Elections 2012 = une opportunité pour les catholiques

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stephlorant
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Elections 2012 = une opportunité pour les catholiques

Message non lu par stephlorant »

J'ai parcouru tout l'article, qui ma plu, car Aymeric Pourbaix, me semble parler exactement dans la ligne de ce que j'avais découvert moi-même en relisant des 'pièces' de Vatican II, dont celle-ci :

Concile Vatican II
Inter mirifica, n° 8
Les opinions publiques exercent de nos jours une énorme influence sur la vie privée et publique des citoyens, à quelque milieu qu'ils appartiennent. Il est donc nécessaire que tous les membres de la société remplissement dans ce domaine aussi leurs devoirs de justice et de vérité. Ils emploieront les moyens de communication sociale pour concourir à la formation et à la diffusion de saines opinions publiques.

Texte complet sur http://www.libertepolitique.com/culture ... c-pourbaix

A ce propos, quelle est la spécificité de l’engagement du chrétien dans la cité selon vous ?

Le chrétien ne doit pas désespérer ! Face au monde tel qu’il est, c’est-à-dire blessé par le péché originel, il ne faut ni être naïf, ni succomber à la tentation d’attendre dans notre coin que le monde soit conforme à l’Evangile pour nous y engager. La cité chrétienne n’existe pas et n’existera sans doute jamais sur cette terre ! Il faut donc des chrétiens pour s’engager en politique et mener le combat, et ce dans tous les partis. C’est un combat qui est d’abord spirituel, mais le chrétien doit aussi pouvoir dénoncer les positions inacceptables, discuter, argumenter et donner des repères essentiels à notre monde, tirés de la doctrine sociale ou morale de l’Eglise. Pour cela, il faut se former.

On s’imagine souvent que l’Eglise est contre, mais c’est faux ! Elle a une très haute opinion de l’homme et cela implique aussi une très haute exigence à son égard. Il faut voir tout ce que les civilisations d’origine chrétienne ont créé de beau en matière artistique ou sur les questions sociales. L’Eglise ne vise que le bien de l’homme. Elle ne veut rien pour elle-même car elle n’a rien à défendre, si ce n’est le Christ. Ainsi, elle est entièrement libre et elle use de cette liberté pour annoncer son message à temps et à contretemps. Si elle ne le faisait pas, elle trahirait ce message d’espérance et de vérité qui est à son fondement. Le chrétien n’a pas le droit de se taire ! Il doit témoigner en particulier qu’il n’y a qu’une vérité dans notre société faite de consensus et de relativisme.

Les chrétiens doivent être partout. C’est une mission difficile qui peut parfois s’apparenter à un martyre. Paul VI disait que la politique était la forme la plus haute de charité parce qu’elle concerne l’ensemble d’un pays et le bien commun.

Comment cette haute idée de l’engagement s’applique dans les pages de Famille Chrétienne ?

Nous ne faisons pas passer des consignes de vote à nos électeurs, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un contenu banal, comme les autres. Nous devons être différents ! Cette différence réside en grande partie dans notre référence chrétienne pour aborder les sujets, à destination de tous dans les familles.

Vous disiez tout à l’heure que la cité chrétienne n’existait pas. Que peuvent alors espérer les chrétiens qui s’engagent ?

Le chrétien peut toujours influencer une petite décision, à sa portée, qui fera peut-être un jour basculer vers une décision plus importante. C’est ainsi qu’on participe à construire une société conforme à l’Evangile. L’essentiel est avant tout d’améliorer la situation donnée. Je suis toujours admiratif des jeunes chrétiens qui s’engagent en politique. C’est une preuve incroyable d’abnégation et de sacrifice car notre marge de manœuvre est faible en la matière, bien qu’elle soit essentielle. Elle se situe surtout au niveau du moindre mal, mais le mieux est toujours possible.

Par ailleurs, si la vie politique peut paraître désespérante, il ne faut pas oublier que nous avons les hommes politiques que nous méritons. La France a eu de nombreux intellectuels chrétiens comme Bernanos ou Péguy, qui ont eu une réflexion culturelle en amont de la politique. Aujourd’hui, ils se font beaucoup plus rares. En plus de l’engagement pratique, les chrétiens ne doivent pas déserter le domaine des idées. Nous avons besoin d’intellectuels catholiques et s’ils n’existent pas ou peu, il faut que nous nous donnions les moyens de les former.

Enfin, il me semble que nous ne valorisons pas suffisamment la sainteté en politique. On pense bien sûr immédiatement à Thomas More, saint patron des hommes politiques, mais on pourrait également citer, plus récemment, Shahbaz Bhatti, ministre des minorités religieuses du Pakistan assassiné le 2 mars dernier, qui écrivait dans son testament spirituel « Je veux servir Jésus en tant qu’homme du peuple ».

Que vous inspire aujourd’hui l’actualité des élections présidentielles 2012 ?

Il me semble qu’il y a là une opportunité extraordinaire car le jeu politique est extrêmement ouvert. Aucun candidat ne semble dominer. Dans ce contexte, les catholiques peuvent, s’ils le souhaitent, peser sur le choix de société qui découlera de ces élections. Mais ils ne le pourront que s’ils sont unis entre eux.

Aujourd’hui, si les chrétiens veulent être entendus dans le débat public, il faut qu’ils commencent par abandonner leurs querelles de chapelles pour faire front commun. Cela concerne tout à la fois l’Eglise, les associations, et les médias. Nous sommes dépositaires d’un trésor au service du bien de l’homme. Nous devons donc avoir une parole commune forte pour qu’elle soit féconde. Cette conjugaison d’énergie est vitale, car la division est le meilleur outil de l’adversaire. Nous avons donc besoin d’unité ! Sommes-nous capable aujourd’hui de nous entendre sur l’essentiel ?

Propos recueillis par A.B.
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
J R
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Re: Elections 2012 = une opportunité pour les catholiques

Message non lu par J R »

Pour moi cet article est trés vague.
Des catholique partout ?
Si nous prenons tous les partis plus ou moins controlé par la F.M., il ne reste pas grand chose.
Les média sont quasiment tous anti-catholiques.
Et puis, 2012 c'est demain, préparer une élection la veille ?
Pour les présidentielles, c'est déjà trop tard.

Civitas étudie toutes les opportunités.
Pour eux, réellement, les prochaines élections intéressantes sont les municipales de 2014.
Les élections locales, surtout dans les villages, ont moins besoin de média.
Le catholique est bon dans la proximité, sa famille est son meilleur média.
Il y aura des opportunités, à nous de les saisir.

jr
Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche.
Apocalypse 3.16
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