Voilà encore un extrait du journal du chapitre des assomptionistes qui a lieu actuellement.
Cette fois ci on parle de la France ... qui n'est plus la fille aînée.
Beaucoup de nostalgie.
Malheureusement on sait bien que les "forces vives" sont ailleurs.
La phrase finale me laisse songeur. Ne serait-ce pas un façon de cacher le déclin comme les regroupement de paroisses ?
"Europe sécularisée, mais nos communautés ne pourront pas l’incarner en-dehors de l’internationalité".
La « fille aînée » de l’Assomption
La France occupe une place singulière dans la planète de l’Assomption. C’est bien sûr une Province comme toutes les autres, avec ses forces et ses fragilités, ses peurs et son espérance. Et c’est une Province pas tout à fait comme les autres, puisqu’en elle notre Congrégation
est née, et qu’elle a, depuis les origines, compté le plus de religieux : longtemps, la majorité absolue des Assomptionnistes était issue de l’Hexagone ou des territoires qui lui sont rattachés ; puis, elle était restée la Province la plus nombreuse de toutes.
Il fait désormais dire : elle « était », car ce 32e Chapitre général est le premier de l’histoire où une Province – celle d’Afrique (lire nos précédentes éditions) – affiche un effectif plus nombreux que la France.
En présentant son rapport ce matin devant l’assemblée capitulaire, le P. Benoît Grière, Provincial
de France, a brossé un tableau à la fois réaliste et optimiste de ce qu’on pourrait appeler la « fille aînée » de l’Assomption : le nombre total des religieux s’effrite (252 aujourd’hui, contre 281 il y a six ans), mais celui des jeunes en formation (102) augmente, et du coup la moyenne d’âge (62 ans)… baisse ! Qui l’eût dit ?
Le P. Grière a pu, dès lors, signaler des défis que la Province de France entend relever : nous mettre au service de la communion (dans le domaine de l’oecuménisme notamment, mais déjà au sein même de nos communautés !), relancer la pastorale des vocations (il n’y a pas un seul Français parmi les 17 novices actuellement formés en France, au Vietnam
et au Togo), sans oublier l’ouverture
à la Chine qui, dans l’Hexagone comme aux Philippines, fait désormais partie du paysage de l’Assomption.
Conclusion du Provincial, en forme de conviction : il y a un avenir pour la vie consacrée dans une Europe sécularisée, mais nos communautés ne pourront pas l’incarner en-dehors de l’internationalité.
No 5, Vendredi 6 mai 2011