant le patrimoine génétique d'un groupe de mères d'enfants handicapés, Elizabeth Blackburn, de l'université de San Francisco, a ainsi pu observer leur effilochage, dont le corollaire est le vieillissement accéléré : « Pour chaque année passée à vous occuper d'un enfant chroniquement malade, vous vieillissez de six ans », assure même Robert Sapolsky.
Des dommages qui ne sont, heureusement, pas irréversibles, et pour peu que les causes du stress disparaissent, les télomères peuvent retrouver leur forme -initiale. Parmi les remèdes chaudement recommandés par les médecins figurent la compassion et le souci des autres, la sociabilité et l'entraide, mais aussi le plaisir et la détente.
Comment imaginer, quand on constate qu’un simple état mental peut modifier le patrimoine génétique corporel, que, lors de la création des premiers humains par un souffle divin ayant créé les premières âmes immortelles à l’image de Dieu dans un corps d’un homo sapiens issu d’un longue évolution de milliards d’années, ce souffle spirituel nouveau n’aurait eu aucun effet sur le corps même des premiers humains, n’aurait pas achevé corporellement leur création ?
De même, comment ne pas comprendre, inversement, que la rupture spirituelle avec Dieu a pu avoir un effet corporel majeur qui nous affecte aujourd’hui encore ?
NB : L’ensemble de mes réflexions concernant l’historicité d’Adam et Ève et du livre de la Genèse a été développé dans une synthèse réactualisée ce 24 mai 2023, sous le titre « Un jardin dans l’Eden », disponible en pdf dans la section Théologie de ce forum sous l’intitulé « Évolution, création, incarnation : un livre à télécharger » :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 92&t=20369

