Le pape demande aux gynécologues catholiques de défendre "la vie" dans les hôpitaux
AFP | 20/09/2013 | 14h45
Le pape François a demandé vendredi aux gynécologues catholiques d'aller à "contre-courant" et de "diffuser la culture de la vie" dans les hôpitaux: sa condamnation la plus ferme à ce jour de toute sorte d'avortement, à laquelle il a associé un rejet total de l'euthanasie. Jorge Bergoglio recevait au Vatican une centaine de gynécologues catholiques.
"Chaque enfant non né, mais injustement condamné à être avorté, possède le visage du Seigneur qui, avant même de naître puis à peine né, a fait l'expérience du refus du monde. Et chaque personne âgée, même si elle est malade ou en fin de vie, porte en elle le visage du Christ", a-t-il martelé.
Le pape a alors lancé: "On ne peut les éliminer!". Il est alors revenu sur la "culture du rejet" ou du "déchet" qui est devenue une de ses condamnations les plus fréquentes.
Cette culture, a-t-il dit, a "un coût très élevé : elle appelle à éliminer des êtres humains, surtout s'ils sont physiquement ou socialement plus faibles".
"Notre réponse à cette mentalité est un +oui+ résolu et sans hésitation à la vie", car "il n'existe pas une vie humaine plus sacrée qu'une autre".
"Le fait que vous soyez médecins catholiques vous confère une plus grande responsabilité (...) Les pavillons hospitaliers de gynécologie sont des lieux privilégiés de témoignage et d'évangélisation. Chers amis médecins qui êtes chargés de vous occuper de la vie humaine dans sa phase initiale, rappelez à tous, dans les faits comme avec les paroles, qu'elle est toujours, dans toutes ses phases et à n'importe quel âge, sacrée et de qualité. Et ce n'est pas un langage de foi, c'est un discours de raison et de science", a-t-il insisté.
"Cet engagement pour la vie exige d'aller à contre-courant, en payant de sa personne", a-t-il recommandé.
Le droit à l'interruption de grossesse est garanti par la loi dans de nombreux pays, dans des conditions qui varient.
A trois reprises, sur ces sujets de la vie, François a mentionné des textes de son prédécesseur, Benoît XVI.
http://www.lorientlejour.com/article/83 ... itaux.html
Le Pape aux gynécologues catholiques
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etienne lorant
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Le Pape aux gynécologues catholiques
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Peccator
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Re: Le Pape aux gynécologues catholiques
Hé hé !
Dire que ce matin, on avait les dépêches disant que le Pape invite l'Eglise à être moins "rigide sur ses dogmes". Voilà qui met les choses dans une juste perspective
Le problème, c'est que je soupçonne fort qu'un gynéco français qui expliquerait à une patiente que certes, la loi dit qu'elle a le droit d'avorter, mais que bon, elle devrait peut-être réfléchir, que c'est une vie, et tout ça, risquerait de beaucoup "payer de sa personne". Je vois venir les plaintes au conseil de l'ordre, d'autant que généralement une femme qui demande à avorter est dans une situation psychologique difficile (je connais des femmes qui l'ont fait, aucune ne l'a vécu avec facilité : c'est un acte qui laisse de réelles et profondes blessures à l'âme, même quand on n'est pas chrétien).
Et je ne parle même pas du dépistage obligatoire de certaines maladies génétiques...
Dire que ce matin, on avait les dépêches disant que le Pape invite l'Eglise à être moins "rigide sur ses dogmes". Voilà qui met les choses dans une juste perspective
Le problème, c'est que je soupçonne fort qu'un gynéco français qui expliquerait à une patiente que certes, la loi dit qu'elle a le droit d'avorter, mais que bon, elle devrait peut-être réfléchir, que c'est une vie, et tout ça, risquerait de beaucoup "payer de sa personne". Je vois venir les plaintes au conseil de l'ordre, d'autant que généralement une femme qui demande à avorter est dans une situation psychologique difficile (je connais des femmes qui l'ont fait, aucune ne l'a vécu avec facilité : c'est un acte qui laisse de réelles et profondes blessures à l'âme, même quand on n'est pas chrétien).
Et je ne parle même pas du dépistage obligatoire de certaines maladies génétiques...
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Altior
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Re: Le Pape aux gynécologues catholiques
Nul medecin n'est pas obligé par la loi de faire des avortements. Le Conseil de l'Ordre ne peut rien faire contre lui. Seulement l'employeur, si'il n'est pas en libéral, peut le licencier.
Au moins maintenant, l'avortement (tout comme la contraception) n'est pas obligatoire. C'est facultatif.
Au moins maintenant, l'avortement (tout comme la contraception) n'est pas obligatoire. C'est facultatif.
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