Dans l'Eglise il y a moins de sexisme qu'ailleurs
Publié : sam. 22 févr. 2014, 15:01
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
[Des] dizaines de milliers de femmes qui font aujourd'hui « tourner » une Église en panne durable de vocations sacerdotales : elles assurent l'essentiel de la catéchèse et une bonne part du fonctionnement des paroisses, avec ou sans prêtres, voire des tâches diocésaines plus complexes. Si la féminisation des pratiquants a sans doute diminué, sans disparaître néanmoins, par détachement des jeunes femmes, la féminisation des cadres ecclésiaux s'est en revanche accrue, alors que se durcit - est-ce un hasard ? - le refus hiérarchique de toute atteinte au monopole du sacerdoce masculin célibataire.
http://clio.revues.org/498
Menthe a écrit :Quand on lui demande "Beaucoup de femmes ont cependant le sentiment que leur rôle est défini par des hommes, notamment par le magistère", elle répond à côté.
C'est dommage. Je vous suggère alors de relire Paul, car non seulement il a écrit bien d'autres choses, mais en plus il est probable que vous ayez mal compris cette phrase.Dommage, ça pouvait être intéressant. Pareil pour ce qui concerne la notion de service, la réponse est un peu courte, et de Paul j'ai plus retenu (comme la plupart de mes concitoyens, j'imagine) : "Femmes, soyez soumises à vos maris".
Il y a surtout que dans une interview, en réalité, c'est le journaliste qui rédige les réponses (de manière plus ou moins fidèle à ce qu'on lui aura dit à l'oral). Il est fréquent qu'une réponse de plusieurs minutes soit restituée en 2 phrases...J'imagine que le format de l’interview était imposé, et qu'elle ne pouvait pas se permettre de creuser davantage.
Il est donc d'autant plus triste de voir un véritable sabotage, ces dernières 50 années, contre l'ordre traditionnel, tendant à bouleverser les rôles de l'homme et de la femme, notamment dans le sacerdoce (c'est pourquoi quand je lis " alors que se durcit - est-ce un hasard ? - le refus hiérarchique de toute atteinte au monopole du sacerdoce masculin célibataire", je suis effaré). Les faits?Les mêmes maîtres d'erreurs qui ternissent l'éclat de la fidélité et de la chasteté nuptiales n'hésitent pas à attaquer la fidèle et honnête subordination de la femme à son mari. Nombre d'entre eux poussent l'audace jusqu'à parler d'une indigne servitude d'un des deux époux à l'autre ; ils proclament que tous les droits sont égaux entre époux ; estimant ces droits violés par la « servitude » qu'on vient de dire, ils prêchent orgueilleusement une émancipation de la femme, déjà accomplie ou qui doit l'être. Ils décident que cette émancipation doit être triple, qu'elle doit se réaliser dans le gouvernement de la vie domestique, dans l'administration des ressources familiales, dans la faculté d'empêcher ou de détruire la vie de l'enfant, et ils l'appellent sociale, économique, physiologique : physiologique, car ils veulent que les femmes soient à leur gré affranchies des charges conjugales et maternelles de l'épouse (ce qui n'est pas émancipation, mais crime détestable, Nous l'avons suffisamment montré) ; économique ils entendent par là que la femme, même à l'insu de son mari, et contre sa volonté, puisse librement avoir ses affaires, les gérer, les administrer, sans se soucier autrement. de ses enfants, de son mari et de toute sa famille ; Sociale enfin : et par là ils enlèvent à la femme les soins domestiques, ceux des enfants et ceux de la famille, pour que, ceux là négligés, elle puisse se livrer à son génie naturel, se consacrer aux affaires et occuper des charges, même les charges publiques. Mais ce n'est pas là, une vraie émancipation de la femme, et ce n'est pas là non plus cette digne liberté conforme à la raison, qui est due à la noble tâche de la femme et de l'épouse chrétienne ; c'est bien plutôt une corruption de l'esprit de la femme et de la dignité maternelle, un bouleversement aussi de toute la famille, par où le mari est privé de sa femme, les enfants de leur mère, la maison et la famille tout entière d'une gardienne toujours vigilante. Bien plus, c'est au détriment de la femme elle-même que tourne cette fausse liberté et cette égalité non naturelle avec son mari ; car si la femme descend de ce siège vraiment royal où elle a été élevée par l'Evangile dans l'intérieur des murs domestiques, elle sera bien vite réduite à l'ancienne servitude (sinon en apparence, du moins en réalité) et elle deviendra — ce qu'elle était chez les païens — un pur instrument de son mari. Mais, quant à cette égalité des droits qui est si exaltée et que l'on réclame si vivement, il faut la reconnaître dans les choses qui sont propres à la personne et à la dignité humaines, qui accompagnent le pacte nuptial et qui sont impliquées par la vie conjugale ; en ces choses-là, chacun des deux époux jouit assurément des mêmes droits et il est tenu à la même obligation ; dans les autres choses, une certaine inégalité et une juste proportion sont nécessaires, celles qu'exigent le bien de la famille ou l'unité et la stabilité nécessaires d'une société domestique ordonnée. Si parfois, cependant, les conditions sociales et économiques de la femme mariée doivent se modifier en quelque manière, à cause du changement qui s’est introduit dans la forme et les usages des relations humaines, il appartient aux pouvoirs publics d'adapter les droits civils de la femme aux nécessités et aux besoins de notre époque, en tenant compte de ce qu'exigent le tempérament différent du sexe féminin, l'honnêteté des mœurs, le bien commun de la famille, et pourvu que l'ordre essentiel de la société domestique soit sauvegardé : cet ordre a été institué par une autorité plus haute que l'autorité humaine, savoir par l'autorité et la sagesse divines, et ni les lois de l'Etat ni le bon plaisir des particuliers ne sauraient le modifier. Mais les ennemis les plus récents de l'union conjugale vont plus loin encore : à l'amour véritable et solide, fondement du bonheur conjugal et de la douce intimité, ils substituent une certaine correspondance aveugle des caractères, et une certaine union des cœurs qu'ils appellent sympathie ; quand celle-ci prend. fin ils enseignent que le lien se relâche, par lequel seul les cœurs sont unis et qu'il se dénoue tout à fait. Mais n'est-ce pas là, en toute vérité, édifier la maison sur le sable ? Dés que celle-ci sera exposée aux flots des adversités, dit Notre-Seigneur, elle sera aussitôt ébranlée et elle croulera : « Et les vents ont soufflé, et ils se sont rués sur cette maison, et elle est tombée, et sa ruine, a été grande. » (61) Mais, au contraire, la maison qui aura été établie sur la pierre, savoir sur la charité entre les époux, et consolidée par l'union délibérée et constante des cœurs, ne sera ébranlée par aucune adversité, et, à plus forte raison, ne sera-t-elle pas renversée.
je viens de relire le message de Toto, mais je ne trouve pas où, exactement, a-t-il soutenu ce que vous lui attribuez. Je vous invite fraternellement, après avoir réfléchi au huitième commandement, de faire amende honorable.Kerniou a écrit : Mais vous avez raison, Toto, les hommes sont plus intelligents, plus beaux, plus forts et surtout plus virils que les femmes, (...)
Elles n'auraient, parait-il, qu'une jupe à la place de l'intelligence ! Pauvres faibles femmes et créatures de Satan ...
Je n'ai pas dit qu'elle n'y répondait pas, j'ai dit qu'elle répondait à côté. Dire que de toute façon la plupart des gens ne savent pas ce que raconte le magistère, ben oui, mais si elle s'adressait à une catholique pratiquante qui le connait très bien, quelle serait la réponse ?Pourtant, elle répond à la question.
Je n'oublie pas qu'il parle aussi de l'attitude du mari envers sa femme et que les mots sont parfois très forts. Après, si vous me dites que cette parole n'a jamais servi à brimer les femmes, je ne vous croirais pas.Je vous suggère alors de relire Paul, car non seulement il a écrit bien d'autres choses, mais en plus il est probable que vous ayez mal compris cette phrase.
Mais personne ne le nie, et surtout pas moi, qui le reconnais parfaitement ; à titre d'exemple, dans ma paroisse, les femmes décorent les autels, font la quête, lavent et repassent les vêtements liturgiques des grands clercs, et font le ménage, tâches fort utiles s'il en est.Kerniou a écrit :Sans la participation des femmes à la vie de l'église, bien des paroisses ne pourraient plus fonctionner.
A la campagne, les femmes représentent la quasi majorité des fidèles ...
Pie XI, dans Quadragesimo anno, a écrit : C’est à la maison avant tout, ou dans les dépendances de la maison, et parmi les occupations domestiques, qu’est le travail des mères de famille. C’est donc par un abus néfaste, et qu’il faut à tout prix faire disparaître, que les mères de famille, à cause de la modicité du salaire paternel, sont contraintes de chercher hors de la maison une occupation rémunératrice, négligeant les devoirs tout particuliers qui leur incombent, – avant tout l’éducation des enfants.
Evidemment! Tout comme dans une église de village, si le prêtre n'est pas là, je préfère qu'il n'y ait pas de messe plutôt qu'on aille chercher un pasteur protestant.Kerniou a écrit :Cher Altior,
Avez-vous lu le texte de Toto qui déplore la place réservée aux femmes dans l'église. Il regrette-même que les filles puissent servir la messe ... quand il n'y a pas de garçons pour le faire sans doute vaut-il mieux qu'il n'y ait personne !
Un texte de Pie XI, pape. C'est vrai que sur un forum catholique, citer un ancien pape, quelle horreur!Avez-vous lu le texte de référence qu'il nous communique ? A moi, il m'a fait dresser les cheveux sur la tête !