Critiques envers l'Opus Dei et le Chemin Néocat.
Publié : mar. 15 juin 2010, 20:53
Le Chemin n'est cependant pas exempt de critiques. Un grand nombre de témoignages inquiétants circulent à son sujet.
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
On critique aussi beaucoup l'Opus Dei ou d'autres institutions pleinement approuvées par l'Eglise. La plupart du temps, et même toujours, ces critiques sont fallacieuses et infondées.Le Chemin n'est cependant pas exempt de critiques. Un grand nombre de témoignages inquiétants circulent à son sujet.
C'est vrai. Mais de par sa structure et son message, l'Opus Dei était à ses débuts une institution d'une nouveauté radicale. Il a en commun avec le Néo-catéchuménat de s'adresser en premier lieu aux laïcs.Ce n'est pas du tout mon impression. De plus, l'Opus Dei n'est pas une communauté nouvelle. On ne peut donc pas comparer.
Il me semble fort inexact de qualifier l'Opus Dei de lobby, puisque son but n'est pas de défendre des intérêts temporels mais de favoriser la sanctification du travail professionnel et la rencontre avec Dieu.Et les critiques attaquant l'Opus Dei viennent le plus souvent des milieux antichrétiens qui ne peuvent pas supporter que puisse exister un lobby ouvertement catho.
Sans doute ces critiques viennent du fait que le Chemin est lui aussi une nouveauté qui déconcerte et qui dérange les schémas existant déjà. Certains ne comprennent pas que les familles du Chemin puissent avoir jusqu'à dix enfants. D'autres estiment que leurs célébrations eucharistiques sont excessivement longues. D'autres encore ne comprennent pas que les responsables soient des catéchistes laïcs et non des prêtres.Au contraire, les critiques qui concernent le Chemin, ne viennent pas spécialement des milieux antichrétiens, mais de personnes neutres (des psychologues, par ex. Voir ce site, avec son recueil impressionnant de témoignages : http://www.psychologue-clinicien.com/chemin.htm)
Il me semble excessif de parler d'un rappel à l'ordre. Bien au contraire, le Cardinal Ratzinger parle du Chemin dans plusieurs de ses livres en des termes élogieux. C'est lui qui a contribué à introduire ce mouvement en Allemagne. Une fois devenu Pape, Benoît XVI a rencontré à plusieurs reprises les communautés néo-catéchuménales. Il a présidé la cérémonie de commémoration des quarante ans du Chemin. C'est sous son pontificat que le mouvement a reçu son approbation définitive.voire carrément de l'intérieur de l'Eglise (rappels à l'ordre du Pape, évêques réticents, etc.). J'aimerais bien voir que les critiques émises par le Pape sont "fallacieuses et infondées" !
Pour peu que j'en sache, l'Opus Dei est une formation élitiste qui vise à regrouper des gens qui exercent une influence dans la société. C'est un équivalent catholique de la Franc-maçonnerie, notamment de par son caractère secret. C'est donc un lobby, et il n'y a rien de honteux là-dedans. Il est normal que les catholiques s'organisent, eux aussi, pour influer d'une manière ou d'une autre sur la société. En tout cas, il me semble que le contexte est un peu différent.Théophane a écrit :Cher Philémon,C'est vrai. Mais de par sa structure et son message, l'Opus Dei était à ses débuts une institution d'une nouveauté radicale. Il a en commun avec le Néo-catéchuménat de s'adresser en premier lieu aux laïcs.Ce n'est pas du tout mon impression. De plus, l'Opus Dei n'est pas une communauté nouvelle. On ne peut donc pas comparer.
Au départ, Théophane, je faisais seulement état des "critiques" circulant à propos de cette communauté. Je n'ai pas de grief personnel, si ce n'est que j'ai tendance à me méfier des communautés nouvelles. Il me semble que les paroisses sont vidées de leurs forces vives et de leur dynamisme potentiel du fait de ces communautés. J'y vois une maladie propre à la décadence occidentale moderne post mai 68, qui n'a pas encore su régler son rapport de crise intergénérationnelle. Or, pour qu'il y ait de la vie, il faut qu'elle se manifeste au centre de la Cité. Et le lieu idéal où peuvent se créer les liens sociaux, au centre de la Cité, c'est la paroisse. Je suppose que le jour où on aura compris ça, l'évangélisation pourra peut-être reprendre. En attendant, chacun se disperse pour aller faire le zouave dans SA tribu, communautarisme et jeunisme obligent. Et les liens sociaux se distendent, ce qui est à mes yeux une véritable catastrophe. Je ne vois pas l'utilité des communautés nouvelles. Si les gens veulent être en communauté, pourquoi n'ont-ils pas la vocation monastique dans ce cas ?Sans doute ces critiques viennent du fait que le Chemin est lui aussi une nouveauté qui déconcerte et qui dérange les schémas existant déjà. Certains ne comprennent pas que les familles du Chemin puissent avoir jusqu'à dix enfants. D'autres estiment que leurs célébrations eucharistiques sont excessivement longues. D'autres encore ne comprennent pas que les responsables soient des catéchistes laïcs et non des prêtres.Au contraire, les critiques qui concernent le Chemin, ne viennent pas spécialement des milieux antichrétiens, mais de personnes neutres (des psychologues, par ex. Voir ce site, avec son recueil impressionnant de témoignages : http://www.psychologue-clinicien.com/chemin.htm)
Si vous me permettez cette question, pourriez-vous me dire ce qui vous semble contestable dans le Chemin néo-catéchuménal ?
Recevoir la communion assis, c'est bizarre quand même. De plus, Rome a plusieurs fois insisté pour que cesse la systématisation de l'office dominical célébré le samedi (et on rejoint, du coup, une autre conversation), sans pour autant obtenir le moindre changement. Retour aux sources, quand tu nous tiens... ou l'exotisme adolescent sévissant dans l'Occident décadent et à la recherche de lui-même...Il me semble excessif de parler d'un rappel à l'ordre. Bien au contraire, le Cardinal Ratzinger parle du Chemin dans plusieurs de ses livres en des termes élogieux. C'est lui qui a contribué à introduire ce mouvement en Allemagne. Une fois devenu Pape, Benoît XVI a rencontré à plusieurs reprises les communautés néo-catéchuménales. Il a présidé la cérémonie de commémoration des quarante ans du Chemin. C'est sous son pontificat que le mouvement a reçu son approbation définitive.voire carrément de l'intérieur de l'Eglise (rappels à l'ordre du Pape, évêques réticents, etc.). J'aimerais bien voir que les critiques émises par le Pape sont "fallacieuses et infondées" !
Ce que vous appelez rappel à l'ordre est une simple lettre signée par le Cardinal Arinze qui invite le Chemin à procéder à des ajustements en matière de liturgie.
Je puis vous assurer en toute sincérité que rien n'est plus éloigné de la réalité. Les membres de l'Opus Dei sont des personnes de diverses conditions sociales qui exercent dans la société une influence chrétienne dans la mesure où elles contribuent à rendre plus conformes à l'Évangiles les institutions dans lesquelles elles se trouvent ; mais toujours à leur niveau, que ce soit au bas ou en haut de l'échelle sociale.Pour peu que j'en sache, l'Opus Dei est une formation élitiste qui vise à regrouper des gens qui exercent une influence dans la société.
Il n'y a rien de secret dans l'Opus Dei. L'appartenance à cette institution n'est pas une chose que l'on dissimule, même si on n'en fait pas forcément part à tout le monde, parce que cela relève de la vie privée.C'est un équivalent catholique de la Franc-maçonnerie, notamment de par son caractère secret.
Le but de l'Opus Dei n'est pas d'être une organisation de ce genre. Il se contente simplement d'apporter à ceux qui le désirent une formation qui leur permet de mieux rencontrer Dieu dans leur vie quotidienne. Lorsque j'assiste à la récollection mensuelle, à la méditation prêchée ou à mon cercle hebdomadaire, on ne m'enseigne pas les techniques pour noyauter les institutions ; on m'apprend plutôt à pratiquer les vertus, à aider mon prochain, à être fidèle aux normes de piété ou encore on me donne des conseils pour travailler plus efficacement.C'est donc un lobby, et il n'y a rien de honteux là-dedans. Il est normal que les catholiques s'organisent, eux aussi, pour influer d'une manière ou d'une autre sur la société. En tout cas, il me semble que le contexte est un peu différent.
Mon avis diffère du vôtre. Selon moi, les paroisses se seraient vidées de toute façon, en raison du manque d'intérêt de ce qui y était proposé. Les communautés nouvelles, loin de vider les paroisses, permettent à de nombreux catholiques de ne pas s'éloigner de l'Église. Je crois justement que ce qui est vécu dans ces communautés incite leurs membres à s'engager vraiment dans la vie de l'Église.Je n'ai pas de grief personnel, si ce n'est que j'ai tendance à me méfier des communautés nouvelles. Il me semble que les paroisses sont vidées de leurs forces vives et de leur dynamisme potentiel du fait de ces communautés.
Tout dépend de ce que vous entendez par lien social. En général, je fréquente ma paroisse pour la Messe. Mais ma formation et ma direction spirituelle se font uniquement au centre de l'Opus Dei.Or, pour qu'il y ait de la vie, il faut qu'elle se manifeste au centre de la Cité. Et le lieu idéal où peuvent se créer les liens sociaux, au centre de la Cité, c'est la paroisse.
N'est-il pas justement audacieux d'imaginer une forme laïque de la vie communautaire ?Si les gens veulent être en communauté, pourquoi n'ont-ils pas la vocation monastique dans ce cas ?
Recevoir la communion assis, c'est bizarre quand même.
Ce n'est pas vraiment cela qui est demandé mais plutôt que les membres de la communauté assistent aussi à la Messe paroissiale, ce qui est d'ailleurs le cas.De plus, Rome a plusieurs fois insisté pour que cesse la systématisation de l'office dominical célébré le samedi (et on rejoint, du coup, une autre conversation), sans pour autant obtenir le moindre changement.